L’Europe et l’Ukraine vont-elles se faire Trumper ?

Le président américain Donald Trump avait annoncé pendant les élections que lui (seul) avait la puissance nécessaire pour stopper la guerre, en Ukraine spécialement. Il espérait même le faire « en 24 heures », et un mois après son investiture, il montre une détermination évidente à mettre sa promesse « à exécution » en imposant une fin rapide des combats à défaut d’une paix durable.

Lire aussi : Trump peut-il « dealer » avec Poutine ?

Mais, là où Trump était attendu sur sa capacité à négocier avec la Russie de Poutine, il sidère la cinquantaine de pays qui ont aidé l’Ukraine en mettant sous pression, non pas le maître du Kremlin, mais le président ukrainien, comme si ce dernier était la cause de cette guerre, déclenchée il y a trois ans par l’invasion de l’armée russe… de Poutine.

Zelensky première victime de la négociation-trahison de Trump ?

Dans des déclarations aussi inattendues qu’hallucinantes, Donald Trump accuse Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, d’être un « dictateur » (oubliant au passage qu’il a lui-même participé à une tentative de coup d’Etat aux États-Unis), de n’avoir aucun soutien de sa population (les sondages lui attribuent pourtant plus de 60% de popularité) et même d’être la cause de cette guerre… Trump affirme en conséquence que l’Ukraine doit renoncer aux territoires envahis par Poutine ainsi qu’à une intégration dans l’OTAN, reprenant l’argument du maître du Kremlin : en attaquant l’Ukraine qui n’en a pourtant jamais été membre, la Russie ne ferait que se défendre contre la menace de l’OTAN.  

Tout ce que Poutine n’avait pas réussi à arracher aux Ukrainiens en trois années de guerre, Trump propose désormais de le lui offrir sur un plateau en argent, sur la table de négociations bilatérales entre les Etats-Unis et la Russie seulement. Des négociations qui certes étaient inéluctables tant la situation sur le terrain militaire est bloquée : l’armée russe avance à pas de fourmi en détruisant tout pour se frayer un petit passage tandis que l’Ukraine n’a pas les moyens – humains en particulier – de chasser les troupes russes de son territoire.

La négociation d’un affairiste avec un chef mafieux

Dès son élection en novembre dernier, Trump a commencé à négocier avec l’équipe de Poutine et les Européens attendaient avec scepticisme la tournure de ces discussions. Mais quand le 12 février, Trump a annoncé que ces négociations allaient immédiatement commencer, les dirigeants européens ont compris trop tard qu’elles étaient quasiment pliées, les émissaires américains et russes discutant seuls des modalités d’un accord que Trump et Poutine ont déjà défini dans les grandes lignes.

Lire aussi : Trump veut plier la guerre en Ukraine… sur le dos des Ukrainiens et des Européens

Zelensky avait essayé, à l’élection de Trump, d’attirer son attention sur le terrain des affaires, celui que le président américain préfère, en faisant miroiter l’exploitation des « terres rares », ces minerais précieux pour l’industrie comme le titane ou le lithium. Mais cet argument s’est retourné contre lui, et le président ukrainien a vu débarquer à Kiev un émissaire de Trump venir l’obliger à signer un contrat d’exploitation digne de l’époque des empires coloniaux ou de la mafia. Trump avance-t-il sur ce sujet en connivence avec Poutine, dont on oublie trop souvent que celui-ci est aussi un milliardaire aux appétits financiers sans fin et que le tiers de ces gisements sont dans les zones envahies par la Russie ?

Zelensky, effaré par cette proposition sans réelle contrepartie, a probablement refusé trop rapidement, provoquant le courroux d’un Donald Trump pressé de réaliser sa promesse électorale et d’apparaître comme un héraut de la paix. Poutine se réjouit, pousse même la négociation plus loin encore : pourquoi ne pas lui céder aussi la partie manquante des oblasts (régions) qu’il veut intégrer à la Russie, cela ne représente que 10% supplémentaires de l’Ukraine quand il en a péniblement envahi 20% ? Il n’y a aucune limite à ses revendications tant qu’il peut faire miroiter à Trump qu’il est prêt à arrêter la guerre et le laisser ainsi postuler au prix Nobel de la paix.

Les Européens à la ramasse pendant que le président Macron tente une percée

Trump joue au golf et décroche ses invectives contre Zelensky et les Européens sur les réseaux sociaux tandis que ces derniers semblent tétanisés, au point de laisser le président Macron partir discuter directement de la sécurité européenne avec Trump, sans l’ombre d’un mandat ou de la présence d’homologues européens pour l’accompagner. Le Premier ministre britannique devait initialement se déplacer avec Macron à Washington, mais leur agenda s’est différencié comme pour mieux afficher l’incapacité de l’Europe à se mettre d’accord et parler d’une seule voix.

