
Dans la nuit du mercredi 13 mai, la Russie de Poutine a déclenché un lourd bombardement contre Kiev avec plus de 600 drones et 50 missiles, causant la mort de 24 personnes. Impressionnant de la part de ce « maître du Kremlin » qui proclamait au cours des commémorations de la grande victoire patriotique du 9 mai dernier à Moscou que cette guerre contre l’Ukraine allait bientôt se terminer.
N’allez pas imaginer que Poutine est aussi incohérent que Trump et se contredit à chaque prise de parole : dans son esprit, trouver une issue à ce conflit qu’il a déclenché en février 2022 pour soumettre l’Ukraine nécessite la négociation d’un accord. Il sait en effet que son armée n’est pas capable d’achever un tel objectif. La guerre russe contre l’Ukraine est dans une impasse militaire et seule une issue négociée peut lui permettre d’en sortir sans y laisser son pouvoir et probablement sa vie…
Lire aussi : Guerre en Iran, guerre en Ukraine, Trump et Poutine dans une même galère ?
La négociation pour mettre fin à cette guerre a repris, mais elle reviendra à un haut niveau seulement lorsque les envoyés spéciaux de Donald Trump, son gendre Jared Kushner et le parrain de ce dernier, Steve Witkoff, auront enfin débouché sur un autre accord, celui mettant fin à la guerre déclenchée par le président états-unien contre l’Iran en février 2026…
La discussion sur l’Ukraine ira alors très vite, avant l’été, pour plier cette guerre dans le sillage du détroit d’Ormuz qui devrait se réouvrir, quant à lui, avec la fin de la confrontation militaire dans le Golfe.
Poutine prépare la fin de son « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine
Pour préparer cette négociation, Poutine a besoin d’envoyer des signaux positifs à son ami Donald Trump, en proposant par exemple un cessez-le-feu pendant la commémoration du 9 mai (qu’importe s’il n’a pas été respecté), mais aussi d’exercer une violence sans limite contre la capitale ukrainienne. Il estime en effet nécessaire pour discuter que sa capacité de nuisance soit largement amplifiée, notamment par la couverture médiatique qui n’a pas manqué.

En réalité, ce « grand bombardement » de la capitale ukrainienne n’est que l’équivalent de quelques jours de bombardements quotidiens contre Kiev et à peine 5% du déluge quotidien sur la ligne de front, où la Russie tire entre 10 et 15 000 drones par jour (l’Ukraine en fait quasiment autant). Autrement dit, ce sont les opinions publiques du monde entier qui sont marquées par ce genre de « grande offensive russe », bien plus que l’Ukraine qui le vit au quotidien.
Par ailleurs, les lourdes pertes humaines dans cette vague de bombardement contre Kiev sont liées autant à la saturation du bouclier de défense anti-aérienne (comme dans le Golfe où les Iraniens mêlent habilement des vecteurs très différents, missiles de tous types et drones aux trajectoires chaotiques) qu’à la profonde lassitude d’une population civile ukrainienne excédée par ces plus de quatre années de guerre et qui rechigne désormais à s’abriter chaque fois qu’une alerte retentit.

Des bombardements meurtriers de Poutine contre l’Ukraine, auxquels leur président Zelensky a l’interdiction formelle de riposter par la pareille s’il ne veut pas perdre le soutien de ses alliés, européens en particulier. L’Ukraine se concentre donc en Russie sur des cibles énergétiques (pétrole, gaz et électricité), quelques cibles militaires et sur des usines d’armement ou indispensables à celles-ci. Leurs effets sont spectaculaires aussi, des images saisissantes de dépôts en flammes à plus de 1 500 km de l’Ukraine, mais des effets limités sur une population russe n’ayant pas le droit de s’exprimer.
