Iran, la guerre va se terminer, mais la paix dans la région est encore hors de portée

Il n’y aura probablement pas de septième semaine de bombardement dans cette guerre contre l’Iran que Donald Trump a décidé de « suspendre » le 8 avril 2026, moins de deux heures avant l’expiration d’un ultimatum qui menaçait rien de moins que de faire disparaître « toute une civilisation ». Les outrances du président des Etats-Unis prêteraient à rire s’il ne s’agissait d’une guerre qui a fait des milliers de morts pour un résultat des plus incertains.

Mais dans le chaos qu’il aime à semer, la volonté de Donald Trump d’arrêter cette « guerre de 40 jours » est claire. Outre le fait que cette opération était planifiée pour 7 semaines, l’impasse militaire était patente quant à l’objectif de renverser le régime des Gardiens de la révolution : Trump affirme avoir changé ce pouvoir, en réalité, à ce stade il l’a renouvelé et va même le conforter s’il trouve un accord avec celui-ci.

Pour ce qui est de l’affaiblissement des gardiens de la révolution, le résultat ne pourra être observé que dans les mois à venir, comme me l’a indiqué un responsable de la résistance iranienne qui espère bien sûr que la partie est loin d’être jouée :

« Maintenant le régime iranien des gardiens de la révolution va être confronté à la guerre principale, celle de l’intérieur. Le seul gagnant de ce cessez-le-feu est le peuple iranien. »

Un difficile mais clair processus de sortie de guerre

Mais revenons quelques instants à cette « séquence » de sortie de guerre qui est certes loin d’être achevée, mais qui est réellement entamée. Dans la sixième semaine de bombardements, alors que Trump proclamait que l’Iran était écrasé et son armée « anéantie », l’US Air Force a perdu un avion F15-E abattu le 3 avril par cette même armée et elle n’a réussi à récupérer son équipage de deux officiers que d’extrême justesse le 5 avril.

Trump va s’en glorifier mais s’en inquiéter aussi : il est passé à deux doigts d’une catastrophe diplomatique alors même qu’il souhaitait entamer une négociation de sortie de guerre. Il a besoin désormais de trouver une issue à cette guerre qu’il a déclenchée, avant de s’embourber comme ces avions Hercules venus récupérer le pilote abattu en Iran et qui ont dû être incendiés sur place.

Lire aussi : La guerre du Golfe pourrait-elle perturber la partie de golf de Donald Trump ?


Un ultimatum qui a fait craindre un embrasement régional aux conséquences mondiales

Le 6 avril, le président états-unien menace alors le régime iranien d’une destruction massive de ses infrastructures civiles ; ce dont l’armée israélienne se charge de donner un avant-goût, en bombardant quelques usines, ponts routiers et ferroviaires, et installations énergétiques iraniens. À grande échelle, la société iranienne serait alors « plongée dans le noir » par de telles attaques, elle serait réduite moins à l’âge de pierre qu’à se passer d’électricité, insoutenable en particulier dans les grands centres urbains.

Même si beaucoup préfèrent imaginer qu’encore une fois Donald Trump est dans l’exagération la plus complète, tout le monde « serre les fesses » en se demandant jusqu’où il est capable d’aller dans sa démesure qui relève de la démence à bien des égards. Ces messages rageurs sur son réseau social ont de quoi inquiéter sur sa santé mentale, quand il écrit notamment « Ouvrez le Putain de Détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en Enfer – VOUS ALLEZ VOIR! Gloire à Allah ».

En fait, la relation avec le régime iranien – tout du moins avec certains membres – n’a jamais cessée depuis le début de l’opération « fureur épique » et c’est un soulagement général lorsque, le 8 avril, Trump annonce suspendre tout à la fois l’ultimatum, les bombardements et les menaces de fin du monde. Jusqu’où était-il prêt à aller pour imposer « sa paix » par la force ? A-t-il envisagé l’utilisation d’armes nucléaires sachant que son ministre de la guerre, Pete Hegseth, ne risquait pas de le modérer ?

Ce 8 avril donc, Donald Trump déclare que les États-Unis lancent des négociations avec le régime iranien, sous l’égide du Pakistan, puissant voisin du belligérant, puissance nucléaire et incontournable acteur régional, qui entretient une relation de relative confiance avec l’Iran comme avec les Etats-Unis. Ce changement radical de posture signifie surtout que Trump a décidé de mettre fin à cette guerre qu’il a lui-même déclenchée et c’est le soulagement général qui prévaut, y compris aux Etats-Unis.