L’Union européenne qui a fait la prospérité de ses membres (et de ses voisins) apparaît pour ce qu’elle est en réalité : une association de commerçants qui ne pourra jamais jouer le rôle d’un État « puissance ». Seuls des États-Unis d’Europe permettraient de parler d’une seule voix, celle d’un(e) président(e) élu(e) dont l’armée –en rassemblant simplement les forces actuelles de ses membres – est déjà  3 à 4 fois supérieure à la puissance militaire réelle de la Russie. Paradoxalement, Poutine n’a jamais été aussi faible qu’aujourd’hui sur le plan militaire, et il n’est pas étonnant que dealer sur des aspects principalement politiques et économiques avec Trump lui convient d’autant plus.

Le président français veut discuter le 24 février – jour anniversaire de cette guerre – avec Donald Trump en se plaçant sur un terrain géopolitique qui n’est clairement pas celui du président américain. Ils vont se tutoyer (de toute façon en anglais il n’existe que le you) mais probablement pas se comprendre si Macron ne vient pas avec les seuls arguments qui captent l’attention du président américain : le business.

Les Européens ont toutes les cartes pour se protéger à condition de se fédérer

Tandis que Trump ne considère la guerre en Ukraine que comme un sujet secondaire par rapport à la nécessité pour les États-Unis de faire des affaires et de fragiliser l’Empire économique de la Chine, il est regrettable que le président Macron affiche avec ce voyage en solo l’absence d’Europe et plus encore son incapacité de prendre une initiative puissante.

Plutôt que de courir après la voiture de golf du président américain qui est déjà convaincu de l’intérêt de privilégier la Russie sur l’Ukraine et les Européens, ces derniers gagneraient à organiser eux-mêmes des négociations de sortie de guerre en jouant notamment sur ce terrain de la prospérité économique qui est leur plus grande réussite. Ils disposent en effet de cette carte de l’économie, qui est cruciale pour les Etats-Unis, au même titre par ailleurs que l’aide militaire américaine à l’Ukraine, si décriée par Trump, a d’abord bénéficié à l’industrie américaine.

Statistiques du Kiel Institute sur l’aide reçue par l’Ukraine

En fait, les Européens ne sont pas en guerre mais en grande insécurité du fait de ce duo pernicieux constitué d’un chef mafieux et d’un affairiste sans scrupules. Si nous ne faisons rien, nous assisterons au spectacle affligeant de les voir réunis lors de la fête de la grande Victoire du 9 mai à Moscou (80° commémorations de la victoire contre le nazisme), où Poutine et Trump consacreront la domination du monde par « la loi du plus fort ».

Cependant, les Européens disposent de « cartes » fondamentales pour arrêter de se laisser imposer un agenda et pour assumer désormais les destinées de leur propre sécurité. Pour réagir à la peur, ils doivent commencer par s’unir pour construire une nouvelle ère, celle d’une Europe fédérale qui ne serait plus menaçable.




Pour approfondir,

Trois ans de guerre en Ukraine : les Etats-Unis, du soutien au lâchage, article de Piotr Smolar (Le Monde)


UE. Aurons-nous les neurones et les tripes pour défendre nos intérêts spécifiques ? par Pierre Verluise (Diploweb)


La révolution américaine et le conflit en Ukraine, par Galia Ackerman (Desk Russie) :


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38 commentaires sur “L’Europe et l’Ukraine vont-elles se faire Trumper ?

  1. Et si ce soir nous avions assisté à la naissance de l’Europe ?

    Bonsoir Guillaume,

    Ce soir j’ai honte après avoir vu ce qu’il vient de se passer à Washington.

    Ce soir j’ai honte quand j’entends un ancien général enfoncer le président de l’Ukraine. Il est vrai que la vieillesse est un naufrage et Trinquant, puisque c’est de cette épave que je parle, devrait songer au silence qui est toujours préférable à une attitude veule.

    Ce soir j’ai honte de voir un président Trump laisser voire téléguider son roquet insulter le président d’un pays en guerre et le traiter comme un petit serviteur.

    Ce soir j’ai honte de penser que pendant des années nous avons fait confiance à un pays qui sous couvert de protéger l’Europe ne voulait en fait que protéger les consommateurs pour leurs débouchés commerciaux. Il se disait que Trump voulait le prix Nobel, j’espère qu’il n’aura même pas la cocarde du plus humble village, il n’est même pas un épicier car ce serait faire du tord à cette profession, il n’est qu’un petit et j’espère que l’Histoire retiendra de cet homme tout ce qu’on peut penser à propos de la bassesse et de la médiocrité.

    Ce soir par contre, j’ai un espoir.

    Ce soir j’ai l’espoir que l’Europe comprendra qu’il est maintenant temps de vivre avec ses propres moyens sans le pseudo sentiment sécuritaire américain.

