Harcelé par les drones ukrainiens, en difficulté en Crimée, comment Poutine va-t-il réagir ?

La position de Poutine, dans cette guerre qu’il a lui-même déclenchée contre l’Ukraine, se détériore encore. Selon un récent rapport d’Energy Intelligence, une société états-unienne de recherche dans le secteur de l’énergie, un tiers des capacités de raffinage de pétrole russe ont été mises à l’arrêt en raison des frappes ukrainiennes de drones et de missiles, ce qui est considérable.

Poutine a ordonné le renforcement de la défense antiaérienne autour de Moscou… au détriment d’autres régions russes qui se retrouvent plus affectées encore par ce qui devient une situation de crise pour le carburant. L’impact direct sur la vie quotidienne des Russes est évident, il se mesure dans la hausse des prix et même le rationnement dans certaines régions. La Russie n’est pas en mesure de vivre ainsi dans la durée.

Lire aussi : Poutine menacé… par sa guerre contre l’Ukraine

Le fait nouveau est la capacité développée par les Ukrainiens, avec cette nouvelle génération de drones et de missiles, de rendre invivable des territoires bien délimités, comme la Crimée annexée par la Russie en 2014. Alors que cette péninsule, emblématique de la politique de Poutine de reconstitution d’un empire à sa botte, est hors de portée (à plus de 100 km) des unités terrestres de l’Ukraine, les drones permettent désormais aux Ukrainiens de l’isoler et de mettre en péril toute activité normale sur ce territoire.

Le Monde

L’Ukraine est en train de priver la Crimée annexée des services essentiels que sont les transports et l’énergie

Les drones ukrainiens s’attaquent méthodiquement aux systèmes de défense antiaérienne pour finir de la désarmer, aux installations énergétiques et aux ouvrages clefs des transports dont les ponts qui relient cette péninsule au continent. Remarquons au passage qu’il s’agit à peu près des mêmes objectifs que proposait Pete Hegseth, au président Trump contre l’Iran, mais sur un territoire gigantesque.

La Crimée se fait ainsi de plus en plus inquiétante pour ses occupants, qui sont effarés à l’idée d’être assiégés et privés des services essentiels (transports et énergie). Dans ces conditions, un peu comme sur la ligne de front, la Crimée est susceptible de devenir invivable, une étape avant de transformer cette péninsule en no man’s land ?

Le Monde

Au passage, il est facile d’imaginer l’impact sur le tourisme, la Crimée constituant normalement un lieu de villégiature pour les vacances des Russes. Déjà en 2024 et en 2025, des attaques – pourtant très limitées – avaient créé l’émoi sur les plages, précipitant des retours de touristes qui se voulaient insouciants de cette guerre contre l’Ukraine.

Mais la situation est très différente aujourd’hui, la Crimée devient difficile d’accès, les coupures d’énergie et le rationnement de carburant instaurés donnent envie de fuir cette région qui bientôt sera considérée comme inhospitalière : une zone de guerre loin de la propagande du régime de Poutine affirmant encore récemment que tout se passait « conformément au plan ». La situation d’urgence (régionale, à ne pas confondre avec l’état d’urgence) a été déclarée par les autorités russes en Crimée le 26 juin et marque l’échec du pouvoir de Poutine à sécuriser cette région emblématique de ses « conquêtes ».

Le Monde

Une réponse inéluctable du président Poutine

Confronté à cette situation, le « Maître du Kremlin » – que mes amis belges appellent Vladimir Patine – est obligé de réagir. L’objectif affiché de l’Ukraine est de l’emmener vers une négociation, objectif soutenu par les Européens (avec les Canadiens et les Australiens) qui financent la résistance, objectif partagé aussi par Donald Trump qui aimerait pouvoir afficher son « don » pour arrêter les guerres après son échec patent contre l’Iran.

Une négociation pour sortir de la guerre russe contre l’Ukraine fait donc l’unanimité… moins un. Vladimir Poutine sait qu’il risque son pouvoir et jusqu’à sa propre vie s’il devait reconnaître son échec à soumettre par la force, ce qui est à peu près sa seule force. Le président russe sait aussi qu’il serait en mauvaise posture pour négocier maintenant, alors qu’il avait « les cartes en main » encore quelques mois auparavant, pour reprendre les mots de Trump.

Lire aussi : Ukraine, la négo de tous les dangers


Que peut faire Poutine pour s’éviter une négociation en mauvaise posture ?

Dans ces conditions, les options de Poutine sont réduites. Il peut déclencher des opérations massives de bombardement contre l’Ukraine, y compris contre des cibles civiles ou des infrastructures cruciales… mais il le fait déjà depuis 4 ans avec des résultats limités, si ce n’est de renforcer la haine et la volonté de résistance de l’Ukraine. La société ukrainienne avait d’ailleurs refusé la négociation initialement proposée par Trump à l’automne 2025 qui consistait à céder tout ce que la Russie réclamait, du Donbass à la démilitarisation du pays en passant par l’interdiction de l’accès à l’OTAN.

