
La négociation en cours sur la sortie de guerre en Ukraine fait montre d’une certaine fébrilité. En particulier de la part de son promoteur Donald Trump qui a mis en concurrence plusieurs équipes pour avancer, tandis que la discussion se heurte à des réalités difficiles à « boucler » pour trouver enfin un accord. Du côté ukrainien, le Président Zelensky est affaibli par la démission de son bras droit, Andriy Yermak, mis en cause dans une affaire de corruption alors qu’il était jusqu’ici le « négociateur en chef » et l’homme de confiance du Président ukrainien.

La concurrence désordonnée des équipes de Donald Trump
Les négociations en cours mettent en lumière l’importance d’une première équipe constituée de Steve Witkoff, promoteur immobilier et ami intime de Donald Trump, manifestement appuyé par le vice-président JD Vance et le secrétaire à l’armée (de terre) Dan Driscoll, un nouvel arrivant dans cette écurie marquée par sa volonté de privilégier la Russie de Poutine plutôt que la sécurité de l’Europe dont l’Ukraine est désormais un facteur clef.
Driscoll remplacera Keith Kellog en tant qu’ « émissaire spécial pour l’Ukraine », ce dernier préférant quitter la Maison Blanche plutôt que servir un Président Trump si favorable à la Russie. Le clan pro-Russe de Washington se renforce donc.
Cette équipe autour de Witkoff et de Vance est à l’origine du plan en 28 points proposé par les États-Unis la semaine dernière, qui a créé une vive émotion du côté européen puisque ce projet n’était ni plus ni moins que la liste des revendications du Kremlin… revendications tellement marquées par leur origine que certaines ont même été mal traduites du Russe !
Lire aussi : Ukraine, désaccord de fin de guerre ?
Cependant, si des transcriptions de discussions ont fini de démontrer la proximité entretenue par Witkoff avec ses contacts russes, n’oublions pas que c’est exactement la mission attendue de lui par son ami Donald : pactiser avec la partie russe pour s’assurer qu’elle rentre pleinement dans la négociation, ce qui, de fait, est le cas.
Marco Rubio rectifie le tir et propose avec les Européens une version très évoluée du projet
Marco Rubio est le miroir inversé de l’équipe JD Vance alliée à Steve Witkoff : c’est un professionnel des relations internationales, défenseur du lien historique avec l’Europe. En tant que secrétaire d’Etat (l’équivalent du ministre des Affaires étrangères), il dirige un réseau de diplomates chevronnés qui essaient de travailler de manière méthodique et coordonnée.
Après un week-end de discussions très denses à Genève en Suisse, l’équipe de Marco Rubio a adapté le projet « Witkoff » de 28 points en un projet de 19 points soutenu par les Européens, parmi lesquels les Ukrainiens sont intégrés. Pendant ce temps, l’équipe concurrente discute en parallèle à Abou Dahbi, la capitale des Émirats Arabes Unis, avec leurs « homologues » russes.
Il est probable que ces équipes américaines s’informent – au moins partiellement – de leurs avancées. En effet, leur seul objectif est d’obtenir un accord partagé dont Trump pourra enfin se prévaloir pour prétendre au titre de Président « le plus puissant de l’histoire des Etats-Unis », comme il le répète à l’envi depuis qu’il a compris que le prix Nobel de la paix lui avait échappé.
En conséquence, les travaux respectifs continuent dans une sorte de fébrilité poussée par la compétition entre ces équipes, ainsi que par les déclarations intempestives de leur Président, annonçant une fois encore que tout ce qu’il entreprenait était fantastique… et devait donc aboutir au plus vite. Une fébrilité entretenue mais en décalage avec la réalité que les présidents ukrainien et russe aiment rappeler.

Une réalité qu’il ne faut pas éluder
Trump a néanmoins admis qu’il restait quelques points à régler… en fait, des points cruciaux tellement sensibles qu’ils ne sont même pas abordés par les négociateurs, préférant prudemment les reléguer à un règlement direct entre les Présidents américain et ukrainien : la fixation de la frontière et les garanties de sécurité.
