L’offensive de l’Ukraine met le front en effervescence, et devient une course contre la montre

Sur le front, l’armée russe ne parvient plus à endiguer l’offensive de l’Ukraine, dans la région de Robotyne / Verbove, mais elle arrive encore à ralentir suffisamment l’avancée des forces ukrainiennes pour pouvoir les empêcher de déboucher à temps !

Le cœur de l’offensive ukrainienne est au sud de Zaporijia 

Les opérations militaires des derniers jours confirment que les forces ukrainiennes concentrent leur effort pour percer une brèche entre Robotyne et Verbove, au sud de Zaporijia 

« Des images géolocalisées publiées le 7 septembre indiquent que les forces ukrainiennes ont fait de nouvelles avancées au nord-ouest de Verbove, dans l’ouest de la région de Zaporizhia. Un éminent blogueur russe a affirmé que les forces ukrainiennes avaient fait de nouvelles avancées dans la région […]. Les images satellite collectées le 6 septembre montrent du feuillage en feu dans une limite d’arbres à environ un kilomètre au nord-ouest de Verbove, suggérant que les forces russes tirent sur les forces ukrainiennes qui avancent dans la région. » Source ISW

De fait, les forces ukrainiennes qui se sont concentrées sur cette partie du front, au cœur de la digue érigée par les Russes, avancent inexorablement au prix de combats d’une rare intensité, car les Russes ont bien compris que le succès de l’offensive ukrainienne dépendait de leur capacité à créer cette brèche… à temps !


Concentration des efforts ukrainiens sur Robotyne-Verbove

Les Ukrainiens ne disposent pas de l’effet de surprise, mais ils se servent des autres parties du front afin d’empêcher les Russes de concentrer ce qu’il leur reste de réserves pour colmater la brèche, j’y reviendrai plus loin. Les troupes de Poutine glissent irrémédiablement vers le sud, sous la pression constante des assauts ukrainiens. De plus ces derniers ont concentré sur cette partie du front leur capacité de « contre-batterie » (la destruction de l’artillerie adverse) : ils empêchent ainsi l’armée russe de disposer de son habituel avantage quantitatif en la matière (elle a nettement plus de canons), et la privent donc de pouvoir bombarder massivement les attaquants ukrainiens. 

Les Ukrainiens s’infiltrent par petits groupes et fissurent littéralement la partie centrale de la digue, que les troupes de Poutine sont obligées de quitter progressivement. Si les Ukrainiens arrivent à percer cette deuxième ligne du front qui en compte globalement trois, il est probable qu’ils trouvent dans la troisième ligne la partie la plus « molle » de la digue, et ce pour deux raisons :

Les principaux efforts de durcissement des Russes ont porté sur les deux premières lignes de leur digue, et leurs meilleures unités militaires ont été consommées à cette « défense » face aux redoutables assauts des Ukrainiens, ralentissant ainsi leur avancée mais détruisant par là-même une capacité de combat qui désormais leur manque. 


Une brèche à portée de canon

Comme l’explique Trent Maul, de l’Agence américaine de renseignement de défense (DIA), une percée sur la deuxième ligne rendrait très probable une brèche dans la digue et la possibilité pour les forces ukrainiennes de déboucher au-delà de cette ligne Maginot, pour submerger une armée russe qui ne disposera plus d’un dispositif durci pour résister.

« Le directeur de l’analyse de l’Agence américaine de renseignement de défense (DIA), Trent Maul, a déclaré qu’il existe une « possibilité réaliste » que les forces ukrainiennes brisent toute la défense russe dans le sud de l’Ukraine d’ici la fin de l’année 2023, tandis qu’une source ukrainienne a suggéré que les positions défensives russes à venir sont plus faibles que les précédentes. 
L’ancien commandant du bataillon ukrainien Aidar, Yevhen Dykyi, a déclaré le 4 septembre que les champs de mines devant la prochaine couche défensive russe ne sont pas continus, et que la « troisième » couche défensive russe est principalement composée de postes de commandement, de points de communication et d’entrepôts, et qu’elle agit principalement comme une ligne de soutien pour les positions défensives russes plus au nord. 
Cependant, les défenses russes ne sont pas uniformes sur le front, et si l’ISW continue d’évaluer que la contre-offensive de l’Ukraine pourrait obtenir des succès opérationnels en 2023, les séries ultérieures de positions défensives russes posent toujours des défis importants aux forces ukrainiennes et peuvent être fortement tenues dans certaines sections. » Source ISW

Certaines unités russes pourraient même partir en débâcle si elles n’ont plus d’obstacles physiques derrière lesquels se protéger des forces ukrainiennes, dont elles savent pertinemment qu’elles ne leur feront pas de cadeau. C’est le premier scénario que j’ai décrit dans l’article précédent.

Lire aussi : Ukraine, où peut mener la percée de Robotyne ?


