
Cet article a été publié dans le media Sans Doute que je vous recommande :
Retour de flammes
Poutine croyait s’imposer par la force, inspirant un large mouvement de mépris du droit international au profit des actions de guerre, dans lequel Trump et Netanyahou se sont engouffrés. En déclenchant son « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine en février 2022, le dictateur russe comptait aller vite et obtenir sans difficulté la capitulation de ceux qui avaient osé défier son « pouvoir ».
Mais après quatre années, cette guerre contre l’Ukraine voit son front se renverser et Poutine récolte les fruits de la violence qu’il a répandue : son armée s’est enlisée sur les terres ukrainiennes et, outre les pertes colossales que la résistance ukrainienne lui inflige, celle-ci attaque désormais la Russie sur son propre territoire.
Lire aussi : La guerre « à front renversé »
L’enlisement de l’armée russe, qui n’a progressé que de 18 km2 en mai 2026 contre 200 à 500 km2 chaque mois des quatre années de guerre écoulées, ne laisse plus d’espoir à Poutine, même celui d’une victoire militaire limitée au Donbass (la région Est de l’Ukraine) : avec plus de 5 000 km2 qu’il lui resterait à soumettre, deux siècles ne suffiraient pas à le conquérir à cette vitesse, un millénaire pour espérer faire plier l’Ukraine…
Les pertes russes sont colossales, actuellement estimées à plus de 1 000 morts et blessés par jour, et le gain est devenu ridicule, injustifiable, définitivement inacceptable. Le coût pour la société est gigantesque aussi, la Russie est réellement en « économie de guerre » avec un 1/3 du PIB qui serait consacré à cette guerre contre un pays frère, que personne en Russie n’ose critiquer mais ne peut justifier non plus.
La résistance ukrainienne a dépassé le rouleau compresseur soviétique
Cet enlisement russe est largement lié au développement par les Ukrainiens d’un système d’armes basé sur l’Intelligence Artificielle (IA), la robotisation et la production en séries à bas prix. La partie émergée de ce large dispositif est constituée par les drones, manifestation d’une capacité à frapper tellement importante – 10 000 drones de courte portée sont utilisés chaque jour principalement tels des bombes volantes – que la ligne de front est devenue un No man’s land à proprement parlé, une « zone grise » que l’attaquant ne peut espérer contrôler.
Il faut citer aussi le rôle crucial du système Delta pour coordonner les informations, les alertes et les attaques ukrainiennes.
Les capacités militaires russes, qui reposaient essentiellement sur une forme de rouleau compresseur à la soviétique combinant chars, artillerie et bombardements aériens, se font désormais laminer par ces « essaims » de drones qui abîment tout à des coûts sans comparaison (10 à 1 000 fois inférieurs à celui de leurs cibles). Au point d’ailleurs que les forces ukrainiennes ne demandent plus de chars de combat à leurs alliés, mais un soutien financier et technologique pour produire et améliorer ces drones qui coûtent parfois moins chers qu’un obus d’artillerie…
Quand la guerre s’invite jusqu’à Moscou
Si les Ukrainiens avaient démontré depuis plus d’un an qu’ils développaient une capacité technique à frapper par leurs propres moyens (que n’ont pas les Européens) le territoire russe, ils ont franchi un cap depuis plusieurs semaines en passant à des vagues massives d’attaque.
En effet, les Ukrainiens arrivent désormais à aligner entre 500 et 1 000 drones de longue portée par jour qui saturent et débordent les défenses russes. Certes, ces dernières sont très importantes, mais elles ne peuvent espérer – encore moins sur un territoire 28 fois plus vaste que l’Ukraine – intercepter plus de 80% des vagues de drones, 90% pour Moscou qui bénéficie du dispositif de protection le plus dense.
« le dispositif anti-aérien russe est saturé dès lors que les vecteurs se comptent non plus en dizaines mais en centaines de drones »
Un peu comme le « dôme de fer » qui ne constitue qu’un parapluie partiel au-dessus d’Israel, le dispositif anti-aérien russe est saturé dès lors que les vecteurs se comptent non plus en dizaines mais en centaines de drones, détectant et s’adaptant de manière quasi autonome aux défenses antiaériennes.