Dans cette perspective de rétorsion militaire, le point de vigilance est le très faible nombre depuis plusieurs jours de tirs de missiles russes contre l’Ukraine – essentiellement des drones sont utilisés actuellement par la Russie pour la bombarder quotidiennement– ce qui signifie, compte tenu de la capacité de production russe, que des dizaines de missiles sont probablement engrangés pour constituer une attaque plus spectaculaire que celles des 1 600 jours de bombardements précédents… mais cette option apparaît toujours aussi vaine.

Une menace nucléaire par trop utilisée

Poutine pourrait aussi être tenté d’essayer de faire peur aux Européens en réutilisant la menace nucléaire, mais il l’a déjà fait, avec son cercle, plus de 200 fois déjà, émoussant sérieusement sa crédibilité. De plus, son utilisation à plusieurs reprises de « l’invincible missile Orechnik » a démontré son absence de pertinence dans le cadre d’un affrontement classique : avec ses 6 têtes qui sont chacune l’équivalent seulement d’une charge militaire de 250 kg, un missile Orechnik sans ogive nucléaire n’a finalement pas plus d’effets sur le terrain que 3 missiles Kinjal, qui ont déjà été tirés à des centaines d’exemplaires contre l’Ukraine.

Autrement dit, le missile Orechnik n’a pas d’autre objectif que de jouer sur la peur, une arme essentielle dans l’arsenal de Poutine, mais qui a trop servi pour marquer encore les esprits, tandis que l’Ukraine n’en a que faire…

La question du nucléaire est du même acabit que l’Orechnik, Poutine l’a bien trop utilisé pour s’en emparer efficacement aujourd’hui et ses rares alliés, comme la Chine ou une partie de la personnalité chaotique de Donald Trump, lui ont déjà signifié qu’il se suiciderait en voulant utiliser cette arme de destruction collective.

Attaquer un pays balte pour disloquer l’OTAN et affaiblir l’UE ?

Poutine dispose cependant d’une option sérieuse pour aborder une négociation en position de force et remplir certains de ses objectifs : elle consiste à attaquer un pays balte. Il faut se rappeler en effet qu’un de ses objectifs stratégiques est de disloquer les organisations permettant à l’Europe de le contrer, en priorité l’OTAN et l’Union européenne.

L’OTAN et l’UE sont en effet des obstacles majeurs et bien trop puissants pour que la Russie risque de s’y confronter dès lors que ces organisations jouent collectif. Or jusqu’ici, sa guerre contre l’Ukraine a plutôt renforcé le pilier européen de l’OTAN, avec notamment l’entrée de la Suède et de la Finlande qui ne supportent plus d’être menacés, et le renforcement de l’UE que la guerre oblige progressivement à penser sa propre défense alors qu’elle dispose déjà de moyens considérables sur les plans économiques et financiers.

Une tentation pour Poutine, dans ce contexte d’échec en Ukraine et de crainte de négocier, serait alors de déclencher une autre confrontation militaire, qui pourrait faire éclater l’alliance militaire de l’OTAN et le consensus indispensable au fonctionnement de l’Union européenne. Certes, la Russie n’a pas les moyens de s’attaquer à des pays comme la Pologne ou même la Finlande qui se sont remarquablement préparées à mobiliser une partie de leur société pour se défendre, avant même de compter sur l’intervention de l’OTAN. Par contre, un des pays baltes constituerait une cible de choix pour ébranler ces deux organisations.

L’OTAN travaille depuis plus de deux ans sur ce scénario d’une agression russe contre un pays balte, en intégrant désormais le risque que Donald Trump refuse d’intervenir militairement contre son ami Vladimir et laisse choir ses alliés européens tout en racontant le contraire.

« Trump pourrait laisser choir ses alliés européens tout en racontant le contraire »

D’ailleurs, ses critiques virulentes et répétées contre le refus de l’OTAN d’intervenir dans la guerre qu’il a (lui aussi) déclenchée contre l’Iran donnent une bonne indication des raisons qui prétexteront son inaction. Son Vice-président JD Vance se charge actuellement d’affaiblir cette organisation militaire tandis qu’en sortir complètement serait politiquement et financièrement compliqué pour les Etats-Unis, l’OTAN constituant paradoxalement le premier marché pour ses entreprises d’armement.

Et sans les Etats-Unis, qui n’ont aucune obligation de s’impliquer militairement en cas de conflit contre l’OTAN, une intervention coordonnée des autres membres serait ralentie et fragilisée. En effet, ce sont encore les militaires de l’oncle Sam qui fournissent le cadre structurant des états-majors otaniens, structures cruciales pour la coordination des opérations des pays membres. Ce sont eux qui disposent des réseaux de communication, mais bien plus encore du système global de renseignement, de la capacité logistique de transporter des moyens lourds sans délai, des stocks de munitions et d’unités structurantes d’intervention (qui stationnent en Europe ou ailleurs, et qui sont destinées à intervenir très rapidement en cas d’engagement).

