Ukraine, pour qui sonne le glas ?


Quatre années de guerre en Ukraine, une impasse militaire, des concessions inévitables

Le bilan de la guerre déclenchée par la Russie de Poutine contre l’Ukraine en février 2022 doit être décrypté avec attention : l’armée russe (que l’on croyait être la deuxième du monde) n’a conquis que 12% du territoire ukrainien en 4 années d’une guerre impitoyable, soit en moyenne 3% de territoire par année de combat, avec un fort ralentissement en 2025, et seulement 0,5% en vitesse annuelle pour le mois de janvier 2026.

Carte du front en Ukraine au 31 janvier 2026 @PouletVolant3
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Une analyse trop rapide laisserait penser que la Russie est incapable de conquérir l’Ukraine à ce rythme… mais il faut réaliser aussi que l’Ukraine, en l’état, est incapable d’arrêter l’avancée des forces de Poutine.

Le bilan humain et matériel de ces quatre années de guerre est difficile à établir tant les données sont soigneusement déformées par les deux belligérants. La Russie ne donne quasiment aucun chiffre, quand l’Ukraine de son côté, annonce officiellement « 55 000 morts, sans compter les disparus », un chiffre improbable par rapport à l’intensité des combats.

Il semble plus juste d’estimer qu’en moyenne, la guerre russe contre l’Ukraine fait de l’ordre de 50 000 morts par an du côté ukrainien (avec un pourcentage important de victimes civiles) et de l’ordre de 100 000 morts par an du côté russe (essentiellement militaires, mais avec une part non négligeable de ressortissants étrangers impliqués le plus souvent malgré eux).

« de l’ordre de 600 000 victimes (morts et blessés) par an du fait de cette guerre, la plus meurtrière en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale »

Ainsi, ce sont environ 150 000 morts par année de combat auxquels il faut mécaniquement rajouter 3,5 fois plus de blessés, soit de l’ordre de 500 000 à 700 000 morts et blessés par an du fait de cette guerre, la plus meurtrière en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale. Les dégâts matériels dépassent quant à eux les 100 milliards d’euros par an, pour l’essentiel sur le territoire ukrainien.

Évaluation des pertes par le renseignement britannique (morts et blessés)


Cette guerre est une impasse militaire, dont la sortie est indispensable

Les négociations pour mettre fin à ce carnage en Ukraine ont réellement commencé depuis 2025, sous l’impulsion chaotique de Donald Trump, avec à l’esprit un avantage évident envers Poutine, ce président au comportement de tsar dont il admire l’autoritarisme au lieu de le combattre.

L’accord entre Trump et Poutine sur la guerre en Ukraine s’est probablement noué à Anchorage en Alaska en août 2025, avec deux « concessions » majeures du maître du Kremlin. D’une part, renoncer à l’intégralité de l’Ukraine (que son armée est incapable de conquérir) pour se « contenter » du Donbass et, d’autre part, accepter qu’une force internationale (y compris occidentale) se déploie pour garantir ledit accord sur le sol ukrainien, à condition que ce ne soit pas formellement un déploiement de l’OTAN.

Lire aussi : Ukraine, fin de guerre en perspective… sur un désaccord que la crise en Iran pourrait faire oublier

Depuis l’été 2025, le président ukrainien Volodymyr Zelensky tente de résister à la contrepartie essentielle attendue par Poutine et Trump, à savoir que l’Ukraine cède la partie du Donbass non occupée par l’armée russe. Cette partie du Donbass représente 5 600 km carrés dont, à ce jour, la Russie a conquis 150 km carrés au mois de janvier, soit une vitesse de progression de l’ordre de 1 800 km carrés par an. Il faudrait donc à la Russie 2 à 3 années de combats supplémentaires pour achever cette conquête, ce qui est beaucoup mais pas impossible pour Poutine.

3 années supplémentaires de guerre ou 5 600 km carrés du Donbass ?

Le deal proposé par Poutine et soutenu par Trump est injuste, mais il n’est pas irrationnel. Injuste parce que les Ukrainiens se sont battus avec un courage et une détermination exceptionnels pour freiner l’invasion russe et éviter leur soumission. Mais il n’est pas irrationnel si la contrepartie est que l’Ukraine voit réellement se déployer sur son territoire une force internationale – que la France et la Grande-Bretagne proposent de piloter – qui garantirait de fait la sécurité à venir de « l’Ukraine de l’ouest ».

