
Koursk représentait la capacité d’initiative et d’audace de l’Ukraine dans cette guerre d’agression menée par Poutine depuis plus de trois années : en août 2024, alors que les Russes ne s’y attendaient aucunement – montrant au passage la faiblesse de leur renseignement par rapport à celui fourni par les États-Unis – les Ukrainiens lançaient une incursion sur le territoire russe dans la région de Koursk. Ils s’emparaient de plusieurs centaines de km2 en Russie même, infligeant une véritable humiliation à Poutine en retournant la guerre comme un boomerang contre son propre camp.
Lire aussi : L’Ukraine frappe là où Poutine ne l’attendait pas et ça fait mal
Koursk démontrait aussi la supériorité du renseignement dont disposaient les Ukrainiens grâce aux Américains jusqu’à l’arrivée de Donald Trump… Non seulement les Ukrainiens ne s’étaient jamais laissés surprendre pendant trois années de guerre, mais ils étaient capables de détromper le lourd dispositif de surveillance russe. Pour cela, ils ont pu compter notamment sur la capacité de « cyber guerre » des Américains, des opérations offensives consistant à brouiller ou à leurrer la surveillance russe. Des opérations que Trump a ordonné de cesser début mars pour satisfaire Poutine.
Pendant plus de 7 mois, la Russie de Poutine s’est retrouvée dans une situation compliquée, minimisant d’un côté l’intrusion de « terroristes » sur son propre territoire et concentrant par ailleurs des forces très importantes pour chasser les Ukrainiens sans tout dévaster sur le sol russe, comme les soldats de Poutine procèdent habituellement en Ukraine. Plus de 60,000 soldats seraient ainsi mobilisés – dont plus de 10,000 nord-coréens – pour effacer cet affront (l’armée d’invasion russe en Ukraine est estimée à 500,000 hommes) tandis que 10 à 20,000 Ukrainiens auront remarquablement défendu cette « carte de négociation » que leur audace leur avait permis de conquérir.

Comment d’un seul coup Poutine a-t-il pu récupérer Koursk ?
La difficulté dans l’analyse d’un « théâtre de guerre » est de ne pas le laisser se transformer en « théâtre des illusions ». Difficile d’imaginer que d’un seul coup, les Ukrainiens auraient laissé tomber, sauf s’ils n’y avaient été forcés… En coupant le renseignement américain début mars, Donald Trump rendait impossible aux Ukrainiens d’espérer conserver cette enclave. Ces derniers la savaient irrémédiablement menacée, myopes qu’ils devenaient subitement face aux manœuvres de leurs ennemis.

Les Ukrainiens ont-ils reçu « l’ordre » d’abandonner Koursk après que leur délégation ait été contrainte d’accepter le deal Trump-Poutine lors de leur rencontre avec les émissaires américains en Arabie Saoudite le 10 mars ? Koursk faisait obstacle à une répartition des territoires de part et d’autre de la ligne de front comme allait l’imposer le cessez-le-feu sur lequel se sont manifestement accordés Trump et Poutine mi-février.
Lire aussi : Trump veut plier la guerre en Ukraine… sur le dos des Ukrainiens et des Européens
Un peu comme l’enclave de Srebrenica pendant la guerre des Balkans que les Occidentaux abandonnèrent aux tueurs serbes du général Mladic, Koursk a été abandonné et son sort ne fait plus aucun doute depuis que Vladimir Poutine est venu se faire filmer dans cette région qu’il avait soigneusement évitée depuis l’incursion ukrainienne puisqu’il ne voulait surtout pas la reconnaître. Poutine (ou une de ses doublures pour ne prendre aucun risque) est apparu en uniforme militaire pour bien montrer qu’il est le chef des armées… lorsque celles-ci remportent enfin une victoire et que Poutine qui se rêve en tsar peut se faire tresser une couronne de lauriers, du laurier bien éloigné de l’emblème de la paix.