Une agression même limitée contre un pays balte mettrait à rude épreuve l’OTAN comme l’UE

Autrement dit, sans engagement des militaires états-uniens, les pays européens, même avec l’aide des Canadiens et des Australiens, auraient beaucoup de mal à intervenir rapidement pour empêcher un corps expéditionnaire russe de conquérir tout ou partie du territoire réduit d’un pays balte.

Et pour chasser cette armée russe ex-post, une fois installée sur une portion du territoire, il faudrait aux pays européens réunir au moins le triple de leurs forces et surtout accepter de se battre : supporter des pertes importantes dans les rangs de leurs propres militaires, des milliers de morts et trois fois plus de blessés, des pertes militaires comme les Européens n’en ont plus jamais connu depuis ces huit dernières décennies…

Des tensions terribles apparaîtraient alors au sein même d’une alliance atlantique torpillée par les États-Unis, qui furent pourtant son initiateur et son pilier jusqu’ici. Des polémiques surviendraient de plus au cœur même de l’UE entre des pays frontaliers de la Russie convaincus de l’importance de rester solidaires avec le pays balte agressé, et certaines nations plus éloignées du front qui rechigneront probablement à risquer des soldats qui n’ont plus l’expérience du combat… et dont les sociétés respectives ne voudront même pas en entendre parler tant elles ne se sont pas préparées.

Lire aussi : Comment défendre la paix sans avoir peur de se battre ?

Nul besoin pour la Russie, dans ces conditions, de pousser trop loin leurs ambitions de « dénazification » et de protection de minorités russophones qui serviront de justification à leur nouvelle « opération militaire spéciale » : une moitié de la Lituanie par exemple leur suffirait pour créer une tension destructrice au sein de l’OTAN comme de l’UE. Avec 100 000 militaires (cinq fois moins que pour l’Ukraine), la Russie pourrait faire « un carton » dans un pays balte, tandis que les Européens se déchireraient autour des réactions nécessaires et des responsabilités respectives.

Le point clef de ce scénario repose évidemment sur ce fameux système de renseignement des États-Unis, si ces derniers ne préviennent pas à temps les Européens d’une telle menace.

Les capacités de réaction des Européens et de leurs alliés pourront seules faire barrage à la réaction de Poutine

Il faut se rappeler d’autre part que si l’armée de Poutine piétine globalement sur le front, elle continue cependant à avancer ponctuellement dans le Donbass où elle menace actuellement les villes de Sloviansk et Kramatorsk. Le projet de Poutine de conquérir le Donbass, qu’il a rattaché à la fédération de Russie, n’est donc pas complètement abandonné même si son armée cède le pas sur la plupart des autres fronts.

Le Monde

Dans ce contexte, la détermination et la dangerosité de Poutine ne sont pas diminuées loin s’en faut, et ses échecs dans sa guerre contre l’Ukraine vont l’obliger à réagir. Le président russe essayera probablement la manière forte pour commencer, et ce sont seulement les capacités de réaction des Européens et de leurs alliés qui pourront lui faire barrage et le pousser vers une réelle négociation. L’envisager, se préparer à une escalade dans l’affrontement, se préparer à se battre pour nous défendre est crucial, afin de ne pas se retrouver tétanisés lorsque cela arrivera. Car dans ce contexte, Poutine réagira.

PS : vous aurez probablement noté que la guerre en Iran est considérée comme terminée puisque Donald Trump en a décidé ainsi… Il est peu probable que l’accord final soit une avancée, mais une troisième manche – le régime des Gardiens de la révolution vs la population iranienne – ouvrirait de nouvelles perspectives.
La difficulté essentielle porte actuellement sur le Liban, du fait que Trump n’ait pas exigé de son ami Netanyahou qu’il se retire enfin. La guerre pourrait alors continuer longtemps, sous couvert d’un cessez-le-feu dénué de sens qui permettrait à Netanyahou d’installer la société israélienne dans une guerre permanente, mais qui ne dirait pas son nom… Une illusion de normalité où la violence et la haine prospèrent, comme actuellement à Gaza et en Cisjordanie.


Pour approfondir,

Comment l’Ukraine organise l’étranglement logistique de la Crimée occupée par la Russie, par Emmanuel Grynszpan (Le Monde)

Guerre en Ukraine : de Sloviansk à Kramatorsk, un arrière-front sous la pression constante des Russes, par Thomas d’Istria et Virginie NGuyen Hoang (Le Monde)





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39 commentaires sur “Harcelé par les drones ukrainiens, en difficulté en Crimée, comment Poutine va-t-il réagir ?

  1. Déjà multiplier (pour ne pas dire gâcher en fonction de leur prix) les attaques d’Oreshnik, même avec charges conventionnelles, n’est pas très bien inspiré puisque c’est une bonne occasion pour nous d’en connaître les limites, pour ultérieurement pouvoir les contrer. A cet égard, je regrette toujours que nous ne soyons pas impliqués sur place dans la défense aérienne de l’Ukraine, même quand des missiles ou drones survolent nos territoires. Après nous être si longtemps fourvoyés en Afrique, pourquoi ne pas vouloir s’impliquer en Europe dans un pays considéré comme allié et candidat à la fois de l’UE et de l’OTAN (voire en Moldavie et Géorgie) ?