La négociation sur l’Ukraine peut déboucher sur deux situations contradictoires
Cette négociation sur l’Ukraine que Poutine a concrètement initiée avec Donald Trump lors de leur rencontre à Anchorage en Alaska en août dernier peut déboucher sur deux situations assez contradictoires :
Soit Trump obtient (impose ?) que l’Ukraine cède ce que réclame Poutine, dont 5 000 km2 du Donbass que son armée est incapable de conquérir avant plusieurs années tant elle peine à avancer. Dans ce cas, cette guerre là se terminera formellement mais sans vraiment ramener la paix, si ce n’est sous la forme d’une « paix hybride », caractérisée par une agressivité et une menace de tous les instants de la Russie contre l’ensemble des pays européens et plus encore contre tout ce qui les unit, en particulier l’OTAN et l’Union européenne. C’est l’option que poursuit Trump, celle qui lui permettra de se vanter d’avoir stopper une guerre (de plus) et réclamer son prix Nobel.
Soit l’Ukraine reste en guerre, avec le soutien des Européens qui financent désormais quasiment seuls une résistance ukrainienne aussi courageuse que désespérée, sans perspective réaliste de vaincre l’armée de Poutine, sauf si ce dernier était enfin renversé. C’est l’option défendue par le président Zelensky qui n’aurait ainsi pas à supporter le poids politique de concessions de fait à la Russie, notamment les 20% de territoire ukrainien occupé.
Prolonger la guerre contre l’Ukraine pour occuper Poutine ?
Cette deuxième option, – de continuer la guerre –, est soutenue par de nombreux dirigeants politiques et responsables militaires européens, avec une certaine dose de cynisme et d’égoïsme : Poutine risquant fort de s’attaquer à eux dès lors qu’il en aurait fini avec l’Ukraine, prolonger ce conflit permet dans leur esprit de repousser l’échéance d’un affrontement direct avec la Russie, de gagner du temps.
La Russie de Poutine est devenue en effet un empire menaçant dont les visées guerrières sur le continent européen ne seront plus limitées par les garanties de sécurité qu’apportait jusqu’ici la puissance des Etats-Unis, bien au contraire.
Quand l’Iran fait danser Donald Trump dans le Golfe
Dans ce contexte de reprise des négociations sur l’Ukraine, l’Iran semble faire danser Donald Trump dans le Golfe. Mais la Russie n’est pas absente de cette partie, d’autant que la Chine montre une intention de la remplacer, en particulier dans le réarmement et la dépendance de l’Iran.
La réouverture partielle du détroit d’Ormuz aux seuls « amis de l’Iran » n’est qu’une situation transitoire destinée à faire pression tandis que les négociations avec les Etats-Unis battent leur plein et que Trump veut sortir lui aussi de cette impasse militaire, comme son ami Poutine.

Des signes de mobilisation des pays européens
Du côté européen, la France et le Royaume-Uni, à la tête d’une coalition maritime d’une quarantaine de pays non belligérants, proposent une mission multinationale pour sécuriser le détroit d’Ormuz lorsque l’Iran et les Etats-Unis accepteront enfin de lever leur blocus respectif, après donc un premier accord.
Lire aussi : Jeux de guerre dans une impasse militaire
C’est le signe d’une réaction européenne qui se manifeste enfin et qui sera majeure pour sécuriser la région, pour pousser Israël à refuser l’extrémisme de ses ennemis et arrêter de dévaster chacun de ses voisins. Une mobilisation européenne indispensable aussi pour garantir un éventuel accord de sécurité sur l’Ukraine qui dépassera largement les limites de ce pays et concernera probablement la plus grande partie de l’Europe.
En cela, les prochaines élections en France et en Grande-Bretagne seront cruciales pour organiser une politique de sécurité commune au continent européen et repousser les partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite, Mélenchon et Le Pen/Bardella en France, qui prônent la soumission aux empires menaçants, de la Russie de Vladimir Poutine aux Etats-Unis d’Amérique de Donald Trump. Ces partis extrémistes, sous leur discours populiste, sont extrêmement dangereux.

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CNews, une chaîne poutiniste ?
