Une alliance pour les réunir tous ? Sommet de l’OTAN à Ankara

Les 32 pays membres de l’OTAN, ce club de défense collective, se sont réunis les 7 et 8 juillet 2026 à Ankara en Turquie, qui dispose au passage d’une des armées les plus puissantes de l’organisation.

Le contexte est évidemment compliqué, nous sommes loin de «  l’état de mort cérébrale  » que le jeune président Macron annonçait trop vite en 2019 au sujet de cette Alliance qui se cherchait une utilité en l’absence de menace avérée…

Que de changements majeurs depuis le déclenchement de la guerre russe contre l’Ukraine, en 2022 (je le précise, car cela semble presque lointain après plus de quatre années d’une guerre particulièrement meurtrière) ! La transformation même de la guerre comme confrontation armée et l’évolution désormais radicale du rôle des États-Unis avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump et de son «  cercle de pouvoir  », marquée par une idéologie d’extrême-droite, dont le vice-président JD Vance est l’illustration type.

S’unir pour soutenir l’Ukraine

Le premier sujet de ce sommet fut probablement d’afficher «  l’unité  » des pays membres alors même que cette organisation a été créée pour suppléer à la dispersion politique des pays européens. L’OTAN est en effet avant tout destinée à permettre à des systèmes militaires différents «  d’opérer  » ensemble, des armées qui sans elle pourraient à peine se parler, encore moins se comprendre et partager. A ce titre, l’OTAN n’a pas d’armée, c’est une alliance défensive de pays qui disposent chacun de leur propre armée.

L’avantage des pays européens désormais est qu’ils se sentent à peu près tous concernés (même la Suisse qui n’est pas membre de l’OTAN) par l’agressivité de la Russie de Poutine et le risque d’une confrontation directe, tandis que ce dernier perd pieds dans cette guerre contre l’Ukraine qu’il croyait remporter sans difficulté, et sans réaction substantielle des autres pays européens.

Lire aussi  : Harcelé par les drones ukrainiens, en difficulté en Crimée, comment Poutine va-t-il réagir ?

Cela explique notamment l’adhésion très récente de la Suède et de la Finlande qui faisaient jusqu’alors de la neutralité une politique intangible. Il est assez paradoxal de noter que l’OTAN, dont la dislocation est une des principales cibles de la politique de Poutine, est sortie de son coma et s’est même renforcée du fait de celle-ci.

Carte des déploiements organisés par l’OTAN, la Finlande n’y figure pas encore (https://www.nato.int/fr/about-us/organization/nato-on-the-map)

Notons aussi que les relais du «  maître du Kremlin  », comme Cnews et le Rassemblement «  national  » en France, continuent pourtant de clamer que c’est la menace de l’OTAN qui serait à l’origine de cette guerre contre l’Ukraine, alors même que l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord n’avait jamais été aussi moribonde de toute son histoire. Encore une inversion de la réalité, chère aux extrémistes qui veulent déstructurer nos sociétés démocratiques.


L’OTAN fait désormais face à un triple défi : se préparer à se battre avec ou sans les Etats-Unis, s’adapter aux nouvelles formes de guerre et soutenir collectivement la résistance ukrainienne

En premier lieu, la menace militaire exercée par Poutine n’a jamais été aussi dangereuse et l’OTAN essaie de se préparer face aux multiples possibilités de réaction de la Russie, du fait que sa guerre contre l’Ukraine est en échec. Provocations, sabotages, utilisation de drones sur la totalité de l’espace européen, tir de missiles balistiques difficiles à intercepter, intrusion militaire dans les pays frontaliers les moins armés tels les pays baltes, l’OTAN est cruciale pour coordonner les «  réponses adaptées  » susceptibles de dissuader Poutine d’agresser militairement un ou plusieurs de ces pays.

Lire aussi  : Poutine se venge sur Kiev de son échec militaire : jusqu’où ira-t-il ? Comment les Européens peuvent lui résister ?

Le sommet a ainsi décidé du renforcement du déploiement de forces des pays membres pour mieux protéger les pays frontaliers de la Russie, dans les pays baltes et en Finlande par exemple, où une force multinationale se prépare à la frontière suédoise. Autant d’initiatives qui engagent les armées d’à peu près la moitié des États membres et qui ne suscitent heureusement plus de polémiques dans leur société respective, comme si ce déploiement préventif devenait enfin une évidence dans les esprits.