    S’attaquer à un autre pays de l’OTAN serait encore pire pour Putin, afin de nous unifier contre cet ennemi, même si cela clarifierait enfin la position des EU de Trump. Il est par contre regrettable pour l’Ukraine, après être incriminé dans le sabotage du gazoduc NordStream, de devoir s’attaquer aux exportations pétrolières russes de Baltique alors que nous étions censés appliquer un blocus avec un train interminable de sanctions surtout déclaratives.

    Pour aller plus loin, pourquoi ne pas enfin répliquer à l’installation de charges nucléaires en Biélorussie en violation des accords de Budapest, au moins en Pologne, voire en Ukraine ? Étrange défaite que celle qui se profile de reniements en reniements, avec des promesses jamais tenues d’accroitre un jour notre budget militaire au delà de 2.5pc de notre PIB !

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    1. A Geneve , une phrase du lord britannique Robert Cecil ( prix Nobel de la Paix) est gravee au dessus de léntree de la salle du Conseil du Palais des Nations : « Les nations doivent desarmer ou perir « . Ls depenses militaires battent des records : 2887 milliards de dollard en 2025 en augmentation de 2,9% par rapport a 2024 Deouis 2022 debut de la guerre en Ukraine , au nom de la menace russe – contestee encore recemment par le commandant supreme des forces alliées en Europe Alexus G . Grynkewich – les gouvernements europeens ont fait de notre continent le principal contributeur à l’augmentation des depenses militaires mondiales avec une hausse de 14 % pour atteindre 864 milliards de dollards en 2025 .

      En France la LPM ( Loi de Programmation Militaire) francaise prevoit 413 milliards de dollards sur 10 ans – l’éxecutif vient d’ájouter encore 36 milliards supplementaires cette annee au detriment de credits dedies aux services publics VITAUX des hopitaux , des ecoles et universites , de la justice etc…..

      Une strategie qui marque le retour au « triangle de fer » entre – Etat , Armée et Industrie – qui nous ont menee aux deux precedentes guerres mondiales – ……………………………….

      A quand la troisieme ? car tous les rearmements passés ont mené a la guerre ( fait historique) n’en deplaise a Mr Churchill qui a couvert la signature des accords de Munich car  » il vallait mieux Hitler que Staline …. ».

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  2. Bonjour Guillaume,

    Sincèrement, je doute que Poutine ose envahir un pays balte: c’est risquer de s’empetrer dans un nouveau conflit.

    Je doute aussi du recours à l’arme nucléaire tactique: Encore un risque, celui de perdre le peu d’alliés qui lui reste, notamment la Chine.

    Et de briser un tabou brisé pour la dernière fois en 1945.

    A vrai dire, Poutine est aujourd’hui face à un véritable dilemme. Nous sommes au tout début de l’opération de 40 jours lancée par Zelensky et déjà ça fait mal, très mal: aucun russe ne se sent plus à l’abri dans son propre pays, ils se déchirent même entre eux et commencent à grogner contre les pénuries – et pas que d’essence, quittent la Crimée en état d’urgence, alors qu’il subissent déjà une inflation de plus en plus violente.

    Les plaintes et témoignages de soldats se multiplient. Sur le front pas mieux: problèmes d’approvisionnement, logistiques, manque d’expérience, d’énergie, lassitude et moral en berne.

    Le bateau semble prendre l’eau de toutes parts et il devient difficile de tout cacher sous le tapis.

    Alors quelle solution lui reste t’il?

    Une vague massive et spectaculaire de bombardements semble celle la plus probable, d’autant que leur faible réaction actuelle laisse à penser qu’ils la préparent.

    Une coordination avec une offensive terrestre d’envergure? Peu de chances que la Biélorussie autorise d’utiliser son territoire. Et quand bien même, la Russie en a t’elle vraiment encore les moyens?

    Surtout que l’Ukraine se tient prête et l’affaiblit chaque jour qui passe. Et quoiqu’il arrive, ça n’entachera que peu l’opération de 40 jours lancée par l’Ikraine, qui si elle continue au même rythme quotidiennement, va faire très mal.

    Une mobilisation générale? Je n’y crois pas non plus, compte tenu de la montée de la colère dans l’opinion publique.

    Nul doute que nombre d’options ont été mises sur la table du Kremlin. Et le choix s’avère cornélien.

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    1. Hypothèse. Des élections législatives russes se tiendront en septembre 2026. Une mobilisation générale pourrait avoir lieu après. PATINE vient de faire fermer les postes frontières ferroviaires avec la Finlande, l’Estonie et la Lettonie : cherche-t-il à empêcher de possibles et futures désertions ?

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  3. Le régime de Kiev est accusé de cibler ses propres ressortissants jusqu’à Monaco un bel exemple du prix à payer pour une démocratie de façade.

    Les récents décès suspects d’enfants de généraux russes et de figures intellectuelles interrogent : s’agit-il d’une coïncidence ou d’une stratégie délibérée ? Si ces allégations se confirment, le mandat de Zelensky pourrait s’achever prématurément, que ce soit par les urnes ou par d’autres moyens plus occultes !

