
Tandis que les États-Unis fêtent le 250ème anniversaire de leur indépendance, les Européens – avec les Ukrainiens au premier rang – sont confrontés à une guerre menée par la Russie de Poutine dont l’issue va déterminer en grande partie leur sécurité à venir. Et cette guerre, qui dure depuis plus de quatre ans, connaît un nouveau tournant pour la raison que son promoteur, Vladimir Poutine, rencontre de sérieuses et grandissantes difficultés.
Ainsi, non seulement son armée est enlisée sur le territoire ukrainien depuis plus de deux mois – elle a avancé de moins de 30 km2 au mois de juin 2026 –, mais pire encore elle n’est plus en capacité de défendre son propre territoire des tirs de riposte de l’Ukraine qui menace l’économie russe au quotidien (crise du carburant) et assiège progressivement la péninsule de Crimée annexée en 2014… par Poutine.
Lire aussi : Harcelé par les drones ukrainiens, en difficulté en Crimée, comment Poutine va-t-il réagir ?
Comme il fallait s’y attendre, Poutine a réagi violemment par une vague de bombardements sur la capitale Kiev dans la nuit du 1er au 2 juillet, faisant une trentaine de morts et trois fois plus de blessés. Son armée a utilisé pour cela 74 missiles et 496 drones, dont 48 des premiers et 476 des seconds auraient été interceptés d’après l’armée ukrainienne. C’est une vague lourde de bombardements qui, malgré l’anticipation des Ukrainiens, a provoqué des dégâts importants en particulier du fait du taux limité d’interception des missiles russes.
Près de de 300 bombes ont frappé Kiev dans la nuit du 1er au 2 juillet
En effet, si 96% des drones auraient été abattus par les Ukrainiens – qui sont des pointures dans ce domaine –, les missiles russes n’ont été interceptés que pour les deux tiers (65%), permettant à au moins 26 missiles d’atteindre leur cible, principalement des immeubles d’habitation. Un missile emporte en moyenne une charge militaire 10 fois plus importante qu’un drone, c’est donc l’équivalent de plus de 250 drones qui se sont abattus sur la capitale. Ajoutés à la vingtaine de drones passés au travers de la défense ukrainienne, plus ceux ayant commis des dégâts bien qu’interceptés, ce sont près de 300 bombes qui ont frappé Kiev ce jour-là.

Prenons un peu de temps pour comprendre ce que cela signifie. Pas un instant, Poutine n’a pu imaginer que cette vague de bombardements, qui n’est ni la première ni la dernière, arrêterait la résistance ukrainienne.

Son objectif est plus certainement d’envoyer un signal à la population russe, à savoir qu’il détient (toujours) le pouvoir militaire et donc une puissante capacité de destruction. Un message à destination notamment de ceux qui le voient s’affaiblir dans cette guerre sans issue et qui pourraient être tentés de s’en débarrasser.
« Un message à destination de ceux qui le voient s’affaiblir dans cette guerre sans issue »
Ces bombardements constituent bien sûr aussi un « signal » pour les Ukrainiens signifiant que le conflit est loin d’être terminé et que, si ces derniers maîtrisent de mieux en mieux l’arme déstabilisante que constituent les drones, ils restent vulnérables parce que fragiles dans l’interception des missiles. De fait, les Ukrainiens sont très dépendants des intercepteurs américains – en particulier des missiles Patriot PAC 3 que seuls les Etats-Uniens fabriquent – pour intercepter les missiles russes, notamment leurs missiles balistiques dont les trajectoires les rendent par nature « hypersoniques », c’est-à-dire volant à plusieurs fois la vitesse du son.