Inquiétude sur le sort des combattants, mais sans illusion sur celui de Koursk
Les soldats ukrainiens ont-ils pu quitter l’enclave pendant qu’il était encore temps ou sont-ils les victimes de cette trahison politique que Donald Trump a décidé dans le but de renouer avec le business et la Russie de Poutine ?

Il faudra probablement beaucoup de temps pour déterminer ce qui s’est passé dans la réalité, si les soldats ukrainiens ont été capturés en nombre ou en tout petit effectif. Chaque protagoniste nous raconte aujourd’hui une histoire qui relève plus de la propagande que de la vérité, mais il est notable que Donald Trump se fait le relais du récit élaboré par Moscou, « une seule issue, se rendre ».

Les prisonniers – s’il y en a – seront livrés à la violence de la soldatesque russe dont le chef (Vladimir Poutine) démontre jour après jour que seule la loi du plus fort compte… je le rappelle notamment pour tous ceux, de Mélenchon à Marine Le Pen, qui le citaient comme une référence, un modèle.
Mais tout cela ne change rien au sort de Koursk qui est tombé, non parce que les soldats ukrainiens ont été vaincus, mais parce qu’ils ont été livrés, destinée tragique des combattants sacrifiés dans l’enfer de la guerre.
Cette guerre est pliée, mais la paix est loin d’être assurée
Nous assistons à une pièce de théâtre tragique que Trump et Poutine ont co-écrite pour terminer cette guerre à leurs conditions. Koursk en faisait partie tout comme probablement la tête de Zelensky. Une trêve temporaire (de 30 jours) va être annoncée, décrétée par deux apprentis « empereurs », l’un du business et l’autre de la mafia. Mais que se passera-t-il ensuite ?
Vidéo Le Monde : Ukraine, Vladimir Poutine s’est dit favorable à la fin des combats
Un cessez-le-feu temporaire doit donner le temps nécessaire pour construire (rapidement) des « garanties de sécurité » pour l’avenir. Des garanties pour l’Ukraine qui seule a été agressée dans cette guerre déclenchée par la Russie contrairement au récit que Poutine essaye d’en faire, avec des arguments repris sans scrupules par un Donald Trump qui n’en est plus à un mensonge près. Les garanties de sécurité reposent en premier lieu sur un volet politique dont l’intégration (future) à l’Union européenne est un point clef pour ancrer l’Ukraine « libre » dans le camp européen. Cette démarche est amorcée et à préserver, le chemin de l’intégration étant long et fastidieux, plusieurs années d’efforts importants pour les Ukrainiens.
Stabiliser dans le temps la situation sera bien plus compliqué qu’imposer une trêve temporaire
Le volet militaire est compliqué, il passe par un « renforcement » de l’armée ukrainienne qui paradoxalement devra décroître pour que l’Ukraine puisse se reconstruire et vivre autrement qu’en guerre, afin de sortir justement de l’économie de guerre.
Mais le respect d’un futur accord de cessez-le-feu nécessite surtout de déployer une force militaire conséquente, qui dissuade tout reprise des combats par une Russie qui aurait pris le temps de se réarmer.
Les Européens se préparent depuis décembre 2024, au sein de l’OTAN, à envoyer une force d’environ 50,000 soldats – sans renforts américains sur le terrain – chargés non pas de surveiller la frontière (les moyens d’observation actuels suffisent largement) mais de garantir la sécurité des 80% de l’Ukraine qui n’ont pas été soumis par la Russie.
Moscou met son veto au déploiement d’une telle force européenne, invoquant évidemment qu’elle ne peut pas accepter la présence de nations qu’elle considère agressives, comme si elle pouvait imposer sa volonté à l’Ukraine et aux Européens, avec l’aide des Etats-Unis…

Si Trump accepte là aussi les conditions de Poutine, le volet politique évoqué plus haut d’une intégration progressive de l’Ukraine dans l’Union européenne est irréalisable : le régime de Poutine n’aura de cesse de plonger la société ukrainienne dans le chaos jusqu’à ce que Moscou puisse imposer un pantin aux ordres du Kremlin, comme Loukachenko à la tête de la Biélorussie voisine.