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    1. En effet vous ne présentez que des allégations ! Merci pour votre sérieux ! Cher LAKHDAROVITCH parlez-nous des morts suspectes de dissidents, journalistes, oligarques, etc… à l’intérieur et à l’extérieur de Russie depuis que votre idole est au pouvoir… Si Monaco devient une destination dangereuse, je vous suggère de prendre vos vacances en Crimée…. Selon Charles Baudelaire , c’est  » luxe, calme et volupté  »

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  4. Je le redis : c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens. Maintenant, si vous étiez vraiment objectif (Monsieur Ancel Guillaume) sur ce conflit, les médias mainstream et le pouvoir macroniste ne vous auraient probablement pas invité sur leurs plateaux. Et pourtant, certaines chaînes l’ont fait… alors qu’elles savent très bien votre position sur Gaza. Bizarre, non ? Dernier mot : je reviendrai quand l’opération spéciale sera finie !

    Amicalement.

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    1. Je n’ai eu aucune difficulté à vous démasquer en tant « qu’agent de l’étranger » ( concept utilisé par votre mentor Vladimir PATINE dans la répression de ses opposants ) ….Pourquoi ne proposez-vous pas vos éminents services à l’armée russe pour terminer plus rapidement  » son opération spéciale » ?

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    2. Le fait que Guillaume Ansel ai été invité sur des plateaux est le reflet de la reconnaissance de sa compétence à s’exprimer sur le sujets, du reste, donner clairement sont positionnement est un exellent moyen de gagner en objectivité, il se place dans le cadre qu’il indique!

      Pour la désinformation n’importe qu’elle média peut être utiliser croire que parsque ça passe à la télé ses forcement faux est une abérations, malheureusement l’inverse est aussi vrai.

      Il n’y a aucune raison de croire qu’une rumeur sur la place du marchée soit de meilleur qualité qu’une info au 20 heures ou vue sur une chaine de réseau soçial qu’on parle de tic-tocn Youtube, twiter ou encore blue sky entre autre…

      Ce qui n’empêche pas d’avoir du lard et du cochon, avec des contenue pour le moins douteux meler à des contenue beaucoup plus crédibles diront nous…

      Ainsi Guillaume Ansel à lui-même relever la présence de propagandiste Russe sur la TNT, d’autre releverons un usage par l’extrème droite du réseau d’Elon Musk ou l’impacte negatif de certain contenue de tic-toc sur la santée mentale de certain de leur utilisateur, on peut se demander si cela vient de l’outil ou d’un mauvais usage de celui-çi, mais l’informations en elle même peut être destabilisante, si j’en crois Guillaume Ansel par exemple lire Donald Trump sur sont réseau truth soçial est loin d’être reposant…

      Salutation, Ludovic Melin.

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    3. J’adore l’expression « médias mainstream », employée par ces personnes persuadées que la vérité se trouve forcément ailleurs et qu’elles ont su s’extraire du « troupeau ».

      Si candides, qu’elles sont en réalité les premières victimes des biais de confirmation et de la désinformation!

      Le plus triste, c’est qu’à notre époque, il n’a jamais été aussi facile de recouper les sources, vérifier les faits et confronter des points de vue différents.

      Encore faut-il accepter d’y consacrer du temps et avoir la capacité de remettre en question ses propres certitudes, plutôt que de s’enfermer dans ses convictions.

      En définitive, l’esprit critique ne consiste pas à rejeter une catégorie de médias, mais à exercer le même niveau d’exigence envers toutes les sources, surtout celles qui confortent nos propres croyances.

      On pourrait le résumer ainsi: les moutons les plus convaincus sont ceux qui pensent que les autres le sont…

      Paradoxalement, votre simple présence sous cette publication tend déjà à le démontrer. Ce qui amène une dernière question : qui êtes-vous ?

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  5. Bonjour,

    J’ai découvert par hasard votre blog, et vous en remercie : grâce à vous, mon mari et moi avons encore des nouvelles de l’Ukraine !

    Les médias, saturés par le Proche-Orient et un certain président états-unien, l’ont depuis belle lurette mise de côté, alors qu’elle défend l’Europe et montre chaque jour sa résistance et sa résilience : merci à ce peuple courageux qui se bat aussi pour nous !

    Je regrette vos trop rares interventions (je ne suis pas toujours devant mon écran donc je dois donc hélas en manquer !) sur BFM tv ou dans le 28 minutes d’Arte, car elles apportent toujours des réponses précises et très pédagogiques. J’ai ainsi dernièrement apprécié votre explication sur le missile Flamingo développé par l’Ukraine, je n’y connais rien en armes mais, grâce à vous, en ai compris l’intérêt et l’importance.

    Merci donc encore, continuez s’il vous plaît à nous apporter ces informations éclairées. Pour l’anecdote, votre blog est le premier, et probablement le dernier, auquel je me sois jamais abonnée !

