Venezuela, un coup d’éclat pour un coup d’Etat ?

NB : je m’étais concentré ce 3 janvier sur la guerre en Ukraine et la poursuite des négociations. Mais l’opération menée par les Etats-Unis contre le président du Venezuela constitue un événement majeur sur lequel j’ai été interrogé durant toute la journée. Je livre ici un commentaire rapide dont je prie mes lecteurs d’excuser l’absence de recul.


Dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, sur l’ordre de Donald Trump, les Etats-Unis déclenchent une opération militaire d’ampleur contre le Venezuela, plus précisément contre le président controversé de ce grand et riche pays d’Amérique latine, Nicolas Maduro.

Un dirigeant controversé du fait que sa réélection à la présidence du Venezuela en 2024 n’a pas été reconnue par une large majorité du pays puisqu’en réalité son opposant avait remporté l’élection. Mais Maduro a imposé, avec ses miliciens, son maintien au pouvoir. Un dirigeant controversé parce qu’il a mis à sec un pays pourtant assis sur un puits de pétrole. Un dirigeant controversé aussi parce qu’il s’oppose aux Etats-Unis…

Un blocus contre ses exportations de pétrole a été mis en place par les États-Unis qui, depuis plusieurs mois, exercent des frappes militaires contre des navires vénézuéliens au motif non documenté qu’ils participent au trafic de drogue vers les USA. Ces dernières semaines, Donald Trump a envoyé une importante flotte militaire au large du Venezuela se faisant de plus en plus menaçant, appelant même le président Maduro à quitter ses fonctions au plus vite.

Maduro était donc prévenu, il se savait menacé, il avait renforcé sa protection et la mobilisation de ses nombreux miliciens pour renforcer son armée dotée d’un armement plutôt moderne, fourni par la Russie de Poutine, son protecteur historique.


Un « coup d’éclat » plutôt qu’une guerre meurtrière

Dans la nuit du 2 au 3 janvier, l’armée americaine déclenche une opération centrée sur les infrastructures militaires de la capitale Caracas, avec une neutralisation des moyens de défense aérienne et de coordination, ainsi que des frappes ciblées sur tout ce qui aurait pu s’opposer à l’objectif réel de cette opération : protéger une intervention destinée à s’emparer du président vénézuélien lui-même.


L’intervention ne dure que quelques heures, son bilan militaire et civil ne sera sans doute jamais établi avec réalisme, mais elle réussit à « arrêter » Nicolas Maduro et son épouse, et à les embarquer pour les Etats-Unis où ils seront jugés… pour trafic de drogue. Car la raison officielle de toute cette opération serait, d’après Donald Trump, de faire régner la Justice en empêchant ce couple de trafiquants dirigeant un important cartel de drogue de nuire.

Donald Trump pendant sa conférence de presse du 3 janvier

Ce sont d’ailleurs des officiers de police judiciaire qui auraient procédé « légalement » à leur arrestation, l’armée américaine ne servant que de soutien à cette opération officiellement menée par la justice américaine. Cette opération audacieuse est d’abord un « coup d’éclat » pour les Etats-Unis, qui ont neutralisé un « ennemi » historique par une intervention militaire très limitée, y compris dans les dommages collatéraux et les pertes subies.

Donald Trump a immédiatement commenté cette affaire, parce qu’elle est un « succès tactique » qu’il a bien l’intention de transformer en succès médiatique, j’y reviendrai plus loin. Rappelons à titre de comparaison la tentative américaine de libérer les otages de leur ambassade en Iran en 1980, conduite par le même type d’unités, qui s’était soldée par un désastre lorsque deux avions de transport s’étaient percutés, minant alors la crédibilité du président Jimmy Carter.

Consécration de la loi du plus fort sur le droit international, la fin de l’Etat de droit ?

Cette opération américaine contre le couple présidentiel vénézuélien signe d’abord la consécration de la loi du plus fort au détriment de la loi tout court.