Depuis un mois environ, j’ai pris l’habitude de regarder des émissions sur CNews, -chaîne positionnée à droite-, notamment « Face à Philippe de Villiers », « Face à Face » avec entre autres, Julien Dray, « Face à l’info » de Christine Kelly, « Face à Michel Onfray », ou « Punchline » ces deux dernières émissions animées par Laurence Ferrari. Je croyais connaître cette chaîne qui invitait des personnalités de droite ou de gauche comme Michel Onfray, philosophe anarchiste proudhonien ou le socialiste Julien Dray pour commenter les événements de la semaine. De plus, CNews se distingue des autres chaînes par la place qu’elle accorde à la violence en France sous toutes ses formes, comme le terrorisme islamiste, (Cf. les émissions de CNews sur le film « L’abandon » à propos de l’assassinat de Samuel Paty, poignardé de 16 coups de couteaux avant d’être décapité, l’assassin ayant pris sa tête en photo), les agressions de professeurs par les élèves, (les gouvernements successifs depuis mai 1968 ayant été incapables de restaurer l’autorité dans les établissements scolaires), la religion, notamment les persécutions des chrétiens par les musulmans etc. Mais le 22 mai, j’entends Philippe de Villiers, conservateur europhobe, s’exclamer à propos de la Russie, que « nous avions de très bonnes relations avec Poutine, qui nous vendait du pétrole et du gaz, mais que nous avons préféré avec les autres membres de l’UE soutenir financièrement et militairement l’Ukraine, ce pays corrompu ! ». Les deux journalistes présents ne l’ont pas contredit, ni pour défendre l’aide à l’Ukraine, ni pour critiquer les prétendues bonnes relations avec Poutine. Tout le monde sait que celui-ci a humilié aussi bien Sarkozy que Macron. Quant à Hollande, il avait peur de lui. Chirac a échappé à ses humiliations, car il parlait russe et connaissait la culture russe.
Un article du Point du 21 mai 2026 de Sophia Aram, -humoriste franco-marocaine, qui critique régulièrement l’antisémitisme des islamistes,- a confirmé ma mauvaise impression de CNews. Rappelons aussi que S. Aram a été récemment la cible d’un « humoriste » de Radio Nova, média d’extrême gauche, qui lui a souhaité de se faire écraser par une voiture, (et un cancer du pancréas à Gabriel Attal !).
Voici ce qu’elle écrit à propos de CNews.
« Quatre ans après que l’UE a interdit la diffusion de la chaîne de télévision Russia Today pour propagande de guerre au service du Kremlin, CNews rouvre tranquillement le canal de désinformation en recrutant comme chroniqueuse son ancienne présidente, Xenia Fedorova. Et celle-ci a repris son travail de sape exactement là où elle l’avait laissé ».
S. Aram ajoute que « rien n’a changé et de manière assez prévisible, – après quatre ans de guerre et près de 500 000 morts-, Fedorova continue de repeindre l’invasion de l’Ukraine en opération spéciale ne concernant que le Donbass, avec le doigté et la finesse d’un apparatchik de l’ère stalinienne. A deux doigts de s’étonner du nombre de villes ukrainiennes ayant eu l’outrecuidance de se jeter sous les bombes russes ! Elle est désarmante de culot. C’est d’ailleurs tout ce qu’elle souhaite, – désarmer idéologiquement l’Europe et la France, en répandant l’idée que Poutine n’a fait que répondre aux provocations de l’Otan et que la responsabilité de la poursuite de la guerre incombe aujourd’hui à l’Europe. Visiblement, personne, au sein de CNews, ne s’interroge sur l’opportunité de diffuser ce « gloubi » poutiniste moins d’un an avant la présidentielle française. Une échéance dont on sait déjà qu’elle fera l’objet de toutes les ingérences dont les Russes sont capables pour favoriser le développement des idées souverainistes et anti-européennes, qu’elles soient portées par la France insoumise ou par le Rassemblement national. Celle qui est le plus souvent présentée comme « journaliste » sans aucune précision sur son rôle ni son engagement au service du Kremlin, ne semble pas émouvoir les souverainistes qui s’agitent sur les plateaux de CNews pour hurler contre les influences étrangères, contre les « élites mondialisées », contre le péril qui viendrait de partout, sauf, manifestement de Moscou. Paradoxe qui ne peut s’expliquer que par une seule hypothèse. Celle selon laquelle les responsables de CNews considèrent l’ingérence de Poutine en France comme compatible avec l’idée qu’ils se font de la souveraineté nationale ».
