Quand le directeur de la CIA se déplace lui-même à Moscou, c’est pour dire quoi ?

L’actualité est très rapide avec ce retour d’été, mais il ne faut pas passer à côté de l’importance du déplacement du directeur de la CIA à Moscou, destiné à porter plusieurs messages clés à Vladimir Poutine, qui est dans une impasse et donc plus dangereux que jamais…

Dans le contexte actuel « d’escalade brûlante » de la guerre russe contre l’Ukraine, du fait que Poutine n’avance plus sur le front et qu’il prend des coups jusqu’à Moscou, le déplacement du directeur de la CIA, John Ratcliffe, ne peut pas être anodin.

Le transport dans un avion militaire C17 est lié au fait que John Ratcliffe s’est déplacé à Moscou avec des véhicules de la CIA, permettant de communiquer et de discuter sans risque d’être écouté. Cela a un côté « débarquement » auquel la Russie pouvait très bien s’opposer si elle n’avait craint de se fermer un canal d’échange crucial… Par ailleurs, la discrétion d’un tel déplacement étant très relative, cette mission était donc confidentielle mais pas cachée pour autant.

Cette visite n’avait pas été annoncée officiellement, en particulier aux pays membres de la coalition des volontaires qui venaient de se réunir le 24 août, j’y reviendrai. Le fait que le directeur de la CIA se déplace à Moscou, presque « secrètement », le 25 août est d’abord la manifestation d’une volonté de faire redescendre la tension et de « déminer » un certain nombre de sujets pour lesquels John Ratcliffe fait office « d’ambassadeur sans diplomatie ».

Le directeur de la CIA fait office « d’ambassadeur sans diplomatie »

Le directeur de la CIA a pu en effet aborder ces sujets sans risquer qu’ils soient diffusés, ni utilisés dans une énième polémique publique portée par l’entourage de Vladimir Poutine ou dans les tweets délirants de Donald Trump. Et la crédibilité du directeur de la CIA est autrement plus importante que celle de ses envoyés spéciaux Steve Witkoff, l’ami promoteur immobilier, et de Jared Kushner son gendre…

Il faut noter enfin l’empressement de Donald Trump à assurer aux médias que « ce déplacement n’était lié ni à l’Iran, ni à des menaces russes contre l’OTAN », alors même que ces derniers ne lui posaient pas la question.

Le Monde

De fait, il s’agit bien de ces sujets qu’il était nécessaire d’aborder en urgence. Le premier d’entre eux est la préparation d’agressions contre des pays de l’OTAN, dont l’attentat manqué de Leipzig début août (des drones russes attaquant un avion de transport civil ukrainien sur un aéroport allemand) et l’incendie de plusieurs sites de fabrication d’armes en Europe sont les prémices.

Lire aussi : Pourquoi ces vagues massives de drones ukrainiens contre Moscou ?

Prévenir une extension du conflit

De telles attaques justifieraient en effet d’invoquer l’article 5 de sécurité collective de l’OTAN qui veut qu’une agression contre un pays membre déclenche une réaction de tous, y compris des Etats-Unis. Rappelons au passage que l’OTAN est le premier marché des fabricants d’armes états-uniens et qu’il est hors de question pour ces derniers de quitter l’organisation de défense collective, contrairement à ce que clame Trump…

Que le directeur de la CIA prévienne son homologue russe que les États-Unis seraient obligés de réagir est aussi une manière de dissuader, de « prévenir » la Russie de franchir une marche plus dangereuse encore dans sa fuite en avant, une marche qui consisterait à lancer une opération militaire contre un pays membre (un pays balte par exemple).

Les renseignements états-uniens sont suffisamment précis pour connaître les options étudiées par Moscou, comme cela avait d’ailleurs été le cas avant le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en février 2022 et qui avait engendré aussi un déplacement à Moscou de William Burns, le directeur de la CIA de l’époque.