Vladimir Poutine avait ouvert la brèche en particulier avec son « opération militaire spéciale » contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022. Puis Benyamin Netanyahou s’est installé dans cette pratique en attaquant tous les pays du Moyen-Orient quand bien même ils ne présentent plus aucune menace pour Israël. Avec le Venezuela, Trump consacre cette nouvelle ère du règne de la force sur le droit, en déclenchant ce « coup de force » contre la présidence (même contestée) d’un pays souverain.

Il est important, avant de se laisser aveugler par les détails d’une « opération secrète » révélés à dessein, de noter l’absence de la Russie, jusqu’ici protectrice de cette autocratie, tout comme elle avait laissé tomber Assad en Syrie, dans un mélange ambigu de manque de moyens militaires et de connivence avec le président Trump. Seuls les Russes avaient les moyens de « renseigner » Maduro des manœuvres réelles des Américains et de les contrer, ce qu’ils n’ont pas fait.

Quel avenir pour le Venezuela, quelles conséquences après une telle opération ?

Le point suivant est logiquement la suite pour le Venezuela lui-même, Trump ayant déclaré « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions assurer une transition sûre, appropriée et judicieuse », alors que les troupes américaines semblent être reparties aussi vite qu’elles étaient intervenues, pour ne pas s’enliser dans ce pays deux fois grand comme la France.

Qu’entend par là le président américain qui ajoute que les compagnies pétrolières américaines devaient investir massivement dans le pays pour rétablir l’exploitation de son pétrole ? Le risque de chaos dans un pays polarisé par des années de dictature est évident, comme l’a été l’Irak après l’intervention militaire américaine. Dans l’esprit de Trump, le Venezuela deviendrait-t-il un protectorat américain ? Le Venezuela sera-t-il dirigé avec l’aval et la supervision des Etats-Unis, comme la Biélorussie de Loukachenko ?


Tous les pays voisins, en particulier ceux dont les relations sont compliquées avec les USA, s’inquiètent, de la Colombie à Cuba pour commencer, puis le Brésil. Il faut probablement questionner à ce sujet Marco Rubio, le secrétaire d’Etat, qui joue un rôle clef dans cette affaire, dans cette volonté de reconfigurer le continent américain au profit des Etats-Unis. Quant au Groenland, à quoi faut-il s’attendre désormais ?



Une opération tombant à point nommé pour un Donald Trump qui fait de l’outrance un mode de gouvernance

Une telle opération constitue enfin une formidable opportunité en terme médiatique pour Donald Trump, empêtré aux Etats-Unis dans l’affaire Epstein (prostitution de mineurs). Un président américain également enlisé dans la négociation sur la sortie de guerre en Ukraine, qu’il promettait de mener « tambour battant », mais dans laquelle Vladimir Poutine l’a ridiculisé en faisant en sorte qu’il vienne « justement » à son secours, en prétendant avoir été attaqué par l’Ukraine.

Lire aussi : Poutine « attaqué » par l’Ukraine, le mensonge de trop ?

Une opération contre le Venezuela préparée depuis des mois, mais qui tombe à point nommé pour Donald Trump, pour afficher sa puissance, sans en mesurer les conséquences. D’ailleurs, la Chine y verra peut-être une source de légitimité pour déposer demain le gouvernement de Taïwan plutôt que de provoquer un conflit dévastateur contre son cher voisin.
Quant au trafic de drogue, pas sûr que l’arrestation du couple Maduro change quelque chose à ce fléau…


En savoir plus sur Guillaume Ancel - Ne pas subir

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

24 commentaires sur “Venezuela, un coup d’éclat pour un coup d’Etat ?

  1. Bonjour Guillaume,.Bonjour à toutes et à tous.
    Je m’intéresse depuis toujours de très près au Venezuela et à sa destinée, et cela pour des raisons intimes. Or, force est de constater que le récit généralement répandu à son sujet est non seulement réducteur, mais souvent construit, voire orienté. Après avoir lu des dizaines de livres, avalé des quantités d’analyses et visionné des heures de documentaires, j’ai pu me forger une conviction : le seul véritable expert de l’Amérique latine, de la révolution bolivarienne et de l’ère chaviste, c’est Maurice Lemoine, journaliste et écrivain. Son regard est d’une acuité rare, fruit d’une immersion profonde dans la culture vénézuélienne, d’une connaissance intime des rouages du pays et d’une volonté constante de décrypter, sans filtre ni parti pris, la réalité d’un Venezuela bien loin des clichés.