Trahi par son ami Netanyahou qui provoque un carnage au Liban

Dans la journée même de l’annonce de suspension des opérations militaires et du lancement des négociations, le Premier ministre israélien et acteur de la coalition contre l’Iran, Benyamin Netanyahou déclenche une vague sans précédent de bombardements contre le Liban. Avec plus de 350 morts et 1 200 blessés, ce carnage n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de son opération contre Gaza. Netanyahou a beau envoyer ses porte-paroles raconter qu’il s’agit de frappes strictement ciblées contre des membres du Hezbollah, personne n’est dupe – et sûrement pas les Libanais – de l’ampleur des destructions menées jusqu’au cœur de la capitale.

J’ai visionné plusieurs de ces frappes, elles ont été conduites avec des bombes de dévastation pour un milieu urbain (500 et 1 000 kg) alors qu’Israël sait parfaitement conduire des opérations ciblées qui feraient seulement quelques victimes avec des munitions dix à vingt fois moins puissantes. Cette opération est un carnage donc, alors que le Hezbollah respectait scrupuleusement le cessez-le-feu ordonné par le régime iranien et s’abstenait enfin de tirer sur Israël. Ainsi, tout le processus de sortie de guerre s’en trouve ébranlé, comme ces immeubles détruits au cœur de Beyrouth.

Au moyen-âge, une corporation très respectée était chargée de déclarer qui avait gagné une bataille pour éviter qu’elle ne tourne au carnage et pour qu’elle s’arrête dès lors que cette corporation en établissait le vainqueur. Pour Trump, il semble que ce soient les marchés financiers et le prix du pétrole qui jouent ce rôle d’arbitre incontestable, en l’absence de voix mesurées dans son entourage vassalisé.

Ainsi, le prix du baril avait littéralement dégringolé à l’annonce de la suspension de la guerre et de l’ouverture des négociations, redescendant en-dessous de 100 $ quand il avait dépassé les 150. Mais avec le bombardement ravageur de Netanyahou, l’escalade reprend aussitôt et le baril dépasse à nouveau les 100 $.

Un risque d’escalade incontrôlable

Trump, furieux, appelle son « ami » et le menace à son tour. Sans le soutien de Donald, Netanyahou sait qu’il est perdu et que la société israélienne le poursuivra pour tout ce qu’il a fait alors qu’elle ne s’est jusqu’ici pas vraiment mobilisée pour l’arrêter. Netanyahou n’a pas d’autres choix que d’annoncer le 9 avril l’ouverture d’une négociation immédiate avec le gouvernement libanais et de diminuer drastiquement ses opérations de bombardement. Et le baril de pétrole redescend en-dessous des 100 $…

Israël continue néanmoins à se battre contre le Hezbollah. D’une part pour installer son emprise sur le sud-Liban et d’autre part pour répondre aux provocations du Hezbollah qui déclare représenter « l’Etat » tout en étant « partie du régime iranien ». Le Hezbollah devient ainsi le meilleur ennemi de Netanyahou et peut remplacer le Hamas moribond pour justifier de l’état de guerre permanent qui permet seul à Netanyahou de se maintenir au pouvoir.

Le processus de fin de guerre en Iran peut cependant reprendre, avec un « cessez-le-feu » (littéralement arrêtez de tirer) qui se verra violé à de nombreuses reprises pendant toute la durée des négociations. Mais sur le fond, Donald Trump a besoin de sortir de cette guerre particulièrement mal comprise par son propre électorat alors que la campagne des élections de midterms a débuté. Quant aux Gardiens de la révolution, ils jouent dans cet accord leur propre survie, quitte à se faire détester d’une partie de leurs propres soutiens. C’est pour cela que la « guerre interne en Iran » ne fait probablement que commencer.

Et la suite…

Les négociations sur l’Iran seront vraisemblablement plus longues que ne le désirerait un Donald Trump pressé par les élections et par son caractère chaotique. JD Vance, son vice-président, a été envoyé au Pakistan pour « présider » du côté états-unien ces discussions, qui seront par nature difficiles, mais fléchées vers la sortie du conflit. Le Golfe persique va donc se réouvrir à la navigation commerciale et les prix du carburant vont pouvoir diminuer au fur et à mesure des avancées de la négociation.