Préparer l’alliance au retournement de situation en Ukraine et aux réactions probables de Poutine

Pourtant, si cette force multinationale devait «  s’engager  » – concrètement, se battre – contre un corps expéditionnaire russe, cela impliquerait des centaines de morts et de blessés, comme sur le front ukrainien aujourd’hui… Evidemment, l’objectif même de ces déploiements internationaux est de dissuader une agression militaire russe. Cependant, organiser de tels déploiements revient à accepter de se battre si nécessaire, ce qui représente un changement d’état d’esprit notable pour nos pays européens persuadés depuis des décennies être exemptés de guerre…

Lire aussi  : Déni de guerre, déni de débat, déni d’intelligence et de sécurité collective

L’autre aspect structurant de ces déploiements préventifs de force est qu’ils soient suffisants pour dissuader d’une attaque militaire et donc capables de la stopper dès les premières heures. Même si l’aspect symbolique et politique d’une telle présence (française en Lituanie ou britannique en Estonie) est cruciale, la capacité de combat de ces déploiements est essentielle pour ne pas se faire balayer dans une opération éclair, qui relancerait inévitablement un débat sur l’opportunité d’agir quand tout va trop vite.

C’est d’ailleurs pour cette raison que Poutine voulait procéder en moins de trois semaines contre l’Ukraine, en imposant aux Européens un dilemme «  fait accompli  » vs «  escalade militaire longue et incertaine  » auxquels ces derniers n’étaient absolument pas préparés.

De fait, les déploiements actuels de forces multinationales de l’OTAN dans les pays frontaliers sont sous-dimensionnés  : ils se comptent en centaines de militaires dans les pays baltes par exemple quand la Russie pourrait tenter une opération avec plusieurs dizaines de milliers de soldats. Même en défensive, le rapport de force ne peut pas être inférieur au dixième de la force attaquante, mais il est aujourd’hui de l’ordre du centième…

«  valider un renforcement important du déploiement multinational aux frontières de l’empire russe pour constituer un rempart dissuasif  »

Il est coûteux bien sûr, d’entretenir des forces militaires sur un territoire voisin, mais c’est exactement ce que les alliés de l’OTAN ont fait avec succès en Allemagne de l’Ouest notamment pendant 45 ans. La question au sommet de l’OTAN d’Ankara était donc de valider un renforcement important du déploiement multinational aux frontières de l’empire russe pour constituer un rempart dissuasif. Et la France y joue un rôle clef pour donner l’exemple et assurer sa crédibilité quand elle mène avec la Grande-Bretagne la «  coalition des volontaires  » qui se réunira le 13 juillet à Paris et dont de nombreux membres défileront sur les Champs-Elysées le 14 juillet.


Quelle place pour les Etats-Unis  au sein de l’OTAN ?

Tandis que le Canada, membre historique de l’OTAN, réaffirme son engagement dans la défense de l’Alliance, l’attitude des Etats-Unis est d’autant plus ambiguë que Donald Trump brille par son incohérence et son inconstance. Certes, il s’est affiché bienveillant aux côtés du président ukrainien Volodymyr Zelensky, mais nul ne doute qu’il pourrait basculer en un éclair sur cette connivence avec Poutine qu’il affichait il y a moins d’un an encore, à Anchorage en Alaska, en août 2025.

Au-delà des déclarations sans lendemain du président états-unien, force est de constater que les 31 autres membres de l’alliance ont acté qu’ils devaient assumer leur défense et qu’ils ne pouvaient plus se reposer aveuglément sur une police d’assurance états-unienne qu’ils croyaient même inutile de devoir payer.

Il faut rappeler cependant que les Etats-Unis pourraient difficilement quitter l’OTAN. D’une part pour des questions juridiques qui sont relativement contraignantes en ce qui concerne un traité international dûment ratifié, mais surtout, d’autre part, pour la raison que l’OTAN est le principal marché d’armement pour les industriels états-uniens de l’armement  !