    Lemoine ne s’en tient qu’au réel, sans extrapolation ni interprétation hasardeuse. Il démontre comment et pourquoi ce récit dominant s’est imposé, souvent en décalage total avec les faits. Quant à Maduro, il n’est pas le « diable » qu’on décrit : ses actions, ses erreurs, ses choix, ne sortent pas du cadre de ce que font, ailleurs, d’autres dirigeants confrontés à des crises majeures. Comparer son bilan à celui de Macron face aux Gilets jaunes ou au confinement, c’est simplement rappeler que la gestion d’un pays, surtout sous sanctions et pressions extérieures, ne se résume jamais à une caricature.
    Je vous invite allez sur YouTube écouter et visionner les interviews de Maurice Lemoine et vous comprendrez beaucoup de chose et vous comprendrez la réalité de la cause qui a poussez des millions de Vénézuéliens a quitter le Venezuela. (exemple :
    https://www.youtube.com/watch?v=ZTZdmnxXSWA )

    J’aime

  2. …deux tres bons articles :j ai  l impression que D. Trump s enivre de
    sa puissance :menacer  le Danemark et le Groenland  , cela serait la fin
    de l OTAN ,le vrai cauchemar …;bonne journee ,Patrick .-

    J’aime

  3. Cher Guillaume

    Meilleurs vœux pour 2026 pour toi et la planète, la nôtre, (celle qui déraille) et l’Europe (celle qui se tait et dont l’impuissance inquiète).

    Merci pour tes analyses « à chaud », mais très complètes sur lesquelles peu de commentaires à faire, sinon exprimer des craintes sur les comportements passés et à venir des 3 « mégalos-guerriers »

    Encore une fois le silence confus de l’Europe, son inféodation « real-politicienne » aux agitations trumpiennes a de quoi inquiéter quand on sait que l’ONU est paralysé par son conseil de sécurité et que l’Europe pourrait, devrait jouer le rôle de modérateur géopolitique, à défaut d’être un médiateur efficace.

    Le monde manque d’un leadership des valeurs du Droit et des Conventions Internationales sans lesquelles la morale du loup et de l’agneau deviendra la règle.

    L’heure du non-alignement a pourtant sonné…un grand homme s’agite dans une tombe de Collombet les ⛪️ ⛪️

    J’aime

  4. Bonjour Guillaume,Je ne trouve plus tes podcast sur @. Est temporaire ou définitif?Cordialement ‐——————————-Envoyé en mode nomade par Renaud Gantelmi d’Ille

    J’aime

  5. Bonjour Guillaume
    Si les USA réussissent à contrôler le Venezuela et son pétrole, ils atteignent plusieurs objectifs économiques et politiques. Du point de vue économique, ils ajoutent un atout à leur domination énergétique fossile (17% des réserves mondiales), ils alimentent leurs raffineries texanes proches géographiquement et construites entre autres pour raffiner le pétrole lourd de l’Orénoque, ils coupent une partie de l’approvisionnement chinois en pétrole vendu en dessous du prix du marché. Politiquement ils affaiblissent ainsi Chine, Russie et OPEP. Ils réaffirment leurs ambitions sud-américaines et confirment le retour de la politique du plus fort.
    Mais il y a un si. En dehors d’un succès militaire indéniable (tu imagines la difficulté de planifier cet enlèvement…), le plus difficile reste à faire: contrôler le Venezuela, son armée, ses milices, ses gangs de narcotrafiquants et la mafia « bolivarienne » présente à tous les échelons de la société. Il va en falloir des moyens financiers et humain!
    A part, bonne année à toi et tes proches. Et bonne suite à ton blog, l’actualité ne tarit pas pour le nourrir…
    Amicalement
    Xavier
    Sent from a mobile device