Même si ces intercepteurs Patriot ont été achetés en nombre par les Européens, leur livraison à l’Ukraine est soumise à la décision du pouvoir des Etats-Unis qui ne brille pas par sa cohérence ni par sa loyauté envers ses alliés. Certes des accords de fabrication sous licence sont en discussion, en Allemagne par exemple, mais leur production effective prendra des mois, peut-être des années. Pour contrer une attaque comme celle du 1er juillet, il faut entre 2 et 3 intercepteurs par missile à arrêter, soit près de 200 exemplaires à 3 millions $…
Cette vague de bombardement s’adresse aussi aux Européens, alliés de l’Ukraine
Autrement dit, la protection des Ukrainiens continue à dépendre du bon vouloir des Etats-Unis qui reconstituent actuellement leur stock d’intercepteurs sévèrement entamé par la guerre de Donald Trump contre l’Iran. Cela signifie donc que le message envoyé par Poutine avec cette vague de bombardement contre Kiev s’adresse également aux alliés de l’Ukraine, aux Européens tout particulièrement : comment pourriez-vous réagir si vous-même étiez attaqués par quelques-uns de ces missiles ?
Lire aussi : La guerre « à front renversé »
En effet, si les Européens ne savent pas aider mieux les Ukrainiens à intercepter ces missiles, comment pourraient-ils s’en protéger eux-mêmes ? Les systèmes de défense aérienne européens actuels, dits de moyenne portée (de type SAMP et IRIS), ne sont pas assez performants par rapport au Patriot US. Mais surtout, ils n’existent qu’en nombre ridiculement réduit pour pouvoir protéger la multitude de villes et de sites sensibles en Europe.
En réalité, ces systèmes de défense aérienne ne se comptent qu’en quelques dizaines d’exemplaires pour toute l’Europe… Et les coûteuses armées de l’air de chaque pays ne savent globalement pas intercepter ces missiles balistiques avec des chasseurs comme le Rafale ou l’Eurofighter.

Poutine dispose d’une vaste palette de ripostes alors que son armée n’a jamais été aussi faible
Les ripostes de Vladimir Poutine ne risquent pas de s’arrêter à quelques vagues plus concentrées de bombardements contre l’Ukraine, elles vont monter « en gamme » pour jouer dans son registre de prédilection : la peur et l’impréparation des sociétés « occidentales » à se battre.
Une confrontation directe s’esquisse désormais alors même que la puissance militaire russe n’a jamais été aussi faible. La palette d’agressions possibles reste large pour Poutine, du tir de quelques missiles à l’utilisation de drones « non revendiqués », du sabotage d’installations cruciales (comme les câbles sous-marins) à des coups de force terrestre sur des territoires limités.

Dans ce contexte et du fait de sa place centrale, la Pologne se sent menacée, surtout par des bombardements, parce qu’elle « héberge » les routes logistiques qui permettent l’aide des alliés de parvenir en Ukraine. Cependant un coup de force terrestre russe contre ce grand pays qui a renforcé significativement son armée au cours de ces 4 années de guerre est moins probable qu’une opération limitée contre un pays balte, eu égard à leur faible taille et puissance militaire.
Se préparer pour ne pas avoir peur, la plus grande faiblesse face aux empereurs menaçants
Le pré-positionnement de forces importantes d’autres pays membres de l’OTAN (l’OTAN n’a pas d’armée en tant que telle) est la réponse la plus efficace pour dissuader Poutine d’une aventure militaire, à condition que la volonté de riposter – concrètement à engager le combat sans tergiverser – ne questionne plus nos sociétés trop longtemps convaincues d’être exemptées de guerre. Un tel déploiement préventif de forces aurait vraisemblablement empêché Poutine de s’attaquer à l’Ukraine en février 2022…
La question est donc pour les Européens de se préparer, pour affronter ces menaces avérées qu’exerce la Russie de Poutine, et surtout pour ne pas avoir peur, ce qui reste leur plus grande faiblesse face aux empereurs menaçants.
Une préparation qui consiste aussi, pour être cohérents et clairs dans leurs intentions, à neutraliser sur leur propre territoire les relais de Poutine, ceux-là mêmes qui font tout pour les dissuader de résister et qui participent à une menace existentielle sur leurs sociétés. A ces conditions seulement, Poutine s’arrêtera et disparaîtra.

