
Tandis que l’attention internationale est focalisée, le temps d’un instant, sur les funérailles du pape François au Vatican, le glas semble sonner aussi pour la guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie depuis trois longues années.
L’empressement de Donald Trump à stopper cette guerre relève d’un engagement personnel, moins par humanité que pour démontrer sa puissance tellement vantée. Depuis son élection en novembre 2024 et son accession au pouvoir en janvier 2025, le président américain n’a cessé de poursuivre cet objectif – stopper ce conflit dévastateur -, à un prix qu’il estime devoir fixer lui-même, comme il entend le faire dans son art très personnel du « deal ».

Les négociations sont manifestement très difficiles, mais reconnaissons à Donald Trump sa détermination : même lorsqu’il menace de se retirer des discussions, il continue en réalité à poursuivre le même objectif, la fin de cette guerre en Ukraine.
Lire aussi : Poutine annonce une trêve. Rentre-il enfin dans le « jeu » des négociations ?
Le plan que Trump propose n’est pas réellement une surprise. C’est dans les grandes lignes celui que son équipe avait transmis à l’OTAN début décembre 2024, pour que ses pays membres se préparent aux conséquences.

Accepter un état de fait qui consacrerait le retour des Empires
Ce plan pour mettre fin à la guerre repose sur le gel du front, le figeage de la situation des combats et l’acceptation des conquêtes militaires, comme un état de fait qui consacrerait le retour des Empires. Ce plan reconnaît à la Russie les près de 20% (18,5% pour être précis) du territoire ukrainien qu’elle a conquis par la force. Cela est très choquant pour les Ukrainiens et les Européens. Cette conquête par les armées de Poutine représente 8 fois la superficie de l’Alsace-Lorraine, rappelant légion de souvenirs douloureux dans l’histoire des conflits armés.
Le gain territorial pour la Russie comprendrait la Crimée – annexée par la force en 2014 – et quasiment les quatre régions (oblast) désormais de l’autre côté de la ligne de front, au prix de destructions et de pertes humaines massives. Par une rare concession à laquelle serait prêt Poutine, la Russie reculerait uniquement dans la région de Kharkiv et devant la centrale nucléaire de Zaporijia, qu’elle confierait aux Etats-Unis aux fins de son exploitation…

Mais la vraie contrepartie dans cet accord serait que la Russie stoppe son rouleau compresseur, qui broie chaque jour plus de vies. Certes, comme nous l’avons rappelé à de nombreuses reprises, à cette vitesse, il faudrait un siècle à l’armée russe pour espérer soumettre militairement l’Ukraine. Pour autant, force est de constater qu’aujourd’hui, personne ne sait bloquer l’avancée des armées de Poutine, faute de détermination, de moyens et surtout de volonté.
En effet, l’armée ukrainienne ne manque ni d’armes, ni de munitions, mais de bras face à un empire quatre fois plus nombreux qu’elle. Est-ce que la Grande-Bretagne aurait pu vaincre l’empire nazi en Europe, si, pendant la Seconde Guerre mondiale, elle n’avait reçu des États-Unis que des armes et des munitions ?
De fait, pour « gagner » cette guerre – ou pour l’éviter quand il en était encore temps – il aurait fallu que des armées s’engagent auprès de l’Ukraine, comme les alliés s’étaient engagés contre Hitler. A ce stade, il est trop tard pour le faire, en particulier maintenant que le repli des Etats-Unis est consommé, car nous Européens sommes en réalité incroyablement dépendants des Américains pour notre propre sécurité, notamment concernant leur système de renseignement dont nous n’avons pas l’équivalent.
Lire aussi : Avant d’investir des milliards dans l’armement, il faut d’abord construire un système commun de renseignement
Autrement dit, à cet instant, nous n’avons pas d’autre choix que de céder partiellement et de se préparer à éviter un autre conflit avec l’Empire menaçant qu’est devenue la Russie de Poutine. Pour stopper cette guerre sans issue, nous devons concéder aujourd’hui la Crimée et le Donbass. D’une part, l’Ukraine n’a pas les moyens de les reconquérir par les armes et d’autre part, les alliés qui lui restent n’ont pas plus les moyens de compenser le repli des Etats-Unis, dont le soutien était déjà insuffisant.
Pour qui sonne le glas ?
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky peut affirmer qu’il ne cédera rien, que la Crimée fait partie intégrante de la Constitution de l’Ukraine. Mais la réalité est qu’il n’a pas le choix, comme le lui a rappelé Donald Trump en l’obligeant à se retirer de la région russe de Koursk, tout simplement en lui coupant l’accès (ainsi qu’à ses alliés) au renseignement américain.