    Aimé par 2 personnes

  6. Merci pour ces éléments passionnants.
    Question cependant – y a-t-il eu ‘coup d’Etat’, puisque sauf nouvelles informations, c’est la Vice Présidente qui a été nommée pour succéder (par la Cours Suprême du pays, en vertu de la Constitution du-dit pays).
    Ce qui rend d’autant plus flous les objectifs de l’administration Trump en ce début d’année.
    Quelque chose me dit qu’on a pas fini d’entendre parler de Caracas…

    J’aime

  7. Merci Guillaume de votre analyse. À bien observer ce qui se passe au sud (je suis du Québec), je n’ai pu m’empêcher de penser que Trump était peut-être sérieux avec son 51e état…. Ma seule consolation, notre voisin immédiat (20 km) est le Vermont du sénateur Sanders. Il y a bien longtemps que j’observe les gringos à l’oeuvre en Amérique latine, depuis Allende en fait. Le procédé est toujours le même: mentir, s’allier aux forces économiques et aux grands propriétaires et voler au secours du « pauvre peuple » avec les armes. Et pourtant, tant d’américains sont pauvres, très pauvres et Washington ne leur accorde même pas un minimum d’attention.

    J’aime

    1. Intervention des USA du sympathique Président Eisenhower déjà au Guatemala en…..1954 ! Et bien avant aux Philippines en 1898, en Haïti en 1915, etc….

      Pourquoi croyez-vous que le rêve du Président Roosevelt d’un ONU a pu se réaliser après la 2GM ? Tout simplement parce que les grandes puissances de l’époque savaient ,qu’avec leur véto au Conseil de Sécurité, elles pourraient continuer à bafouer le Droit International à leur guise, selon leurs intérêts ! Rien de nouveau donc  » sous le soleil » !

      Humour : les USA ont besoin du pétrole vénézuélien pour leur économie , du Canada et du Groenland pour leur sécurité. Très bien ! L’Europe a besoin des USA pour sa sécurité : qu’elle annexe les USA …..qui deviendront le 28è Etat de l’Union Européenne !!!

      Aimé par 1 personne

  8. Je m’étonne du ton tant du blog que de la majorité des réactions publiées. La situation économique et sociale actuelle du Venezuela est le fruit de tant d’année de pressions, d’attaques économiques et d’ingérence de la part de l’impérialisme du Nord. Depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, la majorité des pays du Nord (US mais également UE) ont tout mis en oeuvre pour casser l’expérience sociale (et socialiste) du chavisme et ce quelle que soient les conséquences pour les Vénézuéliennes et Vénézuéliens. Mettre les difficultés sur le dos de Monsieur Maduro, c’est faire le jeu de Trump et de l’ensemble de bien des pays du Nord qui ne sont pas regardants dans bien d’autres situations à travers le monde. Pire encore : l’accusation de trafic de cocaïne est une pure construction, un fantasme yanquee construit justement pour déstabiliser le gouvernement vénézuélien et accuser Maduro. Ils nous ont déjà fait le coup avec les armes de destructions massives de Saddam…. on les cherche encore!

    Le Venezuela et au-delà l’Amérique latine subit depuis plus d’un siècle l’impérialisme US qui, avec l’aide des nantis locaux nourris à l’ultraliméralisme style Chicago Boys, compte bien s’enrichir encore, s’accaparer les réserves pétrolières et exploiter sans retenue les ressources naturelles comme les habitants des pays concernés. L’histoire du XXème siècle nous en dit long sur le sujet!

    No pasaran n’est pas un vain mot et il rallie de nombreuses et nombreux latinos en lutte pour leur dignité. Condamner fermement le kidnapping de M. Maduro est l’unique position tenable.

    J’aime

  9. Samedi, c’est avec nostalgie que Trump a évoqué la doctrine de Monroe (qu’il a rebaptisée Donroe, faisant référence à son prénom).

    De ce fait, tous les pays des Amériques (Nord, Centrale et Sud) sont à risque, pas seulement la Colombie, Cuba, le Brésil et le Groenland. En novembre, Trump a déclaré qu’il n’aurait aucun problème à effectuer des frappes contre le Mexique, du fait de ses cartels de la drogue. Il a déjà parlé d’annexer le Canada (riche en minéraux critiques), et d’en faire le 51e État en échange de son dôme ou si les deux pays ne parvenaient pas à régler leurs différends commerciaux. Il a cherché à imposer sa loi au Panama. A-t-il, jusqu’à présent, réalisé quoi que ce soit de positif?