Pour approfondir,
Comment l’armée russe a perdu l’initiative dans sa guerre en Ukraine, par Emmanuel Grynszpan et Pierre Breteau (Le Monde)
Vladimir Poutine, la tentation de la fuite en avant, par Claire Gatinois et Marie Jego (Le Monde)
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Je réponds à votre réponse Monsieur Ancel : Si les États-Unis ont systématiquement tenté de contrer l’axe Paris-Berlin-Moscou, c’est parce qu’ils redoutaient l’émergence d’une Europe souveraine, incarnée par des hommes comme Schröder ou Chirac. Quant à la Russie, elle n’a aucun motif d’envahir les pays baltes : son territoire est déjà le plus vaste du monde, et elle n’a rien à prouver sur le plan territorial.
En revanche, le vieux rêve anglo-saxon est de la fragmenter en plusieurs entités, à l’image de l’Irak post-2003 ou de la Libye, afin de mettre la main sur ses hydrocarbures et ses terres rares.
Car le véritable enjeu n’est ni la démocratie ni les droits de l’homme, mais le contrôle des ressources énergétiques et minières qui conditionnent la puissance au XXIe siècle. C’est dans ce contexte que s’inscrit le conflit ukrainien.
En réalité, ce sont l’OTAN et surtout les États-Unis qui ont poussé Poutine à déclencher l’opération spéciale, en orchestrant le coup d’État de Maïdan en 2014.
Dès lors, le régime de Kiev a lancé des bombardements meurtriers dans le Donbass, faisant plus de 14 000 morts parmi les populations russophones. Face à ce drame humanitaire, Poutine était contraint d’intervenir.
Mais dans le Donbass, son objectif était aussi stratégique : empêcher les Américains et leurs entreprises de s’emparer des terres rares et des ressources minières de la région. Dès 2014, les États-Unis et l’OTAN ont réarmé l’Ukraine, tandis que les accords de Minsk n’étaient qu’une trêve éphémère, un simple leurre destiné à gagner du temps pour préparer l’armée ukrainienne, grâce au financement conjoint de l’Europe et des États-Unis. Minsk n’a jamais été une solution de paix, mais une pause stratégique avant la confrontation.
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Une démonstration digne de Xenia Fedorova sur CNews, il ne manque que le couplet de Tolstoï, le vice président de la Douma, expliquant que Poutine fait cette guerre parce qu’il aime l’Ukraine…
Il se trouve que j’ai effectué ma première mission chez les Khmers rouges, je ne savais pas qu’ils avaient prospéré jusque dans nos contrées pour justifier les pires exactions avec des vérités inversées
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Ah, la punchline est violente et très efficace. Monsieur Ancel Guillaume, vous parlez de la guerre, moi je parle de ce qui l’a rendue inévitable : l’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières russes, le non-respect des accords de Minsk, et le fait que l’Occident a soutenu le Maïdan de 2014 qui a renversé un président élu. Ce n’est pas une question d’aimer Poutine, c’est une question de comprendre pourquoi un pays qui a perdu 27 millions de morts en 1945 ne peut pas accepter des missiles à 500 km de Moscou. Là-dessus, vous ne m’avez pas répondu
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Vous semblez ignorer qu’il n’y a aucun missile « déployé à moins de 500 km de Moscou » parce que les seuls missiles pouvant atteindre la Russie sont :
Des missiles balistiques emportés sur des sous-marins français et britanniques, et qui ont plus de 10,000 km de portée
Des missiles américains du type Tomahawk qui ont plus de 1,500 km de portée
Autrement dit votre argument d’une menace qui se rapprocherait de Moscou ne tient pas la route sauf à vouloir justifier la politique de menace et de guerre « préventive » de Poutine…
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Bonjour Lakhdar,
pour faire suite à la réponse de Guillaume je vous rappelle qu’avant 1989 Strasbourg était à environ 600 kms de la frontière avec la RDA !
A cette époque l’URSS avait concentré des dizaines de divisions blindées ainsi que des missiles stratégiques et préstratégiques nucléaires et conventionnels (portée entre 500 et 2000kms) avec une direction de tir plein ouest !