Le projet Witkoff situait la frontière aux limites du Donbass concédant ainsi 6 000 km2 que la Russie n’a pourtant pas réussi à conquérir. Les Européens, quant à eux, proposent de partir de la ligne de front, ce front devenant à quelques aménagements près une frontière. 6 000 km2 représentent a minima deux années de guerre intense pour les forces russes qui avancent avec la plus grande peine tandis que les Ukrainiens résistent avec une pugnacité inversement proportionnelle à leur nombre.

Enfin, si un accord était trouvé sur cette nouvelle frontière, faudra-t-il encore la sécuriser dans la durée, afin que la Russie ne soit pas tentée de reprendre sa guerre selon son bon vouloir, comme le fait actuellement Benyamin Netanyahou au Moyen-Orient, qui bombarde et exécute comme bon lui semble, générant près de 700 morts depuis le « cessez-le-feu » du 10 octobre dernier, pourtant garanti par Trump lui-même.
La coalition des volontaires s’est préparée à fournir une partie de ces garanties – avec ou sans les Etats-Unis – mais faudra-t-il aussi qu’elle ne soit pas interdite de pouvoir se déployer sur le territoire de l’Ukraine et autour par ce même accord.
Poutine souffle le chaud et plutôt le froid, tout en continuant à négocier avec son ami Trump
C’est le tyran russe qui a glacé les négociateurs en proclamant, lors d’une visite au Kirghizistan, qu’il acceptera un cessez-le-feu si et seulement si les Ukrainiens se retirent des territoires qu’il a annexés à la fédération de Russie (et qui dépassent le seul Donbass). Il rajoute même, pour compliquer la négociation, qu’il ne reconnaît pas la légitimité du Président Zelensky, faute d’élections présidentielles, lui qui a truqué consciencieusement sa dernière réélection en Russie.

Tout en contestant les principes essentiels qui sous-tendent cette négociation, Poutine déclare aussi qu’il a reçu une nouvelle version du projet, reconnaissant de fait que la négociation continue. Une négociation ardue que les Européens espèrent ardemment voir aboutir mais pas à n’importe quel prix, tandis que les réseaux d’extrême-droite au service du Kremlin essayent de convaincre du contraire.

Et en France, le président Macron tonne du canon
Alors que les parties prenantes de la négociation sur l’Ukraine s’emballent, le président Macron fait résonner le son du canon pour se faire entendre, aussi bien sur la scène française que dans le rôle qu’il aimerait jouer sur le plan international. Emmanuel Macron envoie le Chef d’état-major des armées, le général Fabien Mandon, expliquer au salon des Maires combien la société française doit se préparer à défendre la paix sans avoir peur de se battre. Mais les mots de ce dernier ont été malheureux, en particulier lorsqu’ il a déclaré que « la Nation devait se préparer à perdre ses enfants ».

Évidemment, le général Mandon faisait référence aux « enfants de la Patrie » de la Marseillaise, mais tout le monde a entendu que l’armée allait prendre ses enfants pour partir au front. Dissonance regrettable, liée autant à la maladresse de l’expression d’une armée qui est enfermée dans sa culture du silence, qu’à la tension d’une société qui n’a plus de culture militaire et à qui il faut expliquer que, si des soldats devaient être envoyés sur un front, ce serait le rôle de son armée professionnelle et pas celui de gamins à peine sortis du lycée…
Quel rôle pour les jeunes volontaires du « nouveau » service militaire en France
La deuxième annonce du Président Macron est celle d’un nouveau service militaire pour de jeunes français volontaires de 18-19 ans, soit quelques milliers dès l’été 2026 qui pourraient devenir 50 000 dans dix ans. Une annonce pour rappeler encore une fois que la France, comme toutes les sociétés européennes, ne peut pas s’exempter de guerre et qu’il est nécessaire qu’elle retrouve une base de culture militaire pour comprendre la situation actuelle.