Toute la gesticulation de Trump autour du forcement militaire du détroit d’Ormuz par ses navires de guerre n’a pas d’autres objectifs que de montrer au régime iranien que sa carte de négociation sur un prétendu minage du détroit est tombée. En réalité, la navigation commerciale ne pourra reprendre qu’en l’absence de menace, non pas des mines mais des redoutables drones iraniens, difficiles à détecter et à détruire à des prix supportables.

Lire aussi : poker menteur entre un semeur de chaos, un vit-de-la-guerre et les gardiens cancers de la révolution

Pour la négociation au Pakistan, JD Vance est accompagné d’experts – y compris sur l’aspect nucléaire – afin de trouver un accord qui tienne la route et en finir en particulier avec la volonté jamais abandonnée du régime iranien de se procurer l’arme nucléaire, ce dispositif de suicide collectif, qui pourrait le protéger d’attaques militaires dans le futur mais surtout menacer l’existence même d’Israël.

Ces dernières décennies, aucun dispositif de contrôle n’a vraiment fonctionné face à la détermination et à la duplicité des Gardiens de la révolution qui disposent de toutes les ressources nécessaires, y compris la maîtrise technologique des centrifugeuses, pour reprendre de manière souterraine un programme de fabrication d’armes nucléaires.

La paix est pour plus tard, mais cette « guerre de 40 jours » va se terminer

Partons du principe qu’un accord sera finalement trouvé pour sortir de cette guerre contre l’Iran alors que l’option militaire est allée au bout de ses possibilités. Contrairement aux vérités alternatives de Trump, le régime iranien n’est pas défait, et nous sommes loin d’une capitulation ou d’une reddition… mais chacun des protagonistes expliquera qu’il a gagné. Le sujet du Liban sera malheureusement dissocié en partie de la question iranienne, alors que cette dernière est essentielle pour en finir avec la menace exercée contre Israël mais aussi contre la majorité de la population libanaise, otage de fait du Hezbollah.

Quant à l’espoir que Netanyahou en finisse avec la guerre, on peut toujours rêver ! Gaza est bombardé régulièrement, les colons en Cisjordanie peuvent terroriser les Palestiniens en toute impunité, le sud de la Syrie est occupé et l’Irak bombardé aussitôt que Netanyahou le souhaite. Un état de guerre permanent savamment entretenu, comme s’il pouvait faire espérer la moindre paix en guise d’avenir pour l’Etat hébreu.

Lendemain difficile pour l’Ukraine, l’OTAN et les Européens

Dès lors que le tandem Steve Witkoff et Jared Kushner sera de nouveau disponible après cette négociation sur l’Iran, la question de la guerre russe contre l’Ukraine sera « réinvestie » par le cercle de Trump, probablement pour s’en désinvestir le plus vite possible. Parallèlement, le vice-président JD Vance vient d’apporter son soutien à Viktor Orban, principal relais de Poutine au sein de l’Union européenne et éminent représentant de l’extrême-droite qui cherche à prendre le pouvoir sur le Vieux continent.

Les derniers mots de la conférence de presse de Trump le 6 avril furent glaçants quant à l’avenir de l’OTAN : « Tout a commencé, si vous voulez connaître la vérité, avec le Groenland. Nous voulons le Groenland. Ils ne veulent pas nous le donner. Alors j’ai dit : “Bye bye !” ».
Trump pourrait ainsi accéder au vœu le plus cher de son ami Vladimir Poutine, défaire l’alliance militaire vieille de 75 ans et qui a notamment protégé l’Europe de ses ambitions impériales jusqu’ici.

Est-ce une partie du deal passé entre Trump et Poutine lors du sommet d’Anchorage en août 2025 ? Les industriels états-uniens de l’armement rappelleront-ils à temps à Donald Trump que les pays de l’Otan sont leur premier marché de l’armement pour le dissuader d’en sortir ?

La seule certitude est que Donald Trump n’a jamais compris ce qu’était l’OTAN, une alliance défensive et pas un club d’affaires destiné à lancer des raids sur des « opportunités fantastiques ». Mais sa détermination à anéantir l’OTAN est aussi une occasion historique pour les pays européens de se ressaisir quant à leur avenir et d’investir collectivement dans leur propre défense.




Points clefs

Donald Trump a décidé de sortir de cette guerre contre l’Iran et il fera en sorte que la négociation commencée au Pakistan débouche sur un accord pour y mettre fin.

Netanyahou a essayé de torpiller ce processus de fin de guerre contre l’Iran en déclenchant un carnage au Liban, mais il a été rattrapé par la décision de Trump de mettre fin à ce conflit et de négocier.

