Du Groenland à l’Ukraine, de Gaza au Venezuela, jusqu’où laisserons-nous Trump semer son chaos ?

Alors que tous les pays de l’OTAN – hors les Etats-Unis qui semblent oublier en faire partie – ont vu arriver la dernière heure de leur puissant club de défense collective, celui qui a assuré globalement la paix de ses 32 membres, le président Trump a renoncé – aussi brutalement qu’il avait initié le sujet – à s’emparer du Groenland, cet immense territoire danois aux confins de l’Arctique et de nos préoccupations actuelles.

Et pourtant, Donald Trump avait concentré pendant plusieurs jours toute son attention (et toute la nôtre) sur cette « affaire », après nous avoir malmenés du Venezuela à l’Iran sans nous laisser respirer. Il ne pouvait plus s’exprimer sans répéter comme une litanie son exigence de s’emparer sans plus attendre – par la force ou la négociation – du Groenland. Et même de s’emporter contre les pays européens – dont la France – qui avaient osé démontrer leur capacité à déployer des forces militaires pour sécuriser ce territoire à plus de 3 000 km de leurs côtes.

Et l’affaire du Groenland s’en est allée… enfin, pas tout à fait

Trump menaçant, Trump vociférant, Trump insultant pour un Groenland que personne n’a essayé de conquérir et dont les Etats-uniens disposent déjà de toutes les facilités pour déployer les forces de défense qu’ils souhaitent, des forces qui ne dépassent pas 200 militaires à l’heure actuelle sur un territoire quatre fois grand comme la France.

Caprice délirant d’un président qui a confondu à plusieurs reprise le Groenland avec l’Islande ? Vision stratégique d’un dirigeant à la dérive qui confond sécurité internationale et opportunité de business ? En tout cas, ce sont clairement les marchés financiers qui l’ont fait reculer concernant le Groenland, ou plutôt qui ont affolé son cercle de milliardaires en voyant leur fortune se défaire à la vitesse de l’éclair dans une tourment boursière.

Lire aussi : Le Groenland pour Trump, diversion médiatique ou prédation stratégique ?

Certes, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a fort opportunément proposé une solution alternative à « son ami » Trump en s’appuyant sur le précédant des bases britanniques à Chypre, dont une souveraineté très limitée leur a été accordée sur ces enclaves militaires. Mais ni lui, ni les autres dirigeants des pays membres de l’OTAN – comme le Canada qui se sent fort menacé par ce projet – n’auraient pu faire changer Trump d’avis si ce dernier n’avait pas pris peur devant la tournure des marchés. C’est probablement l’arme la plus puissante dont disposent les Européens face aux délires trumpiens, leur importance économique et financière dont les Etats-Unis ont besoin.

Blessures au sein de l’OTAN, la confiance abîmée

Le sujet du Groenland n’est pas pour autant soldé. En effet, le Danemark pas plus que les Groenlandais n’ont accepté à ce stade de concéder une partie de leur souveraineté, même si leur intérêt sera vraisemblablement d’utiliser cet artifice d’une concession limitée pour éviter une nouvelle confrontation avec Trump, ce président à la santé mentale vacillante capable de déclarer en pleine conférence de presse que « Dieu est fier de lui » ou que la France est menacée « par l’immigration et les éoliennes »…

Dans ce contexte marqué par la fin des certitudes, le Danemark déploie des soldats au Groenland, avec des capacités de renforcement par plusieurs pays européens, pour protéger ce territoire autonome contre d’éventuels prédateurs, Etats-uniens inclus. Trump, dans sa crise, avait en l’espèce mobilisé des unités militaires stationnées en Alaska, pour leurs compétences à intervenir en Arctique bien plus sûrement que pour renforcer sa milice anti-immigration au Minnesota, pour ceux qui n’auraient pas compris le message.

