Israël contre le Hamas, un carnage y compris pour les otages ?

EDITORS NOTE: Graphic content / Palestinians gather around destroyed Shehada family following Israeli bombardment of Rafah in the southern Gaza Strip on December 14, 2023, amid ongoing battles between Israel and the Palestinian militant group Hamas. (Photo by Mahmud HAMS / AFP)


Le bilan catastrophique des bombardements israéliens sur la bande de Gaza

L’offensive menée par le gouvernement Netanyahou contre le Hamas, en dévastant militairement la bande de Gaza, se transforme en carnage. Après neuf semaines de bombardements bien peu ciblés, le nombre de morts sur la bande de Gaza se situe désormais dans une fourchette entre 25 et 35 000 victimes, au minimum…

Ces chiffres ne sont pas des élucubrations du Hamas, même si ce dernier commence à intégrer les « disparus », conséquences des bombardements massifs d’infrastructures urbaines qui rendent impossible de dégager les victimes coincées sous les décombres tant que cette guerre ne sera pas terminée. Ces victimes ensevelies représentent probablement un quart supplémentaire par rapport aux victimes affichées actuellement (19 000 annoncées par le Hamas, plus 7 500 disparus).

Pour des raisons évidentes de fiabilité, je ne m’appuie pas sur les sources du Hamas, mais plus volontiers sur les données de l’armée israélienne qui affichait 22 000 cibles bombardées au 10 décembre, soit 25 000 à ce jour. Encore ne s’agit-il que des bombardements aériens et une partie des frappes d’artillerie… Notons cependant que les opérations terrestres sont moins meurtrières que ces bombardements « indifférenciés » que même Joe Biden a dénoncés.

Avec au moins 450 bombardements (aériens et tirs d’artillerie) par jour, cela représente au minimum un nombre de victimes équivalent puisque ces tirs sont par nature très meurtriers. Les dégâts sont considérables : 63 jours par 450 tués = 28,000 morts au minimum, soit une « fourchette » probable de 25 à 35 mille morts, auxquels il faut rajouter 3 à 4 fois plus de blessés, donc un total de plus de 125,000 morts et blessés après 9 semaines de bombardements (et une semaine de trêve).  

Situation de la partie Nord de la bande de Gaza investie par l’armée israélienne (en bleu)

Il est nécessaire d’inclure dans ces morts le lourd tribut payé par l’ONU, les organisations non gouvernementales et le corps médical qui ne sont jamais épargnés, ainsi que les journalistes qui s’inquiètent d’être ciblés par Tsahal, l’armée israélienne. 

Ajoutons à ce propos, avec le décès de plus de 60 journalistes aussi bien sur la frontière avec le Liban que dans la bande de Gaza, que l’armée israélienne ne cible pas les journalistes, mais qu’elle ne les épargne pas… Ses règles d’engagement militaire sont si peu contraignantes – et c’est là une décision du gouvernement Netanyahou – que l’armée israélienne ne fait pas le moindre effort pour chercher avant un tir à minimiser les victimes collatérales. Elle ne connaît aucune restriction à « l’ouverture du feu ». 

« Tsahal est en « tir libre » sur décision du gouvernement Netanyahou »

Tsahal est donc en « tir libre » et tout ce qui se trouve dans sa zone d’opération – journalistes, personnel médical, civils – ne constitue en aucun cas une contrainte dans l’engagement des cibles… Rien n’est épargné par cette offensive israélienne, et sûrement pas les otages sur le sort desquels il faut s’arrêter pour bien comprendre leur situation.

Le sauvetage des otages est incompatible avec une opération militaire d’une telle violence 

Sur les 138 otages qui étaient présumés la semaine dernière être aux mains du Hamas sur la bande de Gaza, il n’en resterait officiellement plus que 129 après que le gouvernement israélien ait reconnu avoir récupéré plusieurs corps d’otage décédés, dans le nord de la bande de Gaza, et aussi en avoir tué accidentellement trois autres.

En réalité, c’est un secret de polichinelle que plusieurs dizaines d’otages ont été tués dans les bombardements israéliens, ainsi que des suites de leurs blessures après leur capture dans l’attaque bestiale du Hamas du 7 octobre.

Il ne convient donc pas de parler de 129 « otages » mais malheureusement de 129 « disparus », un statut très différent qui fait référence à l’absence de preuve de vie fiable permettant de rassurer les familles d’une quelconque manière. S’il reste encore en vie entre 60 et 80 otages, ce serait formidable et certains membres du gouvernement Netanyahou, sous la pression de la société israélienne et des États-Unis, souhaitent d’ailleurs négocier une nouvelle trêve contre l’avis de celui-ci afin de pouvoir en libérer autant que possible, parmi ceux qui restent encore.

Quant aux trois otages dont l’armée israélienne a annoncé qu’elle les avait tués accidentellement, il convient d’insister non pas sur l’erreur de Tsahal mais sur l’incompatibilité entre l’opération militaire qu’elle mène actuellement – une offensive de grande intensité et en tir libre –, avec une opération de recherche et de sauvetage d’otages (de type search and rescue). Ces trois otages tués par Tsahal ne sont pas un accident, mais la conséquence d’une telle opération militaire, de dévastation. 