La question n’est plus réellement de savoir si les forces ukrainiennes vont déboucher, mais quand

La prudence de l’Institute for the Study of War (ISW) s’explique surtout par la question du temps qu’il reste avant les pluies d’automne (mi octobre ?) qui risquent d’enliser l’avancée ukrainienne. La question n’est plus réellement de savoir si les forces ukrainiennes vont déboucher, mais quand : auront-elles le temps « d’exploiter » leur percée ou devront-elles attendre l’hiver voire le printemps prochain pour reprendre leur offensive, laissant a minima plusieurs mois aux troupe de Poutine pour reconstruire une partie de la digue si laborieusement endommagée ?

Les autres parties du front sont loin d’être négligeables mais elles servent à ce stade principalement à fixer des unités adverses ou à faire diversion. Ainsi, à l’ouest et à l’est de la percée de Robotyne, les attaques ukrainiennes – comme à Urozhaine – empêchent les unités russes de venir en renfort pour colmater la brèche qui se dessine. 

Les flèches indiquent les principales actions militaires, en bleu pour l’Ukraine et en rouge pour la Russie (!)

Il en est de même de la bataille sans fin de Bakhmut qui menace les troupes de Poutine, sans qu’elle ne constitue une véritable possibilité de brèche pour les Ukrainiens. 

Quant à la « grande offensive » russe autour de Koupiansk, elle ne sert qu’à mobiliser des forces ukrainiennes le plus au nord possible du front et desserrer l’étau sur Robotyne, sans vraiment y parvenir. 

La bataille de Robotyne est devenue une course contre la montre

C’est une course contre la montre qui se joue désormais entre les unités d’assaut ukrainiennes et la capacité de l’armée russe à les ralentir. Si l’échéance se situe en octobre comme je le crois, cela se jouera donc à quelques semaines près : l’offensive ukrainienne franchira la digue russe à temps ou arrivera-t-elle trop tard pour exploiter ce succès qui n’en serait dès lors plus un ?

Le président Zelensky se prépare déjà à cette éventualité pour ne pas se voir reprocher ce qui serait alors l’échec de cette offensive, sans signer pour autant une victoire pour les troupes de Poutine… 

En affirmant que l’offensive ukrainienne est « stoppée par la supériorité aérienne des Russes », le président ukrainien prépare les esprits à le soutenir plus longtemps et notamment à bien lui fournir les F16 prévus pour début 2024 qui mettraient fin partiellement à cette situation. 

Mais si la déclaration du président Zelensky a du sens politique, elle n’est pas pertinente sur le plan militaire, car les Russes utilisent très peu leur composante aérienne pilotée sur le front, du fait de la densité des missiles portables, représentant une menace trop forte notamment contre leurs hélicoptères d’attaque. D’ailleurs, aucun pays allié n’a proposé de fournir aux Ukrainiens des hélicos d’attaque…

Par contre, les Américains étudieraient (enfin) l’envoi de missiles ATACMS aux Ukrainiens, des missiles tirés du sol avec une portée de 300 Km et qui emportent une charge militaire quasi-équivalente aux missiles de croisière Scalp/Storm Shadow.

Leur différence principale avec ces derniers est qu’ils seront disponibles en centaines d’exemplaires quand les missiles de croisière n’ont pu être fournis qu’en dizaines d’unités. Autrement dit, les ATACMS permettraient aux Ukrainiens de multiplier par 10 les frappes dans la profondeur pour atteindre les cibles militaires russes les plus importantes, et sans avoir à attendre de F16. 


Poutine commence à douter 

Plutôt que de rester sur la scène politique qu’occupe habilement le président ukrainien, faisons un tour sur la communication russe qui entoure la percée de Robotyne / Verbove. Notons en premier lieu que les bloggers russes n’arrivent plus à nier l’avancée des forces ukrainiennes mais qu’ils insistent sur les pertes ukrainiennes : ils parient sur l’épuisement du burin ukrainien avant qu’il n’achève sa percée… Ils en oublient même de préciser que concrètement les unités russes ne cessent de reculer et confirment l’analyse proposée plus haut. 

@Rybar est un « éminent blogger russe »

Plus encore, Poutine lui-même exprime une incertitude sur l’avenir qui ne devrait pas passer inaperçue 

Jamais à ma connaissance le « maître du Kremlin » n’avait exprimé jusqu’ici une telle incertitude sur l’issue de l’offensive ukrainienne et plus largement sur le sort de cette guerre impitoyable qu’il a pourtant déclenchée en février 2022…


Pour résumer, je voudrais citer le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, qui synthétise assez bien la situation : « les Ukrainiens gagnent du terrain, mais pas autant que nous l’espérions… », c’est-à-dire pas au rythme qui était attendu. 


Face au risque d’escalade, l’exemple de la Roumanie contredit par la Grande-Bretagne 

L’armée russe continue de bombarder systématiquement les installations portuaires destinées aux exportation de céréales. Et au cours de leurs attaques, les troupes de Poutine ont atteint au moins à deux reprises le territoire de la Roumanie voisine. 