Prévenir aussi de la « tentation nucléaire »

A ce stade, la tentation pour Moscou d’utiliser une arme nucléaire tactique pour démontrer sa suprématie militaire battue en brèche par la résistance ukrainienne a probablement été évoquée aussi. La CIA rappelant que les États-Unis ont la capacité de détecter la préparation de telles armes, ce qu’ils avaient fait aussi au début de la guerre quand l’opération militaire spéciale de Poutine tournait au fiasco autour de Kherson fin 2022.

Lire aussi : 11 novembre 2022, date de la libération de Kherson par les Ukrainiens

« Nous vous voyons, n’y pensez même pas » est un message qui met en difficulté la Russie d’autant que la Chine avait déjà prévenu Poutine que cela constituait une ligne rouge (sans jeu de mots) parce que les armes nucléaires – quelle que soit leur puissance – ne sont pas des armes de guerre, mais des dispositifs de destruction massive et définitive, des systèmes de suicide collectif.

Dans le contexte actuel, le directeur de la CIA a partagé son estimation de l’ampleur des destructions auxquelles s’exposait la Russie, en termes d’infrastructures vitales pour son financement et sa vie quotidienne, si elle ne mettait pas fin – par un accord – à cette escalade dévastatrice.

Logiquement, John Ratcliffe a invité la Russie à revenir à une négociation qui ne consisterait pas « à régler les causes profondes du conflit » – l’argument de Poutine pour enterrer les premières discussions avec les envoyés spéciaux de Trump –, mais à stopper enfin cette guerre avant qu’elle ne produise plus de dégâts irrémédiables et obère l’avenir même de la Russie.

A ce titre, la destruction par des drones ukrainiens d’infrastructures pétrolières cruciales pour le financement de la Russie contribue à la ruine de cette dernière, sans compter l’impact immédiat sur les prix à la pompe et le mécontentement populaire.

Incendie d’une raffinerie de pétrole en Russie

Certains avanceront qu’un tel arrêt de cette guerre contre l’Ukraine serait vain car Poutine ne renoncera jamais, et pas seulement au Donbass. D’autres (y compris parmi les Ukrainiens) se demanderont pourquoi ne pas accepter des concessions si elles apportent de réelles « garanties de sécurité » et surtout la fin d’un conflit qui a dépassé le million de morts et de blessés marqués à vie.

Ces questions sont aussi celles discutées par la coalition des volontaires

Le jour d’avant cette visite, la coalition des volontaires se réunissait pour marquer officiellement son soutien à l’Ukraine, dans le cadre du 35ème anniversaire de l’indépendance de cette dernière. Mais cette réunion avait surtout pour objet de discuter de trois sujets sensibles.

La première question porte sur le déficit de défense anti-aérienne qui fragilise l’Ukraine bombardée au quotidien par la Russie et qui interroge aussi sur la (très) faible capacité de ces pays européens à se défendre s’ils étaient eux-mêmes attaqués… Pour ce qui est de l’Ukraine, les Européens ont réussi à fournir quelques exemplaires d’intercepteurs Patriot et Aster30. Ainsi, dans la nuit du 26 août les Ukrainiens ont pu intercepter sept missiles balistiques russes, ce qu’ils n’avaient pas pu faire depuis des semaines.

Bombardement en Ukraine

Lire aussi : les drones ne sont que la partie visible d’un iceberg qui a déjà renversé la guerre

Gardons cependant en mémoire que la question est loin d’être réglée, sachant que les Russes ont une capacité de production estimée à une centaine de missiles balistiques par mois, et qu’il faudrait donc aux Ukrainiens deux à trois cents intercepteurs (par mois) quand ils n’en disposent probablement que de moins d’une centaine… De plus, les Russes ont perfectionné leurs drones, en augmentant notamment leur vitesse grâce à de mini-réacteurs, les rendant plus difficiles à intercepter pour un temps.

@yrouille.bsky.social

La seconde question, essentielle pour la sécurité des Européens, est de se préparer aux prochaines agressions de Poutine, dont l’attentat de Leipzig en Allemagne était un précurseur. Ce sont au moins trois drones russes qui ont été utilisés début août et le fait qu’ils ne soient pas arrivés à leur fin – détruire un avion de transport ukrainien sur le tarmac de ce grand aéroport civil allemand – relève de la pure chance. La prochaine fois sera la bonne.