Certes, Zelensky a espéré ces derniers mois que les Européens prennent le relais complet des Etats-Unis et lui permettent une alternative au plan trumpien. Mais la déception s’impose : les Européens manquent de moyens et surtout d’unité, ils manquent aussi de détermination et de lucidité collective face à la dangerosité de Poutine et désormais de Trump. Les Européens manquent enfin de forces, parce que celles-ci sont dispersées entre autant de pays qui ne réalisent toujours pas que seule l’Union fait la force.

Lire aussi : Se préparer à un choc avec la Russie ?

Autrement dit, faute d’une alternative européenne au soutien massif des Etats-Unis, le pouvoir ukrainien n’a guère d’autres choix – quels que soient les cris d’effroi de ceux qui ne savent pas ou ne veulent pas lire la « carte » des combats – pas d’autres choix que d’accepter ce plan trumpien pour arrêter cette guerre qui les épuise. C’est le dilemme auquel est confronté Zelensky et son entourage.

L’interview de Volodymyr Zelensky en dit long sur l’avenir de l’Ukraine et de l’Europe

Le 4 février 2026, France Television réalisait à Kiev une interview exceptionnelle du président ukrainien Volodymyr Zelensky par la journaliste Léa Salamé.

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Kiev vit dans le froid épuisant d’un hiver glacial que la Russie de Poutine amplifie en attaquant systématiquement les installations énergétiques ukrainiennes, avec pour conséquence de couper le chauffage, l’électricité et parfois même l’eau à des centaines de milliers d’habitations. Une souffrance cruellement infligée, à l’image de cette guerre déclenchée par un Vladimir Poutine qui n’a absolument aucun scrupule à faire tuer, blesser, enlever des enfants, en bref, à faire souffrir pour soumettre une société à sa seule volonté.

En miroir inversé, Volodymyr Zelensky présente une personnalité étonnante. Ancien acteur de série télévisée sans intérêt, il s’est révélé au cours de ces années en vrai chef politique, confronté à une guerre existentielle pour l’Ukraine. Il force l’admiration par sa capacité de résistance, alors qu’il aurait pu fuir les combats dès leur début le 24 février 2022, il y a 4 ans déjà.

Lors de cette interview, c’est un Zelensky sombre, épuisé, toujours résistant, mais aussi partiellement résigné face à la détermination obsessionnelle de Trump et faute d’alternative européenne… Zelensky n’a plus vraiment le choix tandis que les négociations s’accélèrent, toujours sous l’égide des envoyés spéciaux de Donald Trump. De fait, toutes les mesures d’accompagnement d’une fin de guerre s’écrivent, et le chapitre de la reconstruction est largement dessiné.

Dans les esprits, cette guerre ne peut plus qu’être arrêtée… aux conditions imposées par les Etats-Unis de Donald Trump. Zelensky rappelle avec véhémence que « la Russie n’a obtenu aucune victoire » puisqu’il lui est imposé dans ce deal de lui en offrir une : le Donbass sera la « victoire » dont Poutine a désespérément besoin pour justifier ce conflit qui a saigné la société russe et martyrisé leurs frères ukrainiens.

Dans cette interview tout à fait remarquable de France Télévision, la plupart des réponses à ce conflit s’esquissent. « Poutine n’a peur que de Trump » et cela devrait interroger les Européens qui « vivent dans un monde merveilleux […] depuis trop longtemps en paix ». Zelensky va même jusqu’à reconnaître sa propre peur, sa peur que l’Ukraine ne perde son indépendance, sa peur de devoir accepter une concession majeure – celle de « donner raison » à Poutine et à sa loi du plus fort – sa peur de devoir se soumettre à un tyran sanguinaire.

Le glas a sonné pour cette guerre. Les Européens feront-ils en sorte qu’il ne sonne pas pour l’Ukraine ?

Trois années de guerre supplémentaires représenteraient des centaines de milliers de morts supplémentaires, plus encore de blessés et des souffrances quotidiennes pour l’ensemble des Ukrainiens. En fait, le président Zelensky n’a plus réellement le choix. La problématique pour lui est de le faire accepter sans s’y résigner, pour honorer la résistance de ses concitoyens en faisant cesser ce carnage.

Quant aux Européens, le défi auquel ils sont confrontés n’est pas seulement de garantir cet accord de fin de guerre en Ukraine pour qu’en aucun cas elle ne reprenne, mais essentiellement aussi de regrouper leurs forces et d’organiser une puissance militaire significative qui leur permette de dissuader la Russie de Poutine pour ne plus craindre tout autre empire menaçant.

Lire aussi : Plutôt qu’un service militaire inadapté, une Garde européenne serait d’une grande utilité pour notre sécurité



PS : pour suivre l’actualité, je ne peux que vous recommander France Info TV (canal 16), le média où l’info s’éclaire.