Mais que fait l’Arcom, l’Autorité française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique qui, depuis 2022, est garante de la liberté d’expression, en exerçant ses missions dans l’intérêt de tous, professionnels et grand public ? Lorsqu’un média ne respecte pas l’équilibre des propos tenus, -Cf. Radio Nova qui s’attaque aux personnes alors que c’est interdit par la loi, ou manipule l’information, Cf. CNews et la journaliste favorable à Poutine,- l’Arcom est en droit d’appliquer des sanctions : la suspension de diffusion du programme, ou carrément l’interdiction d’émettre. Nous savons par ailleurs que l’Arcom a déjà infligé des amendes à CNews en février 2026, de l’ordre de 100 000 euros pour des propos discriminatoires à l’encontre des Algériens et des Palestiniens. Pourquoi l’Arcom n’intervient-elle pas actuellement alors qu’elle a aussi fait cesser la diffusion des médias russes visés par des sanctions européennes ? Elle pourrait au moins suspendre l’émission « L’heure Inter » à laquelle participe Xenia Fedorova, (et interdire Radio Nova !). Vincent Bolloré, propriétaire de CNews, auditionné par le Sénat en 2022, prétendait qu’il n’avait aucun projet politique et défendait une vision strictement économique alors que certaines émissions de CNews prouvent qu’il apprécie manifestement un pays totalitaire comme la Russie…
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Réponse à LAKHDAR. Je souris car vous employez le langage « euphémisant » des diplomates : inquiétude, interrogation, questionnement , etc….Ce langage feutré, destiné à ne pas instiller la peur au sein de la population, est utilisé hypocritement par les politiciens et les journalistes afin cacher la dure vérité des faits en France, Italie ( Espagne et Portugal précédemment ) Avant le traitement de choc imposé à la Grèce, la Belgique des années 80 a connu une telle situation.( 120 % de dettes par rapport au PIB ) .J’entrais à cette époque sur le marché du travail et j’ai vécu ces moments difficiles. Malheureusement en Belgique la leçon n’a pas porté pour les générations suivantes et nous sommes revenus à » la case départ « . La France a le choix : se réformer ( on n’y est pas du tout ! ) ou se mettre sous la tutelle de ses créanciers … L’Etat chinois, de par ses banques, est endetté mais cache , pour l’instant, ses difficultés ( en privilégiant une politique extérieure nationaliste et aggressive- vieille recette des dictatures ) La Russie est » ruinée » démographiquement et économiquement ( malgré la hausse récente du prix des énergies fossiles ) et appauvrie par l’exode de ses jeunes cadres depuis l’ « opération spéciale » . Ne parlons pas des USA : l’Etat fédéral, les entreprises et les particuliers sont » endettés jusqu’au cou » .Ces Etats, et leur population, vivent au-dessus de leurs moyens et à crédit ,depuis des lustres,… qu’il leur faudra bien dans un jour proche rembourser. L’avenir n’est pas rose pour les » cigales » …
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Cette façon de faire fonctionner l’économie n’est pas nouvelle, tout au plus au lieu de miner on a imprimer, puis rajouter des ligne de zéro informatiquement… Les états ne vivent pas à priori au dessus de leur moyen, il créer des moyens.