Une femme parle près de peinture rouge jetée au sol, lors d’une manifestation spontanée pour la libération des otages du Hamas après l’annonce que trois otages ont été accidentellement tués par les forces armées israéliennes dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, Israël, le 15 décembre 2023. ADRIENNE SURPRENANT / MYOP POUR « LE MONDE »

Le gouvernement Netanyahou, en faisant le choix d’une opération militaire massive contre le Hamas, a sacrifié les otages : les seuls otages qui ont pu être sauvés jusqu’ici l’ont été par une négociation, en contrepartie d’un cessez le feu temporaire de cette même offensive.

Que les familles ne se fassent aucune illusion, chaque jour de ce type de combat réduit leur chance de voir revenir leurs proches, et c’est bien le choix qu’a fait le gouvernement Netanyahou même s’il affirme le contraire.

Trop peu d’informations fiables

Entre les journalistes qui sont délibérément pris sous le feu des Israéliens, même s’ils ne sont pas ciblés en tant que tel, et le fait que les destructions massives sur la bande de Gaza font tomber pratiquement l’ensemble du réseau de communication et tout particulièrement Internet, les informations dont nous avons besoin pour comprendre réellement la situation sont de plus en plus réduites. 

Plus que jamais la vérité est la première victime de la guerre et il faut prendre garde aux annonces des uns et des autres – alors qu’ils sont parties prenantes à ce conflit –, chacune de leur déclaration relève plus de l’intention que de la réalité…

Jusqu’à quand cette guerre intense peut-elle durer ?

Le premier facteur qui devrait convaincre d’en finir au plus vite avec cette offensive dévastatrice sur la bande de Gaza est l’importance des pertes civiles palestiniennes (plus de 125 000 morts et blessés), mais ce n’est clairement pas celui qui influence le plus les décideurs actuels…

Le deuxième facteur de limitation de ce conflit devrait être le risque de régionalisation, d’escalade de cette guerre. Cependant, le gouvernement Netanyahou n’hésite pas à faire monter la pression aussi bien sur la frontière avec le Liban qu’en Cisjordanie où l’armée israélienne a conduit une opération très dure pendant plusieurs jours… Sans doute pour préserver des colons qui n’auraient pourtant jamais dû investir ce territoire qui ne leur appartient pas. Les tirs répétés contre des bateaux qui croisent en mer Rouge, par une faction en guerre au Yemen revendiquant maintenant son soutien au Hamas, auront rapidement des effets sur le trafic international. 


Le bal des hypocrites ou la tiède réticence des Etats-Unis 

Le dernier facteur de limitation de ce conflit est probablement le plus puissant et le moins présent, il s’agit bien sûr de la pression des États-Unis. En effet, ces derniers disposent d’un atout considérable dans cette guerre puisqu’ils sont le fournisseur quasi-exclusif des munitions dont Tsahal a besoin pour conduire ses opérations de bombardements, terrestres et aériens. Et comme l’armée israélienne ne dispose pas de stock, la fermeture de ce robinet américain stopperait cette opération dévastatrice en quelques jours…

Aussi, lorsque l’administration du président Biden affiche sa volonté que les « civils soient plus épargnés » ou critique les bombardements aveugles du gouvernement Netanyahou, tout cela reste du domaine de la déclaration, car les États-Unis ont réellement les moyens d’empêcher une telle opération…

Est-ce une mise en scène diplomatique pour préserver l’avenir d’Israël alors que le gouvernement Netanyahou le compromet chaque jour un peu plus ? Des négociations intenses ont lieu, depuis pratiquement le début du conflit, entre les conseillers américains, qui souhaiteraient que ce conflit s’éteigne au plus vite, et un gouvernement israélien bloqué dans l’impasse du jusqu’au-boutisme de Benyamin Netanyahou et de ses proches. 

En finir au plus vite avec ce carnage qui ne profite qu’au Hamas et à la Russie de Poutine

Cette offensive dévastatrice menée par gouvernement Netanyahou, moins contre le Hamas que contre la bande de Gaza, profite en premier lieu à cette organisation terroriste qui s’alimente et se renforce de la violence qu’elle a elle-même provoquée. 

Le Hamas pourrait en effet cesser temporairement ses combats au moins pour épargner le peuple palestinien qui se fait matraquer, mais bien au contraire celui-ci n’hésite pas à continuer à tirer presque au quotidien des roquettes inefficaces contre Israël, comme pour appeler le gouvernement Netanyahou à continuer cette guerre : une confirmation que son absence de stratégie et son offensive dévastatrice conviennent très bien au Hamas ?

Lire aussi : Netanyahou, « meilleur ennemi » du Hamas ?

Et, s’il y a sur cette planète un dirigeant qui profite pleinement de ce conflit de haute intensité au Proche-Orient, c’est bien évidemment Vladimir Poutine : il peut se permettre ainsi de revenir sur la scène internationale, d’effacer largement dans les médias la place qu’occupait l’invasion de l’Ukraine qu’il n’arrive pas à remporter, mais que les Ukrainiens n’ont plus les moyens nécessaires d’empêcher.
Désormais pour l’Ukraine, l’aide américaine en particulier, mais européenne aussi, est remise en cause après deux années de guerre au cœur même de l’Europe, du fait notamment de ce conflit en Israël qui se transforme en carnage et polarise l’attention. 