Mais ce service militaire volontaire résonne malheureusement comme un rappel du service militaire obligatoire, suspendu et démantelé dans les années 1990, mêlé à l’ambiguïté de l’annonce du chef d’état-major des armées. Si bien que le président Macron a été obligé de préciser que ces jeunes volontaire n’avaient pas vocation à être envoyés sur des théâtres de guerre extérieurs, interrogeant dès lors sur leur rôle, si ce n’est d’occuper un encadrement militaire déjà fort sollicité.
Un projet de Garde européenne serait bien plus adapté aux défis actuels de sécurité
Quel dommage de ne pas avoir préféré un projet innovant et utile, comme celui de la Garde européenne proposé dans « petites leçons sur la guerre ». Une Garde européenne pour accueillir et entraîner tous les volontaires européens, entre 20 et 40 ans, dans des unités « territoriales », quelques semaines par an afin de constituer ce chaînon manquant entre une armée de métier, aussi professionnelle que réduite en nombre (200 000 militaires aujourd’hui) et une société civile qui n’a pas vocation à en faire son métier. Une Garde européenne pour permettre à cette société d’acquérir les connaissances de base pour être capable de se défendre et, si besoin, de former une armée de masse, d’une ampleur suffisante pour dissuader tout empire menaçant.
Une Garde européenne pour partager la même culture de défense dans toute l’Europe, comme un Erasmus militaire, capable d’accueillir des centaines de milliers de volontaires pour le dixième du coût des soldats « permanents ». Une Garde européenne pour structurer aussi de véritables industries européennes de la défense, des Airbus de l’armement à qui commander le même type d’équipement pour toute la Garde.
Il est désolant d’observer combien le Président Macron a une vision lucide de notre avenir, mais à quel point il arrive à se faire détester dès lors qu’il prend ou fait prendre la parole – « la Nation doit se préparer à perdre ses enfants » –. Il comprend ainsi parfaitement la nécessité de construire une communauté politique en mesure de diriger une défense européenne, sans réaliser que celle-ci requiert en premier lieu qu’il s’efface devant un tel projet qui ne peut être celui d’une nation seule.
La guerre en Ukraine, avec la négociation en cours sous l’égide de Donald Trump, pourrait enfin se terminer. Mais une paix réelle et durable sera conditionnée par les concessions faites à Poutine – à l’origine de cette guerre et qui n’a pour l’instant rien concédé pour y mettre fin – tandis que l’Europe joue en réalité l’avenir de sa propre sécurité.
Pour approfondir,
La démission d’Andriy Yermak suscite la stupeur en Europe, mais arrange les Etats-Unis, par Philippe Jacqué, Piot Smolar et Philippe Ricard (Le Monde)
Le conflit russo-ukrainien, proche d’un moment décisif ? par Hugues PERNET, Diplomate.
En savoir plus sur Guillaume Ancel - Ne pas subir
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
…bon anniversaire !
J’aimeAimé par 1 personne
Sans encore avoir lu « Petites leçons sur la guerre », je ne suis pas convaincu par une Garde européenne de type Erasmus, surtout à partir de jeunes volontaires en si faible nombre; il me parait à la lumière de la BFA (dont seulement une unité de chasseurs allemands est basée en France et toutes les autres dans leurs pays d’appartenance, à part son état-major), préférable d’étoffer et surtout de délocaliser l’EuroCorps (pour ne parler que des forces professionnelles terrestres).
En accueillant plus d’unités de nations autres que les fondatrices avec la Belgique/Luxembourg et l’Espagne déjà intégrées, il faudrait le localiser où l’on craint une menace c’est à dire en Pologne, Roumanie (déjà associées comme l’Italie ou l’Autriche), Finlande et Suède, voire dans les pays baltes.
Je n’ose bien sûr pas évoquer la Hongrie tant que son dirigeant actuel agira à l’encontre de notre défense commune, comme la Slovaquie ou Bulgarie suspectes de slavophilie pro-russe ou même Turquie (dont le rôle dans et de l’OTAN est très ambigu)…
Même si la Russie peut à nouveau tenter de convaincre de notre agressivité, avait-il fallu beaucoup de consultations nationales pour envoyer nos troupes professionnelles en Afrique ou au MO incluant l’Afghanistan ou en ex-Yougoslavie, (hors d’UE et parfois sous mandat OTAN ou ONU) alors que nous avons déjà des accords de défense dans le cadre de l’UE ?