 « Trump, dans sa crise, avait mobilisé des unités militaires stationnées en Alaska, pour leurs compétences à intervenir en Arctique »

Le Pentagone, l’état-major militaire états-unien, a été ulcéré de se voir ordonner de préparer une opération militaire contre un allié proche – le Danemark – avec des répercussions probables sur toute l’OTAN. Néanmoins, les militaires ont dû obéir, d’autant plus que les généraux qui avaient eu l’outrecuidance de s’opposer aux délires de Trump lors de son premier mandat (comme de s’emparer des bureaux de votes aux résultats « insatisfaisants ») ont été sanctionnés et ostracisés par l’équipe de Trump dès son retour au pouvoir.

Retour à l’Ukraine où le projet d’accord « fantastique » de Donald Trump n’a guère progressé

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a beau expliquer, afin de ne pas froisser Trump, combien il s’inscrit avec enthousiasme dans sa démarche et comment le projet d’accord a beaucoup progressé grâce à ce « fantastique » président, la réalité est…qu’il n’en est rien, faute de pression efficace des Etats-Unis sur Vladimir Poutine.

Certes, Zelensky peut annoncer qu’il a obtenu la signature des Etats-Unis pour soutenir les « garanties de sécurité », mais celles-ci étaient déjà acquises fin décembre dans les échanges avec Steve Witkoff, l’envoyé spécial du président états-unien. De plus, ces « garanties de sécurité » seront pour l’essentiel fournies par les Européens et elles ne seront activées qu’en cas de signature d’un accord de fin de guerre dont les négociateurs sont encore loin, bien qu’ils se soient enfin rencontrés directement aux Émirats Arabes Unis ce 24 janvier.

Négociations aux Emirats Arabes Unis le 24 janvier 2026, émissaires russes et ukrainiens se parlent directement en présence des représentants états-uniens

En effet, ce projet d’accord pour mettre fin à la guerre bute toujours sur la même question, cruciale, de cession de territoires : la Russie de Poutine exigeant rien de moins que de se voir octroyer ce qu’elle n’a pas réussi à envahir militairement dans le Donbass, à savoir 6 000 km2 (l’équivalent de deux années de combat au rythme actuel), soit la surface d’un département français comme ma chère Ardèche.

L’armée russe met d’ailleurs « le paquet » sur les bombardements quotidiens des infrastructures énergétiques et de distribution d’eau – des objectifs civils constitutifs de crimes de guerre –, dans le seul but d’épuiser les Ukrainiens, de les pousser à céder et de concéder face à la violence sans limite de Poutine.

Lire aussi : Poutine « attaqué » par l’Ukraine, le mensonge de trop ?

Les Européens ont astucieusement proposé la démilitarisation du Donbass pour sortir de l’impasse. Mais cette alternative se heurte à la mauvaise foi de Poutine qui veut bien étudier cette solution à condition d’assurer le contrôle de cette zone avec sa police… ce qui reviendrait de fait à lui céder. Malheureusement le temps presse pour les Ukrainiens épuisés par ces quatre années de guerre et inquiets de se voir retirer une partie du soutien américain, en particulier dans le domaine crucial du renseignement.

Une négociation déséquilibrée qui augure mal du résultat

Au passage, lorsqu’au cours de ses vœux aux armées, le président Macron a avancé que la France fournissait désormais les deux-tiers des besoins ukrainiens en matière de renseignement, cela est une pure forfanterie : la France, comme chacun des pays européens, ne dispose pas des ressources nécessaires pour faire du renseignement prédictif comme le font actuellement les Etats-Unis. En réalité, le renseignement prédictif comme la production en masse d’armements de pointe ne seront « à la portée » des Européens à la seule condition qu’ils s’unissent enfin, pour créer notamment des Airbus de l’armement plutôt que laisser des Dassault torpiller les programmes structurants pour l’avenir de l’Europe.

