
Difficile de suivre ces deux guerres sans éprouver un sentiment mitigé de lassitude et d’irrationalité : la guerre déclenchée par Donald Trump contre l’Iran le 28 février 2026 vient de dépasser les 2 mois, mais l’affrontement militaire a été suspendu le 8 avril pour laisser la place à une négociation chaotique, où Trump ne manque jamais de rajouter une louche de confusion avec ses déclarations dénuées de sens et de liens avec la réalité…
Lire aussi : « Pour parler », Américains et Iraniens ne se retrouvent pas au Pakistan, mais ne cessent de discuter
Du côté ukrainien, la guerre déclenchée par Vladimir Poutine depuis plus de 4 ans maintenant continue à un rythme soutenu, que l’absence actuelle dans la plupart des médias ne doit pas faire oublier pour autant. Contre l’Ukraine, le président russe est dans « une galère » d’autant plus grande que son armée piétine plus que jamais, avec une avancée marginale en mars (+110 km2) comme en avril (+140 km2), quand elle prétend conquérir au moins 5 000 km2 rien que pour finir de s’emparer du Donbass.

Les points communs entre ces deux conflits ne sont pas seulement pour leurs porteurs d’en sortir, mais aussi dans les intérêts qui les réunissent
Comment Trump aurait-il pu s’attaquer à l’Iran (tout de suite après le Vénézuéla) sans le feu vert de la « superpuissance » supposée la soutenir et la protéger, à savoir la Russie ? Une Russie n’ayant même pas levé le petit doigt pour prévenir les dirigeants iraniens du raid israélo états-unien qui allait les décapiter à l’aube du 28 février 2026, sachant que ce raid ne pouvait pas échapper au puissant système de renseignement et d’observation russe.
Et pourquoi les Etats-Unis ont-ils décidé de retirer tout soutien financier à la résistance ukrainienne, Trump proclamant même que c’est l’aide apportée par son prédécesseur Joe Biden qui serait la cause de la continuation de cette guerre ? En tenant de tels propos, Trump reconnaît implicitement que la Russie devrait disposer « librement » de son voisin et qu’il faut donc laisser son ami Poutine en finir avec ces Ukrainiens qui refusent de se soumettre.
Trump comme Poutine attendent la soumission de leurs proies
En fait, depuis la réunion d’Anchorage en Alaska d’août 2025, nous assistons à un arrangement, un « deal » entre Trump et Poutine, avec la soumission attendue du Vénézuéla et de l’Iran par les États-Unis en échange de celle de l’Ukraine, alors même que les armées russes n’ont pas réussi à la faire plier en plus de quatre années de guerre.
« Dans les deux cas, en Iran comme en Ukraine, c’est bien d’une impasse militaire qu’il s’agit »
Dans les deux cas, en Iran comme en Ukraine, c’est bien d’une impasse militaire qu’il s’agit. En Iran, les bombardements pourtant gigantesques (25 000 frappes pendant » la guerre des 40 jours ») n’ont pas amené le régime des Gardiens de la révolution à la capitulation, pas plus que les 150 000 frappes russes menées contre l’Ukraine (au moins 100 frappes en profondeur par jour depuis 4 ans, en plus de la ligne de front) n’ont fait plier le gouvernement Zelensky.

Mon propos n’est nullement de comparer la résistance ukrainienne à celle des Gardiens de la révolution en Iran, mais d’observer la similitude de situation pour leur agresseur. Les options militaires sont épuisées ou quasiment, elles ne sont plus crédibles dans leur capacité à défaire le pouvoir qui était leur cible. A noter aussi qu’il existe désormais une convergence objective d’intérêts entre Donald Trump et Vladimir Poutine pour sortir de ces guerres qui sont, malgré leurs dires respectifs, des impasses militaires.
La connivence de fait entre Vladimir Poutine et Donald Trump doit faire craindre le pire, à toutes les nations qui ne se considèrent pas comme des empires et pour qui le respect du droit constitue une valeur essentielle. Probablement dans les semaines qui viennent, ces deux dirigeants états-uniens et russe vont vouloir plier quasi-simultanément la guerre contre l’Iran (avec un accord pas forcément pertinent pour l’avenir) et la guerre contre l’Ukraine (avec un désaccord des Ukrainiens et des Européens).