Rien n’empêche les volontaires concernés d’être incorporés, après formation initiale, dans les unités professionnelles sur les territoires de l’UE, puis de rejoindre dans la réserve, après leur démobilisation, des unités de DOT nationales (de type ZDD pour les plus anciens d’entre nous, contre terrorisme et narcotrafic) aptes à servir dans les opérations de type Sentinelle ou en Gendarmerie où plus de postes seraient ainsi honorés, malgré ce faible nombre initial.
D’ailleurs, fallait-il tant de communication pour accoucher d’une reprise si partielle et conditionnelle d’un service militaire ou national, alors qu’un simple engagement de crédits et surtout de contrats aurait suffi ?
Aura-t-on d’ailleurs assez de logements en casernes ou camps quand on manque de tant de cellules de prison, même si l’infrastructure en sera je l’espère différente ?
J’aimeJ’aime
Les embryons actuels d’armée européenne sont enlisés dans de multiples strates, et en outre inconnus de la grande majorité des populations. Une « Garde européenne » suffisamment médiatisée permettrait de repartir sur des bases saines.
Concernant le besoin en casernes, il ne serait pas nécessairement rédhibitoire, car la formation militaire de base peut très bien se faire par la formule week-ends et sessions courtes qui a fait la réussite de la Préparation militaire imposée aux étudiants sursitaires au temps du service militaire obligatoire. Dans mon cas personnel, en fin de sursis j’ai été incorporé en n’ayant que peu de choses à apprendre. Et pendant la totalité de la PM je n’avais connu que quelques journées de caserne.
J’aimeJ’aime
pour Danielle Lebarbier
Bonjour,
Ce billet m’a énervé et m’énerve toujours. En effet comme d’habitude la situation est très bien explicitée par Guillaume et je ne comprends pas notre position comme européen. La diplomatie est constamment avec un genou à terre, les yeux baissés comme à la cour de Versailles avec Louis IV : sire, mon seigneur…. Trump Poutine, nous craignons leur colère : Inadmissible.
Poutine est un conquérant sanguinaire voire boucher, il ne s’en cache pas donc rien ne va l’arrêter pas même Trump.
L’Ukraine a constamment une main dans le dos, voire 2 et quelques fois des lunettes noires par les américains et néanmoins ils tiennent tête à Poutine.
Trump est pour Poutine, c’est clair donc il ne faut rien attendre. Quand la Russie va envahir les pays baltes Trump ne bougera pas et donc l’OTAN est mort et c’est déjà un état de fait.
Il est donc capital que les français, les anglais et les… protègent le ciel ukrainien sans attaquer la russie et tout de suite nous n’avons rien à attendre.. Des soldats coréens et … défendent le front russe. Les russes sont équipés par la coré, la chine, l’inde,… donc nous devons aider l’Ukraine.
La force de l’Europe : le nombre, globalement des budgets importants et surtout une CB et c’est notre plus grande force : il faut l’utiliser.
Nous devons démontrer au monde que nous sommes unis et forts : faire un black-out total pendant 15 jours 3 semaines. Plus de réseaux sociaux, plus de vente via internet, fermeture des bourses européennes, fermeture des ports européens, fermetures des aéroports aux américains, aux russes et du fret asiatique. Les européens décident de ne plus vendre aux américains : plus de voitures, plus de vins…. Je vous garantie que Trump va trembler car sa fortune va dévisser et surtout ce sont les américains qui vont réagir car il faut leur faire savoir qu’ils sont pro-russe et anti-européen. La chine va aussi réagir car nous sommes un immense marché pour eux et si les canadiens et quelques autres pays qui soutiennent l’Ukraine participent ….
Les américains, les russes et les asiatiques doivent comprendre que nous ne sommes pas faibles nous aussi nous avons des pouvoirs.