La négociation, sous l’égide du Pakistan, va être longue et compliquée, le cessez-le-feu sera probablement violé à plusieurs reprises, mais cette « guerre des 40 jours » va se terminer.

La situation du Liban, otage du Hezbollah et de la politique de Netanyahou de rester en guerre, est catastrophique si d’autres acteurs ne s’en mêlent pas.

Après l’Iran, l’équipe de Donald Trump s’occupera de mettre fin à la guerre contre l’Ukraine en concédant en grande partie ce que Poutine souhaitait, peut-être même au prix de l’OTAN. Une occasion historique pour les Européens de prendre en main leur défense.


Pour approfondir,

Les enjeux d’une guerre asymétrique, Récit stratégique {hors-série}

Urgence Drones, faire de la France un des moteurs d’une filière Europe–Ukraine (par Anne Marleix)




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27 commentaires sur “Iran, la guerre va se terminer, mais la paix dans la région est encore hors de portée

  1. Vous écrivez  » l’US Air Force a perdu un avion F15-E abattu le 3 avril »…Je ne suis pas d’accord avec vous. Les Etats Unis ont perdu BEAUCOUP plus de matériel que cela: Ce ne sont pas UN F-15 de perdus, mais QUATRE, puisque 3 ont été abattus « par erreur » par la DCA Koweitienne.

    Les Etats Unis ont dû « sacrifier » 2 -C130, lors de l’opération « Search & Recue« , qui étaient « embourbés ». ( A 100 millions de dollars/U) plus DEUX hélicoptères MH6 qui étaient dans leurs soutes.

    Les Etats Unis ont aussi perdu un AWACS, détruit par un tir de missile, sur la base Prince Sultan en Arabie Saoudite. ( La précision de ce missile n’aurait pas pu avoir lieu sans l’aide des Russes). Lors de cette même attaque, environ 5 KC 135 Stratotankers ont été endommagés.

    Enfin, un A-10 Warthog a aussi été touché lors de l’opération « Search & Rescue » et s’est crashé dans le Golfe Persique. La note commence à grimper pour l’US Air Force.

    De plus, Trompe a fait tirer près de 800 Tomahawk, sur les 3.000 que possèdent les Etats Unis. Cela représente le 1/3 de sa capacité. Cela va demander des ANNEES pour reconstituer ce stock. De plus Trompe a « cramé » un milliard de dollars par jour de guerre… Tout cela pour quel résultat ? Rien, nada, niente…

    C’est pour cela que Trompe a décidé de lancer cette opération de blocus, moins dispendieuse en matériel et en espèces sonnantes et trébuchantes.

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  2. il y a malheureusement des gens qui ne comprennent que la violence et les coups de pied aux fesses. Les dirigeants iraniens sont de ceux ci. Ces « tarés » ont des missiles qui peuvent nous toucher, et ont potentiellement l’arme nucléaire, donc merci au président Trump de faire ce qui aurait dû être fait il y a 25 ans….

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    1. Dans l’état actuel de la situation, où voyez-vous que le nucléaire iranien aurait cessé d’être un danger international ? En outre vous remerciez un businessman-président qui se fout totalement des souffrances du peuple iranien et n’est intéressé que par les hydrocarbures.

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    2. La violence est un acte apportant de la douleur, voir la mort et la destruction, justifier son usage pour une quelconc « compréhension » est totalement déplaçer, sauf évidement si vous soutenez que les terroristes ont raison de poser des bombe pour nous faire comprendre leur cause ou encore que l’Iran devrait se doter de la bombe atomique et faire « comprendre » à Israel qu’elle ne devrait pas exister selon son point de vue mais je suis sur que ce n’est pas la cas, on ne fait pas l’apologie du térrorisme ou on ne soutient pas des génoçide…

      L’usage de la force peut parfois être nécessaire notament pour protéger de la violence, la violence est gratuite et inutile vue qu’elle n’a comme objectif que la nuisance au autres. La force utiliser sans autre objectif que de soumettre l’autre n’est que de la violence… Salutation, Ludovic Melin

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  3. JD Vance est reparti dans son avion, laissant en plan les discussions au Pakistan. C’est sans doute un détail pour lui. Il suffira donc d’attendre les dernières foucades de Trump pour que les choses reprennent… Merci de suivre avec une certaine patience l’évolution de cette situation ! 😉 D.H.