Pour résumer, les négociations sur l’Ukraine continuent, sous la pression déséquilibrée de Donald Trump, mais risquent bien de se solder par des concessions unilatéralement ukrainiennes, avec pour conséquence particulièrement dangereuse de conforter la politique de Poutine consistant à faire la guerre pour s’emparer de ce qu’il veut. Comme d’ailleurs vient de le faire Trump avec les réserves de pétrole du Venezuela et, pourquoi pas, avec le Groenland…

lire aussi : Ukraine, sortie de guerre en vue, mais que fera ensuite la Russie ?

Le « conseil de la paix », Disneyland de l’ordre trumpien

Dans le monde merveilleux de Donald Trump, le « conseil de la paix » qu’il a personnellement inauguré à Davos, va enfin faire régner son nouvel ordre dans le monde et justifier ainsi le prix Nobel de la paix qui manifestement l’obsède. C’est évidemment une nouvelle attaque contre l’ONU qui dans l’esprit trumpien ne sert à rien puisque le « fantastique » Donald ne préside pas cette organisation. Bien au contraire des Nations Unies, le « conseil de la paix » de Donald ne s’appuie pas sur des règles partagées, mais sur sa conception très particulière de la seule loi qui doit s’imposer dans le monde à ses yeux, celle dictée par « sa propre volonté », la loi du plus fort bien sûr, la loi de Trump.


La dérive du pouvoir trumpien vers le fascisme est désormais consacrée dans ce « conseil d’administration » du monde qu’il veut imposer à titre personnel et exclusif. Les dérives de Trump étaient plus que perceptibles, notamment à travers sa tentative de coup d’Etat en 2021 lorsqu’il n’arrivait pas à accepter de quitter le pouvoir et reconnaître le résultat des élections, ce qui augure mal de la suite aux Etats-Unis.

Avec son « conseil de la paix », Trump a réuni dans ce Disneyland de la diplomatie à peu près tous les tyrans et autocrates du monde, d’Alexandre Loukachenko (Biélorussie) à Viktor Orban (Hongrie) en passant par Benyamin Netanyahou (potentat de Gaza et de la Cisjordanie). Poutine devrait probablement adhérer aussi. Il ne manquera plus dans cette « foire de la paix » que Khamenei, le guide suprême iranien qui a fait massacrer ses manifestants et Kim Jong Un, le psychopathe qui règne sur la Corée du Nord.

Inauguration du « conseil de la paix » de Trump, avec Trump et pour Trump

A contrario, Trump a insulté et menacé le président français Emmanuel Macron pour avoir décliné son « offre », ainsi que Mark Carney le Premier ministre canadien qui venait de prononcer un discours remarquable à Davos, invitant les puissances moyennes à se réunir pour ne pas subir, comme le titre de ce Blog. De fait, si Trump mérite un prix Nobel, c’est celui du chaos.

« Les puissances moyennes doivent agir ensemble, parce que quand on est absent de la table, on figure au menu. » Mark Carney



Trump est une formidable motivation pour construire une Europe de la raison

Dans ce contexte un peu angoissant, notons cependant les aspects positifs de la situation actuelle. 73% des Européens sondés par Grand Continent sont désormais convaincus qu’ils doivent assurer leur défense par eux-mêmes.

Le Monde


Les Canadiens nous ont rappelé à raison qu’il était temps de nous mettre à table plutôt que d’être au menu des empires menaçants. Et nous, Européens, prenons enfin conscience que les partis d’extrême-droite sont les prescripteurs et les relais de ces fascistes qui voudraient nous imposer leur loi.


De fait, l’Europe constitue la plus grande puissance économique et sociale du monde, elle a tous les moyens pour s’opposer à ces dérives, il ne lui manque plus que la volonté politique pour s’organiser ensemble et se sentir forte.

Dans ce monde de chaos agité par Trump, il est grand temps qu’autour de l’Europe, des puissances « moyennes » se réunissent pour faire valoir ce qui leur est cher et cessent d’avoir peur de se battre intelligemment pour défendre la paix. Leur paix.