    Cordialement, Catherine Gantier

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  6. Réponse à serge454436f344e4 .  » Tous pourris  » est un slogan inepte et populiste. L’histoire montre que la réalité est complexe, de couleur grise ( et non blanche ou noire) et que l’accès à la vérité est verrouillé ou masqué par beaucoup d’intervenants. Nuance , sens critique et mise en perspective doivent prévaloir….

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  7. Un grand merci pour vos articles toujours très clairs et éclairants. Mais nous sommes toujours dans l’impuissance. Poutine ne s’arrêtera jamais, contrairement à son ami Trump, il est constant jusqu’à l’obstination absolue. Nous espérons tous que ça craque de l’intérieur, mais quand et comment?

    Tout est tellement vérrouillé… Il me semble qu’il peut aussi diriger son effroyable nuisance sur d’autres cibles. Je reviens d’Arménie. Si j’étais arménienne ou géorgienne, je ne dormirais pas tranquille. Qu’en pensez-vous ?

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  8. Poutine joue le temps long contrairement aux soutiens de l’Ukraine qui pensent que la destruction de certaines infrastructures, notamment énergétiques, vont le contraindre à négocier en plus en position de faiblesse.

    Au contraire , cela alimente le discours national pour la défense de la patrie contre « les » ennemis de l’extérieur.

    Poutine a les moyens de faire beaucoup plus mal à l’Ukraine mais il souhaite rester au niveau de la gestion des territoires  » rattachés  » à la Russie.

    Par la même occasion , il sait que cettz situation va continué à affaiblir les européens car le soutien à un coût.

    D’autre part, la Russie sait se fournir en énergie chez ses voisins. Quelques chaînes aux stations ne font pas une pénurie. En France, on le sait trop bien.

    En résumé, rien n’est encore dit dans cette histoire. C’est à la fin du bal que l’on paie les musiciens.

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    1. Enfin un « politologue et stratège politique  » qui lit dans les pensées de Vladimir Patine , nous livre ses plans et prévoit la victoire russe. Merci ! Grâce à vous, les pays occidentaux ne manqueront pas d’adapter à leur tour leur aide matérielle et financière à l’Etat ukrainien. Vous parlez de bal et de musiciens…Heureusement, la  » petite musique  jouée par les Chœurs de l’Armée Rouge  » n’est plus guère écoutée de  nos jours en France….

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  9. La guerre est un des piliers du régime nazillon poutinien: placer « paix et poutine » dans une même phrase est un oxymore.

    Le plus grand allié de vladolf patine est la pusillanimité des pays de l’U.E. / OTAN : nous risquons de le payer cher, très cher !

    Les soldats Ukrainiens combattent SEULS l’ennemi COMMUN, le mordor, l’empire du mal absolu, de la mort et du néant : nos politiciens seront responsables des décisions (ou de l’absence de décision …) qu’ils prendront.

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  10. M Ancel , je suis surpris que vous ne commentiez pas la decision polonaise ( presidence ET premier ministre ) de retirer à M. Zelenski la decoration de l’Aigle blanc avec comme motif d’avoir donné le nom d’un ancien collaborateur ukrainien aux forces nazi qui ont perpetre ‘la shoa par balles »  » episode tragique de l’histoire ukrainienne …. et d’importants massacres de population polonaise …

    Dans l’argumentaire polonais il est note que cette decision condamnable n’est pas la seule de M. Zelenski de reprise et promotion d’idees fascistes …

    Cette decision d’un pays voisin de l’Ukraine – premier support et soutien militaire à la politique de m. Zelenski nést pas la seul des pays voisins de l’Ukraine à changer- le nouveau gouvernement bulgare a decidé de suspendre toute livraison d’armes à l’Ukraine et mis son veto sur le nouveau paquet de sanctions europeennes contre la Russie et même le nouveau gouvernement hongrois (qualifié trop rapidement d’anti Orban) a mis son veto sur l’acceleration de l’admission de l’Ukraine a l’UE pourtant voulu ardemment par Md Van der Leyen …

    Ce contexte geostrategique des pays voisins de l’Ukraine me semble etre un element nouveau tres important qu’il ne faut pas sous estimer ..au moins analyser et suivre …..en detail …..

    Cdlt

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    1. Je trouve cette affaire de mise à l’honneur d’une organisation qui a massacré des Polonais pendant la seconde guerre mondiale totalement déplacée, raison pour laquelle je n’ai pas commenté, car le gouvernement ukrainien a ici alimenté une polémique inutile au moment même où on parlait de reconstruction après guerre en Pologne. J’ai remonté ce point à mes contacts ukrainiens qui se drapent dans un refus courroucé alors que ces comportements ne sont pas acceptables.
      C’est probablement le propre d’une nation en guerre de perdre en partie son discernement et son humilité, face aux critiques légitimes de ses alliés….

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      1. Merci pour votre reponse , bien que je ne partage pas votre opinion sur l’excuse à perdre son disernement lorqu’une nation est en guerre – pour moi au contraire une nation en guerre doit avoir ..tout son disernement …si on ne veut pas courrir de graves dangers ….

        mais vous ne commentez pas le changement important qui s’opere dans les pays voisins de l ‘Ukraine ..