Une négociation « forcée » qui débouchera sur une situation d’incertitude et de crainte de nouveaux affrontements
Du côté de l’Iran, malgré les dissensions qui secouent les Gardiens de la révolution, un accord sera trouvé comme le démontre la volonté de ces derniers de ne surtout pas rompre la discussion avec l’administration Trump. Au cours de ces seulement trois semaines de cessez-le-feu, la négociation est intense et les deux protagonistes évitent ostensiblement le retour à l’affrontement armé. Et si les Etats-Unis relançaient quelques opérations militaires, elles seraient limitées et orientées seulement vers une accélération de ces négociations.

Il est probable dès lors que la tension actuelle liée à la guerre contre l’Iran, notamment sur le prix des hydrocarbures, se résolve rapidement, dans un horizon de temps qui se compte en semaines, avant l’été 2026. Le détroit d’Ormuz se réouvrira « naturellement », car il n’est que la conséquence de ce conflit et nullement la raison. La question du nucléaire iranien, centrale dans cette guerre, sera elle beaucoup plus difficile à garantir en l’absence d’un changement de régime en Iran et de l’abandon réel de sa volonté de destruction de l’Etat d’Israël.
Lire aussi : La guerre contre l’Iran en trois temps, trois mouvements
Les Iraniens et les Etats-Uniens continuent à faire des annonces guerrières pour peser sur les négociations. Mais la réalité est que la « ligne Pete Hegseth » de la guerre à tout prix a perdu toute crédibilité dès lors que ce ministre de la guerre n’a pas rempli la promesse qu’il avait imprudemment faite à Trump d’amener une reddition du pouvoir iranien par la seule force des bombardements. Oubliant au passage les leçons historiques, pourtant bien connues des États-Unis tel l’échec de la guerre du Vietnam, dont ils ne se sont jamais remis.

L’avenir du Secrétaire à la guerre (c’est son titre officiel) est compromis, tandis que la diplomatie de la « ligne Marco Rubio » a pris le pas à Washington pour sortir de ce conflit, dans lequel le vice-président JD Vance brille par son absence tant il lui importe de ne pas y être associé.
Trump veut plier la guerre en Ukraine et l’OTAN, au grand bénéfice de Poutine
Du côté de l’Ukraine, Donald Trump a largement commencé à abattre ses cartes en attaquant l’OTAN, acteur clef de la coordination de l’aide à l’Ukraine, garantie de la sécurité collective de l’Europe et donc objectif essentiel de Vladimir Poutine. Avant l’été aussi, Donald Trump va refiler le sujet de la guerre contre l’Ukraine aux Européens, après avoir essayé une dernière fois de faire céder le régime ukrainien sur les 5 000 km2 du Donbass que réclame Poutine pour en faire une victoire propre à masquer son échec militaire.

Les Européens seront alors définitivement confrontés au sujet de leur sécurité collective et devront enfin chercher des solutions politiques leur apportant une capacité crédible de défense face aux empires menaçants dont ils sont entourés désormais. Les défis économiques auxquels ils s’étaient plutôt bien préparés jusqu’ici, grâce à l’Union européenne, vont céder le pas aux menaces sécuritaires dont ils comprennent à travers ces crises (Ukraine, Iran, Israël, Liban, Groenland, Cuba…) qu’ils doivent d’abord compter sur eux-mêmes.
La condition pour cela sera d’atteindre une taille critique en termes militaires permettant aux pays européens qui le souhaitent de dissuader de les attaquer plutôt que de rester dispersés dans une multitude de petits États à petits moyens…
Nous noterons pour terminer que cette nécessité de se rassembler au niveau européen pour faire face aux empires menaçants est exactement ce qu’essaient de miner les partis extrémistes, et notamment le Rassemblement national en France, avec l’aide du cercle de Trump, pour favoriser la domination par Poutine d’une large partie du monde. Le RN est d’abord un parti de soumission nationale quand il faudrait bien au contraire se préparer à se battre pour défendre la paix. Notre paix.