Et pourtant les réactions de la Roumanie comme de l’OTAN semblent gênées, exprimant une volonté manifeste de minimiser la gravité des faits et surtout d’éviter une question qui semble pourtant simple : pourquoi l’OTAN ne déploie pas une protection sol-air pour protéger son propre territoire dans cette zone qui est frappée quotidiennement par des missiles et des drones russes ?

De fait, cette couverture sol-air de la frontière de la Roumanie pourrait apporter un peu d’aide à la défense ukrainienne sans risque d’engager autre chose que des aéronefs russes sans pilotes. Pourquoi une telle frilosité de l’OTAN ? Probablement pour empêcher toute escalade, au moment où la guerre en Ukraine est à son paroxysme, parce que le front est en bouillonnement et que l’offensive ukrainienne peut désormais basculer carrément. 

L’offensive de l’Ukraine n’est pas sans inquiéter ses alliés qui pourtant la soutiennent : mais veulent-ils vraiment la victoire de l’Ukraine ou craignent-ils plus encore une escalade du conflit et au fond la déstabilisation d’un empire menaçant ? Il me semble que sur ce point, le soutien des alliés n’est pas toujours très net…

Probablement à cause de cela, le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, est venu réaffirmer à Kiev le soutien et « la confiance » des Etats-Unis…

Le jour de la visite du ministre des affaires étrangères américain, les troupes de Poutine commettaient un énième massacre en bombardant en plein jour le centre-ville de Kostiantynivka : elles ont dévasté un marché dans une petite ville ukrainienne. La localité visée n’est pas anodine pour autant, elle se situe à 20 km du front, en face de Bakhmut, c’est une ville qui sert bien évidemment de base arrière pour les forces ukrainiennes. Mais tirer un missile S300 sur un marché, avec une charge militaire aussi puissante, ne pouvait que provoquer un massacre : au moins 17 morts, 2 fois plus de blessés, illustration de la guerre vue par Poutine, une boucherie…

A l’inverse de la prudence frileuse de nombre des alliés, la Grande-Bretagne ouvre la porte de la protection des navires céréaliers en annonçant que des avions britanniques patrouilleront au-dessus de la mer Noire pour les protéger.



Don’t Look Up, Elon Musk le perturbateur irresponsable mais fortuné

Un mot rapide pour ne pas donner plus d’importance à ce personnage détestable qui s’attribue un rôle que personne (d’autre que lui) ne lui a confié : un journaliste américain a révélé qu’Elon Musk a empêché une opération militaire ukrainienne importante contre la flotte russe en refusant d’activer la couverture satellite de son réseau privé. 

Cela ressemble à une mauvaise scène du film Don’t Look Up, un milliardaire irresponsable estime que sa fortune justifie son intervention dans cette guerre.

Quel étrange mélange des genres les Etats-Unis laissent prospérer entre affairisme et politique internationale. Heureusement, la France n’aurait jamais accepté une telle intrusion dans le champ politique d’hommes d’affaires riches en milliards…

Un Tatar de Crimée devient ministre ukrainien de la défense 

Enfin, je voudrais terminer par la nomination comme ministre de la défense de Roustem Oumierov, 41 ans, tatar de Crimée, en remplacement d’un ministre (r)attrapé par des affaires de corruption et tandis qu’un important oligarque ukrainien, qui fut un éminent soutien du président Zelensky, était arrêté dans le même temps pour fraude et blanchiment. 

Une nomination symbolique et emblématique d’un ministre issu du peuple d’origine de la Crimée, les Tatars que les Russes avaient pris soin de déporter et qu’ils croyaient pouvoir faire oublier… comme leur guerre en Ukraine ?

Emmanuel Grynszpan pour Le Monde

Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être abonné au journal Le Monde, l’article d’Emmanuel Grynszpan sur le nouveau ministre de la défense ukrainien en PDF




Pour approfondir, La France débat-elle suffisamment des conséquences militaires de la guerre russe contre l’Ukraine ? (Revue de géopolitique Diploweb)


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42 commentaires sur “L’offensive de l’Ukraine met le front en effervescence, et devient une course contre la montre

  1. Bonjour,
    j’ai bien entendu la réaction de Poutine que vous citez disant que « c’est un échec » mais , apparemment , il parlait de l’offensive ukrainienne et non de son opértion spéciale . Ce qui signifirait donc le contraire de ce que vous dites. Je ne parle pas russe et ne suis pas « un commentateur reconnu » ou quelque chose du genre, Pouvez-vous éclaircir ce point .
    Autre point, vous dites que l’aviation russe joue un faible rôle. D’autres et pas seulement les pro-russes nuancent en disant qu’elle reste à l’arrière du front mais sert beaucoup à envoyer des missiles et des bombes planantes en toute impunité . Qu’en est-il vraiment ? Merci. Sincères salutations