    Ce soir j’ai l’espoir d’un immense embargo sur tout ce qui touchera de près ou de loin les intérêts américains. Depuis des décennies tout ce que ce pays a touché a été salit et détruit. Il est temps que l’Europe revienne aux valeurs du Droit et de la justice, il est temps de tourner le dos aux fumiers qui ne pensent qu’à faire du fric sur le malheur des autres… quitte à l’entretenir pour en faire encore plus.Il est enfin temps que l’Europe naisse enfin.

    Ça se fera dans la douleur mais il faudra que ça se fasse si nous voulons un avenir pour nos enfants et nos petits-enfants.

    Amicalement Albert

    Je t’avais écrit ce commentaire sur le coup de la colère, une colère froide et résolue face à des énergumènes qui ne n’ont en fait aucune considération pour la vie humaine, pour l’honneur et pour la liberté, prêts à toutes les bassesses, prêts même à accepter des crimes de guerre et des massacres pour peu que cela leur permette d’engranger des dollars.

    Ils ne sont que les représentants temporaires du peuple américain. Oui ce peuple les a élus, comme quoi tous les peuples font des erreurs, il ne faut pas penser que seuls les français ont ce triste privilège.

    Par contre, ce soir j’ai aussi un espoir. Quand le peuple américain constatera qu’il a été trompé j’espère que sa réaction sera brutalement à la hauteur de ce grand peuple.

    Enfin, ce soir, non en fait cela fait déjà plusieurs mois, j’ai le regret de ne pas avoir 30 ans de moins. Je serai allé en Ukraine rejoindre les volontaires étrangers.