Lire aussi : Koursk est tombé, livré à Poutine par Donald Trump ?
Malheureusement, comme aime le rappeler Trump, le président Zelensky « n’a pas les cartes en main » dans cette négociation, et l’arrivée tardive des Européens dans la discussion porte essentiellement sur les conséquences d’un accord, bien plus que sur ses principes. Comme l’a reconnu courageusement le journaliste Cyrille Amoursky, les Ukrainiens n’ont pas les moyens de gagner cette guerre et il faut trouver un moyen d’en sortir.
En conséquence de cet accord que Trump veut imposer, les Européens auront à consacrer un effort militaire important – pour une durée indéterminée – s’ils veulent dissuader toute reprise de la guerre en Ukraine par Poutine. Le plan actuel de garantie porte sur 50 000 soldats stationnés en permanence, soit 100 000 par an (les rotations en mission extérieure se faisant tous les 6 mois) jusqu’à ce que ces forces établissent des bases permanentes, avec des unités dédiées, comme ce fut le cas en Allemagne de l’Ouest pendant la guerre froide, pendant presque un demi-siècle.
Le retour de la guerre froide
En parallèle de la sécurisation de cet accord de cessez-le-feu, les pays européens (dont les Ukrainiens) devront consacrer un investissement important à leur défense globale, afin de dissuader Poutine d’attaquer à nouveau. Et pas seulement en Ukraine, mais de la Finlande à la Pologne en passant par les pays baltes, dès que la Russie aura rééquipé son armée.
C’est donc à une nouvelle guerre froide qu’il faut se préparer en considérant désormais que le soutien des Etats-Unis n’est plus acquis. Une lueur d’espoir réside néanmoins dans le fait que Poutine n’est pas éternel (il a 73 ans) et que le bilan de cette guerre – si elle s’arrêtait enfin – vis-à-vis de sa propre société ne sera guère à son avantage.
Compte tenu de la détermination de Donald Trump et du pouvoir de pression dont celui-ci dispose sur l’Ukraine, seul Poutine peut désormais empêcher qu’un accord soit trouvé, pour mettre fin à cette guerre qu’il a lui-même déclenchée. Est-ce son intérêt de bloquer la négociation ? Jusqu’à présent, le maître du Kremlin a poussé les limites de la patience du président américain et, en l’absence de réaction dure de ce dernier, il n’a aucune raison de ne pas continuer à faire monter les enchères.
Mais les Européens et notamment le président Macron, ont habilement montré à Donald Trump – sans le braquer – que Poutine mentait. Quand d’un côté il affirmait vouloir la paix, de l’autre il continuait à bombarder l’Ukraine, principalement des cibles civiles en pleine ville. Curieuse conception de la paix, s’il en est !

Poutine a probablement atteint les limites de ce que sa duplicité pouvait lui rapporter. Trump commence à douter publiquement de la réelle volonté du maître du Kremlin, d’autant qu’il faut se souvenir qu’une échéance importante pour lui arrive déjà, celle du 9 mai, fête de la Grande Victoire contre le nazisme. Poutine voudra-t-il engranger lui aussi une victoire même partielle et sa reconnaissance par la communauté internationale, dont il était devenu un paria ?

Il n’existe pas d’alternative au « plan de paix » de Donald Trump
En l’état, quoi qu’on en pense et quelles qu’en soient les conséquences, en réalité, nous n’avons pas d’alternative au « plan de paix » de Donald Trump. Les pays européens qui l’ont compris ne disposent que de quelques années pour construire un système de défense dissuasif afin de les protéger des menaces que fait peser contre eux Vladimir Poutine.
Un système de défense crédible pour l’Europe comprend un dispositif de dissuasion nucléaire, une force d’action rapide (qui existe déjà, mais qui souffre d’être éparpillée entre autant de « souverainetés nationales ») et enfin une armée de mobilisation massive dont une Garde européenne pourrait constituer un élément clef.
Cette Garde européenne serait rapide à structurer sur la base de volontaires régulièrement entraînés et de commandes d’équipements simples et massifs, industrialisés pour l’ensemble sur le territoire européen qu’elle couvrirait. Cette Garde européenne est expliquée dans mon dernier ouvrage, « Petites leçons sur la guerre » (Autrement) et fera l’objet d’un prochain article.