Concrètement cela veut dire que chaque jour, entre 50 et 100 drones traversent ces défenses et atteignent la Russie : certes, pas de quoi la ravager (pas plus d’ailleurs que les bombardements russes quotidiens contre l’Ukraine ne l’ont fait plier), mais des bombardements suffisamment fréquents et voyants pour impacter les citoyens russes, qui se sentent désormais menacés jusqu’au cœur du pouvoir, à Moscou comme à Saint-Petersbourg.

Les médias russes ont beau limiter autant que possible la couverture de ces bombardements, la société tout entière est désormais directement affectée par cette guerre déclenchée par Poutine. Avec, en particulier, l’attaque systématique et répétée des installations d’hydrocarbures russes. Ainsi, le prix du carburant augmente drastiquement, il est même rationné dans certaines régions, en Crimée notamment et les Russes découvrent, atterrés, que cette « opération militaire spéciale » les atteint dans leur quotidien.

La grogne monte, Poutine menacé
On savait Poutine paranoïaque et prenant d’infinies précautions pour se protéger jusqu’à l’utilisation de sosies et la limitation de ses sorties réelles. Mais ces mesures se sont encore renforcées ces dernières semaines, signe d’une défiance toujours plus grande y compris envers son propre cercle.
En effet, la Russie est dirigée par une mafia issue du KGB (devenu FSB) que Poutine dirige d’une main de fer, à l’image d’ailleurs des Gardiens de la révolution en Iran dont ils sont les alliés. Mais cette mafia réalise que cette « opération militaire spéciale » est un échec qui la mène tout droit à la ruine (ces membres sont tous millionnaires et quant à la fortune de Poutine, elle dépasse 200 milliards €).
Ce cercle de pouvoir conclura sans doute qu’il est préférable d’éliminer Poutine et de lui faire porter seul la responsabilité de cet échec flagrant si ce dernier ne modifie pas rapidement la situation.
Retournement de Donald Trump ?
Alors que Trump paraissait fasciné par le pouvoir du « Maître du Kremlin » et avait tenté de dealer avec lui, en Alaska en août dernier, une fin de guerre au détriment des Ukrainiens « qui n’avaient pas les cartes en main », l’attitude du président des Etats-Unis a sensiblement changé avec l’échec de sa guerre contre l’Iran.
Trump a lui aussi tenté d’imposer sa solution au Moyen-Orient avec sa guerre des 40 jours, il est désormais obligé de la stopper par un protocole qui reconnaît en premier lieu l’absence de victoire militaire des États-Unis, au grand dam de leur allié israélien. Trump est manifestement soulagé de sortir de cette impasse et cherche une forme de soutien des autres puissances du G7 pour ne pas se retrouver marginalisé quand il peine à convaincre son propre électorat du bien-fondé de sa « stratégie d’errance ».

Dans ce contexte, alors que Trump avait clairement lâché l’Ukraine en 2025, convaincu qu’elle plierait de fait devant la puissance militaire russe, l’imprévisible président US ne peut que constater combien la résistance ukrainienne est redoutablement efficace, soutenue et financée de plus par une coalition de volontaires qui ne lui a pas demandé son avis pour aider l’Ukraine.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qu’il croyait être un loser revient désormais avec « des cartes en main ». Ce dernier était d’ailleurs venu demander à Trump de lui livrer des missiles Patriot pour intercepter les missiles balistiques russes, d’autant qu’ils ont été payés par cette coalition de volontaires européenne, canadienne et australienne pour l’essentiel. Trump, en pleine guerre contre l’Iran, avait alors dealé (aussi) avec Zelensky sur ce sujet, à condition qu’il propose en contrepartie une négociation à la Russie.

Et Trump a été le premier surpris que Zelensky le fasse : alors que le président ukrainien avait fermé la discussion que voulait lui imposer Trump à l’automne 2025 parce qu’elle consistait à céder le Donbass et de fait à toutes les exigences de Poutine, Zelensky a effectivement proposé une négociation à la Russie pour mettre fin à cette guerre, mais dans des conditions qui lui sont nettement moins défavorables.
Lire aussi : Pourquoi Poutine redouble de violence dans sa guerre contre l’Ukraine ?