Naturellement nos forces informatique devront aider nos entreprise pour faire face à de nouvelles donnes européennes comme IA avec mistral, Quant… l’utilisation d’outils bureautiques, des Data européens des réseaux sociaux maitrisés et nous serons indépendants.
Nous les européens nous aurons des pertes pécuniaires mais les autres aussi et nous devons nous aussi leur faire peur et rééquilibrer l’économie mondiale car nous avons plus que notre place.
Il faut aussi redresser l’europe : La hongrie doit sortir car Orban est pro-russe et c’est son choix et les hongrois ne doivent pas bénéficier de fonds européens.
La répartition financière de l’europe doit être modifiée car les pays qui défendent l’europe doivent être indemnisé.
Quel européen ou européenne va donner un coup de poing et renverser la table !!!! URGENCE.
Beaucoup de ceux qui vont me lire vont penser que c’est utopique : LA REALITE N’EST JAMAIS UTOPIQUE SOYONS ACTEUR – NE PAS SUBIRE.
Merci Guillaume pour ces billets hebdomadaires qui nous éclairent.
J’aimeJ’aime
Beaucoup (trop) de gens oublient que l’erreur commise en 2014 et qui est sur le point d’être répétée, soit de permettre à Poutine d’annexer du territoire ukrainien, constitue un coup fatal contre le droit international et la souveraineté des pays.
C’est le monde entier qui en paiera le prix…
J’aimeJ’aime
Merci Guillaume
Didier PEILLON
Délégué Général
Direction « Entreprises et Partenariats » | Université Catholique de Lille
Fondation de la Catho de Lille | Université Catholique de Lille
J’aimeJ’aime
Bonjour. La Garde Européenne proposée par l’auteur du blog pourrait être le socle d’une future et indispensable armée européenne, complètement distincte de l’OTAN qui n’est plus fiable avec les USA d’aujourd’hui.
Le petit service militaire décidé par le président Macron me laisse dubitatif.
Concernant les conditions d’une paix en Ukraine, des « concessions » (euphémisme) territoriales au dictateur conquérant Poutine risqueraient de coûter très très cher partout sur la planète, vu le nombre de dictateurs surarmés qui y verraient un encouragement et un gage d’impunité.
Christian GUILLAUME (génération service militaire sous la forme service armé).
J’aimeAimé par 1 personne
Bsr Guillaume, Merci, je partage avec une amie ukrainienne. À bientôt. Espérance
J’aimeJ’aime
Merci, E
J’aimeJ’aime
Bonjour Guillaume,
Bonjour à tous/toutes,
Selon certains analystes, le Kremlin, au lieu de rechercher la paix, essaie de gagner du temps et de saper les alliés de l’Ukraine. Il cherche aussi à rejeter la faute sur Kyiv en l’accusant de rejeter les conditions russes qui équivalent effectivement à une capitulation.
Que pouvons-nous faire, nous citoyens européens, pour soutenir concrètement l’Ukraine… pour ne pas subir, ? Voici quelques pistes :
https://les-convois-solidaires.org/
https://savelife.in.ua/en/
https://dignitas.fund/
https://leleka.care/en
Charles
Nivelles
J’aimeJ’aime
Pour Poutine, c’est tout ou rien. Alors, ce sera tout ou rien. En attendant, il cherche à gagner du temps et il est passé maître en la matière avec un vaniteux stupide comme Trump en face de lui. « Tout », c’est l’annexion de l’Ukraine, sans conditions, c’est-à-dire, au final, l’intégration de tout le territoire ukrainien et de sa population dans le système russe, avec l’établissement de sa souveraineté. Cela sous-entend notamment de se débarrasser de Zelensky (d’emblée, il refuse tout accord signé par ce dernier), et d’imposer la langue russe aux Ukrainiens, comme c’est déjà le cas dans les territoires occupés de Donietsk et de Lougansk.
Johanne de Luca
J’aimeJ’aime
Je me réponds à moi-même. Une semaine plus tard… « Après ses discussions avec les responsables américains, M. Poutine a fait savoir qu’il ne céderait pas sur ses exigences intransigeantes. » Et voilà.