Les Européens sont désormais confrontés à leur propre enjeu de sécurité
Si la trêve a été acceptée par des Ukrainiens pris à la gorge et qu’elle pourrait être adoptée très rapidement par un Poutine obtenant ainsi une première victoire dans une guerre qu’il n’a pas les moyens aujourd’hui de gagner, la suite sera éminemment plus compliquée.
Dans un premier temps, les Européens vont essayer de revenir (enfin) dans la négociation en exigeant d’intervenir, auprès de la Russie comme des Etats-Unis, pour sécuriser l’Ukraine. Ce sont les déclarations actuelles des dirigeants français et britanniques, une manière habile pour les Européens de contrer la trahison de Trump qui a tout accordé à la Russie…

Et dans une perspective de plus long terme, l’Europe va devoir consacrer beaucoup d’énergie et de ressources pour assurer sa propre sécurité. Elle ne peut plus se permettre de se disperser, aussi bien sur le plan diplomatique que militaire. C’est l’objet de mon dernier livre « Petites leçons sur la guerre : comment défendre la paix sans avoir peur de se battre ? »

Pour approfondir,
L’Ukraine semble se retirer de la région russe de Koursk sous la pression de Washington, article d’Emmanuel Grynszpan (Le Monde)
L’UE est une association de commerçants qui n’a jamais été destinée à organiser une armée, interview par Geraldine Woessner (Le Point)
L’avenir est à la France, discours du général de Gaulle commenté par Michel Goya (L’éclaireur)
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Bonjour Monsieur Ancel,
Vous écrivez ceci : « Et dans une perspective de plus long terme, l’Europe va devoir consacrer beaucoup d’énergie et de ressources pour assurer sa propre sécurité. »
Le Canada n’est ni une grande puissance économique ni une grande puissance militaire, mais il a démontré plusieurs fois son soutien à la grande Europe, notamment durant les deux guerres mondiales. Il est toujours disponible et, surtout, capable : https://www.cbc.ca/news/politics/canada-allies-europe-trump-1.7486978
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Les négociations avancent à points comptés et avec beaucoup de désillusion.
Je trouve l’ONU absente face à ce conflit.
Où sont les casques bleus d’antan ?
S Cazeneuve
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L’ONU, combien de divisions?
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Trump, une trêve qui fait Pshiiit !
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Votre analyse sur la question du renseignement est pertinente. Mais pourquoi inventer que Mélenchon est un admirateur de Poutine. Mélenchon fait de la géopolitique et a expliqué pourquoi le rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN était inacceptable pour la Russie. Ça n’en fait pas un idolâtre de Poutine. Ni Mélenchon ni LFI n’ont jamais soutenu le président russe, les affinités politiques des insoumis ont toujours été davantage tournées vers ses opposants.
Pour vous donner deux exemples, Mélenchon soutient Alexey Sakhnin, un activiste russe anti guerre. Auparavant, il était proche de Sergueï Oudaltsov, responsable du Front de Gauche russe, qui a été en prison pendant 4 ans et demi pour avoir combattu la politique de Poutine. Mélenchon a rompu avec Sergueï Oudaltsov au moment où ce dernier a pris parti pour la guerre.
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Vous me faites penser à ce vieux sketche de Coluche: « Moi, je suis pas raciste: j’ai même des disques de Sidney Bechet! »
« Mélenchon fait de la géopolitique et a expliqué pourquoi le rapprochement de l’Ukraine avec l’OTAN était inacceptable pour la Russie. Ça n’en fait pas un idolâtre de Poutine. »
Ben si…
« Ni Mélenchon ni LFI n’ont jamais soutenu le président russe. »
Ben si. Chaque fois que La France Qui Dit Toujours Non vote contre l’Ukraine, la victime, elle vote pour poutine, l’agresseur. Sans vergogne.