Lire aussi : « Petites leçons sur la guerre »
Cette construction rapide d’une défense de l’Europe relève d’un second temps, puisque dans l’immédiat, il s’agit toujours de stopper cette guerre en Ukraine, déclenchée par la Russie et qu’elle seule peut arrêter.
Le deal porté par Donald Trump se fera essentiellement au détriment de l’Ukraine et de l’Europe (tout du moins celle qui veut se défendre !). Cependant, il n’existe pas d’alternative crédible à cette solution déséquilibrée mais tristement adaptée à l’impasse politique et militaire dans laquelle nous sommes enfermés, dans cette guerre contre l’Ukraine. Cette guerre de Poutine pourrait ainsi se terminer rapidement, sans qu’une paix durable soit pour autant établie.

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Cette photo des présidents Trump et Zelensky dans la basilique St Pierre de Rome vide est un symbole fort de réconciliation Est Ouest . Un moment émotionnel puissant et qui restera dans nos mémoires.
Un miracle de notre pape François pour la paix en Europe. Il faut y croire et aider les Ukrainiens dans ce sens.
A L’heure où j’écris ce commentaire, j’écoute la 9 ème symphonie de Beethoven et son hymne à la joie, autre symbole de paix, puisque hymne européen.
S Cazeneuve
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Bonjour, l’avantage de ne pas avoir de pouvoir déçisionnel, c’est que l’on peut toujours faire des subgestions sans craindre de trop grosse conséquences.
Dans cette optique je réfléchissais au contre mesure à prendre en cas de validation de se cessez le feu en forme de rédition à Vladimir Poutine et à Donald Trump, et il mets apparu un fait curieux, les actions à mener reste les mêmes, la Russie peut toujours attaquer et les USA nous laché. Les conséquence en droit international sont térrible, mais pour les budgets militaires et la défense de l’Europe et de l’Ukraine rien ne change, les USA peuvent tout autant se retirer « parsque la guerre est fini » que parsque » cette guerre les ennuies », On peut tout autant perdre les renseignements Américains sur un mouvement d’humeur de Donald Trump ou suite au conséquence de sa guerre comerçiale..
En terme de temps la-aussi ça ne change pas grand chose, la Russie reste en phase d’épuisement de son action offensive qui à culminer depuis déjà un moment, en trois mois c’est force serait suffisament renforcer pour effectuer une nouvelle séquences d’attaque d’envergure, au bout d’un an en cas de retrait des USA elle pourrait tester l’égoïsme souverain des Etats Européens, deux ou trois si les USA maintienne un soutient militaire commerçiales avec l’Europe…
Beaucoup à perdre rien à gagner cela ne sent pas très bon pour cette accord, mais alors que Donald Trump boulverse l’économie mondial au grès de ses annonces, rien ne peut vraiment garantir que finalement… Salutation ludovic Melin.
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Bonjour Guillaume, encore merci.D’abord personne n’est dupe: Poutine a sauvé 2 fois les miches de Trump et ce dernier le lui rend bien. Son parti pris est d’ailleurs hallucinant, au mépris des crimes de guerre, génocides, déportations d’enfants et j’en passe. Il n’y a qu’à voir l’accord de paix aberrant mis sur la table pour comprendre à quel point mon General Yakovleff fait bien de le surnommer Trumpine!Je pense désormais, comme semble le penser Nicolas Tenzer, qu’il y a peu, voir aucune chance que les négociations aboutissent.Et d’ailleurs tant mieux peut-être. Au final, qui y perd le plus? Aucun relachement de pression et sanctions sur Poutine, les USA bien embarrassés pour détendre les relations, un Poutine bloqué dans une guerre sans issue avec sur les bras un pays qui sombre dangereusement… Si accord de paix il y a, ou d’ailleurs on pourrait plutôt dire un cessez le feu, il sera toujours triquzrd en Occident de par son inculpation par la CPI. Il sera toujours contraint par les les sanctions. Ajoutons à cela la population vieillissante, la fuite des cerveaux, la perte définitive de toute confiance avec la communauté internationale, une population meurtrie par les pertes humaines, et j’en oublie encore.Abandonner les négociations, jeter l’accord de paix à la face de Poutine et protéger le ciel ukrainien, voilà à mon sens la meilleure option pour mettre fin à cette guerre.Et d’ailleurs si Trump était vraiment sincère, c’est ce qu’il ferait. L’Histoire a toujours montré qu’il fallait tendre le bâton pour contraindre la Russie.Après tout, la Russie vient de reconnaître le soutien nord coréen, alors protégeons le ciel ukrainien comme nous le faisons pour Israël, après tout. Privons Poutine de terroriser la population et au passage, rendons nous un peu crédibles, parce que franchement on passe toujours des faibles, pour ne pas dire des pleutres.Nous sommes incapables de prendre une décision forte et courageuse. En revanche on est les champions du Monde des indignations d’usage. Cela est devenu insupportable.J’espère donc que ces négociations échoueront, ne serait ce que pour nous mettre face à nos responsabilités. Et je pense qu’elles échoueront. Poutine fera tout pour en qam rejeter la responsabilité sur l’Ukraine. Ensuite il reviendra à la table de négociations que si il y est forcé et contraint.