600 kms pour un missile qui vole à Mach 4 ! Nous on avait seulement le missile nucléaire préstratégique Pluton (Mach 4 aussi), portée 120 kms !
Alors qui était l’agresseur ?
Salutations
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Poutinette, Poutinette, mais qui va demander des comptes à Israel ? Qui va arrêter les colonies Israéliennes ? Toujours pas de sanctions pour l’Etat Hébreu ! Où est l’Europe ? Où sont les Européens ! On regarde ailleurs ! Deux poids, deux mesures ! Alors Poutinette !!!!!
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Donc, si l’Europe ne prend pas de sanctions contre Netanyahou pour sa politique de dévastation au Moyen Orient, il ne faut pas qu’elle se défende de Poutine, qui au passage est un allié de la mafia des gardiens de la révolution qui règne en Iran ?
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Mais L’IRAN est un pays SOUVERAIN !!! C’est aux IRANIENS de faire évoluer leurs politiques internes ! Sinon, c’est de l’INGERENCE ! Balayons devant nos portes !!!!
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Réponse à SILENCE. La Russie impérialiste et dictatoriale de Patine est une menace militaire existentielle pour l’Europe. Malheureusement, le sort du peuple palestinien et les exactions israéliennes sont stratégiquement secondaires pour elle ( c’est moralement cynique …) Ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran : vous êtes sérieux ? Ce régime exporte le terrorisme de par le monde et cherche à déstabiliser de nombreux Etats . Ce n’est pas de l’ingérence pour vous ? Serait-ce des propositions bienveillantes de coopération ? Il est tout à fait légitime de la part de ces pays de vouloir éliminer ce régime abject .
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Les Européens, tels des somnambules, se permettent de railler et de menacer la Russie sans disposer de la moindre force militaire crédible pour affronter sur le terrain la première puissance du continent.
L’« Europe de la paix » que l’on nous impose depuis plus d’un demi-siècle n’a désormais plus qu’un unique horizon : participer à une guerre entre deux nations slaves, avec lesquelles aucun accord de défense n’a jamais été signé sauf dans l’esprit d’un triumvirat aussi aléatoire qu’éphémère, composé des trois dernières figures historiques du Vieux Continent : Merz, Macron, Starmer.
Ces hommes auront bientôt disparu de la scène politique. La Russie, elle, restera, patiente, guettant ce tournant pour renouer avec une Europe des nations.
Le hasard veut que son meilleur allié, M. Erdogan, s’apprête à prendre la tête de l’OTAN. Quel retournement de situation !
Et surtout, quel espoir de voir enfin l’Europe cesser de menacer son propre destin. Trump, quant à lui, s’en lave les mains avec une habileté consommée. L’Ukraine n’entrera jamais dans l’OTAN ; cette réunion en Turquie en est sans doute le crépuscule annoncé.
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Curieuse analyse de décrire « l’Europe qui menace la Russie » ou « qui menace son propre destin », cette dernière affirmation étant à mon avis pertinente si effectivement l’Europe ne passe pas la vitesse supérieure pour se défendre collectivement (et sans compter sur les USA) face à Poutine qui l’a « simplement » menacée plus de 200 fois d’attaques nucléaires et qui vise directement les pays frontaliers de la Finlande à la Pologne en passant par les pays baltes.
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L’idée de décrire « l’Europe qui menace la Russie » n’est pas absurde si l’on replace le contexte dans son cadre historique. Depuis les années 1990, l’OTAN n’a cessé de s’étendre vers l’Est, en violation des promesses orales faites à Gorbatchev, aggravant un encerclement stratégique que Moscou perçoit comme une menace existentielle.
Quant à l’Europe, elle menace surtout son propre destin en cédant à une logique de confrontation qu’elle ne maîtrise pas.
Les 200 alertes nucléaires russes ne sont pas des provocations gratuites : elles sont la réponse d’une puissance acculée, qui voit ses frontières historiques, dont l’Ukraine, transformées en zone d’influence hostile. Loin d’être un agresseur, Poutine réagit à un encerclement méthodique, de la Finlande à la Pologne en passant par les pays baltes. L’Europe, en refusant d’entendre cette lecture stratégique, joue avec le feu et menace son propre avenir.