Et si les dirigeants du «  complexe militaro-industriel  » sont très sensibles aux augmentations de commandes militaires par l’administration Trump, ils savent aussi se rappeler à son bon souvenir quand il s’agit de défendre leurs intérêts économiques en Europe ou au Canada, tandis que ces marchés d’armement ont pour particularité d’être étendus sur de relativement longues périodes, un jackpot pour ces industriels.

Une licence à l’Ukraine pour fabriquer des missiles Patriot… dans plusieurs années

Durant ce sommet, Trump a concédé à l’Ukraine le fait de pouvoir fabriquer sous licence les fameux missiles Patriot qui sont globalement les plus adaptés à l’interception des missiles balistiques russes. Un soutien en réalité plus politique que pratique, car il faut quasiment une année pour monter une chaîne de fabrication aussi sophistiquée ainsi qu’entre un à deux ans pour fabriquer ce missile… soit entre deux et trois années avant de produire ces Patriot alors que le besoin des Ukrainiens est immédiat.

Néanmoins, le fait que Trump accorde publiquement cette licence à l’Ukraine relève d’un soutien affiché des Etats-Unis que Poutine doit apprécier à sa juste valeur, de même que l’approbation de Trump à la stratégie ukrainienne de frapper des infrastructures clefs – pétrolières notamment – en Russie. Une stratégie sans doute difficile à critiquer pour Trump puisque c’est celle qu’il voulait utiliser contre l’Iran !

Un tanker russe attaqué par un drone naval ukrainien

Quant au développement de systèmes anti-missiles et anti-drones efficaces et pour un coût acceptable, la question reste entière pour les Européens qui ne pourront avancer dans ce domaine critique que s’ils s’unissent industriellement et militairement, à l’instar d’Airbus pour l’aviation civile.

Soutien à l’Ukraine et adaptation aux nouvelles formes de guerre

Le point essentiel du sommet de l’OTAN était d’afficher un soutien uni et une solidarité de fait entre ses 32 membres envers l’Ukraine. Dont acte avec une promesse de financement militaire de la résistance ukrainienne de 70 Milliards € pour chacune des années 2026 et 2027 (sans les Etats-Unis), soit largement de quoi acheter de l’armement et d’en produire.

Ce sommet d’Ankara marque aussi un début de prise de conscience que la guerre s’est transformée en Ukraine et que les armées européennes sont inadaptées dans leur format actuel à une confrontation désormais habitée par les drones, l’Intelligence Artificielle et la robotisation. Le partage d’expérience avec l’armée ukrainienne et le développement commun d’armements adaptés sont devenus une nécessité.

Rajoutons à cela la réaffirmation du principe cœur de l’OTAN, l’engagement « indéfectible » de tous les Etats membres, Etats-Unis y compris, envers la clause d’assistance mutuelle consacrée par l’article 5 du traité de l’Alliance  :

« Une attaque contre un allié est une attaque contre tous. Notre unité, notre solidarité et notre force collective restent le socle sur lequel reposent la paix, la sécurité et la prospérité ».
[Déclaration finale du sommet d’Ankara, 7-8 juillet 2026]

Une belle promesse qui n’engage probablement que ceux qui veulent y croire, mais qui contribue à obliger Vladimir Poutine sur la voie de la négociation, celle qui mettrait fin à cette guerre et aussi à son pouvoir d’effrayer ses voisins par son agressivité et ses mensonges. L’empire menaçant de Poutine n’aura jamais autant ravivé le besoin des Européens de se défendre – collectivement – et autant redonné à l’OTAN le rôle que voulait faire disparaître le maître du Kremlin.

Cette publication est disponible aussi sur le site d’information Sans doute que je recommande pour la richesse des sujets traités et la qualité des articles (et pas seulement des miens !)





En savoir plus sur Ne Pas Subir

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

20 commentaires sur “Une alliance pour les réunir tous ? Sommet de l’OTAN à Ankara

  1. Kramatorsk, Slaviansk, Konstantinovka, Lyman sont tombées ou vont bientôt tomber…Une antienne que l’on entend depuis des mois dans les médias et chez certains « experts » …. Rappel historique : malgré les annonces triomphantes de l’appareil de propagande nazi, Moscou, Léningrad et Stalingrad ont-elles été prises ? Retenue , nuance et sens critique doivent être de mise dans l’analyse de la situation en Ukraine !