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« le glas semble sonner aussi pour la guerre en Ukraine » je vous sens optimiste avec votre citation. Premièrement, on ne peut pas dire que TRUMP brille par son esprit d’analyse. Il vient de se rendre compte que POUTINE le ballade par le bout du nez depuis TROIS MOIS !?! Il lui manque vraiment une case ou quoi ?
Pour l’instant il n’a pas encore pris de décision, on n’en saura plus s’il livre davantage de Patriot. Car de ce côté là, les services secrets anglais ont bien noté, que les missiles Iskander avaient augmenté leurs précisions de frappe. Sur 6 missiles russes, UN SEUL a pu être intercepté au dessus de Kiev ! C’est la première fois que la capitale voit s’effondrer son « dôme de fer ».
Il est à noter que depuis le débuts des hostilités, la Russie a envoyé quelque chose comme 10.000 missiles ( Le Figaro 22/08/2024) sur l’Ukraine. Enfin la Russie, malgré les sanctions Européennes, a réussit a reprendre la fabrication de ses missiles Iskander-M ( 50/mois) Kalibr & KH 101 ( 40/mois) et Kinzhal (20/mois). On assiste à une montée – rapide – de la confrontation entre armement US et russe. Et ceci en moins de trois mois ! Là dessus, Trump a intérêt à envoyer des spécialistes pour analyser cette défaillance !
Trump est quand même le spécialiste du retournement de position : Cf ses mesures sur les taxes douanières où il a changé trois fois d’opinion en une semaine !
Pour l’instant Trump, ne sachant vers qui tourner sa fureur, a réclamé que le Panama et l’Egypte fassent passer les navires américains …gratos !
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A la lecture de ce « plan de paix » inique imposé aux Ukrainiens, mes pensées vont aux personnes faites prisonnières derrière un nouveau rideau de fer, ainsi qu’aux enfants ukrainiens enlevés et « russifiés » de force. Il a fallut quarante ans pour que les populations d’Europe centrale se libèrent du joug soviétique; combien en faudra-t-il cette fois-ci?
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Ha Poutine le nouvel Hitler ! Je me demande comment une personne de votre qualité peut-elle tomber dans une aussi absurde et il faut le dire insultante comparaison ? C’est un mystère.
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Poutine présente plusieurs similitudes avec Hitler, ce mépris absolu de la vie humaine et une volonté impériale qui menace le monde. Cependant la référence à Hitler dans cet article n’est pas liée à Poutine, mais à l’incapacité des alliés de l’Ukraine d’intervenir militairement aux côtés des Ukrainiens tandis que le maître du Kremlin ne s’est pas gêné de faire intervenir des nord-coréens « pour protéger la Russie ».
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Poutine = Hitler ? Certes pas tout à fait, pas sur tous les aspects. Mais quand en 2014 Poutine s’empare par la force du territoire d’un pays européen, la Crimée, quels sont les précédents en Europe depuis 1918 ? Hitler pour Autriche, Tchécoslovaquie, Pologne… Mussolini pour l’Albanie, Staline pour les Pays Baltes, la Carélie finlandaise, la Moldavie, (hors corrections territoriales de 1945), et Poutine pour l’Ossétie du Sud en 2008 (mais conquête masquée sous l’apparence d’une république autonome).
Ainsi pour l’aspect agression pour conquête territoriale, l’assimilation de Poutine à Hitler n’est pas dépourvue de sens, même si l’on peut préférer l’équation Poutine = Staline (modernisé), laquelle rappelle 2 constantes russes : impérialisme par voie militaire et répression politique (actuellement plus intense que sous Brejnev).