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    1. Bonjour,
      Le commentaire de Poutine portait bien sur l’offensive Ukr qu’il qualifie « d’échec… jusqu’ici », et c’est lorsqu’il rajoute « j’espère que ça restera comme ça » qu’il exprime à mon avis pour la 1° fois une incertitude sur l’issue.
      L’aviation est effectivement utilisée, des 2 côtés, mais avec une grande imprécision du fait de la distance de tir et de l’absence de munitions guidées. Autrement dit, l’aviation est mal utilisée et la « suprématie aérienne » attribuée aux Russes par Zelensky lui-même n’est pas pertinente dans ce cas-là

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  2. merci beaucoup pour votre analyse.
    et merci également pour le partage de l’article du monde ! 😉
    Nath
    nb : good bye twitter ! good choice ! (si vous cherchez une alternative, je me propose de vous donner un coup de patte !)

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  3. Je le permets d’insister: Si la contre-offensive échoue, l’Otan aura cédé la victoire du temps à Poutine. Pire encore: l’Otan lui aura donné raison, raison d’affirmer qu’elle était un échec, et donnant par la même occasion de l’eau au moulin des propagandistes et nos Daladier « modernes »…
    Attention, je ne remets pas en cause la formidable détermination des Ukrainiens qui peuvent encore y parvenir.
    A mon humble avis, l’Otan doit décider d’un sursaut urgent et massif: ATACMS, TAURUS, SCALP/STORM SHADOWS, défense anti aérienne, pourquoi pas des Mirage (n’y a t’il pas des pilotes formés depuis avril???)… Tous les moyens pouvant constituer un véritable game changer sans délais. Il reste 4 à 6 semaines: je pense personnellement que c’est maintenant ou jamais. Guillaume, Colonel Goya, général Richoux, Michel Yakovleff, ainsi que tous vos confrères experts français et etrangers qui nous éclairent de votre forte expérience et vos compétences, unissez-vous! Si nos dirigeants ne sont pas capables de réagir, peut être qu’une tribune d’experts alarmant sur la situation pourra les convaincre : ça mérite d’essayer non?!

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    1. Je suis super d’accord pour fournir plus d’armements à l’Ukraine et une tribune d’experts. 😉
      Par contre, le « succès » ou pas de la contre-offensive ne changera pas les raisons fondamentales du soutien OTAN / USmême après l’élection d’un Trump. Don’t panik ! Things are going well 😉

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      1. Nous sommes d’accord. En revanche, le danger vient surtout si fait que l’hiver donne du temps à Poutine. Or le temps est l’ennemi à abattre pour stopper Poutine. La Russie n’a jamais compris que la force.

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    2. Pardon, mais voilà ma pensée : si nos dirigeants ne sont toujours pas capables de comprendre qu’il faut « penser à la russe » et non « penser à l’occidentale » (pas la même façon de voir la Guerre et les manières de la faire), et ce alors qu’ils savent déjà pertinemment ce que les experts pensent (puisqu’ils leur disent depuis un moment), une tribune n’y changera rien. Je pense que des personnes comme Monsieur Ancel en font déjà beaucoup et tous les jours.
      mais il y a un point sur lequel nous pouvons aider nos experts : continuer à bien nous informer et partager ces infos de façon à lutter, nous aussi, contre la désinformation et la tentation du découragement auprès de nos concitoyens. A défaut de pouvoir aller sur le terrain réel, battons nous information contre désinformation. argument contre peur. partout. surtout dans les commentaires des sites des médias. Auprès de nos proches. des moins proches aussi.
      je peux paraître idéaliste, mais je vois les ravages des trolls. et comme je fais des allergies violentes aux fakes news, je cherche, j’argumente, je source. et comme je reste stoïque devant leurs énormités (enfin, j’essaie..), à la fin, ils ne répondent plus. et je gagne. et je suis un peu contente ! 😉
      A moins que je sois présomptueuse !

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      1. Bonjour Nath, si vous avez raison de combattre les trolls – et j’y participe aussi autant que je peux – malheureusement vous constaterez dans vos entourage que trop peu de nos proches et moins proches ne se préoccupent de cette actualité, sans pour autant avoir la volonté de les en blâmer.
        C’est pourquoi je suis convaincu qu’une tribune relayée par les médias des meilleurs experts comme Guillaume me semble un bon moyen de tenter de faire réagir nos dirigeants. En tous cas, il n’y a rien à perdre et tout à gagner à le faire: sans même compter les vies à épargner, nombreux sont ceux qui souffrent directement ou indirectement de cette guerre. A mon sens, toute action pouvant concourir à impulser une réaction doit être tentée, plis encore les mieux placés pour avoir conscience des enjeux. Nous vivons, nous occidentaux – aujourd’hui dans un monde qui n’a pas conscience de cette réalité, issu de plusieurs générations qui n’ont jamais connu la guerre – et j’en fais partie – et la « pensée à la russe » nous est presque inconcevable, t compris pour la plupart de nos dirigeants. Si c’était le cas, l’Otan aurait déjà tapé du poing sur la table et aurait été suffisamment menaçante pour dissuader Poutine de poursuivre son agression.