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  2. Ce soir, Donald Trump et son vice président J.D.Vance viennent d’humilier Volodymyr Zelensky, ainsi que l’ensemble du peuple Ukrainien !La France, la Grande Sœur de la Démocratie, a-t-elle l’intention de rester muette et de continuer à faire des courbettes pour ne surtout pas heurter l’égo de Trump ?!Ou bien va-t-elle taper du poing sur la table et montrer où sont les limites de la bienséance ?!Qu’en est-il de la crédibilité de l’OTAN et des USA dans ces conditions ?Un des buts avoués de Poutine serait la mort de l’OTAN. Alors montrons-lui quelle erreur de jugement il fait là ! Montrons-lui que l’Europe hors OTAN, et sa tutelle américaine, serait bien plus dangereuse pour son régime simili fasciste !Il est temps de sortir de l’OTAN et de voler de nouveau de nos propres ailes. C’est à la France de montrer l’exemple aux autres nations européennes. L’Ukraine nous avait demandé une exclusion aérienne, elle attend toujours.Ça aurait dû être à la France de se porter au secours de l’Ukraine, où elle aurait été rejointe par l’Angleterre, qui est sa plus fidèle alliée.L’Ukraine sur terre !La France dans les airs !Mais bon, les opinions publiques sont ce qu’elles sont, et il n’y a guère d’élan patriotique et protecteur à attendre du peuple Français en ce moment, nos élites en sont pour partie responsables…Comme l’a dit le Général Michel Yakovleff, il y a une chose que l’Europe pourrait faire pour envoyer bouler l’Amérique de Donald Trump, ce serait que les pays ayant commandé des F-35 annulent tous leurs commandes !Il y a en Europe un appareil spécialement conçu pour faire face à la Russie, sur le concept Suédois de la dispersion stratégique des forces aériennes, Bas 90. Cet appareil léger et omnirôle est conçu pour décoller et atterrir sur des portions de route et pour être alimenté par des équipes logistiques réduites se déplaçant en camions. C’est le Saab JAS 39 Gripen.Il est issu d’un partenariat industriel Anglo-Suédois, la Grande-Bretagne fournissant à la Suède un bon nombre d’éléments de l’avion.Monoréacteur léger, environ deux fois moins cher que le Rafale à l’achat. Son coût d’exploitation horaire est estimé entre 5000 et 7000 euros suivant les versions, donc nettement inférieur à tout autre avion de chasse moderne, à commencer donc par le Rafale, dont l’heure d’exploitation avoisine les 15000 euros. Le Gripen, de par sa conception, est ainsi un des appareils les plus faciles et rapide de maintenance et les plus économiques d’usage.Il serait notamment idéal pour renforcer la défense aérienne européenne globale à l’Est en lui apportant de la masse, pour un coût global maîtrisé. Car oui il faut que l’Europe commence à penser « global » et « masse », or c’est à l’Est que le danger réside pour elle. C’est en s’y montrant suffisamment puissante qu’elle pourra dissuader le régime Poutinien de tenter d’autres coups de force.Le théâtre ukrainien nous montre à quel point les avions de chasse restent importants, notamment en défense pour intercepter les multiples vecteurs menaçant les populations et les infrastructures énergétiques.Lançons un partenariat avec la Suède et le Royaume-Uni, autour du Gripen ! Aidons au déploiement massif de cet appareil en Europe de l’Est !Nous pourrions travailler sur une version « francisée », en y apportant tout notre savoir-faire aéronautique ! Moteur Safran M88-4E (augmenté à 9 tonnes de poussée, le Rafale F5 pourrait également en bénéficier), avionique Thales RBE2 AESA (initialement la France avait mis son véto pour l’utilisation de cette avionique sur le Gripen), système SPECTRA, etc…Ce Gripen « francisé », qui serait une sorte de croisement entre un Mirage 2000 et un Rafale, pourrait potentiellement être proposé à l’Ukraine, pour sa future chasse, au travers d’un consortium Dassault-Saab. Avec éventuellement quelques Rafales en plus, si elle en avait financièrement les moyens.L’Ukraine se dirige principalement vers des F-16 d’occasion à court terme, et possiblement par la suite vers la toute dernière version de cet avion encore actuellement en production, le F-16 Block 70. Mais une fois de plus ce seront les Américains qui seront les gagnants, car ces ventes ne se font pas sans leur accord et ils en profitent pour facturer plein pot des maintenances et autres mises à jour sur ces appareils avant livraison.Et puis cela les met dans de bonnes conditions pour poposer des F-35 aux pays revendeurs.La République tchèque et la Hongrie utilisent déjà des Gripens pour leur chasse, avions qu’elles louent à la Suède. Ce système de crédit-bail pourrait permettre aux pays d’Europe de l’Est de s’équiper plus facilement en Gripens, notamment si cela se faisait via un prêt de l’UE spécialement dédié.Un prêt qui ne vaudrait que pour l’acquisition de matériel de facture européenne.Les Pays Baltes ont des armées de l’air quasi inexistantes, aidons-les à monter en puissance, car ils seront, tout comme l’Ukraine, notre première ligne de défense face à la Russie Poutinienne !Formons pour cela des centaines de pilotes et de mécaniciens spécialisés dans le Gripen !Mettons le paquet autour de ce petit chasseur afin d’inciter l’ensemble des pays européens concernés à faire ce choix stratégique à la place du F-35 américain !La République tchèque a signé un contrat record de 6 Milliards d’euros en 2024, pour 24 F-35, plutôt que de passer sur la dernière version du Gripen, le Gripen E, appareil qui aurait été bien plus adapté à ses besoins et à ses capacités budgétaires.Idem pour la Belgique, la Suisse et la Roumanie qui selon toute logique n’auraient pas non plus dû commander de F-35, elles l’ont fait uniquement pour le parapluie nucléaire américain et pour se conformer au standard OTAN. Même si le F-35 a de véritables qualités technologiques, son coût d’exploitation horaire exorbitant avoisine les 40000 euros, il cumule les déboires et les pannes, et sa maintenance est longue et compliquée.Avec un tel coût d’exploitation horaire, cela reviendrait vite cher d’intercepter des vagues de missiles et autres drones avec ce type d’avion. Il est d’ailleurs davantage conçu comme un bombardier furtif, pour la pénétration des défenses adverses, que comme un intercepteur. Que se passerait-il dans le cadre d’un conflit de haute intensité ? Ces pays demanderaient une pause à l’agresseur le temps de réparer les avions ou d’assurer leur maintenance interminable ?!Sans compter que les États-Unis gardent la main sur leur chasseur, avec des fonctionnalités qui ne permettent pas d’avoir une garantie de souveraineté totale pour le pays utilisateur.La France pourrait montrer l’exemple stratégique, en commandant une cinquantaine de Gripens « francisés » afin de renforcer notre armée de l’air, en plus des Rafales déjà budgétisés.Et pour participer ainsi de facto à une montée en puissance industrielle européenne et une harmonisation de la future défense de l’Europe, via des équipements militaires en commun.Ces petits monoréacteurs augmenteraient les capacités tactiques de notre armée de l’air, via la stratégie de la dispersion des bases, pour laquelle ils sont conçus.Ne dit-on pas qu’il vaut mieux éviter de mettre tout ses œufs dans un même panier ?!Étant plus économes en carburant, ils nous permettraient également d’augmenter d’autant plus le nombre d’heures de vol de nos pilotes de chasse, donc de maintenir leurs compétences. Ainsi, la France montrerait sa détermination et la voie à suivre pour la défense collective de l’Europe.Et puis, rien n’interdit aux pays membres du consortium Eurofighter de proposer le même type de partenariat à la Suède et de produire cet avion, ou uniquement certains de ses composants, sur leurs chaînes de production qui tournent au ralenti. Ils pourraient même possiblement y incorporer certains éléments issus de leur propre programme. Pour pouvoir doter ainsi leurs armées de l’air respectives avec ce chasseur et les faire rapidement monter en masse.Sachant que, pour peu qu’il y ait une rationalisation de la production à l’échelle européenne, plus cet avion serait produit et plus son coût unitaire diminuerait.Ainsi, le Gripen pourrait devenir l’avion européen le plus produit et le plus doté dans nos armées. Un véritable succès industriel transnational, dont l’Europe ne pourrait que bénéficier.Les peuples européens, aussi divers soient-ils, vont avoir besoin de symboles communs autour desquels s’unir.Le Gripen, ce petit avion de chasse européen, pourrait ainsi être le symbole d’une Europe qui retrouve sa volonté géopolitique.