Lire aussi : comment défendre la paix sans avoir peur de se battre
Points clefs :
La guerre contre l’Iran comme la guerre contre l’Ukraine sont dans des impasses militaires dont leurs porteurs, Donald Trump et Vladimir Poutine, cherchent à sortir en s’aidant réciproquement
La guerre en Iran fait l’objet d’une discussion permanente qui démontre la volonté des deux protagonistes de trouver une issue, même si des opérations militaires limitées sont envisagées
Dès lors qu’un accord, même imparfait, sera trouvé, le détroit d’Ormuz se réouvrira « naturellement » puisqu’il est une conséquence et pas une raison de ce conflit
Donald Trump voudra de même, probablement avant l’été, mettre fin à la guerre en Ukraine au bénéfice de son ami Vladimir Poutine, en retirant le soutien états-unien à la résistance ukrainienne et en mettant en cause l’OTAN
Les Européens, s’ils ne veulent pas se soumettre aux empires menaçants qui les entourent, doivent rassembler au plus vite leurs moyens de défense pour assurer leur sécurité collective, exactement à l’inverse du programme des partis extrémistes et notamment du Rassemblement national
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Merci de cette analyse…
Hélas, l’Europe a du retard à l allumage.
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Bonjour,
Pour compléter cette réflexion, un commentaire intéressant sur LCI du Gal TRINQUAND aborde les liens Russie-Iran qui subsistent dans ce conflit…
https://www.facebook.com/reel/1475146614099253
Bonne journée
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Maintenant, Israël ne cache plus ses intentions concernant une confrontation militaire avec la Turquie.
Je comprends mieux le jeu de Trump avec une éventuelle sortie de l’OTAN, au regard de l’article 5. Avec ce gouvernement extrémiste et expansionniste, Israël finira par se détruire lui-même.
Je l’avais dit il y a un an à vous, Guillaume Ancel : la Turquie et Israël finiront en confrontation, que ce soit pour le ciel syrien ou pour le gaz en mer Égée.
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On se demande quel est le fil « conducteur » de la pensée Trumpienne. Il passe son temps à injurier et mépriser ses « alliés » tout en essayant de leur vendre sa technologie militaire. Ceux qui n’ont pas marché dans la combine sont le Portugal, l’Espagne et l’Autriche.
Idem pour le Danemark et la Pologne qui se sont tournés vers le système de missiles sol/air franco-italien MAMBA.
A contrario Friedrich Merz, qui a été traité plus bas que terre par Trump ( suite à ses déclarations sur le manque de « stratégie » des américains dans la crise en Iran), continue à lui acheter des missiles anti aériens ( SM6 et SM2 ) pour ses futures frégates F 127. A noter que ses frégates sont concues autour du système US Aegis et du radar Raytheon. Le tout pour 3,5 milliards de dollars. ( novembre 2025)
La note qu’a laissé l’Allemagne aux Etats Unis avoisine les 100 MILLIARDS de dollars avec l’achat de 35 F 35, d’avions de patrouille Poseidon P8A, des missiles Patriot, Tomahawk et 60 hélicoptères lourds Chinook.
Pour le « remercier » Trump va retirer 9.000 soldats du territoire allemand. En abandonnant au passage un hôpital militaire, qui devrait être achevé en 2027 (?). Dans le même temps les Etats Unis ont annulé le déploiement de missiles à longue portée en Allemagne ( malgré l’accord signé en Juillet 2024) !!
Et pour parfaire son amitié avec Poutine, Trump a retiré complètement son aide militaire aux Ukrainiens. Problème, ces derniers ont signé des accords de collaboration avec l’Arabie Saoudite, le Qatar et les EUA pour lutter contre les drones Shahed iraniens. Les américains ont complètement échoué dans ce volet de la guerre !
Ce qui est certain c’est que la « diplomatie » Trumpienne est en train de répandre un anti-américanisme profond au sein du Monde. Même le Mexique de Claudia Sheinbaum, hésite a acheter des F 35 et se tournerait vers des Rafale ou des KAI T50 Sud Coréens…
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Une chose est sûre : l’Ukraine ne récupérera pas ses 20 % de territoire perdu. La Russie mène une guerre lente. Le baril est en hausse, ce qui est avantageux pour sa machine de guerre, notamment depuis les mandats de Trump et les tensions avec Israël.
Poutine parie sur l’effondrement économique de l’Europe, et surtout des États-Unis. La crise de 2008 n’est rien comparée à ce que l’Amérique s’apprête à subir, comme le prévoient de nombreux économistes américains, ainsi qu’Emmanuel Todd. L’Ukraine, en manque d’hommes, contraint les jeunes et les adultes à combattre. Combien d’hommes ukrainiens ont fui le pays depuis quatre ans ? Énormément.