    J’aime

  2. (Petite) leçon de philosophie politique à propos de Donald Trump, ce « tyran ».

    Voici un extrait du texte rédigé par Alexandre Lacroix, directeur de la rédaction de « Philosophie magazine », intitulé « La nature de la tyrannie ». Précisons que les premiers tyrans apparurent en Grèce au début du septième siècle avant Jésus-Christ.

    La tyrannie partage certains points communs avec d’autres usages immodérés du pouvoir, tout en ayant ses propres caractéristiques. Ainsi, elle ne saurait être confondue avec le despotisme : comme le signalait déjà Aristote, le despotisme règne sur des sujets qui ne sont pas libres, il peut s’exercer au sein de la famille comme sur des esclaves, tandis que la tyrannie séduit des êtres libres. Ce n’est pas non plus la « dictature » : celle-ci peut se montrer soucieuse de la morale, qu’elle soit religieuse – tel le régime de Salazar au Portugal de 1932 à 1974-, ou laïque, -comme celui d’Atatürk en Turquie de 1923 à 1938. La tyrannie, elle, comporte toujours un élément d’immoralité manifeste. Il y a en elle une tendance à l’excès qui se joue des convenances, de la décence ordinaire mais aussi du sentiment de justice. Elle n’est évidemment pas la même chose que la « monarchie », car celle-ci est fondée sur la tradition, la coutume, l’ordre naturel, voire sur le droit divin, alors que la tyrannie crée une rupture et que son règne apparaît comme un état d’exception déstabilisant profondément la société. Enfin, la tyrannie est distincte des « totalitarismes » du XXème siècle, car ceux-ci, comme l’a souligné Hannah Arendt, mettent en avant une idéologie, largement martelée et inculquée dès l’école primaire. Cette logique implacable d’une idée, cette prétention d’un parti unique de prendre ses décisions au nom d’une vérité supérieure sont spécifiques au totalitarisme. Rien d’équivalent en tyrannie. Ce n’est pas que le tyran n’a pas d’idées, c’est qu’il brasse des vérités et des mensonges selon les circonstances, et n’a que faire de la validation de ses actes par les sciences naturelles ou sociales. Au livre IX de « La République », Platon fait un exercice de psychologie politique, en décrivant la personnalité tyrannique. Le tyran est d’abord un homme incapable de se gouverner lui-même, parce qu’il a lâché la bride à des désirs et des plaisirs grossiers, « de ceux qui s’éveillent durant le sommeil ». Il n’a plus ni pudeur ni sagesse rationnelle. C’est « la partie bestiale et sauvage » de son âme qui s’exprime, et « elle se souille de n’importe quelle ignominie, elle ne renonce à aucune nourriture. C’est pourquoi l’homme tyrannique est incapable de mener une vie normale ou de s’en tenir à sa propre sphère privée, il la déborde, de même qu’il est forcé d’entrer en compétition avec d’autres et de soutenir la lutte avec eux toute sa vie durant. Les ennemis qu’il se crée en chemin font qu’il sera la cible de tentatives d’assassinats, dont l’une finira par réussir», prévient Platon. 

    Pas de trêve pour les baleines. C’est le titre d’un article du Point du 21 mai 2026 d’Héloïse Pons, à propos du détroit d’Ormuz paralysé par un blocus quasi total depuis février, conséquence de la guerre déclenchée par D. Trump et son acolyte Benyamin Netanyahou. Les baleines à bosse chassent, communiquent et se reproduisent par le son, et ce aux mêmes fréquences que les sonars et les moteurs. Dans ces eaux militarisées, cette exposition continue au bruit est plus qu’une nuisance, c’est une agression pour cette espèce menacée.  Les sons qu’émettent les baleines peuvent être masqués par la pollution sonore des activités humaines. Elles réduisent donc leurs plongées et s’affament progressivement. Dans les cas les plus graves, leur audition peut être détruite, ce qui les condamne à s’échouer. Ajoutons que le détroit est devenu un champ de mines. Quand ils détonent, ces engins génèrent des ondes de choc capables de provoquer la rupture d’organes internes des poissons et d’endommager irrémédiablement l’ouïe des mammifères marins. Mais dans un espace aussi contraint, se déplacer pour tenter de fuir le risque, c’est perdre ses zones d’alimentation, ses repères, sa capacité à survivre. Héloïse Pons évoque aussi le problème des 7000 dugongs, ou vaches marines, qui peuplent le golfe Persique : ils pourraient tout perdre en une marée noire. Ces herbivores ne se nourrissent que d’herbiers de zostères, des plantes qui, privées de la lumière du soleil, meurent. Dans des eaux où circulent des navires militaires et des mines non déclenchées, le risque d’incident pétrolier est permanent. Une nappe en surface agirait comme un store opaque sur les herbiers, provoquant leur mort et une famine pour cette espèce protégée.