Aussi, le président états-unien a-t-il accepté de livrer à nouveau des intercepteurs de missiles (et d’en laisser fabriquer sous licence en Europe) d’autant que le besoin contre l’Iran s’est « dilué ». Et Trump de regarder différemment cette résistance ukrainienne qui non seulement ne s’est pas effondrée, mais qui tient tête à « l’ours russe »… un peu comme lui-même a été dépassé par la résistance du régime iranien face à ce qu’il croyait aussi être un rouleau compresseur, la surpuissance militaire états-unienne que lui avait vendue son ministre de la guerre Pete Hegseth.
La négociation ou l’éviction de Poutine ?
Dans ces conditions, Trump ne croit plus au scénario de capitulation de l’Ukraine. En effet, les Européens et leurs alliés soutiennent efficacement la résistance ukrainienne, Poutine est en difficulté réelle sur le front et jusque dans son propre pays : la donne et l’espoir ont changé de camp.
Nous verrons d’ailleurs si Trump rétablit les sanctions contre la Russie concernant la vente d’hydrocarbures, suspendues pendant la guerre contre l’Iran, ce qui serait une pression supplémentaire pour obliger Poutine à négocier, exactement comme Trump s’est résolu à le faire contre l’Iran.
Dans cette guerre contre l’Ukraine, nous pouvons observer aussi que le soutien des Européens et de leurs alliés n’a pas faibli, et que leurs opinions publiques, d’abord réticentes, prennent conscience qu’il ne faut pas avoir peur de défendre l’Ukraine et que la résistance n’était pas vaine.

En conséquence, les partis d’extrême-droite en Europe se voient de plus en plus reprocher leur soutien à la politique de soumission de Poutine. En France par exemple, les manigances de M.Bolloré avec la propagandiste russe Xenia Fedorova au sein de son « empire médiatique » ne passent plus inaperçues et attirent l’attention sur ces réseaux qui se croyaient intouchables.
Lire aussi : Pourquoi CNews diffuse la propagande de l’Empire russe de Poutine ?
Avec la guerre en Ukraine, nos sociétés européennes prennent conscience de la nécessité de se défendre collectivement contre ces menaces portées par des empires inquiétants, et leurs relais jamais désintéressés d’une lamentable collaboration avec ces derniers. Quant à Vladimir Poutine, qui se voyait régner en Tsar sur un empire russe renouvelé et étendu, il est désormais menacé par la guerre contre l’Ukraine qui a lui-même déclenchée.
P.S : Netanyahou essaie de faire chuter le protocole de fin de guerre en Iran avec ses attaques contre le Sud-Liban : le détroit d’Ormuz se referme, quelle sera la réaction de Donald Trump ?

Pour approfondir,
Vincent Bolloré, sous l’influence de la propagandiste Xenia Fedorova, entraîne ses médias dans la surenchère prorusse, par Ariane Chemin et Ivanne Trippenbach (Le Monde)
Guerre en Ukraine : l’attaque massive des drones sur Moscou met à mal les promesses de victoire de Vladimir Poutine, par Emmanuel Grynszpan et Benjamin Quenelle
Au sommet du G7, Donald Trump, galvanisé par son accord avec l’Iran, montre un regain d’intérêt pour l’Ukraine, par Claire Gatinois
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vivement que ces guerres cessent, ras-le-bol de payer les pots cassés pour des conflits perpétuels. Je ne suis ni pro russe ni pro ukrainien. L’être humain n’a fait aucun progrès depuis son apparition.
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Question fondamentale à se poser » La violence et les guerres sont-elles l’état normal ou pas de la civilisation dite » humaine » depuis son apparition ? La paix n’est-elle pas une » anomalie » ?
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Il me semble qu’on pensait que la guerre était moderne. Et puis une étude (publié dans Pour la Science, j’ai oublié la date) a trouvé un site aborigène où une guerre organisée avait eu lieu à la préhistoire.
Je pense que ce vieux Clausewitz avait raison et la politique étant universelle (ex: deux voisins!), la guerre l’est aussi.
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J’aime cette image des drones.
C’est comme de tenter de lutter contre des moustiques. Vous en tuez, un, dix, cent, il y en a toujours un qui échappe et vous pique. Vous utilisez un insecticide, il y a 1 moustique sur 100 qui résiste et vous pique et se multiplie.
J’admire le travail de Zelen.