Lire aussi : Ukraine, comment sortir de l’enlisement ?

Est-ce que cette guerre stupide contre Gaza va continuer à aider Vladimir Poutine à menacer notre propre liberté tandis qu’elle enfonce Israël dans une impasse sanglante dont Benyamin Netanyahou ne souhaite pas sortir ?




Pour approfondir

Détruire le Hamas ou détruire Gaza, par Jean-Pierre Filiu (professeur des universités à Sciences Po)



En savoir plus sur Guillaume Ancel - Ne pas subir

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

43 commentaires sur “Israël contre le Hamas, un carnage y compris pour les otages ?

  1. 1. Le comportement de l’armée israélienne à Gaza et le nombre de morts qui en découlent sont-ils par nature différents de ceux des forces armées de la coalition qui a lutté contre Daesh/État islamique? Dans les deux cas, les guerres sont dites « asymétriques » et des forces armées conventionnelles affrontent un ennemi dissimulé parmi les civils- personnes et bâtiments. Il est possible que les agissements de l’armée israélienne soient exceptionnels par l’ampleur de leur cruauté dans ce type de conflits, mais je n’en suis pas -encore- convaincue.

    2. Ensuite: le gouvernement Netanyhaou ferait monter la pression sur la frontière avec le Liban. Si c’est le cas, ce serait plus en paroles qu’en actions réelles. Il me semble que le Hezbollah « s’auto-pressurise » facilement, sans que le gouvernement israélien n’ait à faire un sérieux effort.

    3. Enfin, le Hamas ne fait rien pour hâter la fin du conflit, comme vous l’écrivez dans votre billet. Mais bien sûr que la stratégie ou la non-stratégie du gouvernement israélien fait l’affaire du Hamas. Comme l’a déclaré Ismaël Haniyeh: « La révolution exige le sang des grands-mères, des mères et des enfants. » Et comme vous l’avez déclaré récemment récemment à l’émission C ce soir: le Hamas a clairement exprimé son intention de combattre Israël sans relâche. Détruire les installations qui permettent au Hamas de poursuivre ses intentions devient un but raisonnable. Tout comme les capacités offensives de Daesh/l’État islamique l’ont été par la coalition armée qui visait précisément ce but.

    J’aime

  2. Comment est-on arrivé là ?
    Une hypothèse serait que Netanyahou a eu les informations mais les a considéré ( par arrogance ?) faibles, prévoyant une réponse forte si nécessaire sur le h’amas , afin de masquer ses déboires intérieurs et consolider ses partenaires politique extrémistes . Netanyahou n’avait pas prévu l’importance tactique et stratégique du 7 octobre notamment le nombre d’otages civils mais surtout militaire dans plusieurs casernes. Aujourd’hui, Netanyahou pense se racheter, par un nombre important de victimes palestiens et la destruction de toute vie sociétale à Gaza, auprès des Israéliens pour l’après opération sur Gaza. Les israéliens lui demanderont des comptes . Cette fuite en avant tue l’idée même de 2 états et favorise l’option des extrémistes sionistes messianiques qui sont dans l’ADN de toute la famille Netanyahou père, fils, frère…et de l’autre côté de l’échiquier palestinien la continuité de la lutte.
    Le temps joue contre Netanyahou mais lui garantie encore une vie politique protégé encore sur l’aspect judiciaire. Les populations civils internationales ont pris fait et cause pour la cause Palestinienne via notamment les réseaux sociaux et les chaînes satellites arabes. Les parrains des uns et des autres cherchent une issue de sortie à cette crise macabre qui ne fait que prolonger ce conflit et qui ouvre d’autres fronts comme celui du Yémen. Deluge El Aqsa et le projet messianique sioniste ont internationalisé ce conflit. Il faudra du temps pour stabiliser la situation, un temps qui sera peut-être eschatologique.
    En définitive, Israël gagne militairement et perd politiquement. Le h’amas perd militairement et gagne politiquement

    J’aime

    1. « En définitive, Israël gagne militairement et perd politiquement. Le hamas perd militairement et gagne politiquement ».

      Il y a un peu de vrai dans cette formule, mais comment parler de « victoires » d’un côté comme de l’autre, militaire ou politique ?
      Au final, tout le monde perd, et perd beaucoup !
      C’est plutôt un échec général de toutes les parties, et y compris nous, les occidentaux.

      Car l’objectif, c’est quand même bien la paix pour tous, Israéliens et Palestiniens, et là on s’en éloigne à chaque jour qui passe…

      Israël tombé dans le piège du Hamas réagit de façon totalement disproportionnée sans même penser au jour d’après, le plus important pourtant.

      Et après ? Qu’est-ce qu’on fait ?

      Gaza détruit, quasi inhabitable pour des années, le Hamas ou son successeur renforcé dans son idéologie, avec des générations de futurs terroristes…

      « Victoire » militaire d’Israël ? Oui mais quelle « victoire » ? « Reconquête » et pseudo-démilitarisation d’un tout petit territoire (Gaza) mais pour un temps seulement…
      Est-ce qu’Israël aura gagné plus de sécurité ? Est-ce qu’Israël aura avancé vers la Paix pour les années qui viennent ?