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  3. Le président des Etats Unis ainsi que son vice président sont de sinistres individus.

    Vendredi 28 février 2025, ils se sont montrés arrogants, méprisants et « grande gueule » vis à vis du président Zelensky.

    Ils retournent l’histoire dans le sens qui leur est favorable.

    Entente Trump – Poutine pour récupérer les riches ressources minières de l’Ukraine et asservir ce pays sous leurs bottes.

    La Russie respire quelques années, le temps pour elle de réorganiser son armée et de repartir à la conquête du reste de l’Ukraine.

    Dépeçage de ce pays par les 2 grandes puissances du monde au mépris de l’Europe qui n’est qu’un confetti pour eux.

    Notre avenir est sombre et inquiétant.

    S. Cazeneuve

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  4. L’entrevue du bureau ovale de ce soir conforte ce que j’ai écrit: les charognards en costumes (qui ne s’offusquent pas par contre des tee-shirts de leur multimilliardaire à casquette de voyou), viennent de montrer leur véritable visage. Comme vient de le dire la commentatrice Samantha de Bendern sur LCI, c’est le nouveau pacte Ribentrop/Molotov pour dépecer cette fois l’Ukraine après la Pologne autrefois.

    En dénigrant ses prédécesseurs Biden et Obama, après être brièvement revenu sur son qualitatif de dictateur pas élu envers le président Zelenski, ce nouvel élu des EU se révèle malgré ses papouilles un dangereux psychopathe, pas plus recommandable que son alter ego tueur du Kremlin.

    Il nous faut maintenant des actes européens significatifs, y compris à l’encontre des taxes américaines, et plus seulement des discours ou des gestes plutôt symboliques.

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  5. Bonjour Guillaume ,

    A ce jour, les réflexions que je vous ai partagées par SMS la semaine dernière semblent se concrétiser…

    A présent, il faut se mettre en ordre de marche,  » En avant, calmes et droits « . Il me semble donc nécessaire d’ aider nos concitoyens ( nationaux et européens) à se préparer psychologiquement à se défendre intellectuellement, économiquement voire matériellement et physiquement…car beaucoup, enfermés dans la difficulté ou la jouissance du quotidien, n’ont pas conscience, ou ne veulent pas voir, que la fête est finie et que nous dansons sur le volcan …

    Pour passer de  » ne pas subir  » à « comment résister », il nous faudrait des instructions et des munitions.

    Bonne semaine à tous

    Frédérique.

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  6. Conclusion de la réunion de Washington pour Trump: « J’en ai rien a branler de l’Ukraine, de l’Europe, de la paix, je suis là pour défendre mon pouvoir absolu et donc mon pote (ou plutôt mon officier traitant) russe. La géographie, l’histoire, le droit, la diplomatie, la guerre, j’y connais rien et j’en ai rien à foutre. C’est moi le chef. C’est moi qui décide qui est méchant et qui est gentil, et moi et mon pote poutine on est les gentils. Il m’énerve ce sale petit Français de merde qui ose me contredire. Je vais lui faire payer son arrogance, comme à l’autre petit merdeux ukrainien. »

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  7. La « stratégie » américaine a bien changée entre la fin de la 2e guerre Mondiale et l’arrivée de Trump. A cette époque, l’Europe était dévastée et le plan Marshall a été là pour aider à la reconstruction Européenne ( et bloquer l’influence communiste en France et en Italie)

    Désormais en 2025, selon Trump, les Etats Unis ont misé l’Ukraine sur une table de poker et ils veulent « récupérer » leur mise. Entre parenthèses, le montant de l’aide militaire n’est QUE de 66 milliards de dollars ( sur 119 milliards d’aide totale). Là dessus TRUMP veut que l’Ukraine lui « rapporte » 500 Milliards de terres rares, pétrole, boutons de manchette en or, chaussures en croco…enfin tout ce qu’il y a dans les tiroirs de ce pays !

    bref TRUMP veut « razzier » un pays qui a été bombardé à outrance par son « ami » Poutine ! Soit dix fois le montant de l’aide. On croit rêver ! Trump joue l’Ukraine, comme dans un casino et…les démocrates se distinguent par leur silence ASSOURDISSANT ! Comment peuvent ils espérer reprendre la main dans quatre ans ? Car si cela continue, on va se taper DJ VANCE, qui sera encore plus pire que l’Eléphant Trump !