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Nous voiçi avec un bel exemple de la capaçité de Donald Trump à imposer la paix… La guerre à Gaza reprends et cela n’est pas indépendant de ses déçisions, en effet, en reprenant la subjestion inaxeptable de déplacement forçer des Palestiniens et surtout en rejetant la médiation des pays Arabes, il a rendu caduque toute poursuite des négoçiations vers la paix et sans surprise Gaza se fait à nouveau bombarder!
Dans un combat assymétrique totalement à l’avantage d’Israël, dont il est le prinçipal soutient, il n’a obtenue que la poursuite des bombardements. Que peut-on esperer qu’il obtienne face à la Russie et un combat de haute intensité? Salutation, Ludovic Melin.
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non seulement ceci est une trahison de la part des États-Unis d’Amérique qui a été pendant tant d’années le fer de lance de la défense des valeurs occidentales et démocratiques ce qui n’est plus le cas à l’heure actuelle bien au contraire mais c’est une capitulation forcée signée en bas à droite et fermez-la ! Voilà ce que ça veut dire les Ukrainiens et les petits européens les grands empires votre avis nous en avons que faire voilà le message que nous devons comprendre la Russie la Chine les États-Unis et leurs alliés se partagent le globe en part de gâteau dans les quelle pour l’instant nous sommes complètement absents nous sommes des herbivores qui se réveillent après des décennies dans un monde de carnivores apeuré désarmer mais il ne faut pas oublier ce que l’Europe est capable de faire quand elle marche main dans la main nous sommes de vieilles nation qui ont déjà passé tant de péril à travers l’histoire si l’on baisse complètement les bras non seulement c’est craché au visage de nos anciens et leur sacrifice mais c’est aussi abandonné nos enfants et petits-enfants quel monde pour l’avenir ? Ça doit nous parler particulièrement à nous l’esprit de capitulation ce n’est pas français certes au jour d’aujourd’hui nous sommes un nain mais un nain dans lequel sommeil un géant endormi et quand on part de zéro la base c’est la volonté aujourd’hui ce qui nous fait le plus défaut ce ne sont pas ni les armes les hommes les munitions ou l’argent mais bien le courage et la volonté.
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M Ancel, Je n’ai pas les compétences pour juger la pertinence de votre analyse mais je me permets de relever certaines faiblesses. Vous avez une forte tendance à considérer les déclarations des dirigeants, Trump en premier, comme des décisions effectives, voir leur application immédiate et sans nuances. Si la cohérence des déclarations trumpiennes n’est pas évidente, il est certain par contre qu’il n’a pas des pouvoirs illimités. Pareillement , quand on parle de Poutine, on sait que sa logique, son monde de pensée est très loin du nôtre, ses relations avec les faits et les vérités vérifiables sont d’une élasticité déroutante. Comment croire ce qu’ils disent, l’un comme l’autre alors qu’on sait qu’ils mentent et que probablement, en secret,se disent-ils le contraire ? Enfin,on ne sait quasi rien, sauf ce que nous en dit le chef aux lunettes obscures, des problèmes internes russes. Ne pouvoir rien en dire ne signifie pas qu’il n’y a pas de problèmes.
Sincères salutations
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Il va falloir en tout cas retenir que les Forces Ukrainiennes ont tenu dans l’Oblast de Koursk, pendant 8 mois. Sachant que le poids du symbole de cette bataille de chars de la 2e guerre Mondiale est énorme dans l’inconscient russe !
Quand à la présentation de la « contre-offensive » ( opération pipe-line) russe, menée par 600 forces Spéciales, dans un gazoduc sur 15 kilomètres: qui peut croire une telle ineptie ? ( CF la vidéo sur France 24) Parcourir 15 kilomètres en étant accroupi ( un gazoduc fait un mètre de diamètre), et cela sans OXYGENE ! ( Car la respiration de 600 guguss rejette pas mal de gaz carbonique ). On sait que TOUS les tunnels doivent alimentés en air frais ( Cf les tunnels de Gaza). Il n’y a que les trolls russes pour croire en cet « exploit ».