      « Victoire » politique du Hamas ? Oui mais quelle « victoire » ? Et à quoi cela lui sert (et surtout au peuple Palestinien) ? « l’Adhésion » de millions de gens à son idéologie islamiste extrémiste à travers le monde ?
      Un victoire politique du Hamas serait l’embrasement total de toute la région, ce qui n’est pas (encore) le cas, même si ça « chauffe »… Les USA veillent.

      Bien tristes « victoires » militaires ou politiques de parts et d’autres en réalité, mais surtout de la destruction et des dizaines de milliers de morts civils, dont femmes et enfants…
      Moi, j’appelle ça plutôt un immense échec !

      Et maintenant, et après ? Qu’est-ce qu’on fait ?

      Car c’est bien ça la question !

      J’aime

      1. Il y a bien longtemps que la situation a dégénéré. Tout n’a pas commencé le 7 octobre 2023. Rien ne sera terminer après l’opération actuelle à Gaza. Ce n’est qu’un épisode comme les autres passés s’il n’y’a pas de solution américaine. Le conflit va bien perdurer.
        GAIN MILITAIRE : Côte israélien, l’objectif s’inscrire dans un temps long, à savoir au moins l’appropriation total de Gaza avec ou sans les otages, qui n’était qu’un clou dans le talon sud d’Israël. Puis gérer la colonisation de la Cisjordanie en la vidant autant que possible et peut-être…une concession à l’international sur Jerusalem à très longue échéance ? Côté palestinien le combat continue avec ou sans le h’amas. L’attaque du 7 octobre n’est qu’un épisode parmis d’autres, plus spectaculaire, plus élaboré mais pas la dernière, quand on pense à la Cisjordanie en ébullition. GAIN POLITIQUE : C’est un gain politique malgré les victimes vu que : – la question palestinienne est revenue à l’agenda international, en lieu et place de l’Ukraine et d’autres préoccupations ;
        – en mettant une pause sur les accords D’Abraham ;
        – en réunifiant les Palestiniens ;
        – en mettant la communauté internationale devant des faits graves de civils tués ;
        – en diffusant les destructions dans Gaza ( infrastructures et humaines )….
        Gain politique aussi pour le h’amas au vu du soutien réaffirmer des voisins : Liban, Irak, Iran, Syrie, voir certains pays du golf mais surtout le YemenOn pourrait parlait aussidel’Afrique, l’Asie et l’Amériquelatine….
        Gain politique pour le h’amas car il démontre que l’onu n’est plus crédible ainsi que la CPI et que  » seul la lutte armée  » est possible.
        Enfin, vous parlez de nouvelles « générations de terroristes » où d’autres voient une nouvelle génération de  » résistants ». Concernant  » l’islamisme « , il n’a rien à envier à mon sens aux colons messianique et au « discours Isaie » de Netanyahou.
        N’oublions pas l’essentiel reconnu par la  » communauté  » internationale….il y a bien un occupant et un occupé et ça la paix n’aime pas trop.

        J’aime

  3. Bonsoir Guillaume Ancel,
    Cet état des lieux désastreux semble pour le moment sans issue. Votre article et l’échange qu’il suscite en commentaires sont passionnants.
    A propos des bombardements aveugles peu soucieux des victimes collatérales, ne s’agit-il pas d’une violation du droit de la guerre ? Si c’est effectivement le cas, susceptible d’entraîner l’arrêt du soutien des USA ? D’autres sanctions ?
    Merci beaucoup,
    Anne-Marie.

    J’aime

    1. Bonjour
      Je crains qu’israél ne s’encombre pas du droit de la guerre et/ou d’autres droits. Israël sappuie sur ses soutiens à l’international et principalement le veto US au conseil de sécurité le plus fidèle et constant. Israël ne fait confiance qu’à elle même et certainement aux instances internationales ONU et compagnie .

      J’aime

  4. Cher Monsieur,
    Je note tout d’abord que vos estimations quant au nombre de tués dans la bande de Gaza me semblent pertinentes, à savoir qu’elles sont nettement supérieures aux chiffres, bien qu’approximatifs, émanant du Ministère de la santé du Hamas. Combien de disparus sous les décombres, donc non encore recensés ? Combien de blessés ? Comment la population gazaouie survit-elle, je pense en premier lieu aux biens essentiels, nourriture et eau potable ? L’information aura été le parent pauvre de cette guerre.
    Un plan concocté par un think tank saoudien vient d’être dévoilé. Il comprendrait, dans une optique de post conflit, l’envoi de troupes des EAU, d’Arabie saoudite et d’Egypte pour sécuriser Gaza. Un gouvernement intérimaire comprenant le Hamas, le Jihad islamique et le Fatah serait instauré pour une période de quatre ans dans l’attente d’élections. Tout ceci semble parfait sur le papier mais ne résiste pas aux leçons de l’Histoire. Exception faite de l’occupation de la Cisjordanie et du Golan par Israël, aucune Puissance n’est parvenue à occuper durablement un territoire aux Proche et Moyen-Orient (Anglais durant le Mandat, Américains à Bagdad et Kaboul, Syriens et Israéliens au Liban). Second volet, un gouvernement intérimaire ? il suffit d’aller au camp palestinien de Aïn el Helweh (à côté de Saïda) où l’on joue de la Kalash et du RPG entre les différentes factions. Le Hamas sortira affaibli mais non « éradiqué » dans sa structure opérationnelle. Resteront, à bas bruit, des cellules dormantes qui donneront du fil à retordre aux occupants.
    Outre les réticences ou le veto de l’Etat hébreux, ce plan , qui se voudrait global, met sur la touche l’Iran. Atténuer dans un premier temps les crispations/divisions du Moyen-Orient est tributaire de négociations entre Téhéran et Washington. Le deal, abandon des sanctions contre la fin du programme nucléaire militaire tel que conclu à Vienne, mais déchiré par Trump, semblait être une lueur d’espoir. On en est loin, très loin.
    En parcourant votre galerie de photos, il m’est revenu en mémoire notre rencontre au Rwanda alors que j’étais en mission pour le CICR. L’extraction d’une famille de Tutsis en mains des Hutus que vous aviez menée à bien, le camp de déplacés Tutsis assistés par le CICR. So long, cher Monsieur, et meilleurs messages.