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    3. Bonsoir Guillaume. Je viens de lire votre tribune avec vos confrères – on reconnaît la plume si je ne fais pas d’erreur! J’ai espoir qu’elle résonnera en plus hauts lieux, militaires comme politiques. Dans l’Histoire, surtout celle de notre génération, ce sont ces initiatives qui aident à… Changer la donne;)

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  4. Il est probablement regrettable que le raid ukrainien sur Sébastopol n’ait pas pu se dérouler, mais comme vous le dîtes ce n’était pas le rôle d’un industriel privé de décider (ou pas) d’y apporter son concours : vu l’enjeu, apparemment majeur, cette décision ne pouvait venir que du gouvernement américain et je suis persuadé qu’Elon Musk s’y serait plié si ledit gouvernement américain en avait pris la responsabilité et le lui avait demandé officiellement. Je trouve un peu facile, voire lâche, de se défausser sur un industriel civil qui avait tout à perdre et rien à gagner dans l’aventure alors que les Russes ont clairement dit que ses satellites devenaient des cibles légitimes si elles étaient partie prenantes dans le conflit.

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  5. Bonjour Guillaume,
    Encore merci pour cet excellent article!
    2 ou 3 choses. D’abord plus aucun écho autour des orphelins de Wagner: ne trouves-tu pas cela « trop calme » pour ne pas imaginer la préparation d’actions spectaculaires contre Poutine, sans aller jusqu’au coup d’Etat?
    Milley a effectivement annoncé qu’il reste 30 à 45 jours pour que l’armée ukrainienne parvienne à réussir sa contre offensive: quand les ATACMS vont-ils arriver? Et surtout: mais qu’est ce qu’on (l’Otan) attend ENFIN pour réagir??? Une chose est sûre, si cette contre-offensive échoue, les membres de l’Otan seront légitimement pointés du doigt par certains, raillés et moqués par d’autres: et ce sera malheureusement bien mérité. « Tout ça pour ça?! » Et nous repartirons pour un hiver bourré d’incertitudes, avec l’Iran, la Corée du Nord et même la Chine, disons-le, qui se réjouiront de fournir à Poutine tous les moyens qu’il ne pourra pas produire….
    J’espère de tout coeur que les jours à venir seront riches en surprises: il faut arrêter la perfusion et passer aux électrochocs, au spectaculaire, pour donner enfin à l’Ukraine les moyens nécessaires à la victoire: il est encore temps, ne penses-tu pas ?!!!

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  6. Bonjour,
    Ce que devrait comprendre les diplomates et les politiques (les décisionnaires) qu’un enfant russe est élevé avec la mère patrie et que l’on doit mourir pour elle. Les héros de ces enfants ce sont les militaires et surtout ceux qui sont au combat, la guerre doit être dans leur ADN : les plus beaux, les plus forts.
    À partir de ce constat, si l’Ukraine, soyons très optimiste, gagne la guerre et retrouve tout son territoire nous devons être certain que les russes vont certes partir la tête basse mais bien avoir en tête une revanche éclatante. Et si la guerre s’enlise…
    Il est primordial que l’Europe s’arme bien et beaucoup et se forme donc pourquoi nos décideurs sont-ils si timorés ? La victoire de l’Ukraine c’est notre tranquillité temporaire et incontournable mais pas définitive …..
    Le peuple ukrainien force l’admiration, il est persévérant, il s’adapte très vite et il a un courage…
    Devenons adulte et responsable et arrêtons les palabres.

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  7. Pour continuer et préciser un peu l’autre belligérant , le processus de décision Rus n’est pas non plus exclusivement du ressort de Putin. Certes, celui-ci avec son syndrome mégalo-paranoïaque est le sommet d’une pyramide beaucoup plus étroite que celle des « démocraties » (je met des guillemets car, à mon avis, la faiblesse du pouvoir citoyen y est « moins pire » que dans les « dictatures » mais quand même très éloigné de l’Idéal … mais ce sujet est une autre discussion), mais cela reste une pyramide avec des sous-ensembles de Pouvoir (FSB, GRU, milliardaires, complexe militaro-industriel, mafias, …).

    Il ne faut évidemment pas oublier qu’il existe au-dessus de tous ces pouvoirs, une logique étatique (la main invisible du jeu d’Échecs entre monstres froids) qui s’appelle la géopolitique : prendre en compte cette dimension permet d’éviter le coté Café du Commerce et émotionnel de nombreuses discussions ; par contre, ça rend beaucoup plus complexe la justesse de l’analyse. C’est en-cela que je trouve ce blog et quelques autres interventions (Tytelman, Mas, Orain dans la sphère française) vraiment intéressant.