Amicalement.
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Il s’agit là du narratif russe car la réalité, pour avoir travaillé avec l’OTAN, est qu’il n’a jamais été question que l’Ukraine la rejoigne. C’était le souhait de l’Ukraine, mais pas celui de l’OTAN. C’est Poutine qui a inventé cette menace par une organisation que même le président Macron décrivait comme moribonde (encéphalogramme plat) avant que Poutine ne déclenche cette tentative d’invasion de l’Ukraine… et si la Suède et la Finlande amont rejoint entre temps l’OTAN, c’est par peur des agissements de Poutine qui seul a déclenché cette guerre meurtrière et dévastatrice…
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Réponse au camarade Lakhdarovitch. J’ai toujours beaucoup de plaisir à lire votre prose russophile inspirée par une inculture historique patente.La Russie n’est plus une grande puissance militaire ( Afghanistan, Angola, Syrie, Ukraine…. ) et n’a jamais été une grande puissance économique ( l’utopie collectiviste l’a complètement ruinée ) . C’est une puissance moyenne dotée d’armes atomiques. Le mythe de l’Etat assiégé par les nations capitalistes et libérales hostiles a été créé de toutes pièces par les communistes dès la création de l’URSS pour justifier l’instauration de la dictature du prolétariat et la permanence d’un système policier sanglant. Ce mensonge a été repris par Gorbatchev et ensuite Patine : promesse non tenue de l’OTAN de ne pas s’étendre à l’Est ….Où sont les preuves ? Du vent ! L’OTAN n’a aucune envie de se mesurer avec la Russie. Patine craint qu’un État ukrainien démocratique ne s’installe à sa frontière et contamine sa propre population. Le » poison mortel » est déjà instillé : l’Ukraine rejoindra à terme l’Union Européenne dont les traités prévoient une assistance militaire entre Etats membres. Conclusion : pas besoin de l’OTAN pour faire peur à Patine, l’ Europe s’en chargera politiquement et militairement !
Nota Bene : Si l’Otan s’est étendu à l’Est , c’est à la demande expresse des pays ayant vécu au paradis stalinien durant 45 ans (( Allemagne de l’Est ( 1953 ) , Hongrie ( 1956 ) , Tchécoslovaquie ( 1968 ) , Pologne ( 1981)) et qui ne veulent plus en refaire la triste expérience ! Merci de réviser les manuels écrits par des historiens occidentaux et non des propagandistes russes !
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Je les nomme désormais les 3IU: Les Incessantes et Insupportables Indignations d’Usage, en hommage à l’excellent Nicolas Tenzer.
Voilà donc aujourd’hui le boulot principal des alliés : « c’est pas bien, on n’est pas contents on condamne, la ligne rouge a été franchie: elle a été franchie maintes fois, certes, mais on le répète, c’est déjà pas mal…
Son 2eme boulot, c’est de la bureaucratie et du blabla diplomatique : convaincre inlassablement la girouette Trump et renforcer la défense européenne.
Sur ce dernier point on peut concéder qu’il y a des progrès. Mais là encore, qu’est que c’est lent… On ressent tout le poids de la bureaucratie, la mollesse de nos gouvernants, de laquelle émane toujours un sentiment de peur vis à vis de l’ours russe, qui s’en frotte les mains.
Parce qu’encore aujourd’hui, malgré les difficultés manifestes qui se multiplient pour Poutine, l’Otan n’a TOUJOURS PAS réussi à le convaincre de ne plus agir en toute impunité.
Pour ce qui est d’une attaque nucléaire tactique, il craint plus la perte du soutien chinois que la réaction de l’Otan.
Bref, une fois de plus, il n’y a rien d’extraordinaire à attendre du sommet de l’Otan. En définitive, il ne manque qu’une chose à l’Otan, et une seule: AGIR.