        Enfin comment expliquer le operations de drones a plusieurs centaines de kms dans le territoire ennemi sans informations satellitaires ( de type starlinks ) ? et le ciblage des raffineries arrange le bussiness de M. Trump dans sa vente au prix fort de ses hydrocarbures au gaz de schiste … d’ou les quelques flatteries recentes de ce monsieur à son ancien ennemi ukrainien ? non ?

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      2. sauf que pour atteindre Saint Peterbourg – les drones ukrainiens survolent les republiques baltes et sont ainsi aidés par ces pays ce qui peut etre interpreté comme un acte de guerre et declencher une riposte russe contre ces membres de l’OTAN qui participent ainsi à des actes de guerre ….

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    2. Oui c’est une erreur de Zelinski de promouvoir un nationaliste ukrainien responsable de tueries envers les populations polonaises. Maintenant ne soyons pas naïfs à l’égard de  » l’Oie blanche polonaise » …Pendant la seconde guerre mondiale, des milliers Polonais antisémites ont dénoncé aux occupants allemands , primes à l’appui, leurs voisins de confession israélite ( le précédent gouvernement polonais a tout fait pour nier la chose et s’est opposé juridiquement aux historiens locaux ! ) Après la guerre, les Polonais ont massacré et exilé , sans indemnisation, des milliers de citoyens de langue germanique ( et Ukrainiens également ! ) , se sont appropriés, avec l’aide des communistes les territoires de l’Est allemand ( Poméranie ), ont organisé des pogroms contre les survivants juifs qui désiraient récupérer leurs biens. La Pologne doit également faire un exercice de mémoire historique….Coup de griffe : Vladimir Patine a été décoré  » Grand-Croix de la Légion d’Honneur  » par Jacques Chirac en 2006 : quel Président français aura le courage de lui enlever ?

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      1. Ajout à mon commentaire concernant  » l’oie blanche polonaise » ( et de surcroît le  » brave voisin hongrois » ) . En 1938, suite aux  » Accords de Munich » et le dépeçage allemand de la Tchécoslovaquie, la Pologne ( pour laquelle la France et le Royaume – Uni entrèrent en guerre en septembre 1939… ) et la Hongrie s’empressèrent de participer à la curée en annexant par la force des territoires tchèques qui ne leur appartenaient pas… Paroles de Charles de Gaulle :  » les Etats n’ont pas d’amis , que des intérêts !  »

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    3. Vos deux derniers paragraphes ont attiré toute mon attention. Pouvez -vous développer vos informations au profit des visiteurs de ce site ? Quel est votre état d’esprit actuel à l’égard de l’action de Zelinski et l’Ukraine ?

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  11. Poutine ne négociera JAMAIS avec Zelensky. Négocier, voudra dire qu’il a perdu une partie de ses pions sur son jeu d’échecs. Donc la tentation sera grande pour lui de frapper l’UE et l’OTAN en envahissant la Lettonie. Ce petit pays a une communauté russophone qui représente 38% de sa population totale. Avec comme prétexte de « sauver cette communauté »

    Si en mai 2027, la présidence de la France sera assuré par un représentant du RN : ce sera fini ET de l’OTAN et de l’UE ! Car le RN est pro Poutine et ne s’engagera pas à lui faire la guerre. La France est le seul pays qui détient l’arme nucléaire en Europe. Donc la France restera l’arme aux pieds comme en 40 !

    Donc Poutine gagnera sur tous les tableaux, car Trompe trop content de faire la leçon aux Européens. Rappelez vous sa maxime «  L’Europe est là pour faire c….er les Etats Unis ». Trompe n’aura qu’une chose à faire : désactiver tous les F 35 qui équipent l’Allemagne, l’Angleterre, La Pologne, la Belgique, les Pays Bas !!! L’Europe sera toute nue devant Vladimir !

    Dans le film  » Bataille de Gaulle – partie 1″ Simon Abkarian prophétisait devant Churchill: « Les américains ne viennent pas pour nous libérer, mais pour nous asservir »

    Il n’y aura pas d’autre numéro à suivre…

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    1. Oui il faut craindre en 2027 un Etat français présidé par  » Marina LEPENOVA  » ou  » Gordanei BARDELLOV  » …Mais nous n’en sommes pas encore là …Attention, la France pourrait virer vers l’Orient lointain avec Xian-Luk MEI LONG CHON et sa clique extrémiste !! Néanmoins je fais confiance au bon sens des Français ! Leur choix sera capital pour le pays et l’Europe !

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  12. Bonjour Guillaume,
    Merci beaucoup pour ton dernier blog. « Il ne faut pas réveiller l’ours qui dors «
    Parmi les pays nordiques et baltes les discussions sont très intenses concernant une attaque par les russes. Même l’île de Gotland pourrait être un cible.
    J’ai lu cette article récemment. Qu’en penses-tu ?
    Amitiés,
    Ulf

    The main target of Ukraine’s largest-ever drone attack on Moscow was apparently an oil refinery on the city’s edge (Moscow oil refinery struck in Ukraine’s biggest air raid on city since start of war, 18 Junehttps://www.theguardian.com/world/2026/jun/18/moscow-oil-refinery-on-fire-ukraine-drone-stikes). However, it also caused some civilian injuries and damage to private property. It is possible that this other damage was entirely unintended, but it is reasonable to suspect otherwise when the Ukrainian president speaks of bringing the war closer to ordinary Russianshttps://www.bbc.co.uk/news/world-europe-66352765.