    J’aime

  5. Bonjour Guillaume,

    Merci pour ces analyses (je viens de lire vos 3 derniers billets du 6, 10 et 16/12) auxquelles j’adhère complètement.
    Objectifs inatteignables (détruire le Hamas tout en libérant les otages.

    Mais je regrette que vous ne restiez que dans l’analyse et la critique de l’opération militaire israélienne en cours (donc un massacre !), sans aborder ce qui aurait pu être une alternative à cette réponse totalement disproportionnée à l’attaque terroriste du 7/10.

    Quelle aurait dû être selon vous une réponse plus adéquate (ou plus efficace) d’Israel face au massacre du 7/10 ?

    Vu le choc total et incommensurable dans la société Israélienne, il fallait obligatoirement une réponse militaire.

    Oui mais laquelle, selon vous ?

    PS :

    A ce sujet, vous avez évoqué le 10/12 en fin de billet une « alternative » avec laquelle je suis d’accord, mais qui est bien « gentille » et ne pas dire grand chose (langue de bois).
    Votre proposition ne répond pas du tout à mon avis à la réaction militaire obligatoire israélienne suite au massacre du 07/10.
    Je vous cite :

    « La solution alternative à cette guerre dévastatrice se trouvait probablement dans le relais que pouvaient exercer les Palestiniens, si Israël s’était plutôt tournée vers eux que contre eux pour en finir avec cette organisation terroriste. Exactement le contraire de la politique du gouvernement Netanyahou qui a privilégié l’émergence et la puissance de cet acteur radical comme un miroir à sa propre radicalité.

    Il est effrayant enfin de constater que les ressources colossales englouties par ce conflit auraient été fort utiles pour amener les Palestiniens de la bande de Gaza à une certaine prospérité, et pour les emmener à neutraliser eux-mêmes le pouvoir de nuisance du Hamas. Benyamin Netanyahou s’était empressé d’écarter ce scénario, de peur d’être viré avec ? »

    Merci pour vos analyses.

    Antoine

    Aimé par 1 personne

  6. Merci à Guillaume Ancel, dont la culture militaire nous aide à comprendre la situation actuelle au Proche-Orient.

    À la source de ce qui se passe, on trouve les tactiques du défunt Empire britannique, avec sa déclaration Balfour de 1917. Pour les dirigeants anglais, il s’agissait de faire pièce aux Bolcheviks russes, dont de nombreux dirigeants étaient juifs. De plus, en introduisant une nouvelle population en Palestine, ils espéraient avoir un levier pour agir contre la population locale, un peu comme ils l’avaient fait en introduisant en Irlande des Écossais par ailleurs durement opprimés chez eux.

    Les problèmes qui perdurent en Irlande du nord datent de là. C’est le cas aussi des problèmes au Moyen-Orient, sauf qu’ici on a affaire à un État devenu puissant. Mais il est aussi devenu sourd et aveugle.

    Comment autrement expliquer que l’État israélien soit allé se fourvoyer à Gaza, où les destructions et les morts ne fournissent aucune garantie de succès politique.

    Au contraire, l’État israélien est en train de créer une armée palestinienne sous la houlette du Hamas ou d’un de ses clones. Au moment de la guerre du Viet-Nam, les bombardements américains sur l’est du Cambodge ont fait la fortune des Khmers rouges, malgré les réticences initiales de la population à leur égard. C’est ce qui passe en général pour toute guérilla sérieuse.

    Ce qui est particulier ici, c’est que l’État israélien s’est laissé piéger grossièrement, autant avant qu’après le 7 octobre.

    Cette guerre s’annonce interminable. À son terme, on peut espérer qu’apparaîtra une solution de type sud-africain, certes préférable aux horreurs qui ont accompagné l’expulsion des Arabes de l’Espagne de la Reconquista.

    Quelques références:

    Saurav Sarkar, The British Roots of the Problems in Palestine, nakedcapitalism.com, 19 octobre 2023

    Tony Karon et Daniel Levy, Israel is Losing this War, thenation.com, 8 décembre 2023.