En théorie une banque centrale pourrait ouvrir une ligne de crédit infinie ou presque, mais on ne le fait pas essentiellement pour des raisons d’équilibre car la valeur d’une monaie infinie ne serais pas suffisament stable pour tenir son role d »échange. Poiur faire simple l’inflation engendré serai tel que ce que l’on reçeverai ne vaudrait plus rien le temps d’arriver au magazin…
Cependant il y a des limite beaucoup plus terre à terre au Etats, main d’oeuvre disponible, dévellopement scientifique, niveau d’étude. Si un états interdit à ça popullation de savoir lire et compter, il pourront dépenser des milliards, les compétences et ressources intellectuel pour le bon fonctionnement de la soçiété risque fortement de manquer! On le voit en Russie par exemple proposer des sommes astonomiques à seul fin de mourir n’est pas forcement la panaçée…
Salutation, Ludovic Melin
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merci de mon donner « Raison » sur le fond ! A mes yeux le Sud Global est mieux préparé que l’occident à la crise économique mondiale.
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Certains pays refusent les valeurs universelles occidentales pour mieux justifier leur régime dictatorial ( Russie, Chine, Iran) ou rétrograde ( pays africains gouvernés par des juntes ou des régimes corrompus ) . Ces pays, d’un « Sud Global » qui n’existe pas ( comme précédemment les pays dits « non alignés » ) , ne sont aucunement unis …Nous verrons dans l’avenir leur solidité face à la crise économique…Des exemples concrets : Cuba, Mali, Afrique du Sud, Sénégal.. au bord du gouffre.. malgré le soutien de la Russie et de la Chine….
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Même la conquête de territoires comme en Ukraine, Gaza ou au Liban ou l’exécution de dirigeants en Iran ne suffisent pas, donc les pays agressifs, même sous prétexte de défense comme la Russie, Israël ou les États-Unis, utilisent leurs arsenaux en croyant que les peuples ou les régimes se soumettront. Tous oublient que les paix durables, comme à l’égard des Corées, ne seront obtenues que par des traités que les violences reculent toujours plus. Les calendriers diffèrent aux États-Unis, Israël, Russie ou Chine mais ce n’est qu’en fonction de ces objectifs politiques qu’il faut raisonner, les outils militaires ne décidant pas encore (mais pour combien de temps ?) dans ces prétendues démocraties.
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Trump tentera d’obtenir un échange avec Xi : laisser Taïwan à la Chine en échange d’un retrait chinois sur l’Iran.
Mais la Chine poursuit d’autres objectifs : récupérer Taïwan tout en maintenant son soutien à l’Iran.
Pourquoi peut-elle se le permettre ?
Parce que l’Amérique n’est plus que l’ombre d’elle-même : plus de capacité militaire crédible, aucune victoire sur le terrain, plus d’exemplarité morale sur la scène internationale, et plus aucun contrôle sur Israël.
Xi voit loin et voit grand.
Il entend s’en donner les moyens : dominer le commerce international grâce aux nouvelles routes de la soie (incluant l’Iran), évincer le dollar comme monnaie d’échange internationale, et récupérer Taïwan comme un fruit mûr pour renforcer sa cohésion territoriale depuis la mer.
Il recevra poliment Donald, et sourira en le voyant s’emmêler les baguettes une fois à table.
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Assez d’accord sur le fait que les USA déraillent, mais je vais me faire l’avocat du diable. Pour l’exercice.
Les USA de 1945 connaissaient le temps long. Ils ont refusé l’affrontement direct avec l’Union Soviétique et ont opté pour un bras de fer dans la durée. On a appelé cela « la guerre froide ». Et 45 ans plus tard, les USA l’emportent sur l’URSS. Sur la Chine, les USA sont probablement sans le savoir eux-mêmes, dans ce type d’approche. Et personne ne sait ce qui se passera dans 10, 20 ou 30 ans.