Johanne de Luca
J’aimeJ’aime
Bonjour cher Guillaume Ancel
Merci pour votre vigilance, d’être un éclaireur d’opinions et lanceur d’alerte.
J’espère que vos messages éveilleront des consciences, surtout des décideurs.
Amicalement
Julienne
Envoyé de mon iPhone
J’aimeAimé par 1 personne
Merci beaucoup Guillaume pour ton document très intéressant. Une remarque sur les voix discordantes aux États-Unis. C’est une grande force et parfois une faiblesse mais aux États-Unis, notamment au niveau du gouvernement il y a souvent plusieurs appréciations d’une même situation ce qui laisse une grande marge de manœuvre au Président. En France, nous sommes depuis de nombreuses années, avant Macron, dans la pensée unique qui renforce l’autorité présidentielle certes mais limite considérablement sa marge de manœuvre et sa capacité d’innovation. Par exemple, l’administration Biden couvrait tous les spectres du problème ukrainien alors que les Autorités françaises étaient sur un registre monocorde. Le Président américain plaidait pour une assistance militaire et financière jusqu’à la victoire, le secrétaire d’Etat, A Blinken indiquait dès 2023 que des négociations territoriales seraient nécessaires et le secrétaire à la Défense soulignait que tous les territoires ne pourraient être reconquis.
Par ailleurs, j’ai en tête un papier sur la menace russe et les moyens d’y faire face. . Ne pas se tromper de guerre. . Avoir les bonnes cibles ou la réalité des menaces. . Renforcer le rôle de l’armée dans sa composante sociale notamment pour tenter d’améliorer la cohésion nationale qui est notre véritable faiblesse aujourd’hui. . Avoir une diplomatie en adéquation avec notre politique de défense et réduire le rôle de la communication qui entrave la diplomatie. .
Si cela t’intéresse, nous pouvons en parler en amont ou alors je te communiquerai mon texte une fois finalisé. Amicalement. Hugues
J’aimeJ’aime
Qu’en-est il des dernières révélations du WSJ qui montre que pour Trump et ses acolytes ces négociations de paix ne sont qu’un « big deal »??
Quel sera l’impact sur les décisions que prendra maintenant l’Europe? Si il n’était pas déjà clair, on ne peut absolument plus laisser les clés de ces discussions à l’Amérique. L’Europe doit clairement dire aux Américains: « vous avez choisi le camp de la Russie, et donc ses « bénéfices économiques », par conséquent l’Europe ne peut plus collaborer, sur tous les aspects (défense mais également économiques) avec les USA… »
J’aimeAimé par 1 personne
Même s’ il est diffiçiles de discerner quelle est la situations réel au milieux de la propagande de chacun, il semble que nous nous rapprochons quand même d’un point de bascule qui pourait enfin entrebaillé une fenêtre de négoçiations!
Pourtant pour le moment on voit surtout que la Russie est de plus en plus sous pressions notament sur le plan énergétiques et que les USA sont des alliées de moins en moins sure pour l’Ukraine, celui qui s’effondrera en premier risque fort d’être le perdant de la guerre… Mais pour le moment il est diffiçile de pensée que les négoçiations puisses rapidement aboutir, alors que la Chine et la Corée du nord y sont encore plus transparent que l’Europe, pourtant se sont les prinçipaux soutient de la Russie est ebn tant que telle ils ne peuvent guères être ignoré…
Les USA voit leur économie se dégrader lentement mais surment sous la pressions d’une poliques migratoires et de taxe douanière réduisant la main d’oeuvre et faisant monté les prix, tout en limitant la capaçité d’intervention de l’états qui se coupe des recettes qui alimente son budget…
L’Europe se cherche alors qu’elle se retrouve brutalement sevrée de sa dépendance au USA et qu’elle doit désormés composés avec le géant Chinois dans un environement internationales changeant et dont les rapport de force qu’ils soient militaires ou économiques ne cesse d’être rabattue! Salutation, Ludovic Melin.
J’aimeJ’aime