Tableau comparatif Union européenne vs USA, publié par le ministère des affaires étrangères de la’France janvier 2026



Pour approfondir :

Notre déni de guerre, par Stéphane Audoin-Rouzeau


Les ambitions de Donald Trump au Groenland plongent les extrêmes droites européennes dans l’embarras (Le Monde)


Mark Carney, Premier ministre du Canada : « L’histoire de l’ordre international fondé sur des règles était une fiction utile »



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8 commentaires sur “Du Groenland à l’Ukraine, de Gaza au Venezuela, jusqu’où laisserons-nous Trump semer son chaos ?

  1. Cher Guillaume,

    S’agissant du Groenland, j’ai lu que la référence à Chypre était une erreur parce que l’accord de 1951 entre Washington et Copenhague donne déjà à Trump tout ce que contient l’accord sur Chypre et ce que Trump se déclare aujourd’hui content d’avoir « obtenu ». Cela vaudrait peut-etre le coup de vous procurer cet accord de 1951 ou, à défaut, une analyse de son contenu. Bonne soirée.

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  2. « Alors que tous les pays de l’OTAN – hors les Etats-Unis qui semblent oublier en faire partie – ont vu arriver la dernière heure de leur puissant club de défense collective, […] le président Trump a renoncé […] à s’emparer du Groenland, cet immense territoire danois aux confins de l’Arctique et de nos préoccupations actuelles. »

    C’était prévisible. Ce que Trump réussit le mieux, ce sont les TACO (« Trump Always Chickens Out » ou Trump se dégonfle tout le temps). Il menace, il  crie, il vocifère et… se dégonfle.

    Le Groenland

    Selon plusieurs, Trump est depuis longtemps obsédé par la taille du Groenland. Il a probablement consulté une carte de Mercator, qui déforme les surfaces, sur laquelle le Groenland a l’air aussi grand que l’Afrique. S’il avait consulté une carte Mollweide, il aurait déchanté. Mais, trompé par l’image, ayant appris par la suite que le Groenland ne comptait que 57 000 habitants défendus par deux traîneaux à chiens, il s’est dit qu’en l’acquérant, il ferait des Etats-Unis le pays le plus vaste du monde, plus vaste que la Chine, plus vaste que la Russie, plus vaste que ces deux pays réunis et qu’en même temps, il battrait tous les anciens présidents, aucun n’ayant encore réussi une acquisition territoriale aussi vaste. Pour info :

    • Russie : 17 098 242 km².
    • Chine : 9 596 961 km².
    • Afrique : 30 415 873 km².
    • Canada : 9,985 millions km²
    • États-Unis : 9 833 517 km².
    • Groenland : 2 166 086 km².

    À la suite de son « extraordinaire campagne militaire » au Venezuela,  « une opération comme personne n’en a vu depuis la Seconde Guerre mondiale », avec une armée qui « n’a pas d’équivalent dans le monde », il s’emballe et justifie son idée du fait que « l’île est « couverte [sic] de navires russes et chinois partout (cette affirmation a été vérifiée et, comme dans pratiquement tous les cas où Trump justifie ses velléités par des délires sortis de son esprit précambrien, elle s’est avérée fausse). Il s’agit donc d’un enjeu de « sécurité nationale ».  

    Il y a aussi les ressources. Tout comme pour le Venezuela, où ses projets grandioses n’ont pas soulevé l’enthousiasme qu’il espérait, les patrons des grandes pétrolières convoqués à la Maison-Blanche faisant preuve de réserve alors qu’il s’empressait de claironner qu’ils étaient prêts à y investir « au moins 100 milliards de dollars », l’exploitation minière du Groenland exige d’importants investissements sur le long terme avec, au final, une rentabilité douteuse. Autre point dont il faut tenir compte : la difficulté de séparation des terres rares et le fait que seule la Chine possède actuellement l’expertise pour le faire de manière rentable.