La coalition des Volontaires réfléchit donc aux mesures nécessaires pour se prémunir autant que possible (les drones sur Leipzig n’ont été détectés qu’après l’attentat) et pour déterminer comment ils devront réagir quand cela arrivera pour de bon : mobiliser des forces conséquentes aux frontières, frapper en retour sur un aéroport russe sans le reconnaître, intervenir directement dans le ciel ukrainien ?


Les Européens craignent plus encore une opération militaire russe contre un pays frontalier

L’agression de Poutine qui inquiète le plus les Européens et qui constitue leur troisième question est une opération militaire russe contre un pays frontalier obligeant de facto les pays de l’OTAN à réagir : comment et avec quoi ? En particulier si les États-Unis de Donald Trump se contentaient d’un tweet grotesque du président actuel en guise de réponse…

Sous couvert d’exercices, l’OTAN a renforcé son dispositif de détection et de réaction dans les pays frontaliers de la Russie, mais celui-ci reste sous-dimensionné face à un corps expéditionnaire russe, même limité à 50 000 soldats (et équipé massivement de drones), ce qui ne représenterait pourtant qu’à peine un dixième de ce que les forces russes mobilisent contre l’Ukraine.

Le risque d’une telle opération russe contre une partie du territoire d’un pays européen est évidemment qu’elle dégénère en un conflit global ou qu’au contraire elle tétanise les pays européens face à une Russie qui ne comprend et n’utilise jusqu’ici que la force.

Une négociation en lien avec l’Iran ?

En conséquence, la coalition des volontaires s’interroge sur les différentes possibilités de pousser Poutine à la négociation, un des arguments clefs délivrés par le directeur de la CIA à Moscou, comme expliqué plus haut. Que faudrait-il négocier et, en particulier, obtenir en termes de garanties de sécurité pour l’Ukraine et pour l’Europe si un accord de fin de guerre était trouvé ?

Lire aussi : Pourquoi Poutine redouble de violence dans sa guerre contre l’Ukraine ?

Puisque Trump l’a immédiatement nié, il est probable que le directeur de la CIA ait évoqué la situation avec l’Iran, dont la Russie est le premier allié. D’autant plus que c’est Moscou qui a fourni à l’Iran les tactiques et les modules techniques issus de leur expérience en ukraine qui ont permis aux drones iraniens de mettre en péril l’opération des Etats-Unis contre le golfe persique.

Dès lors, les États-Unis ont tout intérêt à relier la négociation de la Russie sur l’Ukraine à la situation difficile dans laquelle ils se trouvent eux-mêmes dans le golfe persique, à rechercher un soutien de la Russie pour convaincre l’Iran d’accepter enfin un accord, notamment sur le détroit d’Ormuz, qui reste aujourd’hui l’otage des gardiens de la révolution. En échange, les États-Unis aideraient la Russie à obtenir certaines concessions…

La réunion de la coalition des volontaires comme le déplacement du directeur de la CIA à Moscou n’ont donné lieu à quasiment aucune déclaration officielle : la situation est donc très sensible, elle peut désormais s’enflammer aussi bien que s’éteindre. Mais il est peu probable qu’elle puisse continuer « en l’état ».

Le Monde

[Illustrations par Truant, truant.cartoons@gmail.com, Lecture par Via Logos, joseph.foret@vialogos.fr]





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17 commentaires sur “Quand le directeur de la CIA se déplace lui-même à Moscou, c’est pour dire quoi ?

  1. C’est Toujours instructif de vous lire. Merci Monsieur. Vécu à l’étranger, jeune, j’ai souvent entendu parler de la CIA ! Chut, c’est un agent CIA, attention parle plus bas ! Aujourd’hui, avec nos portables, notre adresse IP, la géolocalisation, la reconnaissance faciale et autres ! Vraiment ma question est sincère, ne sommes nous pas tous vulnérables (je n’ai rien à me reprocher pour le moment) En ce qui concerne la mise en scène du sujet actuel, on nous prend pour des XXX !!!!