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Le passé est le passé. C’est un autre sujet. Aujourd’hui, les alliés et soutiens de l’Ukraine doivent se préparer à une forme d’escalade.
Parmi eux, plusieurs états membres de l’UE. Mais pour Poutine, c’est l’UE.
Poutine n’a pas vraiment les moyens militaires conventionnels pour engager un conflit avec un pays de l’OTAN. S’il pénètre en Lettonie, il y aura une force en face. Des échanges à haute cinétique et in fine, ça devrait pas très bien se passer pour la Russie.
Poutine est dans une situation très compliquée, très inconfortable aussi.
Il y a 400 000 malheureux soldats russes qui ont perdu la vie. Et le futur à l’air pire encore.
Une option pour Poutine serait de décapiter le gvt ukrainien façon « US en Iran ». Pour cela, la Russie pourrait utiliser du nucléaire tactique sur le sol ukrainien. Encore faut-il savoir où se trouve Zelensky et ses conseillers.
Mais si Poutine dispose de cette info et qu’une fenêtre de tir existe, il est très possible qu’il prenne la décision de tirer.
Les USA ne se sont pas débinés pour rien, depuis le premier jour (même la veille en fait), les USA ont dit qu’ils ne feraient rien. Et ils se sont barrés, ils se sont dégonflés face à la Russie. Probablement par peur de l’escalade. Au moins les choses sont claires: les USA ne tiennent pas leurs promesses, on ne peut pas compter dessus en cas de réel coup dur. Une leçon à retenir pour l’après guerre, les USA n’ont rien à faire en Europe en fait. Leur présence nous empêche de nous organiser. Il faudra les raccompagner amicalement vers la porte le moment venu, ils doivent quitter l’Europe.
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Trump n’est pas un « dégonflé » devant Poutine. Il est depuis longtemps une marionnette entre les mains des russes. Lors de ces 7 faillites il a pu remonter la pente, dans certaines occasions en recevant de l’argent des oligarques russes ( le nom poli de la Mafia). Un des exemples typique a été son sauvetage en 2008, lorsqu’il a revendu sa maison de Palm Beach à un milliardaire russe Rybolovlev. Achetée en 2004, 41 millions de dollars alors que son groupe hôtelier était en cessation de paiement, que la Deutche Bank lui réclamait 40 millions de dollars, Trump trouve sur sa route ce fabuleux bienfaiteur qui la lui achète 95 millions de dollars: sans l’avoir JAMAIS visité !
Voilà notre bon Trump qui fait la cabriole, alors que plus aucune banque américaine ne lui faisait crédit, puisqu’il traînait une réputation de mauvais payeur ! Et là, MIRACLE un ange gardien russe lui déverse une pluie de dollars sur la tête.
Vous voulez connaître la suite ? Rybolovlev n’y a jamais mis les pieds. Ensuite un peu avant 2016, cette « maison » ( en forme de pâtisserie) avec 17 chambres a tout simplement été rasée ! Et le terrain revenu en deux lots distincts !
Vous trouvez pas ça bizarre, un type qui achète une maison en forme de gâteau, une vraie fortune, pour ensuite la raser ?…..
https://www.lejdd.fr/Societe/monaco-rybolovlev-loligarque-russe-qui-a-sauve-trump-de-la-faillite-3577355
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Il semblerait poindre chez vous une certaine russophilie nostalgique et une américanophobie manifeste. Je me trompe ? Nous n’allons pas plaindre Patine de s’être mis dans une mauvaise situation militaire et économique…ni déplorer que « 400.000 malheureux soldats Russes » soient morts ( ils cherchaient à tuer autant de nos alliés ukrainiens, remparts de l’Europe démocratique face à un régime impérialiste mafieux ! ) Vladimir ( et son entourage politique et militaire) sait très bien qu’en cas d’utilisation du nucléaire , il y aura une réponse tout aussi cruelle pour la Russie.