Désormais il va falloir être extrêmement vigilant sur le sort des prisonniers Ukrainiens. Pour rappel le bombardement une prison de la région de Donetsk, près de la localité d’Olenivka le 22 juillet 2022…( 40 tués 75 blessés)..Les Russes se sont dépêchés d’accuser Kiev !
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Indépendance et souveraité, ce sont bien désormés les prinçipaux enjeu. Avec le rajout de Donald Trump comme soutient de Vladimir Poutine on à juste changé d’échelle, ce qui n’était qu’une menace pour l’Europe et un enjeu pour l’Ukraine devient un enjeu existençiel pour les deux! Car il ne faut pas se voiler la face ce que veulent ce despote et son apprenti c’est bien controler nos destins, pas s’emparer de quelques kilométres carrés de terre. Leur objectif est claire : Ne plus avoir d’oppositions quelle soit médiatiques, militaire ou judiçiaire, pas même scientifique, est pouvoir ainsi imposer à tous leur idéologie ou follie selon les cas… Bref, faire de leurs mensonges les seuls vérités de ce monde…
Dans sa tentative de prise de controle à marche forçé du pouvoir legislatif, executif, judiçiaire et informationnel il est probable que bientôt Donald Trump mettra sur la selette les « mid therme ». Quelle est donc cette démacratie qui ose voter pour un autre que lui? Qui à même l’impétuosité de soutenir des idèes qu’il ne défend pas! Cela sera un premier test après les coups de marteaux qu’à déjà reçu la démocratie Américainne de ça capaçité à ne pas sombrer dans la dictature, comme temps d’autre avant elle…Salutation, Ludovic Melin.
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Bonjour Guillaume, encore merci pour votre excellent post. Comme je le commentais la semaine dernière, tout démontre que Poutine a dealé avec Trump pour récupérer Koursk:Une « complication » qui arrangé bien les affaires des 2 lascars!et c’est bien insupportable : dans ce cas, si la Russie récupère son territoire, pourquoi l’Ukraine ne récupérerait pas les siens?! Après tout, c’est la Russie qui a commencé et a été prise à son propre jeu, ce serait juste la moindre des choses.Je pense sincèrement qu’il est impensable d’imaginer laisser Poutine conserver les territoires qu’il a volé à l’Ukraine. Si on laisse faire ça, ça recommencera. Je suis tout à fait la ligne de Nicolas Tenzer sur ce sujet. Si négociation il doit y avoir, la Crimée pourrait constituer une exception, ce qui serait déjà une offre plus que généreuse à concéder à un autocrate.L’Europe se doit d’imposer une paix juste si elle veut rester crédible, si elle veut éviter qu’une telle situation se reproduise, si elle veut éviter un risque de nouveau conflit à moyen, voir même court terme.Il est aberrant que les USA ne demandent aucune concession à Poutine, tout est là : il est ABSOLUMENT INDISPENSABLE d’imposer des concessions à Poutine. On a souvent entendu l’expression pour l’Ukraine, mais Poutine non plus n’a pas les cartes pour imposer toutes ses volontés. La supériorité écrasante de puissance des USA et des alliés doit bien servir à quelque chose!!! Et plus particulièrement dans ce contexte.J’espère que les européens auront le courage et sauront exiger une négociation digne de la situation. L’avenir du Monde Libre et de la vraie paix en dépend.
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Je ne sais pas si l’incursion limitée dans l’oblast de Koursk (car Koursk était encore loin) n’était pas finalement politiquement et militairement tolérée par VP car l’Ukraine y a consacré des troupes aguerries qui manquaient sur l’immense front du Dombass et de Zaporija; cela lui a aussi laissé l’opportunité de dénoncer une agression de terroristes ukrainiens contre la mère patrie dont il manquait, à part les quelques attaques par drones ou missiles.