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Encore un partisan pro russe en France qui , comme la cartomancienne Irma et le prédicateur de malheur Todd, nous prédit un « avenir radieux » en Ukraine et en Europe sous la botte de Poutine !
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Est-ce que tu aimerais vraiment que je sois pro-OTAN et pro-dollars ? Parce que si c’est le cas, on finira comme l’Empire romain. Hélas !
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Trouvé dans mes archives NYT https://acrobat.adobe.com/id/urn:aaid:sc:EU:41eae2fc-bd11-40d6-84fa-4c24c4e221d3Michel tessier Envoyé depuis mon appareil Galaxy
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POURQUOI l’IRAN n’aurait il pas le DROIT d’enrichir son URANIUM ? POURQUOI ? Seul l’état hébreu en est pourvu et tyrannise Tous ces voisins ! BASTA l’impunité de ce pays !! Les CHRETIENS aussi sont pris à partie ! BASTA !
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Le Pakistan dispose aussi d’un arsenal nucléaire mais n’a pas – à la différence de l’Iran – comme objectif politique de détruire Israël. C’est pour cette raison qu’il serait très dangereux que l’Iran se dote.
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Merci Monsieur pour votre réponse ! Le Pakistan pourrait changer d’avis !!! D’autres pays voisins pourraient s’en équiper !!! pourquoi pas !!! Ils ont des cerveaux !!! Des physiciens !!! des chercheurs !!! Cela équilibrerait les relations qu’entretient l’état hébreu avec ses voisins !!! L’Iran n’est pas plus dangereux !!! Il y a beaucoup de mensonges !!! Beaucoup d’intérêt à vous lire. Merci
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Attention ! Le Pakistan est un pays très pauvre qui ne contrôle pas sa démographie , instable politiquement , religieusement et militairement ( conflit avec ses voisins indien et afghan ! ) Il peut basculer rapidement dans une anarchie dangereuse….
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Trouvez-vous normal de placer sur le même pied une dictature dotée de l’arme nucléaire ( Russie, Chine, Corée du Nord ) ou cherchant à s’en doter ( Iran ) et les démocraties ( USA, R-U, France, Inde, Pakistan , Israël ? ) ? Avez-vous conscience des conséquences néfastes qu’impliqueraient la dotation nucléaire de l’Iran, Etat promouvant déjà depuis des années le terrorisme de par le monde ?
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Coquille » …néfastes qu’impliquerait la dotation… »
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deux petits ajoux a ton excellente analyse : Trump
vient -hier – d annoncer le retrait de 5000 soldats u.s. d Allemagne et
ne va pas faire installer les » Pershing 2 « -ersatz pour contrer les
menaces poutiniennes …un large effort de dissuasion classique et
nucleairedoit etre effectue par tous les europeens + …la Grande-
Bretagne ! amities ,Patrick.-
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Qui profite de cette crise petroliere ? principalement les US desormais premier producteur et EXPORTATEUR de petrole dans le monde et le blocage conjoint du detroit fait bien ses affaires et oblige les pays europeens à payer au prix fort le petrole et le gaz liquefieé americain . La hausse du brent n’est pas la consequence des mollahs c’est le resultat d’une politique americaine visant a remplir les caisses federales .
Le resultat sera une Europe à genoux economiquement .
Il est bizarre qu’aucun commentaire evoque cet argument : comme toujours il faut se poser la question « A qui profite le crime ..et on localise ainsi facilement le coupable « …
Le deal Poutine Trump marche a fond dans cette affaire – le monde occidental ( UE en tete ) est etranglé par Trump….le monde oriental est pour Poutine ..cela s’appelle se repartir les marchés ..
Lecon basique de capitalisme pour les nuls ….
amities Sergio
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Attention = la situation dans le golfe persique profite aux entreprises pétrolières us et à leur personnel MAIS PAS A LA POPULATION AMERICAINE EN GENERAL QUI PAIE LE GALON D’ESSENCE…. DONT LE PRIX EST EN NETTE HAUSE !