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    1. L’espionnage, sous toutes ses formes ( politique, militaire, économique, financier) est partout ! Personnellement je préfère me faire espionner par des démocraties que par des dictatures. Merci de ne pas surestimer , encore moins  diaboliser , la puissance et l’efficacité des agences d’espionnage :  rechercher et obtenir un renseignement est une chose, l’ analyser convenablement en est une autre…Pour terminer, au bout de la chaîne, vous avez un dirigeant ( politique, militaire, économique )   qui pourrait,  et l’Histoire le montre à l’envi , complètement s’en désintéresser par ignorance, méfiance ou incompétence…Pensez au fiasco des attentats du 11 septembre 2001 aux USA et ceux du 7 octobre 2023 en Israël !

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  2. AJOUT. Les images de l’atterrissage de l’avion US et du cortège de voitures dans Moscou ont été prises et diffusées par les services russes : dans quel but ? Manipulation de propagande ? Une visite qui aurait dû rester secrète livrée au grand jour pour accréditer l’idée d’une démarche us mortifiante auprès du Kremlin : Trumpov et sa famille menacés demandent l’aide russe pour dissuader les Iraniens ? Tout est possible…..

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  3. Les services secrets ont comme corps de métier : la recherche et l’analyse du renseignement , la manipulation, la désinformation , l’élimination d’ennemis , etc…. et ce dans la discrétion le plus absolue.!! Nous avons assisté cette semaine à « une représentation théâtrale en mondovision » : Superman US , fort de l’efficacité de la CIA , s’est rendu à Moscou pour tancer  son homologue russe ! ( « Je sais ce que tu prépares et fais bien attention à toi ! « )  Toute une série de questions me taraude : quel intérêt  a eu Narychkine, chef du SVR, (et  bien sûr Patine le vrai patron !  ) à recevoir son homologue pour  se faire humilier au grand jour dans son fief de Moscou ? Est-ce dans le tempérament de Patine et est-ce crédible ? N’y aurait-il pas eu , pour la Russie, une compensation avantageuse  en retour de cette mise en scène  ? Qui a pris l’initiative de cette rencontre ? Pourquoi n’a-t-elle pas eu lieu , discrètement, à Washington, entre le chef d’antenne du SVR et un fonctionnaire moins gradé de la CIA? Pourquoi l’avion militaire US a-t-il fait escale dans un pays balte alors qu’il aurait pu joindre Moscou directement ?  De quoi ont-ils parlé : ingérence dans les élections US, la Chine et Taiwan, l’Iran et le golfe persique ? J’émets de sérieux doutes quant à la volonté ferme des USA de défendre l’Ukraine, l’Europe et l’Otan  face aux menaces russes. En effet,  ces deux pays ont un intérêt commun :  celui d’affaiblir  ou de détruire ces trois entités ….

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  4. Dans le climat de défiance et le chaos installer par Donald Trump on pourrait prêter au silence des propos un rien plus provocateurs comme :  » Cela fait plus d’un an qu’on leur à couper les vivres, qu’attendez-vous pour écraser les Ukrainniens » ou encore « On voulaient juste mettre un peu de pressions sur les Européens pas passer notre vie dans le détroit d’hormuz, à quoi joue les Iraniens, ont-ils oubliaient qui on est… ».

    Mais alors que Marc Rubiot et Peter Hegbeth semble vouloir se reconvertir en maniat du pétrole, ayant jouer selon Donald Trump un role dans l’obtention de droit d’exploitation de pétrole Vénézuéliens, qui sortira de terre dans quelques années… Soyons magnanime avec le sceau de la confidentialité à défaut de selui du secret : « Si vous attaquez l’OTAN, on vous tombera dessus, ne vous laissez pas bernez par la Tambouille médiatique de Donald, On distingue très bien nos allier de nos ennemie » ou encore  » La libre circulation est bon pour tout le monde, rappellez le au Iranien »

    Bien évidement l’imaginations nous permez façilement d’augmentez la liste des suputations, mais cela diminue d’autant la probabilité de tomber juste, pourquoi n’aurait-ils pas simplement parler chiffon par exemple « Si vous intervenez au éléctions US soutenez les Républicains » ou même vélo « Ce coureur sur la Vuelta semble imbattable »

    Salutation, Ludovic Melin.