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Bon texte, toutefois « looser » ne veut pas dire la même chose que « loser ». À vérifier. 😉
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Effectivement, j’ai donc corrigé looser pour loser
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Il y a du nouveau. Question à l’auteur du blog : quel est à ce jour le niveau de gravité de la menace militaire biélorusse, qui a amené le président Zelensky à enjoindre le dictateur Loukatchenko de cesser de coopérer avec la Russie dans une préparation d’attaques aériennes et peut-être terrestres ?
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Je ne crois pas que Loukachenko, le potentat biélorusse, puisse se permettre de rentrer directement en guerre contre l’Ukraine sans risquer son propre pouvoir… par contre il aide indirectement Poutine et la pression que Zelensky exerce sur lui est destinée à Poutine, pour l’inciter à négocier
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La Biélorussie et son dictateur sont complices de l’agression russe contre l’Ukraine dès 2022 ( les troupes russes ont emprunté ce territoire pour entrer en Ukraine ) Pour sauver sa position, Loukachenko se montre d’une extrême servilité à l’égard de Patine. L’armée biélorusse serait très affaiblie et incapable de faire face à une confrontation avec l’Ukraine. Question : Loukachenko pourra-t-il encore longtemps » jouer à l’équilibriste » avec Patine ?
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Poutine devrait s’inspirer de Trump en Iran. Ce dernier constate l’échec de son opération spéciale en Iran, il acte son échec, il prend ses pertes en limitant la casse et passe à autre chose.
De son coté Poutine refuse de prendre ses pertes, il continue de miser et de perdre. Manque de sagesse ?
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L’ » affaire iranienne n’est pas finie » : dire que Trumpov se retire et passe à autre chose est prématuré et téméraire ! Patine : oui, d’accord avec vous : manque de lucidité et de sagesse ….raison pour laquelle il deviendrait de plus en plus » incontrôlable et dangereux » !
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winnerobservanta07a1f8c84 : oui vous avez également raison. Patine recrute tout azimut !Mais ces étrangers ne représentent qu’une petite minorité par rapport aux centaines de milliers de Russes » ethniques ou non » qui composent ses troupes.
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Bombardement des raffineries et dépôts de carburant à St-Pétersbourg et Moscou. En dehors du but stratégique évident ( priver l’ennemi de capacités énergétiques) , imaginez ….. A des dizaines ,voire des centaines , de kilomètres à la ronde, le citoyen russe ENTEND ( bruit des drones et de la défense anti aérienne, des explosions ) , VOIT ( incendies, destructions ), SENT ( l’odeur âcre du pétrole qui se consume ) , RESSENT DANS SON QUOTIDIEN ( alertes aériennes à toute heure (mais surtout la nuit pour l’empêcher de dormir ) , rationnement drastique de l’essence et du diesel, fermeture des aéroports, pollution partout dans la ville par le dépôt de résidus pétroliers , destruction d’immeubles et de voitures ) les conséquences de l' »opération spéciale de Vladimir Patine » et l’EFFET DÉVASTATEUR de la réponse ukrainienne… Pour paraphraser le titre d’un célèbre film de James Bond : » From Ukraine with love – Bons baisers d’Ukraine » ….Je pense également au bon mot du général Michel Yakovleff : » Poutine a avalé une dose d’ » ukrainium » , poison lent et mortel » . Va-t-il encore rester longtemps au pouvoir ?
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Merci pour vos papiers toujours excellents. J’ai cette fois un différent sur votre introduction:
Poutine croyait s’imposer par la force, inspirant un large mouvement de mépris du droit international au profit des actions de guerre, dans lequel Trump et Netanyahou se sont engouffrés
Je pense malheureusement que Poutine s’est en fait engouffré dans le mépris du droit international dont Netanyahou se révèle le champion depuis plusieurs décennies avec le soutien actif de l’Occident. Avec l’invasion de l’Ukraine, sans condamnation de l’occupation puis de Gaza, du Golan, du Sud-Liban, l’Occident peine à faire croire au Sud global que Poutine n’est pas son allié. La gestion effroyable de la question palestinienne est un cancer pour le droit international qui désormais métastase à une vitesse toujours plus grande.
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Les parties se sont accordées sur la création d’une cellule de gestion des conflits, rassemblant les parties et la République du Liban, et animée par les médiateurs, afin de garantir le respect de la cessation des opérations militaires au Liban » source le monde.