Si en plus il reste de nombreux prisonniers dans ce chaudron, c’est encore mieux car comment croire qu’avec les gros effectifs russes que l’on pouvait faire temporiser à l’est derrière les fortifications du Dombass, il n’y avait pas de quoi repousser plus tôt cette incursion mais le moment est bien choisi d’avoir gardé cette poire pour la soif.
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Les Russes ont dépensé et perdu beaucoup plus de forces sur Koursk que les Ukrainiens. S’il y avait beaucoup de prisonniers ou de morts Ukrainiens, aucun doute que de nombreuses vidéos les auraient déjà montrées. Je n’ai trouvé qu’une vidéo en montrant quatre. Les Ukrainiens ont trouvé un trou dans le front ( la zone entre Soumy et Koursk faisait déjà partie du front) , ils ont profité de l’opportunité et y sont resté 7 mois ! Pour moi, c’est un succès et une opération intelligemment menée. Ils n’ont jamais courru jusqu’à Koursk où ils auraient risqué l’encerclement mais se sont retranché sur un petit bastion. La concomitance du rapide recul avec les débuts de négociations oblige à penser à un accord, une exigence préalable de Trump .
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Je n’ai pas écrit que ce n’était pas une bonne initiative, ni même un succès ukrainien, mais que VP aurait pu y consacrer encore plus de troupes, en particulier coréennes du nord et bien avant, mais il a temporisé et ne s’y est finalement montré que la semaine dernière et pour une fois en uniforme.
Tout n’a pas été dit des discussions entre Zelensky et Trump et ce retrait était probablement une exigence pour recevoir à nouveau quelques informations américaines, en faisant passer pour des humanistes Poutine et surtout Trump (que l’on voit d’ailleurs à l’œuvre et pas seulement en discours en tolérant 400 morts dont beaucoup de civils de plus à Gaza, même après avertissement concernant la libération des otages).
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Cher Guillaume,
Merci pour votre combat contre ces pourris de dictateurs que sont Poutine et Trump, par vos explications compréhensibles par tous 🙏.
Perso, je finis par me questionner sur lequel de ces 2 psychopathes est le plus dangereux… Égalité ?
Bien à vous
Gaëdic
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Trump un dictateur vraiment ? Le texte d’Ancel comme votre louange révèlent que la simplicité des explications ne sert à rien pour comprendre une situation complexe.
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Il n’y pas beaucoup d’autres termes appropriés pour un dirigeant qui a fomenté (impunément!) une insurrection pour rester au pouvoir après avoir perdu des élections, qui manigance pour rester président à vie, dont le gouvernement est composé exclusivement de bénis-oui-oui (non élus!), qui se torche le cul avec la constitution et les décisions du pouvoir judiciaire, qui a neutralisé (par l’intimidation et la menace) le pouvoir législatif, qui traite « d’ennemi de l’intérieur » quiconque (journalistes, universités, etc.) ose ne pas être d’accord avec lui, qui attaque verbalement et économiquement les pays démocratiques (y compris l’Ukraine) et… qui soutient explicitement la plupart des dictateurs, tant en actes qu’en déclarations. Tout en passant son temps à jouer au golf aux frais du contribuable, pendant que ses amis milliardaires font main basse sur tout ce que le pays possède. Vous avez raison, la situation est complexe et mérite des explications détaillées.
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Et pendant ce temps-là, le climat (le vrai) se dégrade à très grande vitesse, et les dinosaures que sont Trump, Poutine, et autres rapaces seront exterminés en masse, nous entrainant dans leur chute inexorable !
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J’avais compris que dès l’origine, le Pentagone était en désaccord avec la stratégie Ukrainienne à Koursk. Dans ce cas Trump suit le le Pentagone qui aurait été humilié que Zelenski ne suive pas ses conseils…
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