    Mercredi, sur son réseau Truth Social, Trump a annoncé qu’un « cadre» d’accord sur le Groenland avait été conclu avec l’OTAN ». Tout en restant flou sur son contenu, il a dit qu’il s’agissait d’un accord à long terme, sans fin, sans limite, lui donnant un accès total.

    Tout ce qu’il a probablement obtenu, c’est le statu quo (on va finir par le savoir) et il essaie de sauver la face. De toute façon, il avait l’entente militaire. Il pouvait envoyer autant de militaires et ouvrir autant de bases qu’il le voulait, à condition de prévenir le Danemark. Pour ce qui est des ressources du sous-sol, le Groenland est à la recherche d’investisseurs.

    Il doit donc faire diversion. Il présente son Conseil de paix, avec la « reconstruction » de Gaza (sa Riviera), annonce l’envoi d’une armada vers l’Iran et accuse les Démocrates d’être responsables de tout ce qui se passe à Minneapolis.

    « En tout cas, ce sont clairement les marchés financiers qui l’ont fait reculer concernant le Groenland, ou plutôt qui ont affolé son cercle de milliardaires en voyant leur fortune se défaire à la vitesse de l’éclair dans une tourmente boursière. »

    Si c’était plus simple? Si Trump n’était qu’un idiot, un imbécile, un crétin? Un voyou à la pensée primaire (à laquelle s’ajoute le déclin cognitif dû au vieillissement), dont le mode de fonctionnement est celui d’un inconscient primitif et illogique, régi uniquement par le plaisir, qui ignore la réalité, la logique, les contradictions, en vue d’obtenir la satisfaction immédiate de ses pulsions (cf. Freud)?  

    Mark Carney

    Trump n’a pas digéré le discours qu’a prononcé Mark Carney à Davos, d’abord parce qu’il a fait la Une des journaux du monde entier, ensuite parce que le Premier ministre du Canada y présentait sa vision d’un nouvel ordre mondial, selon lequel il fallait cesser de s’aplatir devant les grandes puissances. Il appelait plutôt les puissances moyennes à s’unir. Il fallait qu’il soit puni; Trump lui a donc retiré l’invitation à faire partie du Conseil de paix que, soit dit en passant, Mark Carney n’avait pas encore acceptée.

    Puis Trump a menacé le « gouverneur » (en référence au 51e État) Mark Carney d’imposer des droits de douane de 100 % sur toutes les exportations canadiennes vers les Etats-Unis, en cas d’accord commercial entre le Canada et la Chine. Il est vrai que Mark Carney a été gouverneur de la Banque du Canada (2008-2013)et gouverneur de la Banque d’Angleterre (2013-2020). De retour à Ottawa dimanche, Mark Carney, impassible, a affirmé que cette hausse évoquée par Trump n’aurait pas de conséquence sur son plan de réduction du coût de la vie, mais que son impact se ferait sentir sur les Américains.

    Finalement Trump ressemble à un danseur-des-vents, aussi appelé danseur gonflable, que l’on peut voir dans certains commerces désirant attirer l’attention des passants. C’est laid, ça gigote sans arrêt jusqu’à finir aplati sur le sol, complètement dégonflé.

    Danseur gonflable serait plus approprié dans le cas de Trump, du fait de l’analogie avec le voisin gonflable (expression québécoise désignant une personne qui veut toujours plus grand, plus cher ou mieux que ses voisins).

    Tout comme Antée qui demeurait invincible tant que ses pieds étaient en contact avec la Terre, Trump restera persuadé de sa puissance tant que les médias lui accorderont l’importance actuelle. Il faut l’ignorer et il s’aplatira comme le danseur gonflable.