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    1. Suite à l’échec des négoçiations, Donald Trump entant montrer ça supériorité sur les Iranien en bloquant le détroit d’Ormouz… Lui qui appellait il y a peu l’OTAN à le débloquer, cela signifie-t-il que l’on doit rentrer en guerre contre les USA pour un libre passage d’Ormouz maintenant? Ou doit-t-on maitre en place des sanctions économiques comme l’arrêt de l’achat des énérgies fossiles ou l’arrêts de l’usage des GAFA pour répondre à cette action hostile au commerce internationale?

      A force de surprendre en prenant les gens à contre-pied de toute logique, il risque fort de finir dans l’embarras. au moins pour les Etats-uniens maintenant c’est claire, c’est les US qui font monter les prix du gallon d’essence pas l’Iran.

      Make america great again, c’est sur quand therme d’autoflagellation on peut diffiçillement faire concurrence, après l’autoembargo en infligeant des droit de douane à 100 pourcent voir d’avantage, désormais il bloc Ormouz, plus que Gibraltar, la mer rouge et quelques oçéan et il aura atteinds sont grandiose objectif de mettre fin au commerce internaçionnal!

      La fatigue sans doute, je suis un peu perdu, mais attendons un peu. Qui sait? La prochaine prouesse de Donald va sans aucun doute nous éblouir à défaut de nous éclairer… Salutation, Ludovic Melin.

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  4. Réflexion. Selon le Département d’Etat ( Affaires Etrangères ) les USA ne négocient pas avec les terroristes et les preneurs d’otages …ne paient aucune rançon …..Aujourd’hui , ils négocient avec l’Iran . Une reconnaissance de facto d’un Etat terroriste , preneur d’otages….Vous avez dit  » CREDIBILITE  » ?

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  5.  oh , mon Dieu , quelle belle analyse !…pour moi , ce sont les
    Chinois qui seront gagniants : l Iran  des Mollahs va acheter du
    materiel militaire -tout azimut – cela permettera a Pekin de s installer
    sur le detroit d Ormuz …comme ils l ont fait a Djibouti  ! a bientot
    ,bises aux femme et filles : Patrick .- p. s.merci  pour avoir
    accompagne Maartine & Laric  .-

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    1. Vous avez  » une boule de cristal » pour voir l’avenir et prédire la victoire de la Chine ? Merci d’argumenter votre raisonnement !

      Humour : bises à madame Irma !

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  6. Je ne partage pas votre conclusion sur l’idée que la guerre avec l’Iran va réellement s’arrêter. À mes yeux, les pourparlers d’Islamabad ont surtout montré l’ampleur du blocage, puisqu’ils ont échoué à produire une avancée décisive. Surtout, rien n’indique que les dirigeants iraniens aient l’intention d’abandonner leur programme nucléaire. Au contraire, ils semblent considérer que sans capacité nucléaire, ou au moins sans seuil nucléaire crédible, l’Iran reste durablement soumis au rapport de force imposé par Israël. Dans cette logique, le nucléaire n’est pas perçu par eux comme un simple outil de puissance, mais comme une garantie de survie stratégique. Tant que cette conviction dominera à Téhéran, il me semble très difficile de croire à une fin réelle du conflit : au mieux, nous assisterons à une pause, pas à une paix.

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  7. A propos d’Israël.

    J’ai toujours considéré que la création de l’État d’Israël est une erreur géopolitique. Israël est un État guerrier, nationaliste et sans pitié pour les Palestiniens et les Libanais, et cela,- quel que soit le parti au pouvoir. Pour reprendre une expression chère à Lucien Bodard, c’est « la chienlit permanente » dans la région depuis son apparition sur la scène internationale le 14 mai 1948. Et je ne comprends pas la solidarité indéfectible des philosophes Alain Finkielkraut et BHL envers Israël qui se contentent de critiquer le gouvernement en place.

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    1. Dans un commentaire précédent, j’émettais une hypothèse farfelue = Israël n’existe pas ( pour aller dans le sens de votre intervention ). A votre avis, le Moyen-Orient se porterait-il mieux au niveau sécuritaire ? Rappel : conflits entre l’Iran et l’Irak, Irak et Koweït, Syrie et Liban, Kurdes et Turquie/ Syrie/ Irak, Libye et Egypte, Yemen et Arabie saoudite, Pakistan et Afghanistan, etc….Merci de répondre !

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    2. Vous écrivez « Israël est un État guerrier, nationaliste et sans pitié pour les Palestiniens et les Libanais » à croire que cela est dans leurs gênes. Or la déclaration Balfour de 1947 accordait un Etat Juif ( à 56%) et un Etat Palestinien à 44%.