    J’aime

  7. Merci à Guillaume Ancel, dont la culture militaire nous aide à comprendre la situation actuelle au Proche-Orient.

    À la source de ce qui se passe, on trouve les tactiques du défunt Empire britannique, avec sa déclaration Balfour de 1917. Pour les dirigeants anglais, il s’agissait de faire pièce aux Bolcheviks russes, dont de nombreux dirigeants étaient juifs. De plus, en introduisant une nouvelle population en Palestine, ils espéraient avoir un levier pour agir contre la population locale, un peu comme ils l’avaient fait en introduisant en Irlande des Écossais par ailleurs durement opprimés chez eux.

    Les problèmes qui perdurent en Irlande du nord datent de là. C’est le cas aussi des problèmes au Moyen-Orient, sauf qu’ici on a affaire à un État devenu puissant. Mais il est aussi devenu sourd et aveugle.

    Comment autrement expliquer que l’État israélien soit allé se fourvoyer à Gaza, où les destructions et les morts ne fournissent aucune garantie de succès politique.

    Au contraire, l’État israélien est en train de créer une armée palestinienne sous la houlette du Hamas ou d’un de ses clones. Au moment de la guerre du Viet-Nam, les bombardements américains sur l’est du Cambodge ont fait la fortune des Khmers rouges, malgré les réticences initiales de la population à leur égard. C’est ce qui passe en général pour toute guérilla sérieuse.

    Ce qui est particulier ici, c’est que l’État israélien s’est laissé piéger grossièrement, autant avant qu’après le 7 octobre.

    Cette guerre s’annonce interminable. À son terme, on peut espérer qu’apparaîtra une solution de type sud-africain, certes préférable aux horreurs qui ont accompagné l’expulsion des Arabes de l’Espagne de la Reconquista.

    Quelques références:

    Saurav Sarkar, The British Roots of the Problems in Palestine, nakedcapitalism.com, 19 octobre 2023

    Tony Karon et Daniel Levy, Israel is Losing this War, thenation.com, 8 décembre 2023.

    J’aime

  8. Merci à Guillaume Ancel dont la culture militaire aide à comprendre le conflit actuel.

    À la source de la situation actuelle, on trouve l’ancien empire britannique, dont les tactiques étaient de dresser une population contre l’autre, en particulier une population démunie contre une autre population démunie. L’exemple le plus connu est celui de l’Irlande, où les Anglais ont transféré des Écossais pour contrer les Irlandais, avec les effets qu’on connaît encore en Irlande du nord.

    Voyant que de nombreux Juifs comptaient parmi les dirigeants bolcheviks de Russie en 1917, les autorités impériales, avec la déclaration Balfour, ont encouragé les Juifs sionistes et ont favorisé ensuite leur installation en Palestine. Cette politique permettait notamment de contrer la population arable locale et de favoriser les intérêts impériaux par le biais d’une population nouvellement installée.

    L’empire britannique est disparu, mais les effets de ses politiques se poursuivent, avec un État israélien devenu puissant, mais aussi sourd et aveugle.

    Actuellement, la politique de l’État israélien est en train de créer une armée palestinienne dirigée par le Hamas ou un de ses clones, toute autre issue étant totalement bloquée. Ce n’est certes pas la première fois dans l’histoire qu’une population violemment attaquée se tourne vers un groupe actif, en laissant de côté ses réticences. Une telle situation a fait la fortune des Khmers rouges, au temps de la guerre du Viet-Nam, quand l’est du Cambodge a été bombardée par les avions américains.

    De façon générale, c’est ce que recherche activement toute guérilla. La situation actuelle au Moyen-Orient a ceci de particulier que l’État israélien s’est laissé piéger dans une démarche désastreuse pour ses propres intérêts.

    Il reste à espérer qu’une solution de type sud-africain sera finalement trouvée. Celle-ci serait certes préférable aux horreurs qui ont accompagné l’expulsion des Arabes d’Espagne au moment de la Reconquista.

    Quelques références:

    Saurak Sarkar, The British Roots of the Conflict in Palestine, nakedcapitalism.com, 19 octobre 2023

    Tony Karon et Daniel Levy, Israel is Losing this War, thenation.com, 8 décembre 2023.

    J’aime

  9. Votre haine d’Israël que vous abordez sous le couvert d’une soit-disant expérience de la guerre traduit une éminente sympathie pour le hamas s’inspirant d’un antiséminisme de plus en plus flagrant.
    Façon islamique vous essayez de duper vos lecteurs et votre auditoire, mais seuls les imbéciles et les ignorants croient en vos fadaises.

    J’aime

    1. Bonjour,
      C’est assez effrayant d’observer cette radicalisation : si je critique la politique de B.Netanyahou je suis « antisémite et anti Israël», et lorsque je dénonce le Hamas je suis un « agent d’Israël »…
      Je vous invite donc à relire le titre de mon Blog qui résume bien ma volonté d’analyser des situations sans considérer les pressions, menaces et insultes qui n’apportent rien au débat et alimentent un climat de violence qui est la caractéristique première de cette guerre.
      Je suis preneur d’arguments, si vous en avez…