A vouloir jouer cavalier seul Israël prend le risque de sortir du traçer et se retrouver hors-course. Sans doute partie à la chasse au dahu elle est la grande absente de ses négoçiations… Pas sur que J-D Vance et Donald Trump ne lui cours après pour l’arrêter avant de foncer droit vers la falaise…
Pour l’Ukraine même si la situation tourne à son avantage, il est sans doute trop tôt pour envisager une fin proche. Cependant si elle continue à étendre sont contrôle aêrien et à mettre la pression sur les GLOC Russe, des possibilités de changement pourrait apparaitre d’içi quelques mois, mettant de plus en plus la pression sur Vladimir Poutine pour mettre fin à cette guerre!
Un premier signe d’une nette dégradation des capaçités Russe à défendre leur positions sera probablement l’établissement de têtes de ponts en lieux et place de comando de courte durée, mais cela nécéssitera au minimum des point fort avec des stocks suffisament pour pallier au difficulté d’approvisionnement ainsi qu’une surface controler suffisante pour permettre dans un second temps l’établissement d’un GLOC de matériel lourd.
Pas encore d’actualité mais qui sait, peut être la Russie devra-t-elle accepter la mise en place d’un corridor humanitaire vers la Crimée le dombasse ou ailleur sous contrôle Européen pour garantir l’approvissionnement en eau et en nourriture des civiles…
Salutation, Ludovic Melin.
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Merci Guillaume Ancel de nous communiquer des nouvelles « positives » sur l’Ukraine qui contrecarre l’opération spéciale russe , se défend avec opiniâtreté et par ricochet protège l’Europe de cet autocrate.
cordialement
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Poutine perd en Ukraine, tant mieux pour l’UE.
Question.. est-ce que les USA gagnent en Europe ? Le vrai combat, il est là. Les USA on pour objectifs de diviser les états membres de l’UE pour dominer chaque état européen, un par un.
Mon souci, c’est certes que la Russie recule en Ukraine mais c’est surtout que l’UE résiste aux USA et que ces derniers échouent comme ils ont échoué en Iran par exemple.
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C’est paradoxal : Patine et Trumpov sont des » champions européens » ! Je veux dire que grâce à eux ( ou plutôt » malgré eux » ) ils offrent une chance inouïe à L’Europe de s’émanciper en tant que puissance politique, militaire et économique !
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« … cette guerre contre un pays frère », dites-vous. Effectivement, sur le plan humain, les Russes et les Ukrainiens ont eu des relations très étroites, dictées par la politique, les conflits, la répression, etc.
Sous l’ère soviétique, de nombreuses familles ont été séparées, certains membres vivant en Russie, d’autres en Ukraine. Des enfants sont ainsi nés, Russes et Ukrainiens à la fois ou ni l’un ni l’autre, une petite fille ukrainienne ayant une sœur russe, une mère ukrainienne ayant une petite fille russe ou inversement.
Que reste-t-il de tout cela? « Cette guerre contre un pays frère » a semé la zizanie dans les familles, les Ukrainiens qui la vivent ne comprenant pas comment les Russes peuvent appuyer Poutine; et les Russes, du fait de la propagande bien orchestrée du Kremlin, affirmant à leurs « frères et sœurs » que cette guerre est nécessaire pour les protéger d’une menace nazie. C’est pourquoi, par exemple, un soldat ukrainien parti au front, ne parle plus à son père russe, etc.
Il n’y a plus de « pays frère ». La haine du « russe » a divisé les familles.
Johanne de Luca
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Cet édito complète utilement les articles du journal Le Monde. J’ajouterai que d’un mal va peut-être sortir un bien : par son agression et ses menaces le dictateur Poutine accélère et renforce la construction de la nation Europe ; et de ses immenses souffrances l’Ukraine pourrait sortir plus unie, indépendante et forte qu’avant.