    De mon petit point de vue, cela a au moins trois grandes conséquences / facteurs d’explication / axes d’actions à mener :
    – Stratégiques : invasion initiale, poursuite de la guerre
    – Opérationnel et tactique : mouvements des forces militaires et armements
    – Informationnel : vision de Putin, vision des sous-ensembles Rus, vision des médias et opinions publiques

    Développer serait fastidieux et prétentieux (il faudrait que je crois que la vision d’un semi-sdf au rsa soit utile) mais j’aurais quand même participé à la discussion :-))))

    Bonne journée à tous et toute !

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  8. Poutine a entraîné la Russie dans une guerre d’agression sans aucune sortie possible.
    Il ne peut pas gagner la guerre et en même temps il ne peut plus se retirer à cause des annexions. Il ne peut pas se retirer « de Russie ».

    En revanche, la Russie a une sortie possible, une seule, le changement de régime.
    Autrement-dit, la Russie a déjà été amenée, avec la contribution décisive de Poutine, dans la situation souhaitée par l’occident, le changement de régime. C’est une question de temps, il faut être persévérant et essayer d’accélérer la chute du régime par tous les moyens raisonnablement possibles.
    C’est la seule solution au problème, car seulement un autre régime, qui va condamner la guerre d’agression de Poutine, pourra « désannexer ».

    La défaite de Poutine a des bonnes chances de provoquer la chute du régime, mais ce qui est intéressant à mon avis c’est que la situation actuelle a encore plus de chances de provoquer la chute du régime, même si ça pourrait prendre plus de temps. Les russes sont plus inquiétés par le fait qu’ils se rendent compte que la guerre est sans sortie possible et qu’elle nécessite de plus en plus de sacrifices inutiles que par la possibilité d’une guerre terminée par une défaite.

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  9. Bonjour, Je n’arrive pas à poster le commentaire suivant : Encore une excellente analyse : merci. Je me permet de partager ma vision d’aujourd’hui :

    Bien sûr, une percée suivie de la prise de territoires conséquents et de villes clés (Tokmak) serait fantastique mais je pense (humblement) qu’il est tout aussi important de ne pas confondre vitesse et précipitation. En particulier, j’espère que les Ukr (et ça semble être le cas) agissent par étapes pour préserver la vie de leurs combattants et de consolider tous leurs acquis. Pour moi, contrairement à bcp, les F16 et encore plus les ATACMS seront des « game changers ».

    Je pense aussi (toujours humblement) que l’espèce de peur de l’arrivée de Trump ou Dos Santis en POTUS est une erreur d’analyse : l’intérêt stratégique des USA y compris dans leur opposition à la Chine (mais aussi le marché mondial de l’armement $) est la victoire Ukr / défaite Rus. Or, dans le processus de décision, je pense que le Pentagone, la NSA, Looked Martin and Co, ont plus d’importance que le POTUS (cqfd).

    La lenteur de la défaite Rus est calculée pour éviter un certain nombre de risques (emploi armes A, effondrement politique Rus et dislocation anarchique, guerre totale avec mobilisation massive et appui Chine, etc).

    Les européens (sauf GB, Pol, Baltiks) en tant que collectif et individuellement apportent un appui timoré mais réel alors qu’ils devraient être les premiers concernés en partie par philosophie (l’UE s’est bâtie sur la paix en Europe, opinions publiques) et probablement en partie par corruption des élites (Sarkozy, Fillon, Shroeder, …)

    Pour finir, une suggestion tactique : prolonger sans hâte le coin Robotyne mais surtout l’élargir et le renforcer en vue de l’automne, finir le demi-encerclement de Bakmut, essayer de créer des « coins » à Kherson, Vulhedar et Verbove).

    Cordialement, Philippe ________________________________

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  10. A mon sens, le parallèle entre Poutine et Hitler reste frappant : l’agression contre l’Ukraine correspond à celle contre l’Autriche en 1938 puis contre la Tchécoslovaquie (sous le prétexte de défendre les Sudètes), et le chef de Wagner a été éliminé comme RÖHM chef des SA en 1934. Les deux ont été éliminés quand ils se sont montrés trop encombrants et agressifs vis à vis du pouvoir…
    Dictatures analogues…

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    1. Vous avez raison, c’est pour ça que la seule solution véritable est un changement de régime au Kremlin, même si le changement va se produire d’une autre manière qu’en Allemagne.

      Qui aurait pu imaginer une solution qui n’aurait pas impliqué la disparition du régime nazi en Allemagne?
      Pour quoi donc aujourd’hui on laisse toujours sous-entendre qu’il y aurait une solution possible sans un changement de régime en Russie?
      Toute solution véritable implique de régler la cause du problème, qui est dans ce cas la nature dictatoriale, répressive, du régime au pouvoir en Russie.