      J’aime

      1. Je lis vos commentaires sur votre blog et twitter(X). Vous vous en prenez systématiquement à Israël et vos dénonciations du hamas ressemblent à celles de LFI.
        Ce qui est agaçant de votre part c’est :
        1) D’essayer de faire croire qu’une guerre se passe sans destructions ni morts, ou très peu.
        2) D’oublier que ce sont les palestiniens qui ont provoqué cette guerre (hamas et population qui a aussi participé aux massacres du 07/10 ou s’en est largement réjouie).
        3) Que vous ne dites pas comment vous reconnaîtriez des tueurs du hamas en habits civils des autres gazaouis. Sachant qu’un palestinien est tour à tour un combattant en utilisant une arme puis apparaître comme un civil après s’en être débarrassée. La duperie est leur manière habituelle d’opérer.
        4) Vous référez aux chiffres du hamas ou d’organisations qui le soutiennent sous le couvert d’être des ONG alors qu’ils mentent de façon effrénée comme ils ont toujours fait.
        5) Vous oubliez de dénoncer les roquettes tirées sur Israël.
        6) Enfin et surtout vous ne dites toujours pas ce que serait une bonne guerre et comment déloger des terroristes en évitant de subir trop de pertes pour vos propres hommes.

        Cordialement

        J’aime

    2. J’ai beau lire et relire ce que Guillaume Ancel a écrit sur le conflit du Moyen Orient. Je cherche toujours un propos israélien ou qui dénote une sympathie coupable pour l’Etat hébreu ou une hostilité à l’encontre des palestiniens. Quand il qualifie à différentes reprises l’action du Hamas le 7 octobre « d’attaque bestiale », il n’insulte pas le peuple palestinien mais qualifie l’action du Hamas et appelle un chat un chat. En faisant cela nous gagnons toujours en clarté ; il semble bien que Guillaume Ancel ait fait ce choix.

      De la même manière Guillaume Ancel porte un regard sévère sur les bombardements aveugles des villes qui font surtout des victimes dans la population civile et même parmi les otages du Hamas. En cela il fait plus qu’émettre des réserves sur la risposte mise en oeuvre par Benjamin Netatayahou qui s’est placé depuis des années dans une situation qui ne pouvait que le faire tomber dans le piège que le Hamas lui a tendu.

      Le regard que Guillaume Ancel porte sur les deux conflits qui retiennent toute son attention, celui de l’Ukraine comme celui que nous évoquons là, est certes le regard d’un soldat à même de préciser la portée d’une action militaire et d’en mesurer les limites, mais il n’est pas, à mon sens, que cela. Guillaume Ancel a également une approche politique et géopolitique des évènements qu’il observe ( une action militaire est toujours sous-tendue par une approche et une décision politique et leurs enjeux). On peut ne pas partager une opinion qu’il émet comme on peut la partager, encore faut-il d’abord en prendre connaissance et ne pas projeter ses propre partis pris sur ce qu’exprime un interlocuteur après s’être soigneusement bouché les oreilles.

      Aimé par 1 personne

  10. article grave , car les deux adversaires sont dans une impasse ;…mais
    trouver une issue ,c est difficile …acause des positions extremes du
    Hamas et de Netanyahou+ ses ultras !ma position ne changera pas :le
    droit de l existence des peuples israeliens et palestiniens a
    vivre…mais depuis 1948 ,aucune solution durable n a ete trouvee!- –
    deux hommes  debonne volonte , un egyptien -Anouar Sadat et le general
    Rabin (israelien )avaient  trouve une voie d entente :tu connais leur
    sort tragique…
    -Ah ,a propos guerre et bombes , les services de deminages allemands sont en train a la minute
    meme de desamorcer une « belle « bombe anglo-saxonne de 500kg. dans notre
    region …80 ans apres la 2. G.M. !!!

    J’aime

  11. Les dégâts matériels que causent bombes, missiles et obus ne sont pas irréparables, mais les vies perdues comme les corps et psychés mutilés sont irrémédiables.

    Tout aussi irrémédiable est le ressentiment durable que les crimes commis par le Hamas le 7 octobre ont installé dans les esprits en Israël. Les bombardements, massifs, indistincts et aveugles de l’armée israélienne sur une population civile impuissante et sans défense en sont l’exacte symétrie.

    Quelles sont les issues à la situation en Palestine ? La première est celle que les accords négociés de Madrid à Oslo soient enfin mis en œuvre. Ils découlaient de deux avancées considérables : l ‘acceptation de l’existence de l’Etat hébreux et son droit à la sécurité, la reconnaissance des droits des palestiniens arabes y compris ceux dispersés dans des camps de réfugiés.

    La seconde serait la création d’un Etat unique, laïque et démocratique commun à toutes les composantes de la population qui devraient préalablement se reconnaître les unes les autres et formuler explicitement leurs droits à l’existence et à la sécurité.

    La troisième est le maintien, la poursuite et même la solidification de l’impasse dans laquelle se trouve la Palestine depuis que les extrémistes aiguillonnés par les fanatiques religieux des deux bords ont torpillé les accords dits d’Oslo et dont l’assassinat de Ishak Rabin par un fanatique juif a été le moment le plus tragique et le plus symbolique.

    La situation créée par l’attaque sans précédent du Hamas, de par son ampleur et de par sa cruauté et la riposte sans discernement de l’armée israélienne nous ramène 40 ans en arrière, au point que nous ayons de plus en plus de mal à imaginer qu’une autre voie que le conflit permanent puisse prendre corps. Le recrutement de combattants intransigeants, peu enclins au compromis et à la recherche d’une paix durable, semble assuré pour une nouvelle génération dans les deux camps, sauf si…Sur cette terre plus que sur toute autre, ne sommes nous pas autorisés à croire qu’un miracle est possible ?