    Johanne de Luca

    Aimé par 2 personnes

  10. Cher Guillaume,

    Votre démonstration gagnerait en crédibilité si vous aviez mentionné, avant l’intervention de Poutine en Ukraine, celle de Paris et Londres contre Khadafi – qui a créé le désordre que l’on sait au Sahel et la vague d’émigration vers l’Europe. J’ajoute qu’il ne faut pas oublier que le dictateur Maduro conservait d’importants appuis dans la population au nom de la fidelité au chavisme – premier régime du pays à bénéficier aux pauvres et non aux « señoritos ». Ils ne regarderont sûrement pas leur pétrole etre pillé par les « gringos » sans réagir: on est ici en Amérique du Sud, ou la doctrine Monroe n’a jamais été appliquée par la force directe de Washington; pas en Amérique centrale/Caraibes, l’ « arriere-cour » des Etats-Unis, ou le président US n’a jamais pris de gants (cf: création de Panama, mise sous tutelle de Haiti, Guatemala d’Arbenz, Grenade, Panama de Noriega…). Par ailleurs, le coeur de la Chine doit balancer entre la tentation d’intervenir à Taiwan et sa colere de voir Trump se préparer à prendre le pétrole venezuelien (le Venezuela en a les réserves les plus importantes au monde), dans lequel Beijing a consenti d’importants investissements ces dernieres années. Bien à vous et bonne année nouvelle.

    Marie-France

    J’aime

  11. Bonjour Guillaume
    Au détriment du droit fondamental des peuples à disposer d’eux même, Trump vient de réaliser un braquage. Un véritable hold-up, au profit du pétro-dollar, des marchés, des fausses nouvelles, des réseaux sociaux et du révisionnisme écologique. Il vient de créer un précédent dans le sens où il démontre qu’avec la force, l’argent et l’audace, il peut tout faire, y compris annexer un pays jusqu’alors souverain. J’ai bien lu ce que tu as écris qui rejoint parfaitement ma pensée concernant la Chine vis à vis de Taïwan. L’année 2026 commence décidément très mal. En outre je suis littéralement sidéré par les propos « hâtifs? » du Président de la République sur Tweeter largement relayés sur internet ce matin. Bref ! Merci pour ce post . A bientôt
    René

    Aimé par 1 personne

  12. Il ne faut pas s’illusionner : dans l’état actuel de la situation la grande majorité du peuple venezuelien clame « vive Trump » ! Ainsi qu’en Amérique latine tous ceux qui ont d’une façon ou d’une autre à se plaindre de dirigeants tyranniques. A l’usage, cela changera peut-être, on verra.
    Reste que l’ONU et l’Europe ont par leur indifférence aux nuisances de Maduro ouvert la voie aux agissements de Trump.
    Défendre la légalité internationale devient difficile, mais il faut le faire.

    Et renforcer la construction et la cohésion européennes, y compris dans le domaine militaire, pour rester libres et indépendants dans un climat géopolitique de prédation, devient de plus en plus urgent.

    J’aime

  13. Je supose qu’il n’aurait pas agit ainsi si c’était le cas, mais il serait amusant de voir les proçès contre Donald Trump reprendre, suite à la lever de son immunité présidentiel en tant que Président des USA, en raison de la jurisse prudence de la poursuite du président Vénézuelien en exerçice…

    Même si ce genre d’opération n’est pas nouveau, je me rappelle d’un reportage sur un criminelle de guerre exfiltré par la France il y a quelques années, on note tout de même que comme toujours Donald Trump prends tous ceçi avec beaucoup de légéreté, oubliant que d’autre peuvent limité, et que cela peut très vite devenir l’anarchie.

    Que ferions nous si Thierrie Breton était demain enlever pour être jugée au Usa, pour avoir osée partiçiper à la régulation du numérique en Europe?