« Sur le terrain », émission animée par Loïc de la Mornais

Ukraine/Russie : L’heure des bilans, par Hugues Pernet ancien ambassadeur de France en Ukraine


Tensions États-Unis-Pologne: l’égo de Trump est-il soluble en politique étrangère ? par Christophe Tymowski



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32 commentaires sur “Ukraine, pour qui sonne le glas ?

  1. Il est certain que les forces russes ne pourront pas « écraser » les Ukrainiens comme ils le voudraient. La preuve ? Pris dans son tourbillon de rage, Poutine fait pleuvoir des centaines de missiles et de drones sur les populations civiles, toutes les nuits. C’est « Le blitz » facteur 50 ou 100 ! ( Je note que dans le même temps AUCUN dirigeant occidental n’a condamné ces bombardements d’attrition vis à vis des civils Ukrainiens). On finit par s’y habituer ?

    Mais, les Ukrainiens ont sans doute obtenu un sursis avec le blocage des satellites Star-Link par Elon Musk, début février: https://www.youtube.com/watch?v=gThNzpJhr-8&t=695s

    Les russes ont perdu beaucoup de précisions dans leurs bombardements. Désormais ils tirent leurs munitions en masse pour obtenir le même résultat. Problème, les semi-conducteurs qui équipent leur FPV, et qui leur sont vendus à prix d’or par leurs amis chinois, vont devenir hors de prix.

    Pendant combien de temps, Poutine pourra jeter ses roubles par la fenêtre ? Sachant que l’inflation grimpe en Russie et que le prix de l’essence grimpe aussi.

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    1. Merci Thierry pour ton avis 😉

      Les Russes ont pris en surface prés de 173 000 km², soit la surface de l’Occitanie, du Paca et de l’Auvergne-Rhône-Alpes ! Dans deux ou 3 mois, Zelinsky sera invité à signer la reddition … Ensuite, il pourra organiser tous les referendums qu’il souhaite !

      Cordialement

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  2. Questions :

    1. Est-elle encore d’actualité, la supériorité militaire européenne – sans avoir besoin des USA – qui a été évoquée l’an dernier dans ce blog ? Le total des potentiels militaires de l’UE était nettement supérieur à celui de l’armée russe. Le pb était (et est encore, hélas !) la dispersion et le manque de cohérence entre tous ces potentiels.

    2. Peut-on espérer qu’en cas de coup dur (agression russe contre un Etat de l’Europe de l’Est pour cause de fuite en avant accélérée de Poutine), l’urgence du danger pourrait obliger à réduire suffisamment ces défauts ?

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  3. Faute d’avoir envoyé un seul combattant ou avion en Ukraine, soit moins qu’au Groenland, nous aurons bientôt à en envoyer bien plus que maintenant dans les pays baltes, voire en Pologne, Finlande, Moldavie ou Géorgie. Si Marc Bloch va bientôt entrer au Panthéon, qui se rappelle encore de son Témoignage et de l’étrange défaite que nous allons subir, avec tous ces peuples qui avaient cru échapper au stalinisme et en particulier de celui qui avait renoncé à sa force nucléaire en contrepartie des défenses britannique et états-unienne ?

    Les états-unis avaient attendu des années avant d’intervenir contre le Japon, et donc l’Allemagne nazie avec qui ils avaient fait pourtant tant de bonnes affaires après le traité de Versailles, en prenant le prétexte de Pearl Harbour dont ils étaient sans doute bien informés, comme de l’invasion de l’Ukraine; combien de temps nous faudra-t-il pour reconnaitre un état de guerre quand nos installations sont espionnées, nos réseaux sabotés, nos sanctions détournées et nos frontières violées ?

    On peut certes fustiger un grand allié affairiste et donc devenu douteux, mais sommes nous exempts de reproches, comme quand nous n’avons défendu ou soutenu ni la Tchécoslovaquie, ni la Pologne, et ne sera-ce pas non plus le glas pour cette prétendue Union européenne aussi mercantile et indécise ? Mercatus primus et vae victis !

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  4. Salut Guillaume,

    J’espère que tout va bien pour toi en ce début d’année 2026.

    De mon côté, ces premiers temps ont été un peu compliqués, notamment en lien avec l’actualité en Suisse, à Crans-Montana. Mais les choses avancent, et j’ai récemment rejoint l’équipe de Heidi News à Genève.

    Je voulais donc te proposer mon premier article pour ce média, dans lequel j’aborde des thématiques que tu connais bien.