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cher Guillaume Si vous souhaitez un livre dédicacé, merci de le commander à la librairie Compagnie https://www.librairie-compagnie.fr/livre/9782080477965-petites-lecons-sur-la-guerre-comment-defendre-la-paix-sans-avoir-peur-de-se-battre-guillaume-ancel/ (75005), je passerai le signer avant qu’elle ne vous l’envoie === peux tu prévoir un passage à Nantes n’importe quel samedi abant le 21 septembre ? ou un 21 ? mai, juin, juillet ou aout ? je ne bouge pas et milite pour une paix active et offensive
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Bonsoir Brigitte, je n’aurais pas l’occasion de me rendre à Nantes prochainement, plus implémenté de te le faire envoyer par la librairie Compagnie qui a l’habitude
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Il y a de quoi être inquiet, quand on parle à des gens apparemment normaux décidés à voter RN ou LFI, de constater leur ignorance (probablement parfois feinte) et leur « bienveillance » au sujet du danger gravissime représenté par le dictateur conquérant Poutine..
Mais rien de nouveau, les historiens nous enseignent que de 1940 à 1944 il y eut en France beaucoup plus de pétainistes que de résistants.
Ne baissons cependant pas les bras !
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Questions simples.
Désolé d’insister. Beaucoup de journalistes sérieux (de par leur parcours), confirment que Trump a été convaincu de commencer cette guerre par Netanyahou et son service secret. Qui étaient convaincus d’un effondrement rapide du régime iranien. On montre partout une réunion à ce sujet. Même les pro Netanyahou l’avouent et vantent le mérite de son intelligence et son humanisme pour sauver le peuple iranien. Vous insistez à dire que Trump a déclenché la guerre par une simple envie personnelle pour arranger une affaire en commun avec son ami Poutine (donnant donnant). Vous écartez totalement le nom de Netanyahou de votre article?
Ils manquent de sources fiables les autres observateurs ?
Vous insistez à considérer que Trump a déclenché cette guerre seul. Acceptons. Vous êtes convaincu que l’armée américaine, puissante et organisée, accepte entre deux portes d’appliquer les ordres d’un seul homme, président ou non ??
Les institutions américaines sont anciennes et solides, sinon, un tel pays (USA) aussi puissant serait déjà effondré. L’Amérique a certainement un intérêt dans tout cela et ce n’est pas seulement les envies d’un homme, même président élu, qui déclenche l’envoie d’une armada aussi lourde vers l’orient. Cela nécessite du temps, de l’énergie et de l’organisation, l’état major américain a autre chose à faire s’il n’avait pas vu un intérêt pour l’Amérique. Ils veulent envoyer des hommes sur la lune, n’ont pas le temps de suivre les ordres d’un homme dérangé si cela met en péril leurs objectifs.
Vous paraissez convaincu que les généraux de l’armée Américaine acceptent cette aventure de leur président, avec son coût majeur, entre deux réunions au bout d’une table à la maison blanche?
Si Trump veut mettre en cause l’OTAN, il y a tellement de militaires américains proches des institutions de l’OTAN ou salariés par ces dernières et qui seront capables de calmer les envies de leur Mr Président, non?
Des milliers de militaires américains sont liés à l’OTAN en Europe. Ou bien c’est la dictature ? Il y a un intérêt pour l’Amérique dans cette démarche, je crois.
J’ai peut être mal compris vos propos, possible aussi. Je ne suis pas journaliste ni auteur. Donc, j’interprète les informations comme je peux les comprendre, comme ceux qui voterai RN ou LFI (pour prolonger l’intervention de collègue lecteur ci dessus). Les citoyens simples dont je fais partie, sont loins des analyses poussées des observateurs informés. Et tant que l’espace public et médiatique est envahi par des journalistes idéologues, chacun pour son groupe (souvent son employeur aussi), nous citoyens, nous ne verrons pas l’intérêt suprême de notre pays.
Rare de voir des propos, dans nos médias, qui s’intéressent à l’intérêt de la France. Les pro Netanyahou (souvent amis de RN aussi) veulent qu’on l’aide à tuer partout en notre nom, quitte à envoyer nos soldats à sa rescousse et d’autres veulent qu’on se fâche avec l’Amérique.
Nous méritons mieux.
Très cordialement à tous
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Les faits confirment la connivence Trump – Poutine et vous le soulignez justement. L’Ukraine a remarquablement développé ses forces militaires pour combattre l’armée russe. Aux Européens de faire de même tant pour aider l’Ukraine qu’à titre préventif.
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