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  5. Article manipulateur

    Le chef CIA est arrive a Moscou pour stoper l’aide de la Russie pour Iran.

    Rien a faire vis a vis de la guerre contre Ucraine.

    Pour USA, la guerre contre Ucraine c’est marginale, ils ne sont pas interesses.

    C’est l’Iran…

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      1. Le choix du C17 était pour rapatrier les corps d’officiers du renseignement OTAN tués en Ukraine. Par ailleurs, ce sont des véhicules de l’ambassade qui ont été utilisés pour circuler dans Moscou.

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    1. Monsieur Ancel,

      Vous avez fait l’effort d’écrire sur le chef de la CIA. 

      Je ne vois pas de manipulation de ma place, simple suiveur peu éclairé. Mais des questions se posent !

      Quel est la crédibilité de la CIA de nos jours? Ils n’ont même pas été capables de persuader leur président de ne pas engager l’énorme armée des états unis dans le golfe persique alors qu’il a écouté le mossad et son chef qui est son ami personnel … cela en dit long. On entend parler par la presse militaire de l’armée américaine des problèmes sur les navires.

      Beaucoup de sources ont apporté la preuve, je sais que vous n’êtes pas d’accord avec eux, que le president Trump a suivi les recommandations de mossad pour attaquer l’Iran contre son propre service de renseignement. Il a limogé leur chef (de la CIA) qui s’opposait à son avis. Une telle institution comme la CIA ne dépend qu’un seul chef? ???

      C’est une institution solide. Ils dormaient les autres pour laisser envoyer leurs bateaux en guerre avec les impôts de leurs citoyens ?

      La CIA savait, d’après des sources fiables, que le régime criminel iranien ne tombra pas en tuant son chef.

      J’attends, en tant que simple suiveur, comprendre l’intérêt d’un américain simple dans cette guerre au golf? Incroyable comment les américains acceptent l’engagement coûteux de leur armée pour compliquer leur propre quotidien !!!!!!. Je serai ravi que les visiteurs de votre site nous apportent une réponse.

      Nous, les français, devons suivre nos propres services extérieurs qui savent ce que nous devons faire. Nous avons des diplomates de bonne qualité dans toutes les régions du monde, qui nous informent sur l’état du monde et surtout sur nos intérêts. 

      Notre président en 2027 indépendament de ses orientations, doit suivre leurs recommandations et pas les avis de ses amis de salon de thé ou journalistes car nous sommes en démocratie, nous payons des impôts pour nos intérêts,,.. Sarkozy a suivie BHL en Lybie, ça n’a rien apporté à 66 millions de français, sauf si vous avez d’autres précisions?

      notre armée, nos enfants, sont là pour NOUS défendre et pas pour défendre des pays et nations lointains… l’armée américaine s’est engagée au golf persique pour défendre l’intérêt d’israël. Israël n’acceptera jamais voir une armée forte à ses frontières. Israël a totalement le droit de le faire avec ses enfants ; notre armée est là pour Nous. 

      Aucun candidat pour 2027 ne le dit clairement. Aucun. Aucun. Ils ont chacun un intérêt partisane par ci et par là. Des personnes comme vous, bien informées, respectées et je l’espère, écoutées par les chefs de nos armées, ont le devoir de faire comprendre cela à ces candidats. Notre armée est la pour NOUS défendre. 

      Après,,,, démocratie !!!!!!,,, peut être en démocratie, sinon nous devons arrêter de faire la leçon aux autres pays du monde sur la démocratie 

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  6. Poutin’ ne peut survivre qu’au prix d’une guerre perpétuelle car elle est un des piliers de son régime. Paix et poutin’ sont un oxymore. Quant à l’utilisation à tout bout de champs du mot « défense » par nos dirigeants, ce n’est jamais cela qui inquiètera le vampire du Kremlin: défense = faiblesse = couardise . Par contre si vous appliquez la méthode Ukrainienne: rétorsion, menaces directes (ex: on va te couler ta flotte, on va attaquer Königsberg, etc) et des réactions cinétiques dévastatrices (raffineries, OZN, WB etc ), là il va devoir comprendre qu’on n’a pas peur de lui et comme il tient à la vie …

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    1. « On va te couler ta flotte », l’expression est verte.