Durant ces années là, mon sentiment est que les USA vont devoir faire un choix « high stake », ils ne pourront pas échapper à choisir entre écraser et asservir l’Europe ou bien accepter l’Europe comme un partenaire à égalité. J’ai du mal à croire que l’Europe se réendorme, referme les yeux, se réassoupisse une fois la tornade Trump-MAGA passée.
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Pourquoi » écraser et asservir l’Europe » de la part des USA ? Ce continent qu’ils ont contribué à redresser économiquement après 1945, dont ils ont soutenu la construction institutionnelle et qui est un client riche et fidèle de leur industrie d’armement ( et de leur économie tout court ) ? Même « Trumpov the Dealer » n’est pas assez bête pour tuer » la poule aux oeufs d’or » !
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Votre analyse de la Chine est intéressante : elle montre le côté » face » de ce pays. Mais elle » oublie » de présenter le côté » pile » ….A savoir une économie mise à mal par les mesures drastiques prises lors de la Covid ( confinement total et arrêt de la production ), sa dépendance à l’égard des énergies provenant du golfe persique, son besoin existentiel d’exporter et de vendre à des zones américaine, asiatique et européenne également touchées par les effets néfastes du filtrage du détroit d’Ormuz, l’endettement de l’Etat qui par le truchement de ses banques prêtent à tout va pour relancer la croissance , l’impasse où se trouve le secteur immobilier, moteur capital du développement du pays ( des sociétés en quasi faillite, des villes entières où les appartements attendent un acquéreur et des propriétaires qui voient la valeur de leur bien décliner ) , l’augmentation exponentielle du chômage des jeunes et des diplômés ( les statistiques ne sont plus publiées..) , la couverture très partielle des aides sociales à sa population, etc…Sans parler du manque de fiabilité des statistiques économiques exhibées par cette dictature ( triomphales depuis des décennies ! ) ! Bref, votre tableau de » l’Empire du Milieu » n’est pas si idyllique que cela !
Si vous décidez de me répondre, merci de ne pas me tutoyer comme dans un précédent post ….Serait-ce le signe d’une certaine fébrilité face à la contradiction et la nuance ?
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Ce qui m’inquiète le plus, c’est mon pays, la France, avec sa dette abyssale et une immigration incontrôlable, venue majoritairement d’Afrique subsaharienne et du Maghreb. La Chine est aujourd’hui la première puissance économique et militaire. Pourtant, je considère que la Russie est plus forte en matière d’expérience des guerres conventionnelles. Les Chinois détiennent 35 % de la dette américaine. Mais la Chine connaît aussi du chômage, comme tous les pays… tout comme l’Inde ! La loi votée au Sénat par Retailleau m’inquiète : si nous pensons différemment, nous risquons d’être saisis matériellement et sur nos comptes bancaires comme avec Xavier Moreau.
Notre dette approche bientôt les 4 000 millards d’euros, alors que la Chine et la Russie n’ont aucune dette auprès du FMI. Nous allons finir sous tutelle du FMI.
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…meme pendant tes excursions en Flandre francaise ,tu trouve le temps
de bonnes analyses :chapeau ,Guillaume ! double bise ,Patrick .-
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Les tensions provoquées par la Russie de Poutine autour de l’Ukraine, l’arrêt aux conséquences catastrophiques de USaid, la gestion de l’Iran et du détroit d’Ormuz révèlent un nouvel affaiblissement de l’ordre international et poussent les Européens à envisager une politique de sécurité plus autonome.
Ce, contrairement au mensonge ouvert de Lavrov dans son discours de fin septembre 2022 où il disait l’Occident « partie prenante attisant les tensions et pourtant impunie » alors que personne ne leur avait rien demandé avec leur « opération spéciale » qui a mal tourné.
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Finalement est ce que cette guerre va s’achever avant la fin de cette année 2026?
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Je l’espère
La guerre contre l’Iran dans les semaines à venir
L’Ukraine dans les mois prochains… sauf si l’Ukraine s’y oppose
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Qui a prédit la date exacte de la fin de la Guerre Froide et la levée du Rideau de Fer ? Comment poser ici une telle question alors que personne ne peut y répondre ….à part Poutine !