    J’aime

  3. REFLEXION . Si des propagandistes – agents de l’étranger ( Dixit  Vladimir  PATINE ) , des contradicteurs jubilatoires ,  » influenceurs »  stipendiés ou manipulés de tout poil  s’immiscent sur ce site , c’est que la qualité de celui – ci dérange. Son succès témoigne de la force et de la vigueur de notre démocratie face à l’obscurantisme dictatorial.

    J’aime

  4. Alors là, j’avoue que Donald Trump m’épate, exiger une taxe sur tout les navires de 20 pourcent afin de garantir leur protection, on se croirait un peu dans ces manga ou des bandits rançonnes des magazin pour ne pas les voler…

    Ceçi dit instaurée une taxe sur tout les navires dans le mondes ça risque d’avoir un certain impacte sur le commerce international, enfin si on peut parler de commerce dans un monde qui deviendrait sans foie ni loi, du reste avec plus d’une centaine de pays dans le monde, à 20 pourcent de garantie de sécurité cela frises plus de 2000 pourcents de taxes, ceci devant être intêgrés dans le prix de ventes autant dire que Donald Trump refuse la circulation de toute marchandise par voie maritime, cela dit ils ne saurait oubliés bien longtemps les trains et les avions. Je me demande à combiens s’élévera la taxe sur les passager, une vie humaine pour Donald Trump ça vaut combien?

    Anarchie et chaos lui plaise décidement beaucoup, mais au delà du senssassionalisme la mise en pratique parait quand même un poile compliquer, appliquer des taxes ou il veut, quand il veut, à qui il veut s’est bien jolie mais je doute de la viabilité de son système économique… Salutation, Ludovic Melin.

    J’aime

  5. REPONSE à serge454436f344e4 Merci d’avoir explicité votre pensée ! Les renseignements que vous présentez ne font pas , de votre part,  l’objet d’une critique objective et nuancée : preuve que nous avons  en face de nous un propagandiste qui se veut adroit sans l’être ( Guillaume Ancel l’a très bien démontré ) Vous parlez de la chute de l’URSS… »ce colosse aux pieds d’argile  » , bâti sur une utopie politique et économique meurtrière, qui s’est ( et se  serait à terme )  inévitablement écroulé sur lui-même ( avec ou sans l’aide de son dernier Secrétaire Général ) . Je me dois d’anéantir un lieu commun qui a la vie dure. Anecdote : 9 novembre 2009 , Berlin fête les 20 ans de la chute du Mur. Le monde entier et des centaines d’invités prestigieux honorent Gorbatchev , père de la glasnost et de la perestroïka…Un journaliste interroge Lech Walesa du syndicat Solidarnosc et ancien Président de la République polonaise….Paroles de ce dernier :  » Gorbatchev désirait réformer le système communiste pour le faire perdurer. Moi, j’ai combattu  ce système et tout fait pour le détruire définitivement. Ce sont  mes camarades et moi-même que l’on devrait honorer aujourd’hui !  » 

    J’aime

    1. reponse à tout aveuglement ..

      Le commandant de la brigade « Anne de Kiev », en partie formée en France, a été arrêté avec plusieurs membres de son unité

      Une nouvelle controverse autour de la brigade « Anne de Kiev ». Ce lundi, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé l’arrestation de plusieurs membres de cette unité dont le commandant Stanislav Loutchanov, soupçonnés dans une affaire de double meurtre en Ukraine.