    Au plaisir d’avoir ton retour.

    Avec mes meilleures salutations,

    Bien cordialement,

    Christophe Tymowski

    https://www.heidi.news/monde/tensions-etats-unis-pologne-l-ego-de-trump-est-il-soluble-en-politique-etrangere

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  5. Bonjour Guillaume,

    Voilà un tableau bien pessimiste que tu nous as brossé là ; et horrible du point de vue des pertes humaines !

    Keith Kellog, l’ancien représentant de l’administration américaine auprès des Ukrainiens, vient de donner une interview au Kyiv Independent, quotidien ukrainien en langue anglaise.

    Il semblait moins pessimiste, disant que la Russie avait échoué dans sa tentative d’abattre l’Ukraine. Tout en reconnaissant que la période hivernale est très dure, il se dit confiant que l’avantage repassera du côté ukrainien d’ici l’été. Pour dire cela, il se base sur les pertes russes humaines, mais aussi en matériel et sur le plan économique. Pour ce qui est des exigences de Moscou, il conseille de ne jamais reconnaître « de jure » l’annexion de territoires saisis par la force ; et il cite à cet effet le cas des pays baltes.

    En attendant, l’ultimatum court…

    Charles

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  6. Rappel historique :  1940. La plus grande armée du monde ( France ) capitule. le Royaume – Uni combat seul le nazisme, le fascisme et l’impérialisme japonais en compagnie  des gouvernements de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Norvège, la Pologne, la Tchécoslovaquie et la France Libre, d’un général inconnu, présomptueux et irréaliste, condamné à mort , dont les biens ont été confisqués ! 

    1945 : quid ? 

    Pour ceux qui n’ont pas ou plus le moral, les irréalistes, lisez ses Mémoires de Guerre, rendez-vous à Colombey  les Deux Eglises sur sa tombe, visitez La Boisserie et le Mémorial Croix de Lorraine, le musée de l’Ordre de la Libération à l’Hôtel des Invalides à Paris ! 

    Gardons en nous les paroles de Churchill à son égard :  » Le Connétable  » ( première rencontre entre les deux hommes !) . Un autre jour, fou de rage lors de leurs différends  , il dit de lui :  » De Gaulle, il est orgueilleux, arrogant, égoïste….c’est….c’est  un grand Homme d’Etat  » 

    Terminons par une note d’humour de Churchill :  » Le Christ portait sa croix, moi , je porte la Croix de Lorraine !  » 

    Portons et soutenons  l’Ukraine et l’Europe, des années encore s’il le faut !!

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  7. Bonjour Monsieur Ancel,

    Encore une fois je vous remercie de porter à la connaissance du grand public vos analyses des grands évènements contemporains, qui valent bien davantage que les élucubrations de bon nombre d’intervenants ignares sur les plateaux de télévision…

    « Vladimir Poutine qui n’a absolument aucun scrupule à faire tuer, blesser, enlever des enfants, en bref, à faire souffrir pour soumettre une société à sa seule volonté » : en cela, il est bien la réplique de Hitler et Staline!

    Quant à Trump, il partage avec Roosevelt les mêmes atermoiements stériles entre isolationnisme – vis-à-vis de l’Ukraine et de l’Europe (ou du moins ses pays fondateurs) – et l’interventionnisme, largement teinté d’expasionnisme, en Iran, au Nicaragua, au Groenland.

    L’histoire bégaie lamentablement.

    Pour autant, le droit international n’est pas mort. Il a toujours souffert de l’absence d’un pouvoir de sanctions. Malgré ce talon d’Achille, il a suffisamment de consistance pour avoir donné le jour à la Cour Pénale Internationale, qui exerce son mandat jusqu’à la sanction des pires criminels de masse. L’espoir est toujours là qu’elle ait un jour à juger les exactions des deux sinistres personnages pré-cités!

    Il y a quelque chose de pire que d’avoir une mauvaise pensée, c’est d’avoir une pensée toute faite.

    Indignons-nous comme le suggérait Stéphane Hessel!

    Le glas peut bien attendre…

    Salutations distinguées,

    Stéphane

    P.S. : on pousse des cris d’orfraie, non pas d’effrai.