    The desired effect https://www.theguardian.com/world/2026/jun/18/what-did-ukraine-target-in-moscow-and-how-significant-was-the-drone-attack of such action is to increase those civilians’ sense of insecurity and force the Russian president to quell popular discontent by ending the war he started. Unfortunately, though, a strategy of “morale bombing” a city’s residents is one that suffers from being inherently unjust. Thus, it has the potential to undermine the legitimacy of Ukraine’s self-defensive war effort.

    Russian civilians are not morally liable to attack. Unlike enemy combatants, civilians lack the capacity to injure or kill, so they present no military threat to be violently neutralised. This is a distinction that must be recognised by both sides in the Russia-Ukraine war. Although Russia was wrong to invade its neighbour in February 2022, Ukrainehttps://www.theguardian.com/world/ukraine still has a responsibility to avoid the deliberate harming of innocents when violently defending itself. Since the invasion, Russia appears to have targeted the civilian residents of Ukrainian cities on many occasions.

    However, for the simple reason that two wrongs do not make a right, Ukraine does not gain any moral permission to retaliate against Russiahttps://www.theguardian.com/world/russia by launching indiscriminate attacks. Ukraine should instead underline the justness of its cause by always respecting the innocence of all civilians.
    Prof Christian Enemark
    University of Southampton

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  13. Merci pour ce nouvel article.

    J’ajouterais que la Russie construit des bases militaires et déploie des troupes en Biélorussie loin de la frontière. C’est une manière de ne pas trop inquiéter l’OTAN et l’Ukraine, d’éviter la perte de la Biélorussie, et de poser stratégiquement ses pions avant de lancer une attaque coordonnée sur plusieurs fronts qui mettrait l’OTAN et l’UE dans une situation encore plus difficile à gérer. L’attaque des pays Baltes pourrait en effet être lancée simultanément de Kaliningrad, de Biélorussie et de Russie.

    Pour assurer ses arrières, la Russie a déjà déployé des troupes le long de la frontière avec la Finlande.

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    1. PATPANIK ! Ne « vendez pas la peau de l’ours….européen et otanien avant de l’avoir tué » …Ne soyez pas si pessimiste voire défaitiste quant à la capacité de ces deux organismes ( Europe et Otan ) à planifier et organiser sur le terrain une riposte aux éventuelles velléités militaires de Vladimir Patine… Il y a de fortes chances pour que l’actuel régime mafieux russe s’effondre de l’intérieur….car le mécontentement de la population croît de manière exponentielle, l’ économie et les finances se portent mal !

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  14. L’auteur du blog expose de façon claire et très utile une hypothèse crédible et inquiétante sur un aspect des objectifs russes qui semble avoir peu attiré l’attention des médias, encore moins des dirigeants des Etats européens éloignés de l’Ukraine : la difficulté où se trouveraient une Union Européenne insuffisamment cohérente, et une OTAN affaiblie par Trump, pour réagir rapidement et efficacement à une agression russe contre un des petits pays baltes.

    Avec pour Poutine le prétexte tout trouvé d’y protéger la minorité russophone (installée par les tsars et par Staline dans ces pays qui sont non russes de coeur et de langue).

    L’énergie et le courage des Polonais et des Finlandais permettraient , me semble-t-il, de tenir le choc le temps que l’UE et l’OTAN s’organisent en marchant avec leurs semelles de plomb, mais à quel prix et pour combien d’années de désordres et de pertes ?

    Concernant la France, tout en poussant l’idée d’une forte armée européenne, (en commençant par la Garde européenne proposée antérieurement par l’auteur du blog), dans l’urgence il faut rétablir l’esprit de défense, et armer cet esprit ! Et ce n’est pas le service actuel qui répond à cette urgence !!!

    Point n’est besoin de rouvrir des casernes et de rétablir le service militaire sou sa forme ancienne. Le citoyen-soldat, auquel il faut maintenant ajouter la citoyenne-soldate, peuvent recevoir une sérieuse formation militaire de base par la méthode qui était obligatoire pour les étudiants désireux d’obtenir un sursis d’études : la Préparation Militaire. Elle était réalisée très simplement lors de week ends et de courtes périodes sur des stades et des installations militaires régionales, et cet apprentissage incluait même en option le parachutisme de combat. Arrivant au service militaire, en fin de sursis, l’étudiant sursitaire qui avait suivi sérieusement la PM n’avait plus grand chose à apprendre !

    Certes, il est infiniment regrettable d’avoir à opérer ce qu’il faut bien appeler une remilitarisation de la France, mais souvenons-nous de l’apostrophe de Churchill aux lamentables auteurs du faux pacifisme de Munich face à Hitler, en 1938 : « vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur, vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ».

    Christian GUILLAUME, ancien étudiant sursitaire.

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