      Est-ce que le fait que dans chaque guerre au moins une des parties impliquées est un régime dictatorial c’est une coïncidence?

      Il y a quand-même un aspect fondamental très important (duquel on ne parle malheureusement pas) qui est spécifique à cette guerre, il s’agit de la vraie raison de l’agression.
      La seule vraie raison de l’agression est la peur de Poutine que la liberté de la société ukrainienne (où les gens peuvent s’exprimer sans peur de prisons, de Novichok ou de tomber par la fenêtre) est contagieuse et risque de provoquer la chute de la dictature en Russie. Toutes les raisons invoquées par le régime sont fausses, des prétextes nécessaires pour cacher la vraie raison, que le peuple russe ne doit en aucun cas comprendre.

      Il y a une relation très étroite entre l’agression contre l’Ukraine et ce qui se passe en Russie, où les opposants au régime sont éliminés et les gens ont peur de s’exprimer librement. Malheureusement on n’en parle pas, comme s’il n’y avait pas de relation.

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  11.  » la contre offensive n’avance pas aussi vite que prévu  » : à qui la faute ??? « les nombreuses pertes Ukrainiennes » : à qui la faute ??? certainement pas la faute des soldats Ukrainiens, oh que non !!! Je suis honteux de constater avec quelle pusillanimité les membres de l’OTAN fournissent le nécessaire à ces héros qui, tout en combattant le même ennemi, meurent à notre place !

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  12. Bonjour monsieur,

    Je n’ai aucun contenu dans votre mail. Il doit y avoir un bug…

    Quelle chance de pouvoir vous lire et de vous suivre sur C dans l’air régulièrement.

    Suis honorée de profiter de votre expertise !

    Avec mes sincères salutations,

    Gwenola JOUHIER

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      1. Merci beaucoup, ai finalement bien reçu votre article qui ne fonctionnait pas la dernière fois.

        Et celui d’aujourd’hui apparaît parfaitement.

        Merci Merci et Bravo Bravo pour votre travail,

        Gwenola JOUHIER

        Aimé par 1 personne

  13. > pourquoi l’OTAN ne déploie pas une protection sol-air pour protéger son propre territoire dans cette zone
    > qui est frappée quotidiennement par des missiles et des drones russes ?

    Plus par négligence, manque d’anticipation, que par volonté d’éviter l’escalade AMHA.

    L’OTAN n’avait probablement pas anticipé des attaques russes si près du front, surtout contre des stocks de céréales.

    Le gaspillage de missiles et drones russes, qui cible des infrastructures civiles
    – dont certaines vitales pour l’Afrique par exemple -,
    sans que ça n’ait la moindre chance d’influencer le cours des opérations militaire est d’une telle absurdité …

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  14. Sur les cartes fournie par *ISW*, que représente la ligne rouge continue ?
    On devine les fortifications, les zones contrôlées (ou pas) par les deux camps, mais je ne trouve pas d’indication à ce sujet dans leur légende.

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  15. Cher Guillaume,

    C’est depuis le début une course contre la montre et, en gros, il reste 4/5 semaines pour percer le front russe. Le scénario de l’enlisement est de plus en plus probable. J’imagine que les stratèges occidentaux le savent depuis le début aidés par les services de renseignements. S’ils semblent aussi déconnectés de cette réalité, c’est plutôt qu’ils sont paralysés par le risque d’escalade comme tu le dis sachant que Poutine est prêt à tout pour survivre.

    La fourniture des armes occidentales semble suivre un calendrier diplomatique plutôt qu’une logique militaire assumée et puis au niveau politique, ça manque d’un Clemenceau ou d’un Churchill. Depuis le début, à l’automne de 2021 lors de la réunion des services occidentaux anglosaxons et européens, la faiblesse des Ukrainiens en artillerie et en aviation en face des Russes était patente.

    Ce manque risque d’être comblé mais comme pour l’armée française de 1940 beaucoup trop tard avec les avions et les divisions cuirassées de reconnaissance qui manquaient. D’ailleurs, à la tête de l’une d’entre elles, de Gaulle s’illustra à Montcornet puis sur la Somme mais c’était sans lendemain car le déferlement allemand obéissait à une logique nouvelle.

    Comme en 1940, les Anglais qui doivent encore apprendre l’histoire à l’école ont l’air d’avoir compris mieux que les autres aidés par les opérations russes sur leur territoire. Mais l’appui de l’Angleterre ne suffira pas à inverser la tendance de cette guerre.

    Amicalement,

    Philippe

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  16. La guerre de la propagande bilatérale fait rage, et des dizaines (centaines? ) de milliers d’hommes paient de leur vie l’impéritie des dirigeants responsables de ce massacre. La victoire ? mais quelle victoire ? qui pourra dire: nous avons gagné la guerre ! nous avons devant nous la guerre de 14 en direct.