    Comment les USA réagiront si leur présdident est enlever par des trafficants de Drogues ou simplement par une miliçe de tel ou tel pays suite à c’est taxe douanière par exemple…

    Bref, le coup d’éclat en jette, reste à savoir à qu’elle point il faudra recoller les morçeaux derrière!

    Heureusement pour lui, jusqu’à présent en tout cas, il peut verser un oçéan dans un vase et pas une seul goutte ne semble en déborder, sans doute à-t-il dénicher le tonneau des Danaïdes, mais il pourrait finir par avoir les pieds mouillé…

    Le temps nous dira s’il s’agit d’un coup d’épée dans l’eau ou d’une montagne coupé en deux. L’évenement a au moins le mérite d’amener un peu d’animation en ce début d’année.

    Il confirme l’incapaçité de la Russie à protéger ses allier, ce que nous savions déjà avec Bachar al Assade, je ne suis pas sur que cela permette d’ouvrir une fente dans la porte des négoçiations entre l’Ukraine et la Russie, mais peut être que les USA échangerons Nicolas Maduro contre un américain détenu en Russie… Joyeuse fête et bonne année à tous, Salutation, Ludovic Melin.

    J’aime

  14. Il est trop tôt de se prononcer sur l’issue de cette opération, même si l’affirmation de ne vouloir laisser aucune personnalité du régime vénézuélien succéder à Nicolas Maduro et assurer que les États-Unis « dirigeront » le Venezuela en attendant une transition « sûre », révèle que le prétexte de la lutte anti-drogue est bien fallacieux.

    En légitimant entre autres la tentative de renversement de Zelensky (suite à la lointaine intervention de l’OTAN en ex-Yougoslavie) c’est par contre dangereux pour le reste du monde Chines et Corées en premier lieu. Délaissera-t-il ensuite le Venezuela comme l’Afghanistan ou l’Irak naguère ou Cuba ou l’Iran suivront-il ?

    Petite victoire, face aux alliés des BRICS mais qui en seront d’une certaine façon confortés ?

    J’aime

  15. Je trouve gênant de parler de consécration quand il s’agit de la « loi » du plus fort… qui n’est justement pas une loi mais un fait de violence

    J’aime

  16. C’est à cause de ce monde devenu fou que j’ai écrit mes voeux pour 2026.

    Vœux 2026

    Europe Chérie

    Tu symbolises l’Espoir !

    L’Espoir pour nos valeurs,
    L’Espoir pour notre liberté,
    L’Espoir pour notre culture,
    L’Espoir pour notre santé
    Physique et mentale !

    Tu es le rempart
    Contre toutes les barbaries,
    Toutes les tyrannies !

    Tous ces tyrans
    Ou apprentis dictateurs
    Veulent s’approprier de force
    Des pays
    Qui ne leur appartiennent pas !

    Des territoires
    Aussi bien géographiques
    Que virtuels !

    Il y a aussi des ennemis
    Qui ne pensent qu’à
    Te pourrir de l’intérieur,
    Des extrémistes de tous bords.

    Je te souhaite,
    De tout mon cœur,
    Très chère Europe,
    Une longue vie.

    Une vie saine,
    Dans un environnement sain,
    Pleine de bonheur,
    Tous heureux,
    Tous en excellente santé !

    Bonne Année 2026 à tous !

    Zitoune Morny – En Ville – Le 26/12/25

    J’aime

    1. Ce n’est pas un piège en premier ressort mais plutôt une tentation car si au nom de la doctrine Monroe les EU s’approprient le Venezuela, voire le Groenland par proximité, qui pourra contester la proximité chinoise de Taïwan (même dépouillée par Trump de ses semi-conducteurs) ? Après, pour évoquer le Groenland pour qui des drones (même vraisemblablement russes) le survolent-ils, afin d’y justifier une plus grande protection ? Je sais bien que le Danemark y a mené les manœuvres récentes Arctic Light sous l’égide de l’OTAN avec la France, l’Allemagne, Norvège et Suède mais sans les EU, ni Canada ou RU…

      J’aime

Répondre à Marico de tous les instants Annuler la réponse.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.