Quant aux USA : ils ont leurs intérêts propres…qu’ils ne sacrifieront pas pour sauver l’Europe.Ne pas oublier que depuis 1989, grâce au bouclier militaire us , l’Europe s’est démilitarisée au profit d’investissements considérables dans sa sécurité sociale et son sacro saint » pouvoir d’achat » ! Oui, l’Europe doit prendre son destin en main et s’affranchir des USA sans pour cela se désunir de son » allié » américain. La devise de la Belgique ( qui est celle aussi de l’Union européenne et de l’Otan ) : L’UNION FAIT LA FORCE. Vladimir aimerait tant que cette devise devienne : LA DÉSUNION FAIT LA FARCE !
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A le miracle du nucléaire!
petits rappels ;
Les Usa n’ont pas utilisé d’arme nucléaire pour assassiner l’Ayatollah kamenei.
Les molahs et gardiens de la révolution sont toujours au pouvoir malgrès sa mort.
Même si après de nombreuses tentative d’assassinat le président Ukrainniens finissai par mourrir cela n’entrainerai pas par définition la chute de son gouvernement, puisque se sont deux chose différente.
Je ne connais pas pour l’Ukraine mais si en France Emmanuel Macron venait à décédés de nombreux remplaçant sont prévus, et Sébastien Lecornu serait toujours premier ministre (je suis pas sur d’être à jour après la succession de gouvernement que l’on à eu depuis quatre ans).
Le gouvernement US ne sait pas débiner avec des milliard d’aide militaire pour soutenir l’Ukraine mais c’est contenté d’une intervention indirecte refusant une confrontation direct avec les Russes.
Par contre Donakd Trump et sont gouvernement ont clairement lacher l’Europe et l’Ukraine en passant de milliard d’aide à quelques centaines de millions par an!
Cette incapaçité à soutenir l’Ukraine des USA et un message clair à l’Europe qui doit devellopper sa propre base industriel d’armement, et ses propre capaçité de renseignement, ainsi que globalement sa propre armés…
Salutation, Ludovic Melin.
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Bonjour,
Je pense qu’il est temps pour les européens de prendre la mesure de la situation :
Heureusement que le peuple ukrainien est résilient et inventif pour se permettre de contrecarrer l’action de Poutine !
Que va faire l’Otan au prochain sommet ? Tous réaffirment leur soutien indéfectible à l’Ukraine mais qu’en est-il des moyens pour ce faire ? Quelle va être la position des US ? Que propose Ankara ?
Bref, beaucoup de questions posées et peu de réponses… Les drones ont survolé toutes les installations sensibles jusqu’à nos sites nucléaires sans qu’il ait eu de neutralisation ou même d’identification sur leur provenance !
Monsieur ANCEL, vous le précisez très justement dans votre dernier chapitre. Il est grand temps que l’on se dote des moyens nécessaires et adaptés pour se défendre en cas d’intrusion et de nettoyer notre territoire des relais ennemis…
On sait que la stratégie russe est de saturer le ciel de drones rapides pour permettre aux missiles de passer, alors mettons en place, comme le demande justement les ukrainiens, des moyens d’intercepter cette menace et préserver aujourd’hui le peuple ukrainien, et, demain, le peuple européen !
Bonne journée
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Cher Guillaume, merci de nous permettre de comprendre cette situation absurde et terrifiante. Que dire ? Tant que l’Europe continuera à « Bla-bla-ter » et à faire mollement la leçon au tyran Vladimir Poutine, ce dernier continuera. Parce que sa grande force, c’est justement qu’il sait que l’Europe n’osera pas bouger. Alors à quoi sert l’OTAN… on peut nous l’expliquer ?
Belle journée à toi. Maggy
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L’Europe ne fait pas que blablater, elle agit concrètement. Les budgets militaires augmentent, des alliances industrielles prennent forme. Aucun doute que les Européens feront des systèmes d’armements au minimum équivalent aux système US, probablement plus performants et pour 30 à 40% moins chers. Ce processus a démarré, s’il se poursuit, d’ici 5 ou 7 ans, vous verrez une offre Made in UE qui sera étoffée, attractive et dynamique. Pour la France qui est un gros acteur du secteur militaire, c’est une excellente chose d’ailleurs.
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