      Mais, l’on se demande en effet ce que font les marines otaniennes en mer Baltique à surveiller les mouvements de cette flotte fantôme… sans intervenir.

      Interdire le passage de ces navires par le Skagerag (le détroit du Danemark) serait bien plus efficace!

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  7. Poutine ne renoncera JAMAIS ! Il est pris dans son délire paraoïaque de reconstitution de l’Empire soviétique. Hélas sur sa route il y a un petit Goliath, qui s’est opposé à la grande marche de son destin.

    Du coup, Poutine veut faire porter la responsabilité de son échec à l’Otan. Il va s’en dire que sa prochaine cible, pourrait être le couloir de Suwalki, qui relie la Biélorussie à l’enclave de Kaliningrad.

    Problème, Alexandre Loukachenko n’a visiblement aucune envie de faire basculer son pays dans une guerre qu’il ne maîtriserait pas.

    https://www.ladepeche.fr/2026/08/27/decryptage-guerre-en-ukraine-la-bielorussie-est-elle-en-train-de-lacher-poutine-derriere-les-signes-etranges-emis-par-loukachenko-la-crainte-dun-13524298.php

    De toutes façons, la visite de William Burns à l’époque n’avait pas empêché Poutine de déclencher l’invasion de l’Ukraine en Février 2022. Faut-il le rappeler les services secrets américains avaient prédit cette offensive dès l’automne 2021. Le directeur de la CIA s’était même rendu à Kiev, en janvier 2022, pour révéler les plans d’attaque de Moscou.

    Si Poutine lance une opération de « libération » de la péninsule de Kaliningrad, il va menacer DEUX pays de l’OTAN : la Pologne et la Lituanie.

    Si cela se produit après les élections de 2027, avec le duel attendu RN – LFI. Le nouveau président français ne bougera pas une oreille. Et cela Poutine le sait.

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    1. Oui Patine ne s’arrêtera que lorsqu’il sera complètement défait économiquement ( ce qui est préférable pour l’Europe et l’Otan ) et/ou militairement ( soit par l’Ukraine , soit par l’Otan en cas d’attaque inconsidérée ) L’enclave de Kaliningrad est au niveau stratégique plus un problème pour la Russie  qu’un atout . Elle est entourée par la mer Baltique totalement aux mains de l’Otan. Vous fermez le détroit du Kattegat ( Danemark-Suède) )  et vous étranglez Kaliningrad ainsi que  la région de St-Pétersbourg logée au fin fond du golfe de Finlande  ( d’où partent 80% pourcents du pétrole russe exporté par la flotte fantôme) .La Biélorussie, déjà complice-belligérante du conflit actuel, n’est guère en mesure de prêter main forte à la Russie pour désenclaver Kaliningrad …et la Pologne ne laissera sans doute pas faire.

      Élections présidentielles de 2027 en France : le duel LFI – RN est pour l’instant prématuré. Mélenchon a montré son incompétence économique et financière lors du dernier débat. Les marchés financiers , les agences de notation et les bourses enverront, bien avant ces élections, un message clair à ses supporters ! Marina Le Penova  : les attendus de son premier jugement ne laissent guère de doute quant à l’issue de son procès en appel et son inéligibilité. Quant à Bardellov , incapable de justifier un quelconque travail d’assistant parlementaire , son avenir politique de Premier Ministre s’assombrit fortement….Sans parler, comme pour Mélenchon, des signaux qui seront envoyés par les milieux financiers sur la crédibilité du programme économique du RN. En cas d’absence de budget 2027 et de censure du gouvernement Lecornu, les signaux pourraient se transformer en tempête préélectorale….

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