Fabrice
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Merci cher Guillaume, deux questions avant de RT votre billet. Puisque le deal interdit l’adhésion de l’UK à l’Otan. Peut-on imaginer les Européens préparer une formule de defense commune hors Otan qui engloberaient les UKR lesquels ont désormais une vraie expérience militaire. Quid de la Turquie que vous n’évoquez pas? Des négo auraient eu lieu et elle se dit prête à participer aux garanties de sécurité. Qu’en pensez -vous? Très cordialement, Ariane Bonzon
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Bonjour Ariane, dupliquer l’OTAN pour intégrer l’Ukraine serait éminemment compliqué sauf à dupliquer aussi ses structures, états-majors, etc…
Par contre, en intégrant l’Ukraine dans l’Union européenne, cette derniere offrirait une communauté de fait aux Ukrainiens.
Quant à la Turquie, elle ménage ses positions, notamment à l’endroit de la Russie, qu’elle a malmenée notamment en Syrie
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Vous êtes d’humeur bien sombre aujourd’hui, enfin il faut toujour être prét à faire face à la défaite, est bien évidement celle-çi reste possible en Ukraine.
Par contre comme vous l’avez vous même dit Vladimir Poutine continura à pousser les négoçiations tant qu’il ne fera pas face à un point dure, ce qui implique que tant que l’Europe ne sera pas en mesure de l’arréter cette guerre continura, avec en toile de fond l’espoir pour la Russie d’un retrait total des USA, actant la fin de l’OTAN.
En tant que néofite, est simple citoyen n’ayant connu de l’armée que la journée d’appel à la défense, est qui n’a essentiellement retenu de la journé que les oeufs mimosa au repas de midi… Je ne suis sans doute pas le plus à même de juger la situation, ce qui ne m’empêche pas de vouloir le faire!
L’envoie de troupe de la Coré du Nord à eu un impacte extrémement important, non pas rééelllement par leur nombre mais en permettant à la Russie de boucler son renouvellement d’Homme, passant de trrois mois d’offenssive à plus de six mois, en gros ils peuvent atteindre la conscription suivante et continuer, cela se traduit par une initiative maintenue depuis la fin de l’offensive de Koursk des Ukrainniens.
Avec deux changement à noté coté Ukrainnien depuis, la mise en place de corp d’armée d’une part, évolution naturel des nombreuses brigades ad oc qui constitue son armé, et le devellopement industriel interne à l’Ukraine mais aussi de ses alliers, avec un rapport de feu de moins en moins défavorable au Ukrainnien.
Le gros point fort des Russe actuelllement étant la masse d’une part, les bombe plannantes d’autre part, ainsi que l’industri militaire Nord Coréenne… Les drone des deux coté on un role prépondérant, notament en limitant grandement l’espace de mainoeuvre.
A première vue, mais j’ai conscience de ma méconnaissance militaire, il y a plusieur élément qui peuvent permettre à la Russie d’être stopper, si la Chine conserve une position relativement neutre, car cela deviendrai très diffiçile sans intervention de soldat en première ligne de l’Europe dans le cas contraire…
Je vois trois point sur lequelle les Ukrainniens peuvent agir; couper l’approvisionnement Nord Coréen, mais vue le niveau de sanction ça semble peut probable sauf action militaire (très incertaine face à un pays résolument militarisée), le deuxièmes point que vous avez évoquer etant l’établissement d’une force aérienne (constitué de F16 ou d’autre avion) en mesure avec l’appuie anti-aérien, de clouer les avions Russes au sol, stoppant de facto l’appui aérien Russe, la troisième option étant de parvenir à neutralisé l’handicape des drones Russes, et de rouvrir ainsi l’espace de maneuvre Ukrainnien.
Comme aucune de ses options ne semble accessible à court therme il est fort probable que cette guerre ne s’achéve pas avant la fin de l’année. Salutation, Ludovic Melin.
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Bonjour Ludovic, faute d’alternatives crédibles, il est fort possible que cet accord porté par Trump soit finalement accepté par Poutine. Nous serons vite fixés…
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Je comprends, et l’intégrerai si cela arrive comme j’ai accepter la victoire de Donald trump au élection des USA. Même si cette défaite est amère et surtout entraine des conséquences bien plus lourde que de simple budgets militaires… La Corée pourait se voir réunifiais, peut être même de façon diplomatique, et pour l’Europe se serrai à peine une respiration avant de replonger la tête sous l’eau, faire preuve de faiblesse face à un pays à la rhétorique agressive n’a jamais été le meilleur moyen de le convaincre de se tourner vers la paix… Du reste cette victoire validerai la stratégie de masse de la Russie, et nous somme loin du compte pour la dissuader d’attaquer plutôt tôt que tard, la girouette Donald Trump ne constituant guerre de garantie du respect de l’article 5 de l’OTAN. Auquel il faut ajouté le risque de nouvelle guerre colonial, ou de recolonisation… Bref, rien de bien bon en perspective, mais ne mettons pas la charue avant les boeufs, les problèmes sont pire que Lagardère… Salutation, Ludovic Melin.