    Aimé par 1 personne

  12. Cher Guillaume, 64 journalistes tués par l’armée israélienne après le 7 octobre. Il n’y a pas d’autre référence depuis que la presse existe à un tel carnage dans les médias en un temps si bref. Un épisode du carnage général dirigé par un fou d’extrême-droite…

    Amitiés Jean-François

    Aimé par 1 personne

  13. La mise à mort des trois otages, dans des conditions qui dépassent l’accident sous enquête transparente, va faire très mal à beaucoup de citoyens Israéliens. Outre les familles d’otages dévastées par l’enchaînement des faits, il y aura des explications de texte colériques en interne après la guerre. Je devine l’écoeurement de citoyens n’épousant pas les démarches de l’extrême droite extrême (répétition volontaire) du pouvoir exécutif actuel.

    Le meurtre du troisième otage déjà blessé, après un ordre de cessez-le-feu du commandement, n’est pas une balle dans le pied du camp Netanyahou pour ses ROE. C’est une grenade défensive dégoupillée pour les prochaines élections israéliennes. En ayant éliminé des otages dans des conditions bientôt éclaircies, Bibi devra assumer la responsabilité de sa stratégie « Hamas » face au peuple, stratégie très questionnable dans son ensemble depuis 2014.

    Il n’y a pas que les tueurs dégénérés qui paieront pour une telle démonstration d’infamie. La droite forte israélienne finira par croiser un boomerang stratégique au sein même d »Israël. Avis personnel réfutable.

    J’aime

    1. « La mise à mort des trois otages »
      D’autant que cela laisse imaginer les « précautions » prises par les soldats israéliens face à des gazaouis (Hamas ou non) sortant mains en l’air.

      L’opinion israélienne est choqué par la mort d’otages, je suis choqué par l’exécution de personnes affichant se rendre et sans présenter de danger apparent. D’ici à imaginer que c’est courant, voire quasi systématique face à des soldats du Hamas…

      Même dans les opinions occidentales, cela ne semble pas avoir été relevé. ☹️

      Fabrice

      J’aime

  14. Les autorités israéliennes, hamas, palestiniennes, occidentales, russes, arabes sont une bande de pauvres types dans cette affaire. Cet équilibre des hypocrisies est criminel.

    Qu’est-ce qui empêche Biden d’arrêter d’approvisionner Tsahal en munitions ?

    Il attend sans doute l’arrêt des tirs de roquettes palestiniennes. Le Hamas en continuant ses tirs semble décidé à transformer le peuple palestinien en « martyr malgré lui ». Il devrait à priori rendre des comptes aux Palestiniens, mais il faut croire que les Palestiniens en ont ras la casquette d’Israël au-delà du raisonnable, en acceptant, soi-disant à hauteur de 50%, cette politique du tout pour le tout, au mépris de la vie et de l’avenir de leurs enfants.

    Israël est sourd et aveugle, et garde la « nuque raide » devant son désastre. Israël s’est fabriqué cent ans d’ennemis … pour « éradiquer le Hamas » ! Héritage désastreux laissé aux jeunes Israéliens et Palestiniens ! Comment peut-on être aussi crétin pour ne pas comprendre qu’un peuple qui n’est pas respecté, auquel on impose continuellement des représailles très au-delà de la loi du talion depuis des décennies s’enferrera dans la rage la plus profonde. Même les USA ont du quitter le Vietnam.

    Les Israéliens doivent comprendre que la dynamique du sionisme reste de nature coloniale pour les Palestiniens, ce qui est rationnel de leur part, et que, si Israël a le droit d’avoir un territoire comme la plupart des peuples, les Palestiniens ont autant de droit qu’eux sur ces mêmes terres. On n’est plus à l’époque du géant Moïse mais de celle du petit Netanyahu. Sinon ce sera sans fin.

    J’aime

    1. Malheureusement, le Hamas de façon absolument atroce et cynique, constate que les destructions à gaza le renforcent. Les nombreuses victimes civiles sont autant de familles ou il pourra recruter de nouveaux combattants. Les morts et les destructions choquent partout dans le monde et vont lui permettre de renforcer ses soutiens et de récolter des fonds.
      Dès le début le Hamas a manifestement voulu et orchestré une réaction israélienne la plus forte possible. Les massacres qu’il a commis l’ont été manifestement dans ce but. Dans les années 90, chaque fois que l’on parlait de négociations de paix, le Hamas faisait de nouveaux attentats. Tant Netanyahou (qui veut éviter la prison) que le Hamas ont donc intérêt à la poursuite de ces destructions. Tant que Biden (ou même les européens qui pourraient mettre en place les même sanctions économiques contre Israël que contre la Russie) n’auront pas le courage d’agir, ces destructions continueront donc.

      J’aime

  15. Merci pour votre éclairage – sourcé.
    Aucun des 3 facteurs de limitation du conflit ne semble suffisant pour contenir l’élan dévastateur d’Israël. Est-ce que les conséquences économiques ne seraient pas finalement un facteur encore plus efficace que les 3 cités (des centaines de milliers de réservistes mobilisés, des déplacés des zones frontières…)

    Aimé par 1 personne

Répondre à Antoine Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.