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    1. Les combats de cette guerre ressemblent parfois à ceux de la 1ère, mais c’est bien la 2ème qui devrait lui servir de référence, sur les causes et les conséquences en cas de défaite de l’Ukraine.
      Personne ne saurait douter de la nécessité qu’il y avait de gagner la 2ème, ni des justifications morales absolues de ce combat.

      Ne jamais relativiser certaines valeurs, sous l’étendard parfois commode d’un pacifisme de bon aloi ou d’apitoiement (feint ou réel) pour les victimes.
      Soyons heureux de n’avoir qu’à soutenir « matériellement » des gens qui font le sacrifice ultime, sans qu’il soit besoin de salir les fondements de leur sacrifice. Le pacifisme est un luxe qu’ils ne peuvent malheureusement pas se permettre en ce moment.

      A la fin, si l’Ukraine l’emporte, alors oui, ils pourront dire qu’ils ont gagné la guerre, au prix fort, que peu d’entre nous aurions encore été capables de payer, mais que nous avons payé un jour, en d’autres temps. Il n’y a pas d’alternative pour eux, sinon la destruction et l’asservissement le plus vil.

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      1. Je suis le premier homme de ma famille depuis 3 générations à ne pas avoir été contraint à revêtir l’uniforme pour aller combattre. Ma famille a payé un lourd tribu lors de la seconde guerre mondiale sous l’uniforme allemand en Biélorussie et en Roumanie ou à leur retour de captivité en URSS : ils faisaient partie de cette génération d’hommes d’Alsace que l’Allemagne nazie avait incorporée de force. Je n’ai eu quant à moi que l’ennui de déambuler sans fin dans une cour de caserne en sacrifiant dans mon for intérieur à un anti militarisme de bon aloi et dans l’air du temps.

        Cela ne m’avait jamais empêché de savourer les films de guerre et sur la guerre en saluant intérieurement l’héroïsme et le courage de ceux que nous envoyions sur les front. Cela sans jamais sacrifier au « va-t’en guerrisme » ni à un pacifisme bêlant.

        D’être alsacien par mes origines et attentifs à l’histoire et aux soubresauts passés de ma province natale m’a appris deux choses: on ne dispose pas d’un peuple ou d’une population à son gré et les tentatives de manipulation des opinions et de la réalité ont toujours cours dès lors qu’elle devient un enjeu politique et militaire.

        Il est un autre principe inaliénable de la marche du monde c’est le principe de non agression que le droit international nous garantit, en principe.

        L’Ukraine est un pays agressé par une Russie dont les agissements s’apparentent, même si certaines caractéristiques diffèrent, des pratiques qui ont été celles de l’Allemagne nazie il y a plus de 80 ans déjà.

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    2. Seriez-vous de ceux, qui sous couvert de déplorer les milliers de morts et de blessés dans les deux camps de combattants auxquels s’ajoutent les victimes civiles des missiles et bombardements par les agresseurs russes, en appellent à une sorte de cessez-le feu et le statut-quo ? Etes-vous de ceux, qui comme certains alliés objectifs de Poutine, invitent l’Ukraine à renoncer à son intégrité territoriale et à sa souveraineté nationale et à passer les souffrances et sacrifices consentis en pertes et profits ?

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  17. merci pour ces analyses toujours très fouillées
    j’ai l’impression que le travail de sape entrepris depuis début juin par les ukrainiens ressemble à un travail de fourmi qui consiste à avancer mètre par mètre au prix de sacrifices considérables des Ukrainiens, mais que ce travail de sape va commencer à porter ses fruits
    si on met en parallèle, le travail de désinformation des « experts » qui souvent pérorent sur LCI pour nous expliquer que la partie est finie pour les Ukrainiens et un type comme sarkozy qui est en train de relayer le bruit de fond du kremlin, je me dis que la compromission avec ce régime mafieux instauré par poutine a malheureusement encore des moyens de porter des coups
    pour moi, même si les Ukrainiens arrivent à reprendre la totalité des territoires annexés par poutine, il faudra qu’on accepte l’idée que ce pays mafieux va rester un menace existentielle pour nous autres européens qui partageons une vision Européenne faite de liberté, d’espoir et qui n’est pas la vision mortifère et sclérosée de ce psychopathe de poutine

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    1. Je me permet de vous témoigner mon désaccord. Bon, je sais que je remonte dans l’Histoire et que cela peut paraître agaçant parfois, mais c’est essentiel. Avant la chute du rideau de fer qui divisait notre, l Europe faite de liberté, les ex pays satellites de l’URSS étaient tous considérés comme des ennemis de la démocratie. La Pologne. les Pays Baltes. La Lituanie. La Tchécoslovaquie. l’Ukraine. et ils se sont tous libérés. chacun plus ou moins facilement. chacun avec sa propre évolution. Maintenant, ils sont nous !

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