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Céder au dictateur Poutine ce qu’il exige, risque d’être une réédition du ‘réalisme » de Munich en 1938 face à « Monsieur Hitler » (comme on le désignait).
En plus d’être inique envers le courageux et digne peuple ukrainien.
L’édito rappelle à juste titre qu’en France nous avons des pro Poutine chez LFI, et des pro Poutine pro Trump chez le RN.
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Bonjour Scrmp,
Les forces russes patinent en Ukraine. C’est une contre perf pour la Russie. L’une des raisons, c’est que l’UE a mis bcp d’aides, bcp d’argent sur la table en soutien à l’Ukraine. C’est un pari pour l’UE. Rien n’est acquis, c’est risqué. Aujourd’hui, mi mai 2026, le pari de l’UE est plutot gagnant, l’UE est « in the money ». On verra à la fin ce qui se passe. Mais 350 000 soldats morts coté russe, cela ne passe pas comme une lettre à la Poste. Poutine apparait droit dans ses bottes à ce jour, mais quelques gouttes de sueur pointent sur son front. Et je dis cela sans aucun sentiment malsain et dans le respect des personnes, Poutine y compris.
La France a plutot très bien joué les choses depuis 4 ans. Tant que c’est pas fini, c’est pas fini, ok. Mais bon, tjrs bien de constater les réussites et succès. Venir faire du bashing anti France alors que la France avance très correctement, je comprends pas. Je vois pas l’utilité. C’est encourager et féliciter la France qu’il faut faire. Le bashing qui aurait du sens, c’est celui des USA qui lâché leurs alliés et l’Ukraine !
Je précise que mes seules émotions portent sur nos valeurs de libertés, de démocratie et de droits de l’homme, celles du 18ième siècle. J’ai n’ai aucun a priori positif ou négatif sur la Russie ou l’Ukraine. Vraiment aucun. Je leur souhaite la paix et la sérénité à l’un comme à l’autre.
Bien cordialement.
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La zone de mort ce défini selon Michel Goia, sauf erreur de ma part, comme la zone ou la survie est inférieur à une journé sans précaution particulière. cette zone est bien désormés l’enjeux majeur de la guerre en Ukraine.
En effet, alors que le front semble figée, chacun des deux camps ne perdant que quelques km² dans un sens ou dans l’autre selon la dynamique de celui-ci, la zone de mort ne saisse de s’agrandire de plusieurs milliers de km². Ainsi on est progressivement paser de 5 à 10 km derrière la ligne de front à plus de 60 voir même 100 km! logiquement elle a gagné au moins 50 000 km².
A ce rythme elle finira par atteindre la mer noir, sans même que la ligne de front ne bouge! Evidement l’enjeux pour les deux camps est bien désormès de trouver les précautions permettant d’y survivre dans un premier temps, et d’y manoeuvrer dans un deuxième, enfin et surtout de la controler, c’est à dire réduire ça surface!
La ligne de front devient de plus en plus floue, et se faisant n’est plus un critére de négoçiation primordiale en tout cas en terme de prise de térritoire je siterais barbara ; « des mots toujours des mots, rien que des mots »… Tuer et détruire n’étant pas vraiment un objectif au sens qu’il n’apporte rien de positif aux béligérants, l’impasse est palpable, reste à définir la suite?
Salutation, Ludovic Melin.
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merci Guillaume pour cette synthèse.
deux questions :
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Bonjour Pascal,
Je réponds d’abord à la 2• question si tu veux bien : les pays européens n’ont pas réellement d’efforts financiers à faire sur la défense si déjà ils réunissent leur budget respectif. De fait une armée européenne serait la 2* du Monde sans même un € supplémentaire.
Cette force pourrait alors assurer plusieurs missions de front, Ormuz, Liban, Ukraine, pays baltes qui semblent les + urgents.
Amitiés
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Belle analyse ! D.H.
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