      L’homme, qui avait pris la tête de la brigade en février 2026 selon le média ukrainien Hromadske, est notamment soupçonné de meurtre et d’avoir organisé un crime, encourant pour cela la prison à vie, a indiqué la police, sans préciser son rôle dans les faits.« Crime horrible »

      L’affaire concerne la disparition il y a plusieurs semaines de deux frères dans la région de Poltava, dans le centre du pays, après une « altercation » avec une femme habitant à proximité à propos de nuisances sonores, selon la police ukrainienne. Les deux hommes ont été enlevés sous la menace d’armes et détenus « pendant une période prolongée » avant d’être tués, leurs corps criblés de balles ayant été retrouvés dans une zone boisée, a-t-elle précisé dans un communiqué.

      Stanislav Loutchanov avait abandonné son poste et était recherché depuis, a indiqué samedi l’un des commandements de l’armée ukrainienne. Lundi, le ministre de l’Intérieur Igor Klymenko a dénoncé « un crime horrible ». « Le retentissement qu’il a provoqué a lancé un débat public sur le comportement de certains militaires à l’arrière. Il est inadmissible de régler des conflits par des méthodes de bandits », a-t-il ajouté.Pénuries et abandons de poste

      Baptisée en l’honneur d’une princesse de Kiev devenue reine de France au Moyen-Âge, la brigade « Anne de Kiev », formée en 2024, était destinée à être une force de combat performante de l’armée ukrainienne et célébrée par Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky comme un symbole de la coopération militaire entre Kiev et Paris. La 155e brigade mécanisée compte 4.500 soldats dont environ la moitié formée en France.

      Mais depuis son déploiement sur le front, les controverses se multiplient concernant des pénuries d’équipements, des abandons de poste en masse parmi ses soldats et des soupçons de corruption. Sur X, Volodymyr Zelensky a évoqué une « tragédie horrible » dont tous les acteurs « seront pleinement tenus pour responsables ». Le président ukrainien se trouve d’ailleurs en France pour un sommet de la coalition des volontaires pour l’Ukraine réuni par le président français.

      SANS COMMENTAIRE ????????

      J’aime

      1. Merci de votre réponse et, surtout, de  » m’offrir un bâton pour vous battre » …Soyons pédagogue …. Anecdote personnelle. Je participe à un voyage touristique en Iran ( une dictature abjecte  toujours sous le feu des projecteurs )….Dans ma chambre  d’hôtel,  je m’installe devant la TV d’Etat pour visionner la façon dont on présente les informations internationales ( réflexe professionnel…). Incendies gigantesques en Californie, manifestations destructrices des gilets jaunes à Paris, accident de train au Royaume-uni, arrestation d’un pédophile en Belgique, etc….Idée sous jacente : voyez comme le monde occidental est moche et dangereux….qu’il est merveilleux de vivre dans un  Iran sûr et prospère, etc…

        C’est le b-a-ba du manuel du parfait propagandiste : monter en épingle des faits bien précis ( négatifs bien sûr ! ) afin de dresser un portrait peu flatteur de sa cible ! C’est exactement ce que vous essayez très maladroitement de faire. :  montrer une Ukraine corrompue ,  des alliés européens faibles,  aveugles et divisés, des médias partisans et un système démocratique inique. Je ne suis pas  naïf de croire que tout est parfait en Ukraine et en Europe, loin de là !! Analogie physique : ce n’est pas parce que notre corps produit des déchets ( urine, et matières fécales) qu’il ne fonctionne pas bien…

        Nous attendons tous de vous que vous brossiez un tableau objectif et critique  de la situation en Russie , dans le Donbass et la Crimée occupés, en Biélorussie, Iran, Corée du Nord, Cuba, etc….!  

        J’aime

  6. …malgre la chaleur , tu garde la tete froide !…a propos pays baltes
    , ils rassemblent  6 millons d habitants  , soit autant que la Finlande
    ,mis cele-ci est capable d armer sept fois  plus d hommes et de materiel
    que tous les etats baltes ! bonne -chaude- journee , Patrick .-

    J’aime

    1. Vous semblez ignorer que la Finlande ne possède que ( environ ) 100.000 russophones sur son territoire ( 1,8 % de sa population ) . L’Estonie : 276.000 ( 20% ) ; Lettonie : 445.000 ( 24,5 %) ; Lituanie : 141.000 ( 5% ) . Soit 862.000 locuteurs de la langue de Léon Tolstoï.  Serait-il judicieux de former et d’armer cette  » possible cinquième colonne russo-poutinienne   » au sein de l’OTAN ?