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  8. Toujours instructifs les messages de G Ancel. Zelinsky a été élu sur une promesse de paix avec la Russie à propos du Donbass. Il a dû se récuser ; il a vu son projet de cessez le feu de juin 2022 repoussé par les Anglais et les Américains. Il se retrouve en 2026 avec les mêmes propositions qu’en 2022 ! Avec des centaines de milliers de morts en plus, c’est dur à avaler ! La mise en scène avec Léa Salamé s’inscrit dans ce cadre. Une scène de cinéma, comme il les connait. Ceci dit, il faudra bien s’en sortir. Quels que soient les arguments de « fond » concrets et vérifiés de Poutine, il faudra bien conclure, une certaine Ukraine a le droit à son indépendance dans des frontières stabilisées et l’Europe à la paix.

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  9. L’aide à l’Ukraine est insuffisante.
    En 4 ans, nous avons donné 20 milliards quand la SNCF seule nous en a couté 80. Air France a touché 10,5 milliards pour passer le Covid…

    Pour quels résultats ?

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  10. Cher Guillaume Ancel, n’y aurait-il pas une petite lueur d’espoir du côté de la technicité et de l’inventivité des ingénieurs et ouvriers ukrainiens de l’armement, qui commencent à produire des drones et des missiles pouvant peut-être faire la décision ?

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  11. Qui devrait garantir ces accords ? Trump ? Euh… Les Européens ? Alors, il faudrait qu’ils participent aux négociations pour que ce soit sérieux ! Mais ce n’est pas le cas.

    C’est tragique, mais ces « négociations » menées entre un pitre incapable et un tyran cynique et sans scrupules ne me paraissent pas susceptibles d’aboutir à un résultat acceptable. Le but réel de Poutine me semble être d’aboutir à faire baisser sa garde à l’Ukraine pour en finir une bonne fois avec elle.

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  12. Ça me déprime complètement, ces connards de tyrans qui se gavent de notre pauvre planète qui n’en peut plus. Pauvres ukrainiens, pauvre Zelensky ! J’espère au moins qu’lls pourront intégrer l’Europe rapidement !

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    1. Vraiment… Pauvres Ukrainiens, pauvre Zielensky. Qui pourrait oublier leur joie, leur fierté en 1991. « Моя страна. Наша страна. » (Mon pays. Notre pays.) C’est tellement triste. Heureusement, certains ne sont plus là pour voir ce qui se passe.

      Johanne de Luca

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      1. Non non, une cure de Druonisme

        Les Rois Maudits (selon l’oeuvre de M. Druon)
        Pope Vladimir !
        Cow-boy Donald !
        King Xi !

        Avant un an,
        Je vous cite
        A comparaître
        Devant le tribunal
        De la Terre
        Pour y recevoir
        Votre juste châtiment.
        Maudits ! Maudits !
        Soyez tous maudits
        Jusqu’à la treizième génération
        De vos races !

        Zitoune Morny –
        Adapté des Rois Maudits (Maurice Druon) – Le 13/1/2024

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  13. Pour qui sonne le glas ? pour tous ceux qui se font des
    illusions en declinant les mots : liberte -verite – equite – …s
    agenouiller devant l aggressur ,est-ce l alternative ? que dirait de
    Gaulle  ?face a une Europe encore multi – fractionnee

     ,les Ukhrainiens ont peu a attendre de nous et encore moins des Etats
    -Unis de Trump ;mais accepter les crimes de guerre de W. Poutine cela
    est revoltant ! A

     bientot ,Patrick.-

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  14. Bonjour, moi même en qualité de simple spectateur je me lasse de cette guerre, je peux donc façilement comprendre le désire pour les deux camps, Russe ou Ukrainien, que cesse cette guerre absurde déclencher par Vladiir Poutine!

    La position pour le moins versatile de Donald Trump rends pourtant la conclusion d’un accord de cesser le feu incertain, je sais qu’on parle d’ambiguïté stratégique mais c’est retournement de veste au grès de son humeur et de la pression exerçé par les élus Etats-uniens rend toute garantie porté par lui pour le moins aussi grotesque que son conseille de la paix…

    Ainsi même en supposant que les USA soutiennent pleinement la Russie, quelques soit l’accord obtenue il ne peut réellement s’envisager que sous la houlette de l’Europe en tant que garant du partie Ukrainnien et de la Chine en tant que garant du partie Russe. Tant qu’on n’aura comme simple avançé la promesse de Vladimir Poutine ou la parole de Donald Trump on ne peut guère considérer cela comme autre chose que des paroles en l’air, sans effets réel sur les combats et les bombaredements toujours en cours.

    Salutation, Ludovic Melin.

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  15. le XX e siècle eu A H, imprononçable nom pour moi

    le XXIe siècle , W W P,

    deux engeances, à nulles autres pareilles

    la seconde encouragée par le félon de première

    le reste du monde ? Les bras ballants ?

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