    Johanne de Luca

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  3. Bravo Guillaume, le dessin sur les routes du chacun pour soi est excellent. Sur le conflit russo-ukrainien les choses semblent évoluer : première réunion trilaterale confirmant l’arbitrage américain et la relégation de l’Europe qui pourtant sera la principale contributrice, présence enfin d’un responsable de parti ukrainien de la majorité certes, enfin projet de visite à Moscou du sherpa français. On semble s’acheminer péniblement vers une paix mal ficelée et déséquilibrée, sources de frustrations légitimes et donc de tous les dangers. Dans ce contexte je nourris une inquiétude. Une fois un mauvais texte signé, nos autorités politiques, gouvernement et parlement ne vont-ils pas revenir à leurs préoccupations immédiates dictées par les prochaines échéances électorales et la situation financière désastreuse du pays. Le risque n’me sera-il pas de considérer à nouveau le budget de la défense comme une variable d’ajustement, une fois le danger ( faussement) écarté ? Une grande vigilance s’impose. Encore merci pour tes analyses pertinentes et non complaisantes. Hugues Pernet

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  4. .

    Bonjour, après la league des gentlemen extrordinaire, la league of justice, et même the suiçide squad! Nous avons désormer le conseille de la paix prèsidé par Donald Trump, avec la volonté de fuir la justice humaine afficher, peut être déçidera-t-il de quitter la maison blanche, pour immigrer sur le mont Olympe? Après tout Zeus fait pale figure comparais à sa « puissance »…

    Cette mascarade pourrait préter à rire si elle n’entrer pas dans un proçessus de paix, qui semble toujours aussi inaccessible pour les Palestinniens et les Israëliens, alors que Donald Trump serait davantage capable de leur apporter un nouveau terrain de golf dont il serait propriétaire, qu’une paix durable réunissant les deux peuples après tant de sangs verser…

    La situation en Ukraine et de plus en plus : Russie+USA versus Ukraine+Europe, mais entre les différentes frasque de Donald Trump cette alliance de circonstance pourrait être ephèmère. Le comble de l’ironie serait quand même que la Russie s’empare de l’Alaska, au nez et à la barbe du président des états-unies, ce qui feraient peut être régretter un peu ses élécteurs qui en sortie des urnes clamée voter pour lui afin d’échapper au taxe des Démocrates et se retrouve enterrer sous les taxes douanières de leur cher Donald…

    Il est diffiçile de prétendre que les électeurs des USA ignoraient ce qui allait se passer, pourtant il a bien été élues! On peut s’intérroger sur leur volontée de chaos qui s’apparente fortement à une recherche d’autodestruction mais en attendant les premiers à en subir les conséquences sont bien les Américains!

    Donald Trump n’est pas le seul responsable de leur malheurs, C’est son administrations qui mets en place ses décrets et mesure, et les élues Républicains qui ont voté sa belle et grande loi, ainsi que quelques Démocrate tentant d’éviter un « shutdown ».

    Un an de passé, il en reste trois, donald trump n’a pas fini de nous en faire voir de toute les couleurs, et si nous voulons être affecter le moins possible par ses éclaires mieux vos nous équiper de solide para-tonnère, comme par exemple une industrie militaire européenne capable de se passer des USA, et une armées Européennes tout aussi préçieuse! Même une garde européenne serait la bienvenue…

    Face au chaos nous sommes bien petit, mais parfois un bon toit et un bon feu suffise pourtant à passer l’hivers, si toutefois on a été suffisament prévoyant pour faire les réserves néçessaires et prendre les précautions appropriée…

    Salutation, Ludovic Melin.

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  5. La conclusion que je tire de cet édito : Trump (en plus de Poutine) pourrait faire un bien majeur à l’Europe si le danger oblige les Européens à enfin s’orienter vers la transforrmation de la peu cohérente Union Européenne en Etats-Unis d’Europe, totalement émancipés de la tutelle US (s’il faut larguer la Hongrie et la Slovaquie, larguons-les jusqu’au retour de la démocratie dans ces deux pays). Et renforçons les liens avec des démocraties hors Europe, en premier lieu le Canada.

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