    Si j’étais un Taïwanais je commencerais à me méfier sérieusement de mon « ami » américain !

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  8. Le comportement de Trump est incompréhensible en tant que Président américain, héritier de l’engagement US contre Hitler.

    Il pourrait être compréhensible en tant qu’agent russe, mais apparemment tous les gens « bien informés » doutent de cette hypothèse. Toutefois, ils n’excluent pas une emprise russe, soit par fascination, soit par d’ancienne camaraderie. On rappelle aussi qu’il aurait été sauvé de la faillite par des banques russes, comme le FN.

    Enfin ce comportement pourrait aussi être lié à son âge et à une perte de capacité, un peu comme pour Pétain. Il ne donne pas une impression de faiblesse physique particulière. Pourtant ce qui m’intrigue, c’est sa façon de parler monocorde récitant une leçon la tête penchée fixe. Certes il peut lire un prompteur, mais je doute que sur un prompteur, on aurait laissé des contre vérités aussi évidentes. Ou alors il fait semblant de lire et dit ce qui lui passe par le tête et le ventre, malgré le prompteur.

    L’autre aspect est la stratégie du Pentagone. Il est évident que la Russie ne pèse plus autant que l’URSS sur le plan international face à la Chine et aux USA, face à l’Inde et face à l’Europe si elle s’unifie face à lui. Évidemment, la Chine serait moins forte sans alliance avec la Russie. Apporter des fausses ou vraies preuves pour faire croire aux Russes à des plans chinois pour amputer la Russie d’une partie de son territoire à l’Est, ce qui serait plausible, pourrait venir compléter ce tableau. On ne le saura pas.

    On pourrait aussi rêver d’une ruse pour endormir les Russes… mais cela prend des proportions qui contredisent une telle hypothèse. Ne pas voir que céder à Poutine sur l’Ukraine suscitera une grande méfiance internationale envers les USA est quasi pathologique. On devrait s’attendre à des réactions internes aux USA, car c’est particulièrement grave.

    En conclusion, j’ai un scoop : la vérité ne viendra pas de Trump et seule la résistance Ukrainienne pourrait tordre le coup à ces « Trumperies », à condition que les pays qui veulent la victoire de l’Ukraine se redressent suffisamment vite.

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    1. Désolé de vous décevoir mais l’engagement des EU (à présidence démocrate alors) contre Hitler a été très tardif et surtout après l’attaque de Pearl Harbor en décembre 1941 (qui d’une certaine façon était probablement attendue). La seule aide des EU auparavant a été de financer par le prêt-bail (contre les votes républicains) des milliards de dollars d’armement dès mars 1941 avec des contreparties technologiques immédiates des britanniques (mission Tizard), pour faire main-basse ensuite en fin de guerre sur leurs réserves d’or et même des marchés aux dépens des alliés, y compris soviétiques, canadiens, chinois et français.

      Ne croyez pas que les EU aient jamais perdu de vue leurs intérêts financiers (y compris dans les conflits récents en Irak ou pour Israël ou dans le cadre de l’OTAN) même sous prétexte de défendre des démocraties.

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  9. De mon point de vue:
    1) Macron à Washington, c’est Daladier à Munich. Il n’obtiendra rien à part se faire respecter encore un peu moins par nos ennemis.
    2) Zelensky a eu raison de rejeter rapidement le chantage US car son jeu est de défendre l’intérêt de l’Ukraine.
    3) Concernant le prétendu « accord » qui sera trouvé ou imposé par Trump, excusez-moi, mais il me semble que :
    1) tout mafieux qu’il est, Trump ne peut pas forcer Zelensky à signer n’importe quoi, si? D’ailleurs Zelensky n’a toujours rien signé. C’est normal, il défend les intérêts des ukrainiens comme il le fait depuis plus de 3 ans. Il est obligé de continuer à le faire. Les ukrainiens le lâcheraient (ou le lyncheraient) aussitôt, s’il les vendait à Trump. Apparemment le gang de Mar A Lago est incapable de comprendre ça.
    2) les russes refuseront tout accord où des militaires (d’où qu’ils viennent) viendront en Ukraine pour la protéger.
    Donc il n’y aura pas d’accord. Trump dira « vous voyez, c’est la faute de Zelensky, c’est un dictateur qui veut la guerre, etc. » pour justifier tous les cadeaux qu’il fait à poutine (estimons-nous heureux si Trump ne lui envoie pas des armes et des munitions…).
    Donc qu’est-ce qui empêcher l’Ukraine de signer des accords de défense avec des pays qui ne sont pas passés dans le camp russe? Qu’ont ils à craindre de plus?
    Un truc que je ne comprends pas, c’est pourquoi personne ne fait remarquer à quel point Trump est maintenant, de fait, faible vis à vis de l’Iran et la Corée du Nord (les meilleurs amis de la russie)…

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  10. Bonjour,

    Que se passera t-il si pour accélerer les « négociations » Musk décide de couper l’accès à starlink aux Ukrainiens ?