      J’aime

  7. Tout est extrémement mouvant à l’international, pendant que l’Iran et les USA se tape dessus dans le seul but semble-t-il de dire que se sont eux les dures, mais avec guère d’intêret quand à la suite des négoçiations. D’ailleurs au réactions du cours du pétrole on sent bien que ce conflits a été désormès declasser du niveau impacte international à celui d’impacte régional, en effet le blocage d’ormuz impacte tant que cette axe est utilisé, à partir du moment ou des voies secondaires sont trouver il perd de sa valeur, ce qui fragilise dans un sens l’Iran qui en l’entravant finit par perdre un de ses prinçipaux levier, même si sur un plan régional il faudra sans doute quelques mois voir années pour sans passer, avec cependant le risque que se soit considérer comme impossible, entrainant une coalitions à forcer la réouverture de celui-çi, mais ça semble un scenario très peu probable mais cela maintient une certaine pression sur les USA, leur allier du Golf n’appréçiant pas trop qu’on leur coupe une voie commerçiale majeur pour eux…

    En Ukraine la pression est désormés sur la Russie, Donald Trump l’a bien senti et après ça déconvenu en Iran ne souhaite pas être assoçier par trop au perdant, même-çi avec lui une nouvelle pirouette dont il a le secret ne peut évidement pas être exclu…

    Mais l’Iran à eu au moins le mérite de montrer à ce gouvernement d’extrême droite que les USA seul ne sont plus grand chose, et qu’il convient de s’entourer d’allier comme l’OTAN si on veut pouvoir prétendre être « une grande puissance »…

    Salutation, Ludovic Melin.

    J’aime

  8. Bonjour Guillaume.

    Vous commencez à connaître mon intérêt pour l’Otan et mes vives critiques à l’égard de la frilosité de ses membres actuels!

    Aussi pour compléter vos dires, je me permets de rappeler l’objectif stratégique numéro 1 de l’Otan lors de sa création:

    « Assurer la défense collective des pays d’Europe occidentale et d’Amérique du Nord face au risque d’une agression soviétique, dans un contexte d’expansion de l’influence de l’Union soviétique en Europe. »

    Une fois encore, donc, l’Histoire se répète! Tout comme elle se répétera aussi quand elle écrira dans quelque temps – le plus rapidement possible espérons-le! – qu’une fois encore, le régime russe ne comprend que la force.

    Et qu’une fois encore, nous devrons rétablir la bonne vieille méthode efficace du Big stick héritée de Roosevelt, puis reprise par Truman, Reagan et d’autres en Europe également.

    Comme quoi il y a des choses, qu’on a parfois tendance à oublier, mais qui pourtant ne changent pas, dont certaines datant presque de deux millénaires :

    « Si vis pacem, para bellum. »

    Aimé par 1 personne

  9. Bonjour,
    Merci Monsieur ANCEL de rappeler le rôle de l’OTAN qui, à l’instar de la propagande russe relayée régulièrement par certains, est une organisation pour le maintien de la paix et non un va-t-en-guerre qui menace la Russie.

    Vous expliquez justement que les États-Unis ont un intérêt majeur pour leur vente d’armes et que c’est sur ce point que certains états européens devront bien réfléchir s’ils veulent s’émanciper de cette emprise avec un dirigeant qui change de ton et d’idée selon son humeur du moment.

    Enfin, je me permets d’ajouter à votre post que, si l’Ukraine est aujourd’hui à l’offensive, il ne faut pas occulter les atrocités quotidiennes que subissent les ukrainiens avec des frappes de missiles et de drones qui se succèdent au fil des jours et que le monde semble oublier rapidement en se tournant vers d’autres faits que relayent les médias et autres réseaux de communications.

    Belle journée à vous tous.

    J’aime

  10. Revisitez la serie americaine culte STAR TREK et vous comprendrez mieux ce qui se passe actuellement sur les differentes theatres de guerre dans le monde (plusieurs dizaines actuellement)) Cordialement Sergio

    J’aime

      1. quelques elements pour expliciter :

        Principaux renseignements

        • Le président Volodymyr Zelensky pourrait être contraint de quitter le pays en raison d’une succession d’échecs stratégiques.
        • Les tensions diplomatiques avec la Pologne menacent le soutien militaire vital dont bénéficie l’Ukraine.
        • La prise de Konstantinovka par la Russie accélère la chute du Donbass.