      Or ce sont les pays arabes qui ont lancé l’offensive du 15 mai 1948 ( le lendemain de la fin du mandat britannique sur la Palestine) pour « éradiquer le nouvel Etat d’Israël ». Ces pays étaient l’Egypte, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, le Liban, l’Arabie Saoudite et le Yemen du Nord. D’autres volontaires arabes issus des frères musulmans, d’Afhganistan, du Pakistan et du Soudan se sont joints à l’aventure.

      Depuis l’Egypte et la Jordanie ont signés des accords de paix avec Israël. ( Y compris Bahrein et les EAU)

      Enfin il faut arrêter de dire que les Juifs se sont « emparés » des terres Palestiniennes, puisqu’en 1880 , 25.000 juifs vivaient en Palestine depuis plusieurs générations.

      Enfin, à partir de 1903, suite aux pogroms déclenchés en Russie, les Juifs qui ont fui ces persécutions, ont acheté leurs terres aux paysans Palestiniens…Fin de la leçon d’Histoire

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      1. Bémol ….Israël a annexé définitivement en 1981 une partie du plateau du  Golan qui appartient à la Syrie, en contravention du Droit International ….Un Etat démocratique  devrait montrer l’exemple, ne trouvez-vous pas ?  

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  8. Bonjour, avec le vice président des Etats-unis présent dans les négoçiations au cotés des envoyés spéçiaux de Donald Trump les USA affiche leur volonté de mettre un terme à ceux conflit, sans doute moins enclin que la Russie à affaiblir leur armés ou risquer la destruction de leur économie pour un gain loin d’être évident.

    Malgrès les provocations de Benjamin Nétanyou, visant certainement à entraver les négoçiations et sommes toutes prévisibles, l’Iran a accepter d’entrer dans le proçessus de paix, en positions plutot favorable puisque l’objectif prinçipales pour Donald Trump et son administration est de revenir au plus près de la situations d’avant guerre, J-d Vance semblant être celui qui portera le chapeau pour les conçessions résultants des aventures du président de la maison blanche…

    Pourtant rien n’est fini pour autant, l’Iran pourrait se montrer trop gourmande et perdre sa fenêtre de négoçiations, les US pouraient également tout faire capoter sur un coup de tête de leur dirigeant.

    Le point positif toutefois c’est quand même l’incapaçités d’Israêl d’imposer au USA de poursuivre la guerre avec eux et le risque non-négligeable pour elle si elle chercher à continuer en solo et en se mettant à dos son vielle allié…

    Souhaitons quand même un succès à ses négoçiations pour les iranniens, Palestinniens, Israêlien, Libanais… La liste est longue de tous ceux vicimes de ses guerres. Si Vladimir Poutine pouvait apprendre au passage que faire des conséssions pour mettre fin à une impasse ça à aussi ses intérêts, peut-être qu’alors on pourait dans la foulée esperer que la Russie et l’Ukraine s’engage sur la voie ardue de la paix… Salutation, Ludovic Melin.

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  9. Le sabordage de l’OTAN par Trump qui apparaît encore à propos d’Ormuz, pourrait-il être un mal d’où sortirait un bien ? En obligeant les Européens à enfin transformer la mosaïque UE en un puissant Etat de près d’un demi-milliard d’habitants, avec des capacités militaires qui, mises en commun, surpasseraient celles de la Russie comme des USA, ce que ce blog a déjà souligné.

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    1. On prête au général de Gaulle ce commentaire au sujet de l’Europe :  » Comment voulez-vous faire une omelette avec des œufs durs !  »  Un Etat européen efficace et puissant avec une seule  armée, une seule économie, une seule  politique étrangère, etc…Le rêve malheureusement  ( En Belgique, les Flamands , Wallons et Bruxellois ne s’entendent déjà pas….En France, les Basques, Bretons, Corses, Alsaciens….En Italie, la Ligue du Nord déteste le Sud…Hongrie, Slovaquie, Pologne nous proposent des dirigeants euro-septiques …etc…).  Contentons-nous pour l’instant de réformer l’Union Européenne et d’améliorer son fonctionnement  institutionnel. 

      Otan et Trumpov : les USA n’ont aucun intérêt à perdre un très bon client pour leur industrie militaire ainsi que des bases stratégiques indispensables….Cessons d’accorder crédit aux coups de sang de ce président et de trembler…. 

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