    Et félicitations pour la qualité de vos articles.

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  11. Bonsoir Monsieur Ancel. Vous écrivez qu’«il est regrettable que le président Macron affiche avec ce voyage en solo l’absence d’Europe et plus encore son incapacité de prendre une initiative puissante ».

    Est-ce vraiment nouveau ? Il n’est pas bien difficile d’imaginer les présidents Poutine et Trump ironiser depuis quelques années : « l’Europe, combien de divisions ? », « l’Europe, quel numéro de téléphone ? » ; outre un conseil de sécurité de l’ONU qu’ils se complaisent à paralyser. Probablement le président Macron n’aura pas plus de chance en 2024 avec Trump qu’il n’en a eu avec Poutine en 2022, mais…

    Que fallait-il alors faire ? Rien, et risquer de laisser s’enliser cette espérance prise de court d’une diplomatie et d’une défense européennes, et ainsi laisser prospérer des stratégies d’agression contraires à l’ordre juridique international ? Ou bien espérer entraîner dans une course à la paix contre la montre les gouvernements d’Europe réunis à Paris (peut-être avec leur accord) à faire preuve d’un sursaut vital face à ce nouvel ordre international que les présidents Trump et Poutine (et Xi Jinping) veulent imposer au monde par la désinformation et la force ?

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    1. Ben, auprès de tous ceux (et ils sont nombreux) qui préfèrent se prosterner devant une icône ou un charlatan plutôt que de penser par eux-mêmes. Ce n’est pas soudain ni incroyable. Ce n’est d’ailleurs pas limité aux dictatures. Ca a toujours été comme ça aux USA (remember, « and god bless america » à la fin de chaque discours…).

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    2. Hormis la parenthèse soviétique, l’état russe (Sainte-Russie) a toujours été fondé sur une alliance fusionnelle du Tsar et de l’Eglise orthodoxe (Patriarcat de Moscou, siégeant à la Laure de Serguiev Passad). Ainsi, Vladimir Ier, grand-prince de la Rus’ de Kyiv (980-1015) ayant forcé à la conversion en 988 vers le christianisme orthodoxe, est considéré comme principal fondateur de la Sainte-Russie. Gigantesque statue inaugurée le 4 novembre 2016 juste à côté du Kremlin côté ouest.

      Lors de mon voyage en 2017, j’ai été surpris par l’extrême religiosité de la population dans les multiples églises visitées, de Kazan jusqu’aux Solovki. Aujourd’hui, le Patriarcat de Moscou bénit les missiles Satan tirés sur l’Ukraine… 😡

      Fabrice

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  12. Bonjour Monsieur Ancel,

    Merci encore une fois de partager votre analyse.

    Toute personne sensée et bien informée ne peut qu’être d’accord avec vous quant à la nécessité pour les pays de l’Europe de cesser de se contenter d’une relation d’affaires et de s’unifier enfin sur les plans politique et militaire, mais, je vous le demande naïvement et avec toute mon ignorance…

    Ne précheriez-vous pas dans le désert? N’est-ce pas une utopie?

    L’Europe n’a pas compris en 1938, pourquoi comprendrait-elle aujourd’hui?

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  13. bonjour, Merci une nouvelle fois pour cette analyse.

    selon vous, quelle serait la forme la plus efficace de la participation européenne aux cotés des UKR, si elle devait se concrétiser? (aérienne?, terrestre loin du front? dans les pays voisins?)

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  14. Dans un monde honnête, une transaction commerciale se fonde sur un échange égal et non sur des menaces proférées à l’endroit du propriétaire des biens convoités par l’éventuel acquéreur. Trump tient plus du videur d’un club mal famé (ou d’un mafieux) que d’un négociateur. Il a débuté dans la vie avec l’argent de Papa et a ensuite prétendu être milliardaire. Il ne serait pas grand-chose sans cet héritage, sans les nombreuses faillites qu’il a faites et sans ses mensonges. Il faudrait commencer par appeler un chat un chat, cesser de se laisser intimider par un bandit et ne pas oublier que l’union fait la force.

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    1. videur d’un club mal famé (ou d’un mafieux)

      Si on paye le pizzo, un mafieux apporte sa protection. Trump, même pas… Il tient plus du malfrat qui détrousse / viole un enfant en train de se faire tabasser par un plus grand.