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Bonjour Guillaume Ancel. Il y a déjà un certain temps j’avais précisé que Poutine fonctionnait selon une logique paranoïaque, ce qui vous avait interpellé. je vois qu’aujourd’hui vous utiliser ce signifiant : paranoïaque. Ce qui répond à l’attente de certains chercheurs qui pensent que ce terme est abusivement réservé à la psychiatrie. Or, il s’agit d’une banale logique de fonctionnement humain dont la valeur est anthropologique avant d’avoir, dans certains cas, une valeur psychiatrique. En ce sens, on ne peut pas dire que Poutine « est » un paranoïaque, mais qu’il fonctionne selon une logique paranoïaque dominante qui implique systématiquement une rationalité spécifique dans la vision d’un monde séparé entre les bons, menacés par des mauvais. A terme, l’avènement du « Bien » passe systémiquement par de multiples formes d’élimination des « mauvais », les ennemis. C’est la logique de Carl Schmitt, mais c’est aussi celle préside à toutes les croyances idéologiques radicalisées, profanes, religieuses ou économiques. Ce n’est pas tant ce point qui est essentiel, mais que l’on sait que lorsqu’une logique paranoïaque est puissamment activée, alors elle n’a de cesse d’aller au bout de son chemin, quoiqu’il en coute ! C’est pour expliqué cette dynamique que j’ai écrit en 2025 et publié chez L’Hamattan un ouvrage : Nos redoutables paranoïas de gouvernance – Un impensé lourd de conséquences. Bien cordialement. JP Bénard, psychanalyste et psychiatre.
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Effectivement Poutine ne pourra plus se prévaloir d’une victoire terrestre pour continuer son effort de guerre. En effet, grâce à leurs drones FPV, les Ukrainiens ont instauré une zone de « No War » sur 100 km de profondeur. Impossible à leurs troupes de se reposer ou de se ravitailler.
Surtout que les Ukrainiens viennent de dévoiler ( à Satory) leur nouveau FPV UAV 290 d’un rayon d’action de 650 km avec une charge utile de 100 kg. Déjà les Ukrainiens pilonnent les camions de ravitaillement militaires sur l’autoroute R-280. Des dizaines de camions citernes auraient été détruits, réduisant le flux de ravitaillement de 71% ( The Guardian).
Le vent tourne pour Poutine. Car il a dû être profondément humilié par les frappes à St Petersbourg au moment du Davos russe, le tout devant 20.000 invités de 130 pays !!! Le panache de fumée à l’horizon ne pouvant échapper à personne !
Idem pour la frappe de la raffinerie à Moscou, Poutine faisait le beau à Kazan devant les pays Asiatiques…
Déjà le président Biélorusse a senti le vent tourner et a présenté ses excuses à Zelensky, lui qu’il avait accusé d’avoir « fumé de la moquette »..Poutine va se sentir de plus en plus seul dans son grand Palais. Va-t-on assister à une révolte de Palais comme lors de la chute de Ceaucescu en 1989 ?
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Bonsoir, Outre les pertes colossales en vies humaines au sein de l’armée russe, faut-il insister pour mentionner que c’est toute une génération de jeunes adultes, enrôlés de force pour une grande majorité, qui auront laissé dans cette guerre qui leur vie, qui leur avenir et leurs espoirs ?
Cordialités monsieur Ancel.
Rémi Morency Québec
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Le soldat « russe » sur le terrain n’est pas, en grande majorité, un « russe ethnique », mais un habitant d’une des multiples républiques, kraïs, oblast, villes, districts de la Fédération de Russie ), pauvre , souvent alcoolique , parfois sortis de prison, d’un certain âge qui s’engage ,non pas pour défendre sa patrie, mais pour l’argent ou pour une remise de peine. Cette » opération spéciale » de Vladimir Patine permet ainsi de purger la Fédération de ses éléments les moins » attrayants « …
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Poutine a aussi envoyé des dizaines de milliers d’étrangers mourir au front, notamment des Nords-Coréens, ainsi que des Africains et des Asiatiques, attirés par des fausses promesses d’emploi. Les migrants des anciennes républiques soviétiques ont été enrôlés de force (la guerre ou l’expulsion, le non -renouvellement du permis de travail, etc.). Certains, comme les Cubains, ont été attirés par l’argent. D’autres encore ont été victimes de trafic humain. Un article publié par l’https://africacenter.org/spotlight/russia-deceptive-war-recruitment-ensnares-africans/ expose les méthodes utilisées pour leurrer les jeunes Africains. Mais Poutine recrute dans le monde entier.
Johanne de Luca
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