        Petr Drulak, ancien diplomate de haut rang de la République tchèque, suggère que le président Volodymyr Zelensky pourrait être contraint d’évacuer l’Ukraine dans un avenir proche. Dans un article publié dans Časopis argument, Drulak avance qu’une combinaison de relations diplomatiques qui se détériorent avec la Pologne et d’échecs militaires significatifs pourrait conduire à cette issue.La fragile alliance avec la Pologne

        L’analyste observe que, si l’Ukraine et la Pologne ont réussi à éviter un conflit direct, cette stabilité n’existe que parce que les deux nations perçoivent la Russie comme un adversaire commun. Il note que Kiev a agi en partant du principe que Varsovie ne prendrait aucune mesure susceptible de compromettre la capacité de l’Ukraine à mener la guerre contre Moscou.

        Cependant, Drulak prévoit un changement dans cette dynamique d’ici quelques mois. Il estime que Zelensky pourrait privilégier son propre départ plutôt que la stabilité à long terme du pays.Chute de Konstantinovka

        Cette position précaire est exacerbée par la chute (contesté) de Konstantinovka aux mains des forces russes. Plutôt que de s’attacher à atténuer les effets de cette perte, le dirigeant ukrainien aurait laissé les tensions avec la Pologne s’intensifier.

        La perte de Konstantinovka revêt une importance stratégique particulière, car il s’agissait d’un centre logistique vital utilisé par l’armée ukrainienne pour la rotation et le ravitaillement des troupes dans la région de Slaviansk-Kramatorsk. Cette évolution facilite l’objectif de la Russie visant à prendre le contrôle total du Donbass. De plus, la détérioration des relations entre Kiev et Varsovie menace la continuité du soutien militaire essentiel apporté par la Pologne.Avancée militaire russe

        Cette avancée militaire a été confirmée le 3 juillet, lorsque le général Valery Gerasimov a informé le président Vladimir Poutine que la ville avait été entièrement libérée. Poutine a qualifié cette victoire d’étape décisive qui ouvre la voie à de nouvelles avancées russes vers les centres stratégiques de Kramatorsk et Slaviansk. Zelensky continue toutefois de nier que l’Ukraine ait perdu la ville. (fc)

        A moins de dire que ce journal tcheque est une officine poutinienne ?

        1- Autre element qui est passe sous silence – les correspondants francais – radios, teles , journeaux sont authorises en Russie alors que l’inverse néxiste pas ? quid ?

        2 – Comparer la Russie de Poutine avec L’Urss est osé alors que Poutine et son mentor Elsine – financierement aidés par les puissances occidentales ont mis à bas l ‘URSS –

        Comme dans le cas des talibans il faut bien reflechir QUI ONT AIDE – et QUI ONT COMBAT ? sinon on a des retours de flamme imprevus ..et devastateurs …..

        Bonne canicule à tous ( c’ést un coup de Poutine diront certains ??? )

        Restez à l ‘ombre et reflechissez

        Sergio

        J’aime

      2. Bonjour Sergio,
        Je ne connais pas ce média, mais cette « interview » reprend les arguments de la propagande du Kremlin, la réalité est très différente :
        Zelensky réussit son opération contre la Russie et en particulier contre la Crimée, il a même retrouvé une forme de bienveillance chez Trump…
        La polémique avec la Pologne, déplacée et malvenue, n’est pas un sujet de conflit mais de contentieux entre ces deux pays.
        Quant à la « prise de Konstantinovka« , seule la Russie la revendique comme une victoire stratégique : la ville est effectivement en train de tomber… mais les Russes ne pourront pas l’occuper du fait des drones, c’est déjà un no man’s land comme pratiquement toute la zone du front, dévastée par l’opération militaire spéciale de Poutine…

        Enfin, pour ce qui est des journalistes, le seul front qui leur est interdit aujourd’hui – et je travaille régulièrement avec eux – est Gaza. Ils vont régulièrement sur le front ukrainien, mais quand ils doivent passer du côté russe, ils sont soumis à une censure sévère !

        Cordialement

        J’aime

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.