      Fabrice

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  15. Cher Guillaume, je ne sais toujours pas me servir de mon nouveau téléphone. Je t’ai répondu , je ne pourrai pas venir pour ton livre, mais je le commanderai à ́à librairie de villard quand j’irai , c’est à dire vers le 13 ou 14 mars. Bien amicalement. Annie

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  16. Si les États Unis quittaient l’Otan, ne serait-ce pas une opportunité pour que les européens reprennent la main sur leur défense accompagnés par les pays hors UE qui en font partie ?
    Quel impact immédiat cela aurait sur l’armement européen dont beaucoup dépendent des US?

    MP

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  17. on ne négocie pas avec des fous américains. La solution ne fera que préparer une 3eme guerre. Revoir les leçons d’ histoire et le rôle de l’ Europe centrale. Au lieu d’ aller aux states c’ est l’ Europe qu’il faut gérer face aux appétits américains. Trump se foutra de Macron et Poutine roulera ce benêt de Trump vieillissant et aussi oxyde que sa chevelure. On ne séduira ni Trump, ni Poutine. Combien de temps les Américains vont ils supporter la destruction de l’ Etat?

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  18. J’aurais juste une question sur la forme : vous ne pouvez pas justifier votre texte ou c’est un problème qui vient de mon téléphone ?
    En tout cas très bon article comme toujours il aide à réfléchir et à penser

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  19. Bonjour et merci pour cet article. 

    Vous affirmez que la Russie n’a jamais aussi faible. Pourtant plusieurs services spéciaux Européens affirment qu’elle sera en mesure d’envahir les Baltes quelques mois après un cessez-le-feu et ainsi affronter l’OTAN (probablement ampute des USA). Pardonnez mon inculture militaire mais cela est-il cohérent ?

    De même, en cas d’invasion des Baltes, on lit ici et là que M. Macron pourrait décréter une mobilisation générale et envoyer nos jeunes hommes civils au combat si l’armée de métier est battue. Est-ce possible et sinon, comment tordre le cou rationnellement à ces marchands de peur potentiellement pro-russes ? 

    Merci 

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      1. Après démantèlement de l’armée ukrainienne, il faut craindre une action russe très modeste, juste pour tester l’article 5 de l’OTAN et l’article 42-7 de l’Union Européenne. Par exemple en instrumentalisant l’une des minorités russophones dans les Pays Baltes. Sans réaction militaire concrète, les Pays Baltes auront le choix entre la soumission et l’invasion.

        Pour la suite, l’approche russe passera plutôt par la manipulation des opinions publiques et par les urnes à l’occasion des prochaines élections. Les relais poutinistes locaux ne manquent malheureusement pas pour prendre le contrôle des états. Jusqu’à électoralement prendre le contrôle du Parlement Européen.

        Fabrice

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  20. Bonjour, même si il n’est pas exclu qu’il immite Charles de Gaule, il est probable que cette envoie d’un seul emissaire correspond d’avantage à une volonté de s’inscrire dans un format tant apréçier de Donald Trump : les négoçiations bilatérales. L’idées lu dans un espace commentaire qu’il s’agissait de deux represantant de pays doté de l’arme nucléaire ne me semble pas totalement s’augrenue non plus : dans le cadre d’une éventuel négoçiation du retrait des Etats Unis de la défense de l’Europe. Par contre l’absence de déplaçement des anglais dénotes surtout une très grande détérioration des relations des USA avec le Royaume-Unie, qui malheureusement, fait sans doute echo à bien d’autre de ses ançiens alliés qu’il n’a eu de césse d’attaquer ou à minima presser pour obtenir la réalisation de ses désirs… Loin de forcer les négoçiations en sa vaveur il à surtout accumuleé les griefs. Après son entrer fracassante il va falloir durée, cela ne lui sera pas aisé s’il continu de tenter déséspérement de faire passer les ançiens allier des USA pour des ennemies et les ançiens ennemis pour des amis… Salutation, Ludovic Melin.

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  21. Comment imaginer construire une Europe fédérale avec des pays de l’UE qui sont en passe de se tourner vers l’extrême-droite (ou qui y sont déjà) et pour lesquels l’Europe est à vomir ?

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  22. Trump est un homme vieillissant à la santé mentale degradée.Il est facilement influençable : par Poutine, Netanyahou, et son entourage.Ses déclarations sont incohérentes (« La Riviera de Gaza », « l’Ukraine a commencé la guerre ») car il a perdu le contact avec la réalité.Finalement, ce sont « Les adultes dans la pièce » qui peuvent rationaliser la politique américaine.

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    1. Bonjour,

      Malheureusement, les adultes dans la pièce, qui étaient présents lors du premier mandat de l’Agent Orange, ont tous disparus de la entourage de l’« affairiste », comme le nomme M. Ancel.

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