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Personnellement, je ne crois pas . Encore une fois, tant que Poutine ne subira pas de pression , il fera tout pour éviter un cessez le feu et faire porter la responsabilité à l’Ukraine. Alourdir massivement les sanctions, Protéger le ciel, équiper m’Ukraine pour détruire le pont de Kertch et d’autres cibles hautement stratégiques. Tendre le bâton.
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bonjour les politiques mous et tièdes
nous avons le résultat des compromissions des états européens, qui durent encore (missile taurus , limites d engagement, faiblesses et retard du soutien ) . Nous payons le prix de manque de vision, la petitesse de nos hommes politiques qui « pensent a leurs fesses » surtout. Triste France , triste Europe
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Bonjour,
Des hommes et des femmes continuent de mourir à cause de cette guerre.
Votre analyse est ancrée dans la réalité des faits et des hommes qui ont le pouvoir de décider de l’issue de ce conflit.
Ni l’Ukraine ni la Russie n’ont d’avantage stratégique de terrain à gagner à la prolongation de cette guerre.
Une mauvaise paix est en vue. Elle ne permettra pas de régler les questions de la perception de leur sécurité qu’ont les russes, ni les ukrainiens, ni les pays frontaliers de la Russie, ni le reste de l’Europe. Elle va coûter cher à l’Ukraine en compensations qu’exige Trump pour l’assistance des Etats-Unis, en frais de reconstruction et en réarmement. Elle va coûter cher au reste de l’Europe selon le principe de si tu veux la paix, prépare la guerre…
Mais elle permettra au moins d’arrêter les combats et leur lot de morts, de destruction et de pertes matérielles. Ce qui est déjà beaucoup…
Plus largement :
Le principal pêché de la démocratie à l’européenne est sa vanité de faire croire que ses valeurs sont idéales et universelles. Cet ancrage est extrêmement glissant. Car ces principes dans la réalité s’appliquent à ceux qui les prônent et à ceux à qui on veut les imposer que dans la limite où ils ne nuisent pas aux intérêts matériels des impérialismes occidentaux. Les impérialismes asiatiques, qui restent difficilement défendables, ont, il faut le reconnaître, le mérite brutal de la franchise.
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Bonjour Guillaume,
Ce que tu dis sur l Ukraine est vrai et triste, mais inevitable. Je joins un papier que je viens de publier au CIDOB – notre incapacité a penser l Afrique du Nord (pas seulement la Libye) et les pays du Sahel stratégiquement a ouvert la porte aux Russes qui s implantent en Libye. Lors des débats ou aux remarques insultantes qui en tiennent lieu, sur l Algerie, aucune analyse stratégique du nord ouest de l Afrique! Un vide sidéral.
Amities
Francis
Francis Ghiles Senior Researcher Barcelona Centre for International Affairs Member of the Frontier Energy Network
fghiles@cidob.org T +33 6 28 40 43 11 skype: francis.ghiles https://www.cidob.org/en/experts/francis_ghiles
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extraordinaire, Realiste, pertinent commentaire que le vôtre.
puissance folle des uns ( à l Est comme à l Ouest) face à notre impuissance au centre
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Bonjour Mr Ancel , beaucoup de personnes informées expliquent que l’économie russe , du fait des sanctions et autres, est au bord de l’ effondrement , alors pourquoi approuver un plan de « capitulation » plutôt que de résister et tenir sur la distance.
Un nouveau gouvernement allemand arrive avec F. Mertz , l’ensemble de l’Europe : la France ,la Pologne avec le Royaume-Uni, veut et doit résister à la Russie de Poutine.
On va donner une bouée de sauvetage à Poutine juste avant qu’il se noie à cause des lubies de Trump.
Envoyé à partir de Outlook pour Androidhttps://aka.ms/AAb9ysg
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n est il pas déjà bien tard… trop tard ?
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tirer les leçons pour les Européens qui ont refuse d’ aider l’Ukraine au moment ou elle le demandait et avait encore assez de puissance et ou Trump n’ était pas au pouvoir. Et ne pas se réjouir aujourd’ hui de la situation qui fait peser une menace permanente. Nous n’ avons rien a attendre de Trump.
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